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Thierry Delarue
6 abonnés
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3,5
Publiée le 10 octobre 2024
Voici ce que j’appellerai un film minimaliste. Des plans fixes. Des plans séquences. Des décors simples et sobres. Ne cherchez pas le sensationnel dans ce procès de Laurence Coly dans cette petite cour d'assises à Saint-Omer où pour la plupart d'entre nous cette jeune mère a commis le pire des crimes. Alice Diop réussit à nous interroger sur cette jeune mère. A nous poser des questions sur les conditions de vie d'une jeune étudiante sénégalaise à Paris. Nous ne jugerons pas, accuserons encore moins, juste stupéfaits de comprendre comment on peut en arriver là. Une note de 3,22 sur 5. Comment Laurence Coly va t-elle survivre ?: Les cellules chimériques sont échangées entre une mère et son fœtus lors de la grossesse. Ce matériel génétique du non-soi, survit notamment dans la moelle osseuse et laisse à la mère une trace vivante de la grossesse, jusqu'à plus de 30 ans après l'accouchement.
Eloge réservé à l'interprétation magistrale des "gens de loi" du procès d'assises. La plaidoierie finale de la défense (les cellules chimériques) est d'anthologie (Aurélia Petit). Mention spéciale aussi pour Valérie Dreville (la présidente du tribunal) et Xavier Maly (le lamentable amant). Gustalie Malanda (l'accusée) a le ton très juste également malgré une diction précipitée. Le film est malheureusement surchargé par une histoire dans l'histoire (l'écrivaine qui assiste au procès) superfétatoire et sans intérêt, Le jeu larmoyant et peu naturel de Kayije Kagame est lassant. Il convient donc de prendre son mal en patience jusqu'aux retours dans la salle d'audience où les interventions sont passionnantes. Une tragédie qui commence par la banalité d'espérances chimériques venues d'Afrique, fatalement suivies de l'échec humiliant, de l'exclusion et du mépris infligés par la civilisation rejetante du "pays d'accueil", l'intégration impossible puis le repli identitaire vers la sorcellerie, l'escalade du mensonge, la montée de la vengeance et de la folie. Le film renvoie à ce qui s'est passé dans la réalité du procès en 2016, La froideur et la préméditation glaçantes de l'accusée permettent de comprendre la sévérité des jurés qui avaient demandé 20 ans de réclusion. Les expertises psychiatriques n'avaient pas permis de trancher et avaient peu influencé la sentence. En appel Fabienne Kabou avaits pris 15 ans et été libérée au bout de 9 ans. L'absurdité et l'insoutenable demeurent : une enfant sans identité, sans reconnaissance, née et morte pour rien.
Alice Diop signe un film de procès austère qui varie peu sa mise en scène, se centrant uniquement sur ses personnages, sans plan large. Le choix du point de vue de cette mère en devenir observant une mère ayant rejeté son rôle est pertinent.
Sidérant de nullité. Un film typiquement fait pour des critiques de presse déconnectés de la réalité qui se pignolent sévères sur ce chef d’œuvre... C’est mou du bulbe, inexpressif et sans intérêt. La plaidoirie de la fin façon tête à tête avec le spectateur en est la preuve… Une récitation absurde qui provoque enfin une émotion, enfin une émotion du personnage principale parce que de mon côté, heureusement que je n’avais pas une corde…! Bon courage
Que ce film est long, lent et ennuyeux. Les dialogues semblent récités, les actrices transparentes et dénuées d'émotion. Désolée mais ce film est loupé autant sur la direction d'acteurs, que sur le scénario, l'ambiance, ça a été très dur de regarder jusqu'à la fin en attendant peut être un sursaut. Mais non. C'était plat, sans humanité, avec un sujet pareil c'est dommage.
Comment peut-on donner autant de crédits à un film comme St Omer. Les critiques presse sont dithyrambiques alors que le film est mauvais en tout point. Les acteurs sont loin d'être convaincants, l'accusé semble réciter son texte plus que de le vivre, la journaliste ne transmet aucune émotion et alors là réalisation est d'un ennui terrible. Mais le pire dans ce film n'est pas là, le pire c'est le parti pris que transpire ce film pour l'accusé. La complaisance avec laquelle le juge interroge la mère infanticide met vraiment mal à l'aise. On a l'impression qu'elle prend des gants à chaque fois qu'elle lui parle et qu'elle est au bord des larmes quand elle l'écoute. Un sujet qui aurait pu être pourtant très intéressant....
Quelques beaux moments noyés dans une masse indigeste et franchement ennuyante. Il manque à ce film des idées de mise en scène ou une fulgurance scenaristique. Je n’ai eu aucune empathie pour les personnages principaux qui sont à la limite du détestable. Un premier film très moyen.
Le premier long-métrage réalisé par Alice Diop en 2022 a bénéficié d’une large reconnaissance du milieu professionnel. Pourtant, malgré son indéniable caractère dramatique, on frôle l’escroquerie intellectuelle. Inspiré d’un fait divers, le scénario propose le portrait de deux femmes dont le point de rencontre est celui d’une cour d’assises. On peut comprendre le choix d’une mise en scène composée essentiellement de plans fixes très distants pour renforcer le caractère de documentaire d’un procès. En revanche, le jugement de cette mère infanticide permettant d’aborder une multitude de sujets complexes (la maternité, la négritude, le statut de la femme, etc.) reste complètement plombé par l’histoire parallèle de la jeune romancière. De fait, on ne ressent aucune émotion avec de surcroit le sentiment d’être bernée par la réalisatrice. Bref, du cinéma d’auteur sans relief.
Exellent film, qui est très touchant. Les femmes y sont représentées de façon héroïque. Ce film s'inscrit dans la continuation du progrès social de la condition féminine, et met en valeur le travail important qu'effectuent les mères dans la société. Je recommande très vivement
Intéressant mais je n'ai pas compris ce que la réalisatrice voulait nous dire au travers du personnage de la jurée qui s'interroge sur ses points communs avec l'accusé s'agissant de son histoire de vie familiale. Il m'a semblé que cela n'apportait rien au film. NB/ vu sur Canal +
bof. le parallèle entre l'histoire de l'accusé et celle de l'héroïne n'est pas archi évident. on ne connaît pas son histoire, sa relation avec sa mère. autrement, c'est parfois un peu long