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Guillaume
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1,0
Publiée le 11 mai 2022
Têtes d'affiches mises à part, "Petite Solange" n'a rien de remarquable : l'histoire est pauvre, la mise en scène sans génie, les dialogues creux. Un ennui dérangeant, un raté.
Solange a treize ans et la vie banale des pré-adolescentes de son âge dans la France d’aujourd’hui. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si le couple, en apparence si solide, formé par ses parents n’était pas en train de se fracturer. Son frère aîné, Romain, prend la tangente et quitte le foyer pour poursuivre ses études à Madrid, laissant la petite Solange seule face à ses questionnements.
Fille de parents divorcés dans les 80ies, Axelle Ropert revisite son adolescence dans ce quatrième film au sujet intemporel et aux relents autobiographiques assumés. D’ailleurs son héroïne, fluette, timide et précoce lui ressemble un peu avec ses chemisiers trop sages. Son action se déroule à Nantes dont on reconnaît les paysages urbains filmés par Jacques Demy dans "Lola" ou dans "Une chambre en ville".
"Petite Solange" est un film sensible qui raconte le divorce d’un couple à hauteur d’enfant. Le sujet n’est pas nouveau. Il a même été filmé plus souvent qu’à son tour : "Kramer contre Kramer", "La Baule-les-pins", "La Famille Tenenbaum", "Faute d’amour", etc. et on ne voit pas trop ce que le traitement d’Axelle Ropert y apporte de nouveau. Son film, malgré ses indéniables qualités, malgré notamment l’interprétation remarquable de ses trois acteurs principaux, la révélation Jade Springer, le lunaire Philippe Katerine et la si juste Léa Drucker, se condamne à l’invisibilité.
Un doigté incroyable pour décrire le ressenti,le choc ,que peut avoir une enfant de 13 ans devant la séparation de ses parents".La vie est dure,soyons gais",ses derniers mots,mais le regard est triste,l'enfance est apartie.Les acteurs sont criants de vérité,pas un mot de trop.Jade Springer est bouleversante.
Des films sur le sujet du divorce, il y en a déjà eu pas mal. Mais des films sur la découverte par une jeune adolescente de 13 ans que le couple formé par sa mère, comédienne, et son père, vendeur d'instruments de musique, est en train de battre de l'aile, il n'y en a pas eu beaucoup. Axelle Ropert, elle-même enfant de divorcés, n'a pas cherché à réaliser un film autobiographique, elle a voulu réaliser un mélo, un genre que, pense-t-elle, le cinéma français délaisse beaucoup trop. Attention, il ne s'agit en rien d'un mélo tire-larmes mais d'un film dans lequel on sent que la réalisatrice cherche à ce que les spectateurs s'attachent à son personnage principal et arrivent à partager ses tourments. Dans ce contexte, elle est puissamment aidée par Jade Springer, l'interprète de Jade, une débutante devant la caméra dont tout laisse à penser qu'elle a toutes les qualités pour devenir une grande comédienne. Au point que Léa Drucker, interprète de sa mère, et, surtout, Philippe Katerine, interprète de son père, souffrent de la comparaison avec cette véritable révélation. Comme c'est souvent le cas, la critique a écrasé le film et sa réalisatrice avec des comparaisons quelque peu exagérées (Ozu, Comencini, Truffaut), il n'empêche, "Petite Solange", qui s'est vu décerner le Prix Jean-Vigo 2021, s'avère assez intéressant par son propos, malgré un certain manque de souffle.
Long-métrage assez touchant, ça fait plaisir de voir que le cinéma français ne soit pas complètement perdu. Mention spéciale pour l'actrice principale qui joue son personnage à merveille. L'histoire n'est pas très originale mais elle peut nous parler à toutes et à tous car on a tous vécu au moins une de ces choses. Pour le reste, tout n'est pas parfait mais c'est pas bien grave car la réalisatrice a voulu faire à son image. On aurait presque dit que c'était un téléfilm et c'est ce qui m'a le plus dérangé. J'ai bien aimé la fin car je ne m'attendais pas spécialement à ça. Je le recommande pour tous les curieux. 12/20.
C'est délicat, froid, terne et triste comme une vie d'adolescente. En ce sens c'est très bien rendu et on s'y retrouve. Mais est-ce une histoire intéressante? Regardez les collégiens dans la rue, au sortir des établissements, vous y verrez Solange.
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2,5
Publiée le 25 juillet 2022
Un drame sur le divorce à hauteur d'enfant avec Solange, une préadolescente, qui est confrontée à la séparation de ses parents. Une nouvelle difficile à accepter, mais encore plus pour Solange qui est très famille, très sentimentale et très proche de ses parents. Une Solange qui apparaît particulièrement fragile. La présence de "petite" dans le titre accentue d'ailleurs cela. Une façon aussi de l'infantiliser, ce que l'on remarque concrètement avec ses parents qui veulent y aller en douceur pour lui annoncer la nouvelle comme si elle était incapable de comprendre. Oui, cela va être douloureux, mais autant de ne pas faire durer cette situation surtout que les disputes font plus de dégâts et que l'incertitude conduit à l'espoir. On peut peut-être voir Solange comme une fille immature, mais je trouve au contraire très bien de montrer une fille de cet âge qui ressemble vraiment à une fille de 13 ans alors que de nos jours on nous montre toujours de « petites femmes » qui veulent grandir trop vite. Ce n'est clairement pas la volonté de Solange qui est très bien dans ce cocon familial. Il s'agit d'un drame intimiste et délicat qui se laisse suivre, mais auquel il manque un peu d'émotion. Un film qui parlera peut-être plus aux adolescentes du même âge que l'héroïne.
Un film à hauteur d’adolescente. Je trouve que le propos est réussi. C’est le regard un peu naïf de la jeune qui rend le film touchant. On ne connaît pas grand chose de la vie des parents. Mais on connaît l’univers de Solange qui ne se résout pas à quitter le bonheur familial. C’est une douleur supplémentaire avec la perte du monde de l’enfance. Joli.
Récit d’apprentissage sensible et délicat d’une ado voyant son monde s’effondrer suite à la séparation de ses parents, terni par un rythme trop molasson et une interprétation en dent de scie, notamment Philippe Katerine pas convaincant.
Petit film en apparence que ce "Petite Solange", au vu de la tonalité douce-amère adoptée par Axelle Ropert, qui comprend que la situation filmée (un couple en train de se séparer) porte déjà en soi un potentiel dramatique. Plutôt que de filmer le moment depuis l'intérieur du couple et de s'exposer à toute une série de règlements de comptes, la cinéaste décide de prendre le point de vue de l'ado, Solange. C'est à travers elle que l'on va entendre les premières disputes éclater et à travers ses yeux que son père va devoir mentir à sa femme au sujet de ses infidélités. Solange doit en plus gérer le départ de son frère à l'étranger, qui refuse d'affronter la situation, mais peut s'appuyer sur sa meilleure amie Lili pour traverser cette épreuve. "Petite Solange" est une suite de moments délicats, parfois écrasé par la référence explicite – jusque dans le thème musical – qu'est Truffaut, mais sa sensibilité généralisée finit par convaincre. Celle-ci passe autant par la minutie du cadrage que par le jeu des acteurs : Philippe Katherine pour sa diction atypique et la révélation Jade Springer pour l'intensité perçante de son regard éloignent le film de l'académisme pour l'emmener vers l'horizon d'un classicisme singulier et poignant. "Petite Solange" confirme donc le talent d'Axelle Ropert, qui passe par la confiance qu'elle a dans sa mise en scène et la croyance en le minimalisme pour relayer des émotions feutrées et incarnées.
Axelle Ropert se met à hauteur d’une jeune adolescente pour vivre la séparation de ses parents. Rien de nouveau en soi, par contre, j’ai apprécié que les disputes des parents, minimes ou orageuses, ne soient pas audibles. A travers le regard de Solange ou de son grand frère, on perçoit quelques mots. Solange et son frère observent à distance comme pour renier une évidence, comme pour fuir une violence à laquelle ils n’étaient pas habitués.
Oui, Solange reçoit la séparation de ses parents comme une violence. Jusqu’à présent elle vivait confortablement entre un père vendeur d’instruments de musique et d’une mère comédienne, un confort affectif et intellectuel.
Le film s’avère à terme moyen avec quelques lignes de dialogue un peu creuses. Mais la déception revient au jeu de Philippe Katerine : inintéressant ! Ce n’est pas de sa faute, j’ai l’impression qu’il n’a pas du tout été dirigé. Axelle Ropert n’en voyait pas l’utilité, elle s’est reposée sur son charisme, elle lui a laissé toute liberté d’interprétation. En ce qui me concerne, ce n’est pas heureux. Il m’a semblé souvent faux, victime de ces fameuses lignes de dialogue creuses qu’il a dû hériter ! C’est bien la première fois que le chanteur acteur me déçoit. Et je le dois à Axelle Ropert !
La séparation des parents vue par une ado de 13 ans. Voila le thème de ce film d'Axelle Ropert qui met en scène Solange, se questionnant devant les disputes du couple Drucker/Katerine. Encensé par les critiques presse, ce film m'a fait penser à un vieux téléfilm rétro sans grande ambition. Le choix de filmer une colère contenue chez cette jeune fille aurait pu être bénéfique, mais c'est trop souvent fleur bleue, que ce soit dans les discours ou les actes (le vol du soutien-gorge en est le parfait exemple). Je mets néanmoins la moyenne pour l'interprétation de Jade Springer même si je souhaitais la voir "exploser". Un mélo académique sans grande saveur.
nul rien a sauver. l'histoire d'une jeune fille qui va a l'école qui cherche a s'en sortir, très bannal rien d'intéressant. les scènes sont toutes les meme quasiment, c'est ULTRA MEGA long pas intéressant. en 30 minutes ont en est au meme point.