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Un visiteur
2,5
Publiée le 13 décembre 2022
«Annie Colère» fait partie de ces récits féministes classiques, à la réalisation académique et au scénario ronronnant. Ce qui est assez dommage compte tenu du sujet. Malgré de bonnes intentions dans sa mise en scène et narration, «Annie Colère» n’arrive jamais tout à fait à nous embarquez dans son sujet et son atmosphère. Reste alors : Laure Calamy qui offre une interprétation lumineuse et pleine de finesse. Avec «Annie Colère» l’ex-star de 10 %, nous prouve qu’elle a l’étoffe d’une grande tragédienne et trouve à coup sûr un de ses rôles les plus marquant dans ce qui s’avère être un cousin français raté de ‘‘Vera Drake’’. Une nouvelle nomination aux Césars serait souhaitable pour elle.
1974, en France, quelques mois avant la Loi Veil qui légalisera l'Interruption Volontaire de Grossesse. Annie, mariée deux enfants, est enceinte accidentellement. Elle fait appel à une association MLAC (Mouvement pour la Liberté de l'Avortement et de la Contraception) permettant aux femmes de se faire avorter malgré l'illégalité de l'acte à cette époque. Sa vie va alors prendre une autre direction... Le rôle principal est porté par une Laure Calamy plus éblouissante que jamais dans ce rôle taillé à sa mesure, elle est également bien entourée de quelques comédiennes inspirées : India Hair, Zita Hanrot, Rosemary Standley. J'ai beaucoup apprécié cette comédie dramatique émouvante par instants et aux enjeux cruciaux rétrospectivement. Un vrai combat féministe bienveillant et légitime d'une grande humanité. Nécessaire et convaincant. Site CINEMADOURG.free.fr
Un film intéressant à plus d’un titre. Sur le plan historique, social et politique, d’abord, avec ce tableau très juste de la France populaire et de la condition féminine en 1974, incluant un focus sur le MLAC, mouvement un peu oublié (l’Histoire a surtout retenu l’action politique de Simone Veil en matière de lutte pour le droit à avortement) mais dont le déploiement militant a eu un poids important à l’époque. Cette remise à l’honneur est bienvenue, surtout en des temps où le droit à l’avortement est attaqué. « Pédagogiquement », le film permet de (re)découvrir l'histoire et le fonctionnement de ce mouvement, de mettre en lumière tout un réseau de personnes issues de la société civile et de professionnel(le)s de la santé qui ont œuvré pour la liberté des femmes, dans l’illégalité mais sans se cacher. Sur un plan individuel, ensuite, le récit brosse un beau portrait de femme qui trouve un nouveau sens à sa vie en dépassant sa condition personnelle pour s’engager au service d’un collectif. Le scénario, dense, bien écrit, est solide. L’interprétation générale, avec Laure Calamy en tête, est de qualité, dans un registre naturel et intense, véhiculant une belle énergie. Dommage que la réalisation, assez anodine, ne donne pas plus de relief et d’originalité à l’ensemble.
Recette du film réussi - clin d'oeil à Delphine Seyrig inoubliable Fée des Lilas dans Peau d'âne, présente dans le film par le biais d'un long extrait d'une intervention aux Dossiers de L'Ecran..
1. Prenez une sujet peu traité au cinéma car considéré comme non consensuel : le MLAC – Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception qui pratique les avortements illégaux aux yeux de tous
2.Trouvez une réalisatrice - Blandine Lenoir - investie à fond dans son projet de rendre justice par l'image à un mouvement injustement oublié et pourtant moteur dans le basculement de l'avortement de l'illégalité à la loi.
3. Ajoutez y une actrice engagée formidable - Laure Calamy - qui fait mieux que porter le film sur les épaules, elle est l'arc qui rassemble une formidable galerie de comédiennes autour d'un des plus beaux films sur la sororité.
4. Ajoutez y le petit je ne sais quoi qui rend l'ensemble magique...à ces scènes de vélo qui reviennent dans le film pour nous montrer une Annie toujours plus émancipée, toujours plus femme.
Un des plus beaux films français de l'année et une nomination garantie pour le César de la meilleure actrice pour Laure Calamy.
Ce film à contre courant de L'ÉVÈNEMENT d'Audrey Diwan montre l'avortement comme un soulagement, la possibilité d'un moment de tendresse et de sécurité pour les femmes. Un vrai film de lutte sur des femmes et des hommes qu'on a tous oubliés : les MLAC qui travaillaient illégalement mais pas clandestinement dans toutes les régions de France avant l'adoption de la loi Veil. Je recommande !!!
La nécessité du film est palpable et fait du bien. À une époque où l'avortement est remis en question ici ou là, on est content de découvrir l'histoire à hauteur de ces femmes engagées et courageuses, avec une grande précision de détails médicaux et historiques, nécessaires. Hélas, le didactisme finit pas alourdir des dialogues souvent trop explicatifs, tandis que l'ambiance de "feel good movie" générale, schématise le politique et prend le risque de le ramener à un exercice d'admiration privé de sa juste violence idéologique. Ainsi de l'usage de l'émission télé avec Delphine Seyrig qui, par d'insistants contrechamps réjouis sur Laure Calamy et Zita Hanrot qui la regardent, recouvrent d'une mièvrerie quelque peu fétichiste l'intervention génialement transgressive de la comédienne.
Une bonne reconstitution de la période des 70´s avec un avortement qui n est pas encore autorisé mais surtout une société encore très coincée, très secrète et dont sa pudibonderie accouche de drames. Annie Colère est un film chorale avec plusieurs jolis rôles qui nous montre des femmes engagées qui permettent par leur action de faire bouger les lignes. Je ne peux pas dire que ça m ait transporté mais il faut reconnaître quelques belles performances d actrices et un sujet bien traité.
Film qui forcement touchera le public féminin et quel combat. Le film lui est bien joué , l'acte de l'avortement est très bien expliqué , peut être trop et la repetition de ces actes et la longueur du film un peu fastidieux vers la fin.
Excellent film, la reconstitution des années 70 est superbe, le casting est top et dans son ensemble le film est émouvant et assurément d'utilité publique.
Annie colère pose clairement les enjeux, les dilemmes et les contradictions de ce mouvement de lutte pour l’avortement. Le film est instructif à défaut cinématographiquement abouti. En effet on est plus proche du film tv que tu grand film.
"Long" (très long...2 heures !) de commande pour le Planning familial, compagnon de route des MLAC - donc, de la propagande et du "féminisme" de Prisunic (ma note "historique", l'enseigne ayant cessé d'exister en 2003, et nous sommes en 1974/75), le tout lié à la nostalgie facile. Ah non ?... Sécheresse documentariste, à s'y tromper, idéologie gauchiste caractéristique : bluffant ! La loi Veil dépénalisait et encadrait strictement (entretien préalable et délai de réflexion, délai maximum d'aménorrhée, IVG thérapeutique et eugénique, clause de conscience...). On sait que les dérives n'ont cessé depuis lors, baptisées "progrès", jusqu'à envisager sérieusement de faire de l'IVG un droit constitutionnel, rompant définitivement alors avec le premier droit de l'"infans conceptus", celui d'arriver à terme. Blandine Lenoir réalisatrice surfe à nouveau sur le thème "femmes entre elles", sans nuance et en forçant bien le trait militant : pesanteur et redondances ! Une étoile pour Laure Calamy, campant une "Annie" qui saura s'épanouir dans ces (tristes) "affaires de femme"spoiler: , et s'élever dans la société (passant de prolétaire à future infirmière). . Aussi à l'aise ici que dans "A Plein Temps", ou "L'Origine du Mal" - déjà en "colère"...
Tout comme Virginie Efira ces deniers temps, un film avec comme tête d'affiche Laure Calamy est souvent la promesse d'un moment cinématographique de qualité. Ici, elle campe une mère de famille qui va avorter clandestinement, un an avant la Loi Veil. Au fil de l'histoire, elle va gagner en assurance et vaincre sa timidité en s'engageant dans un groupe nommé MLAC. Blandine Lenoir réalise une œuvre engagée à tendance féministe où la bienveillance et l'empathie sont au centre de ce mouvement qui accueille des femmes et parfois des adolescentes en pleine détresse. Cela donne un long métrage sur l'émancipation de ces femmes où les hommes n'ont pas toujours le beau rôle et semblent dépassés par ce discours libertaire. Du très bon cinéma.
"Annie Colère" est un film que j'ai plutôt bien apprécié. L'histoire est intéressante et les acteurs sont bien convaincants. Par contre j'ai trouvé le film un peu long, le film tourne un peu en rond et certaines scènes se répètent.
Superbe film , film avec un coté documentaire . Le combat des femmes pour l'I.V.G. Une époque pas si lointaine ; cela nous montre l'envers du décors , lecomment se passait les