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soulman
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3,5
Publiée le 16 janvier 2023
Le drame de l'avortement clandestin juste avant l'adoption de la loi Veil et l'action de quelques bénévoles pour permettre aux femmes d'avorter dignement et en sécurité. Filmé avec sensibilité, "Annie Colère" est un film prenant, qui brosse quelques beaux portraits de femmes en évitant tout pathos. Loin de son exubérance naturelle, Laure Calamy est formidable.
"Aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l avortement".Cette phrase prononcée par Simone Veil à la tribune l Assemblée Nationale trouve dans ce film sa véracité et sa puissance. "Il suffit d ecouter les femmes" poursuivait la ministre. Voir ce film, excellent dès les premières images (hautement symboliques filmées dans une manufacture de matelas) permet de suivre cette sage prescription. C' est avec émotion aussi que l'on regarde les visages de ces femmes héroïnes de l existence. Présente dans tout le film, Laure Calamy atteint des sommets illustrant cette autre citation de Chantal Birman cette fois-ci : "Entre la mort et la vie la femme choisit la liberté" .
L'histoire de ce mouvement est, bien entendu, tout à fait digne d'intérêt et méritait bien un film! Cela étant, "Annie Colère" n'est jamais aussi passionnant que lorsqu'il se concentre sur son personnage principal et l'histoire de son émancipation à travers son engagement auprès du MLAC. Et son parcours personnel s'avère bien plus intéressant, bien plus représentatif d'un féminisme émergeant imparable et sonne comme une évidence, contrairement au discours politique martelé par les autres militantes du film, un peu fatigantes de didactisme et de pédagogie et n'existant pas réellement en tant que personnages. Il y a donc comme deux films en un, et le meilleur des deux est celui qui colle au plus près de Calamy, excellente comme toujours!
Franchement, le sujet est traité avec beaucoup de finesse / justesse ! Les acteurs sont bons, tout est poignant sans rentrer dans le grand spectacle ou le trop politique. Un grand bravo !
C'est le récit du combat d'associations qui quelques années avant la loi Veil sur l'avortement tentaient d'aider les femmes qui cherchaient à avorter. Et le débat est lancé si j'ose dire. Et même si aujourd'hui l'avortement est rentré dans les usages il y a toujours autant de débat autour de ce sujet. Le film est très prenant, il reste sobre néanmoins et L. Calamy prend toute la place dans le film. C'est elle le personnage principal à tous les niveaux. Le film parle donc de l'avortement sans tabou et nous replonge dans les débats de l'époque surtout ceux qui se passaient à la maison, au sein des membres de ces associations aussi. Un joli film à voir.
Film utile, quasi documentaire, sur l'engagement, la condition des femmes, son évolution. Son intérêt est dans sa sécheresse. A voir pour que les acquis difficilement arrachés ne s'estompent pas. Et aussi pour la prestation délicate de Rosemary Standley. Je n'ai compris que c'était elle qu'au générique de fin, mais quelle beauté quand elle chante (c'est la chanteuse de Moriarty) pour apporter un peu de réconfort aux femmes pendant l'acte d'avortement
Un film lent, qui traîne en longueur... Les dialogues ne sont pas spécialement intéressants. La loi de l'avortement aurait pu mener à maintes et maintes histoires bien plus intéressantes, alors que celle qu'on nous donne n'est juste pas inspirante et intéressante. On peut juste accorder à ce film une certaine esthétique qui le rend unique, malgré le fait que l'immersion dans les années 80 est totalement ratée, il ne suffit pas de voir l'héroïne rouler en vélo pour être convaincu ! Peut être plus parlant pour un public féminin, personnellement je suis vraiment passé à côté, avec un certain ennui.
Simple, clair et éclairant, pédagogique sans être barbant, Annie colère raconte si bien ces années 70 ! Une période charnière où toutes les évolutions au sein de la famille sont en gestation : rapports homme-femme, appareil législatif... Un moment d'anthologie avec des images d'archives de Delphine Seyrig intervenant dans une émission de Jean Pierre Elkabbach. Une très belle intervention aussi de Rosemary Standley qui chante "Les enfants du Pirée" pour rassurer les candidates à l'avortement. Laure Calamy est rayonnante de sincérité et d'engagement.
Annie colère est une fiction ancrée historiquement mais il est tellement précis dans sa description qu’il agit presque comme documentaire avec des comédiens.
C’est un film qui traite d’éducation dans les années 60. Ainsi, il éduque ses spectateurs. Il va même plus loin : il pose des questions, appelle à la réflexion, au débat, à la remise en perspective.
Ça fonctionne très très bien. L’investissement de Laure Calamy et des autres comédiens est remarquable. C’est un film dirigé avec précision et souci du détail.
Le sujet est lourd mais le film se permet des blagues, une comédie dramatique dans son sens le plus littéral. Ce qui fait rire c’est l’absurde, le choc, le ridicule.
Magnifique œuvre à la mise en scène soignée et travaillée, au récit intelligent, singulier et passionnant, aux actrices magistrales et au propos engagé délivré tout en finesse.
Film dont l'existence semble primordiale en 2023 pour relater ce moment noir de l'histoire : quand les femmes n'avaient pas le droit d'avorter légalement, donnant alors des milliers de morts chaque année en raison des avortements pratiqués illégalement et dans des conditions dangereuses. Des extraits d'interview de l'époque sont montrés, Delphine Seyrig tente de montrer l'absurdité des remarques des ministres qui dénoncent "la sexualité vagabonde" des femmes. Laure Calamy est super. Elle se fait avorter par l'association puis s'y investit de plein gré, suite à la mort de sa voisine qui a tenté un avortement clandestin mal fait. Cela prend d'importantes proportions : l'association devient même plus importante à ses yeux que sa propre famille. Beau témoignage d'engagement.
Ce film nous apprend tant de choses qu' on ne peut que le conseiller' avortement était un combat pour lequel on mourait ou allait en prison il y moins de 50 ans. le sujet est abordé avec délicatesse et porté par des acteurs d' une grande justesse.
Comédie dramatique qui montre bien le combat qu'il y a eu pour le droit à l'avortement. Laure Calamy, encore une fois parfaite, incarne cette Annie qui après avoir "subi" un avortement, s'engage avec les équipes pratiquant ces avortements "illégaux". Tout le processus est bien expliqué. C'est plein de bons sentiments, de bienveillance. Mais cela fait trop propre. Et c'est un peu dérangeant de voir Annie s'engager pour cette bonne cause mais en délaissant sa famille.
Enfin, dernière petite chose : est ce pour montrer que cette question de l'avortement était national que les plaques minéralogiques des voitures proviennent de départements différents ?