Annie Colère
Note moyenne
4,0
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172 critiques spectateurs

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bobobob
bobobob

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 décembre 2022
Un film lent, qui traîne en longueur... Les dialogues ne sont pas spécialement intéressants. La loi de l'avortement aurait pu mener à maintes et maintes histoires bien plus intéressantes, alors que celle qu'on nous donne n'est juste pas inspirante et intéressante. On peut juste accorder à ce film une certaine esthétique qui le rend unique, malgré le fait que l'immersion dans les années 80 est totalement ratée, il ne suffit pas de voir l'héroïne rouler en vélo pour être convaincu ! Peut être plus parlant pour un public féminin, personnellement je suis vraiment passé à côté, avec un certain ennui.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2022
"Annie Colère" est le premier film de fiction consacré au MLAC à sortir au cinéma. Quand on voit qu’un peu partout dans le monde, les droits des femmes sont en recul et, en particulier, ce droit à l’avortement qui fut si difficile à obtenir, on se dit qu’un tel film est forcément utile. Mais il n’est pas qu’utile, il est aussi bien mis en scène, bien interprété et passionnant à regarder. Une façon intelligente de compléter la séance de cinéma qu’il est bon de lui consacrer consiste à regarder "Histoires d’A", soit avant, soit après. Ce documentaire sur le MLAC est sorti très récemment en DVD. Voir critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-annie-colere/
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2022
Annie colère est un film somptueux. Laure Calamy, majestueuse, incarne Annie, femme et mère de deux enfants qui en 1973 tombe enceinte alors qu’elle n’en veut plus. Elle va découvrir le MLAC qui va l’aider à avorter et avec qui elle va militer activement pour sa légalisation. Une ode à la liberté, au féminisme. C’est puissant et bouleversant. Un film qui retrace le parcours de celles qui ont œuvre clandestinement pour aider les femmes à avorter mais aussi à changer les mentalités sur la place des femmes, leurs désirs, leurs sexualités, leurs libertés. Un brillant hommage.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2022
Double hasard ici. Un double hasard qui court-circuite un peu l’appréciation que l’on peut avoir de ce film très beau et réussi. On s’explique. En effet, le premier d’entre eux, plutôt heureux car nécessaire, est celui qui voit « Annie Colère » sortir l’année même où le droit à l’avortement chèrement acquis a été bousculé, voire annihilé, au sein de la soi-disant plus grande démocratie du monde : les Etats-Unis. En effet, la Cour suprême a aboli ce droit durement gagné dans les années 70. Un choc rétrograde qui rend des films comme celui-ci hautement indiqués et bienvenus pour rappeler certaines choses élémentaires à des fanatiques ou des arriérés de toute sorte. C’est donc un bon point. En revanche, les hasards du calendrier font que ce film de Blandine Lenoir sorte à peine un mois après son pendant américain vu la semaine passée : le tout aussi réussi « Call Jane » (inédit en France). Même combat, mêmes problèmes, mêmes avancées ainsi qu’une progression narrative et dramatique quasi identiques qui font que l’on a l’impression de voir un remake. On exagère mais c’est presque cela et la symétrie entre les deux personnages principaux en est presque troublante. De plus, tellement ces deux longs-métrages se valent, leur critique pourrait être calquée l’une sur l’autre. On suit donc durant deux heures (un chouïa longues, comme « Call Jane »), le parcours d’une femme qui se fait avorter illégalement et qui va se sentir investie par cette cause au point qu’elle donne un sens à sa vie mais influe également négativement sur sa vie familiale en y prenant trop de place (un peu comme dans... vous connaissez la chanson).

Mais « Annie Colère » développe certains atouts non négligeables qui lui sont propres. D’abord il est très instructif sur les faits et le contexte social de l’époque mais, également et plus étonnement, sur la manière d’avorter. Loin d’être pesant, on apprend beaucoup de choses même si parfois le film flirte avec le didactisme. Lenoir nous revient donc plus de cinq ans après le sympathique « Aurore » avec un film bien plus engagé où elle retrouve l’actrice principale de son premier film, « Zouzou », passé totalement sous les radars à l’époque. On parle bien sûr de la grande Laure Calamy dont la carrière a depuis explosé avec pas mal de succès télé (« Dix pour cent ») et cinéma, avec surtout « Antoinette dans les Cévennes » qui lui a valu un César. L’actrice est encore une fois parfaite même si ici elle ne prend pas vraiment de risques. On la préférait il y a six mois dans « A plein temps ». On adore le fait que le film ne se pare pas de clichés ou d’un effet de mode sur la masculinité toxique avec une relation douce et tendre, ouverte pour l’époque on serait tenté de dire, entre son personnage et son mari. C’est appréciable car on commence à saturer sur le sujet. Il y a quelques notes d’humour bien senties et d’autres moments bien plus déchirants (comme dans...). Bref, vous l’aurez compris, comme son cousin américain c’est un film plaisant et nécessaire avec un fond politique, social et protestataire bien senti même si le combat en France n’a pas lieu d’être comme aux Etats-Unis. Ah si, on allait oublier. Le film a un petit défaut auquel il ne pouvait rien : passer après l’immense film français sur l’avortement sorti l’an passé : « L’Évènement ».

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QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2022
Un film intéressant à plus d’un titre. Sur le plan historique, social et politique, d’abord, avec ce tableau très juste de la France populaire et de la condition féminine en 1974, incluant un focus sur le MLAC, mouvement un peu oublié (l’Histoire a surtout retenu l’action politique de Simone Veil en matière de lutte pour le droit à avortement) mais dont le déploiement militant a eu un poids important à l’époque. Cette remise à l’honneur est bienvenue, surtout en des temps où le droit à l’avortement est attaqué. « Pédagogiquement », le film permet de (re)découvrir l'histoire et le fonctionnement de ce mouvement, de mettre en lumière tout un réseau de personnes issues de la société civile et de professionnel(le)s de la santé qui ont œuvré pour la liberté des femmes, dans l’illégalité mais sans se cacher. Sur un plan individuel, ensuite, le récit brosse un beau portrait de femme qui trouve un nouveau sens à sa vie en dépassant sa condition personnelle pour s’engager au service d’un collectif. Le scénario, dense, bien écrit, est solide. L’interprétation générale, avec Laure Calamy en tête, est de qualité, dans un registre naturel et intense, véhiculant une belle énergie. Dommage que la réalisation, assez anodine, ne donne pas plus de relief et d’originalité à l’ensemble.
Nina
Nina

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2022
Un film poignant et profondément humain, ayant une résonance particulière à l'heure actuelle. Une sororité et plus globalement une humanité s'installe dans ce décors des années 70'. Laure Calamy et toutes les actrices interprètent à merveille leur rôle.
Merci à la réalisatrice pour ce film !
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2022
De Blandine Lenoir, l'on se souvenait de Aurore, un bel hymne à l'émancipation féminine. Annie colère est dans la même veine, mais avec une charge historique puissante, puisqu'il y est question de l'organisation mise en place par le MLAC (Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception), un an avant le vote de la loi Veil. Un film comme un hommage à ces militantes de terrain (accompagnées de quelques médecins) qui ont combattu contre les avortements clandestins, en attendant une législation qui tardait à venir. A la fois réaliste et très bienveillant, Annie colère réussit à incarner une mission collective et un esprit de corps jamais pris en défaut, à travers l'itinéraire d'une femme, simple utilisatrice des moyens mis à disposition par le MLAC, avant d'y trouver une raison de vivre et une vocation. Pédagogique, le film revendique cet aspect et il serait malvenu de le lui reprocher, tellement cette époque qui remonte à près de 50 ans, est aujourd'hui très mal connue, femmes et hommes confondus. Un petit bémol quand même : une exposition des faits un peu trop longue et quelques répétitions, qui servent cependant à enfoncer le clou. Laure Calamy joue une mère de famille qui se métamorphose sous nos yeux et elle réussit à nous épater, cette fois encore, avec un casting de choix à ses côtés : Zita Hanrot, India Hair et Eric Caravaca, entre autres. De même que L’Événement, dans une mise en scène moins chiadée, sans doute, Annie colère peut être considéré comme un film ô combien utile, sans qu'il n'y ait absolument rien de péjoratif dans ce terme, tout au contraire.
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