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Caroline Le Charles
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4,0
Publiée le 25 septembre 2021
un film en fait qui traite d'un sujet effroyable. la puissance toute masculine dans une société où les femmes différentes sont traitées sans aucun égard. on y découvre un Charcot tel un monstre aveuglé par son orgueil. très bon rythme, comédiennes parfaites. A voir.
J'avais bien aimé le livre, mais je suis déçue par l'adaptation qui en a été faite. L'histoire est bâclée et l'on passe à côté de l'essentiel. Soulignons la performance de Lou de Laâge.
Comment décrire une telle oeuvre?... En partant du choix des acteurs jusqu'à la musique tout y était. Une représentation de l'époque vraiment fidèle dans les moeurs qui fait réfléchir à l'évolution de celle-ci qui à mon goût n'a pas véritablement changé concernant la vision des maladies mentales ou plutôt la force des traumatismes qui en sont la causes.
le cinéma pour moi, à l' opposition d' un film vu à la télé, doit etre une expérience ; ça a été exactement le cas; ce film va rester inoublable musique photographie acteurs histoire
Le sujet était excellent et toujours d'actualité mais dommage le film n'est pas abouti. À moins qu'une suite ne soit prévue, ce seul scénario ne développe rien. Succession d'images, de personnages qui n'aident en rien à rétablir les faits et méfaits qui se sont réellement passés à la Pitié Salpêtrière et ailleurs..... Ce film dessert le sujet de l'hospitalisation par contrainte plus qu'il ne peut lui être utile.
Glaçant, bravo! Très réussi Bonne retranscription du livre. Excellent jeu Melanie et Lou. Vous m'avez emmené dans ce Paris médical de la fin du 19e siècle. Belles prises de vue et beau cadrage des personnages
Ce film est trop à charge contre la psychiatrie de l'époque, caricaturée à l'extrême (fin XIXème), avec ce concept malsain de bal annuel permettant aux aristocrates de se "payer" des belles tarées. Au-delà de la qualité littérale cinématographique (belles lumières, beaux décors, belle musique), tout tourne autour de cet irréaliste don de parler aux esprits au détriment de l'historique.
Alors que le contexte historique pousse à un film historique qui se doit d'être un minimum objectif on s'aperçoit que la dimension fantastique prend finalement un peu trop de place dans la mesure où les "dons" sont objectivement de la superstititon et qu'on se dit que finalement Eugénie doit être effectivement suivi psychologiquement. Problème, le fait de tenter de nous faire accepter ces dons de voyance atténue forcément la portée du film. Dommage... heureusement, outre la reconstitution formelle, le climax est en adéquation avec ce qu'il faut d'austérité et de sobriété, cela n'empêchant pas non plus à la réalisatrice de passer au crible quelques traitements et/ou abus qui avaient cours dans ce "lieu de santé". En prime un joli panel d'actrice merveilleuse, juste et touchante pour de jolis portraits de femmes qui étaient encore sous le joug de la volonté des hommes. On apprécie aussi un montée en puissance discrète mais bien évolutive avec même un petit suspense, ou plutôt tension qui offre des émotions non feintes dans la dernière partie du film. Site : Selenie
C'est un excellent film qui raconte une très belle histoire , un film a regarder au plus vite surtout si dedans il y a Mélanie Laurent qui fais juste une grande interprétation.
Un beau film mais totalement invraisemblable sur le plan légal.La loi du 30 juin 1838,appliquée jusqu'en 1990 ne pouvait permettre ce qu'on voit ici concernant l'internement des malades mentaux.La fin du film (le sort de l'infirmière)qu'on ne divulguera pas est particulièrement impossible.Par ailleurs ce pauvre Charcot ainsi que ses assistants passent pour des monstres.Les descendants apprécieront.En résumé,si on accepte que c'est une totale fiction,et non un témoignage historique,on peut considérer que ce film est très bien fait.
De film en film, l’œuvre de Mélanie Laurent se dessine. Profondément féminine et terriblement tragique. « Le Bal des folles », son quatrième film en attendant la sortie repoussée à cause de la crise de son plus gros projet « The Nightingale », ne déroge pas à cette règle. On nous fait découvrir un sujet méconnu de notre histoire, en l’occurrence la manière dont des femmes présumées folles pour X ou Y raison étaient internées à la Pitié Salpêtrière et servait d’expérience au docteur Charcot, bien connu dans le monde médical pour ses recherches controversées sur la psychose, la neurologie et la schizophrénie. De la même manière, Laurent dresse un constat de la place de la femme dans la société matriarcale du XIXème siècle et effleure aussi le sujet du surnaturel en confrontant avec acuité le monde des esprits et la religion. Un vaste programme parfaitement négocié dont les thématiques lourdes sont rendues parfaitement lisibles, compréhensibles et traitées en profondeur grâce à un travail d’écriture rigoureux. Les dialogues comme les situations sont bien choisis et ont l’effet escompté : instruire, faire réfléchir et appeler au devoir de mémoire.
Laurent a réuni une distribution de très grande qualité pour son « Bal des folles ». Lou de Laâge et elle-même sont parfaites dans les rôles principaux. Intenses et déchirantes, leurs compositions sont irréprochables et leur osmose à l’écran est palpable. Mais tous les rôles plus secondaires sont du même acabit, de Benjamin Voisin en frère complice aux deux autres comédiens mais aussi réalisateurs comme elle que la jeune cinéaste a convoqué : Cédric Kahn en père intransigeant d’abord et surtout l’impressionnante Emmanuelle Bercot en infirmière sévère qui se révèle parfaite de cruauté enfouie dans ce rôle. Beau casting qui fait honneur à un film bouleversant. Une œuvre qui nous montre les errances d’une certaine science sensationnaliste qui réfute toute chose inexplicable ainsi que des femmes brimées par une société tout sauf progressiste. De choisir comme personnage principal une jeune femme qui communique avec les esprits et la confronter à une infirmière cartésienne, bercée à la science, était l’excellente idée du roman et logiquement reprise ici.
Alors certes les manifestations du surnaturel sont parfois maladroites. Laurent a choisi de ne pas montrer et de laisser place à la suggestion. C’est un bon point. Mais de voir Lou de Laâge parlait aux murs est parfois à la limite du ridicule mais ces scènes sont très peu nombreuses, le fantastique restant périphérique au reste de l’histoire. Également, les envolées romanesques de la toute fin ne semblaient pas forcément nécessaires et dénotent quelque peu mais c’est un détail au vu de la force émotionnelle du « Bal des folles ». Qui plus est, Laurent filme de mieux en mieux. Outre la reconstitution fastueuse mais pas ostentatoire du Paris de l’époque, ses plans sont soignés, certains presque semblables à des peintures. Elle joue avec le clair-obscur et la lumière nous offrant de très belles images mais s’éloigne d’une mise en scène trop classique et paresseuse en n’hésitant pas à faire vivre sa caméra comme un personnage au travers de quelques essais pertinents au sein de l’hôpital. Le final, durant le bal, est à la fois terrifiant d’horreur psychologique avec la manière dont ces femmes étaient jetées en pâture à la curiosité malsaine et mal placée et visuellement sublime avec la manière dont il est filmé. Un très beau film féministe entre l’amour et la folie, maîtrisé de bout en bout, déchirant et choquant pour les bonnes raisons.
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Un très beau film superbement réalisé par Mélanie Laurent. Tableau effreyant mais réaliste de la psychiatrie à la fin du XIXème siècle. De plus le film traite avec intelligence de la condition de la femme et avec finesse du deuil. Les acteurs sont bons et bien dirigés.
L’histoire d’Eugénie, une jeune fille lumineuse et passionnée à la fin du 19è siècle. Eugénie a un don unique : elle entend et voit les morts. Quand sa famille découvre son secret, elle est emmenée par son père et son frère dans la clinique neurologique de La Salpêtrière sans possibilité d’échapper à son destin.
C’est une réalisation de Mélanie Laurent qui jouera aussi dedans. Elle va adapter le livre du même nom de Victoria Mas publié en 2019. Le scénario a été écrit avec Christophe Deslandes (Les Adoptés). Le Bal Des Folles est le premier film Amazon Original français.
J’étais partagé car le casting me donnait confiance mais l’étiquette Amazon Original beaucoup moins. Finalement, j’ai trouvé que c’était un bon drame historique.
On va donc être plongé dans la France du 19ème siècle au cœur de l’équivalent d’un hôpital psychiatrique dirigé par Jean-Martin Charcot. Une époque sombre où personne n’était regardant dans ce qui se passait. Comble de ce cynisme, chaque année était organisée le Bal des Folles. Ce film va donc nous montrer le traitement inhumain réservé à ces femmes malades. Elles vont servir de cobaye pour tester des méthodes de traitement. Il y a quelques passages assez chocs.
Cela va nous faire ressentir un sentiment d’injustice envers ses femmes qui devrait être soigné et non maltraité. J’ai apprécié d’avoir cette vision de recul car ça nous permet aussi de nous rendre compte des avancés faites par notre société. Même si elles ne sont pas le centre de l’histoire, on va se prendre d’affection pour ces patientes. Après, aucun cas réellement problématique ne nous est montré.
Le récit va surtout être centré sur Eugénie. C’est avec talent que Lou de Laâge va la jouer. J’avais détesté cette actrice dans Blanche Comme Neige en 2019, mais je dois avouer qu'avec Boîte noire il y a deux semaines, et désormais Le Bal Des Folles, mon avis a évolué. Le plaisir est le même quand il s’agit de voir évoluer Mélanie Laurent en tant que Chef infirmière. Que ce soit individuel, ou quand elles sont ensemble, cela fonctionne très bien.
Par contre, j’ai moins été fan du développement de l’histoire. On nous raconte que Eugénie peut parler avec les esprits mais j’ai trouvé ça se mariait mal au récit. Cela ne va pas non plus être inutile car c’est le point basculant du scénario à plusieurs reprises. Cependant, c’est une donnée pas forcément exploité adroitement. Le décalage entre monde mystique et celui terre à terre de l’hôpital ne fait pas bon ménage. De plus, malgré l’apport du personnage de la Chef Infermière, l’histoire fait souvent du surplace.