Un film assez étrange, assez difficile à appréhender. Cela commence comme une sorte d’histoire ésotérique avec cette jeune fille qui a le don de communiquer avec les défunts , puis on bascule vers une sorte de docu fiction sur le personnage de Charcot et la Salpétrière , une sorte de document à charge , pas très lisible, des moments très durs . Il y a bien sûr une relecture néo féministe de cette époque, même si il parait difficile de juger ou même d’appréhender, , avec les outils contemporains, un fait historique 150 ans après . Très didactique, voir manichéen le film est en plus souvent très lent. La réalisation est pourtant assez classieuse, esthétique et élégante, et des moyens importants sont mis au service de ce film historique : décors et costumes sont à la hauteur. Mais ce manichéisme néo dramatique nuit à ce film qui aurait mérité un scénario plus élaboré, plus balancé. On a plaisir à retrouver Lou de Laâge , excellente, impliquée, toujours juste qui sauve le film et le porte à bout de bras. Une des meilleures actrices de sa génération et qui pourtant qui n’arrive pas à trouver le film qui la fera exploser,
Thèmatique passionnante, actrices très incarnées, injustice palpable... on regrette le côté très manichéen des personnages en particulier masculins (on a du mal à croire qu'ils soient tous aussi méchants et dépourvus si ce n'est d'humanité, au moins d'un sens du médical) J'aurais aussi préféré que le personnage central soit reellement atteinte d'une maladie psychiatrique car, on justifie presque le système en ne la désignant pas comme "folle" mais comme doté d'un don. Quid du sort de toutes les d'autres? Est-ce justifiable de torturer des femmes si elles ont un trouble psychiatrique avéré ? Globalement, film qui manque de nuances.
Mélanie Laurent derrière et devant la caméra nous livre un long métrage puissant, sobre, touchant et révoltant. Lou de Laâge apporte à son rôle, une grâce et une intensité toutes maîtrisées, dans ce drame qui traite de la psychiatrie et des sévices qui furent infligés aux femmes par la doctrine médicale de la fin du 19ème siècle et la misogynie bien trop présente. Poignant.
Film exceptionnel qui retrace extrêmement bien le livre. spoiler: Malgré la scène entre Louise et sont compagnon vers la fin se film n'est pas si triste. De plus la fin est magnifique.
Le film se mettant en place, au début je me suis interrogé, est-ce-que j'accroche à l'histoire et puis nous entrons dans cette clinique ou des choses terribles vont se passer, à partir de là, j'ai été captivé. Les acteurs sont excellents et mention spéciale à Mélanie Laurent et Lou de laâge. Bravo
Dans la France du 19ème siècle, une jeune femme prétendant entendre les esprits est internée de force par son père au sein de l’hôpital de la Salpêtrière pour y faire l’objet d’expérimentation de la part de thérapeutes masculins. Cette plongée glaçante dans le monde psychiatrique de l’époque dénonce bien évidemment le patriarcat ayant court à cette époque par le portrait de deux femmes éprises de liberté. Le film de Mélanie Laurent n’évite pas certains effets dramatiques trop appuyés mais pour autant la réalisatrice fait preuve de beaucoup de maitrise dans sa mise en scène livrant son meilleur film à ce jour. Porté par la prestation incandescente de Lou de Laâge « Le Bal des folles » traite avec force et aussi retenue de la condition féminine.
Bof. Je m'attendais à un film du type de Ghost Whisperer, où la fille VOIT les fantômes pour de vrai pas où elle se met simplement à trembler comme si elle faisait une crise d'épiléspie... Je n'ai pas encore dépassé la moitié mais j'ai vraiment du mal à continuer, surtout que c'est un film français et que je dois le regarder en anglais parce que je ne supporte pas la "douceur" des dialogues en français...
A la fin du 19ᵉ siècle, Eugénie, une jeune fille lumineuse, se découvre un don unique : elle entend et voit les morts. Rapidement, elle se retrouve internée dans une clinique neurologique au milieu de femmes hystériques et folles…
Adapté du roman éponyme (et succès de librairie) de Victoria Mas, lui-même inspiré de faits réels, on se retrouve plongé au coeur d’un drame historique où se mêlent horreurs psychologiques et médicales, sur fond de patriarcat et de science sexiste (les femmes deviennent malgré-elles les cobayes de thérapeutes masculins), au sein de la très célèbre Pitié Salpêtrière, à Paris.
Mélanie Laurent séduit avec ce drame réaliste (dans sa reconstitution), intimiste, féministe et soigné (très belle photo signée Nicolas Karakatsanis). Ce film détonne dans le catalogue d’acquisitions / productions française de la plateforme Prime Video d’Amazon et pour cause, on est devant un "vrai" film de cinéma, puisque celui-ci était destiné à être distribué par Gaumont, avant qu’ils ne se désistent (ils y ont donc mis les moyens). spoiler: On est donc très loin des purgǝs qu’Amazon a pu produire ou acquérir ces dernières années (https://t[POINT]co/0SwxMHIdnJ), on a d’ailleurs perdu en qualité, ce que l’on a gagné en quantité (l’inverse aurait été préférable).
A noter enfin qu’il s’agissait ici de son premier film pour la plateforme de streaming d’Amazon, avant de réitérer quelques années plus tard avec Libre (2024).
J'ai adoré ce film ! Après avoir lu le livre j'avais très peur d'être déçu et comment expliquer que pour une fois, j'ai très clairement préférée l'adaptation cinématographie au livre lui même ? Mélanie Laurent à fait un travail spectaculaire (de plus je dois faire un énorme travail sur l'oeuvre, autant vous dire que ce n'est pas rien). Dénonciation de plusieurs types de dominations, ça permet de comprendre de nombreuses choses mais surtout de voir ce qu'on vécu des femmes oubliées de nos jours! Il faudrait juste que le film soit disponible plus facilement ! Dommage qu'il faut avoir un abonnement sur Amazon
C'est surprenant et de mauvaise augure de voir un film réalisé par Mélanie Laurent débarqué sur prime vidéo au lieu de passer directement au cinéma, en règle général cela veut dire que les producteurs ne croient pas au succès du film, et veulent limiter la casse sur prime. J'ai regardé ce film en reculant, et je me suis dit après le visionnage que ce film aurait mérité une plus grande exposition, les actrices sont à leurs aises et l'histoire est captivante. Ma note 12.5/20 pour ce film réussit
Le film est une bonne adaptation du roman de Fatima Daas, avec des dialogues sublimes ! La réalisatrice dépeint bien la folie, et montre que la frontière ne se situe pas seulement au niveau de qui est interné et qui ne l'est pas. Pour parler d'autres frontières, ce sont celles de genre : les femmes hystériques, des corps nus d'un côté, et les femmes dociles, qui soignent toutes vêtues de l'autre. Et au-dessus d'elles, les hommes, la science, la vérité. Le travail sur les costumes et les couleurs est à souligner. A voir
Le film est long à démarrer, une fois que cela est fait j'ai trouvé le film dure à regarder mais il est prenant et les actrices jouent extrêmement bien, c'est un film très intéressant.
Film porté par deux excellentes actrices (mention particulière pour Lou qui est juste exceptionnelle!). Ambiance lourde, très dure, sale, inhumaine de ce qu'il pouvait se passer à cette époque pour soi-disant "traiter". Très bien montré et mis en avant dans ce film
Un très beau projet mené par Mélanie Laurent, très profond, très intéressant et qui nous guide avec révolte cette période si peu mise en scène et pourtant au combien riche. Le développement des personnages est puissant, c'est esthétique et prenant.
Malgré quelques maladresses dans la mise en scène et un jeu parfois caricatural de certains personnages, ce film d’une femme - Mélanie Laurent - sur l’oppression masculine dans la société française de la fin du 19ème siècle, est un coup de poing vigoureux à la figure de tous les Charcot et autres charlatans médicaux bouffis de certitudes. Les décors de la Salpétrière, asile-prison pour femmes, semblent inspirés du célèbre tableau naturaliste de Brouillette (1887) figurant la Leçon du grand Professeur et plongent le spectateur dans le mouroir institutionnel où l’on enfermait à la fois de vrais malades et d’autres femmes éprises de liberté dont voulaient se débarrasser les familles, telle Camille Claudel. Le scénario est un peu court - l’héroïne à des visions - et n’apparaît que comme un prétexte à la dénonciation de l’oppression patriarcale, ce qui manque un peu de rebondissement, la fin étant une version idyllique de ce qui pourrait survenir en conclusion d’une telle épreuve. A voir au moins pour une Lou de Laage transfigurée par le rôle.