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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 septembre 2021
Tout simplement sublime! Je ne connais pas ce réalisateur, ni aucun des acteurs de ce film qui mêle humour déganté, personnages improbables, émotion et action dans un scénario original et très bien ficelé. Un pur moment de bonheur, à voir absolument!
On reconnaît plus le style du réalisateur, des personnages plus ou moins fragiles, fracassés par la vie, au destin fissuré, des hommes psychologiquement instables. Et comme toujours le réalisateur s'applique à mêler le drame au rire, toujours sur la tangente. On reconnaît aussi le soin apporté au scénario, à la fois minutieux et malin, qui nous mène par le bout du nez jusqu'à un twist bien amené et qui apporte une dernière dose de tension. Ainsi le récit fourmille d'idées géniales comme les "amis" un peu dingues qui s'improvisent psychologues, le moins crédible un fusil à la main s'avère le plus surprenant, jusqu'à ces séquences d'action aussi brutales que réalistes, sans fioritures sans omettre l'impact psychologique de tels faits. On pourra juste être un peu déçu par une fin un peu facile, invraisemblable sur le fond mais qui reste tellement attachante. Anders Thomas Jensen signe un premier film d'action judicieux et efficace, qui brasse les genres avec génie avec en prime un quintet d'acteurs au diapason absolument tous géniaux. Un vrai très bon moment. Site : Selenie
Film à voir absolument. Après un début marrant, vingt minutes glacantes. Puis de la déconne. Puis des scènes de violence froide. Puis des scènes burlesques. Puis beaucoup d'émotion et de profondeur. Bref, embarquez pour ce train fantôme, avec des successions de sensations contradictoires. Réalisation et interprétation virtuose.
Du très très bon cinéma. Un excellent drame psychologique avec de l'action, le tout lié à une thérapie de groupe qui laisse le spectateur abasourdi. Un film rare à voir absolument
"RIDERS OF JUSTICE" ou les codes du cinéma scandinave sous son plus beau spectre : glaçant mais hypnotisant. Un scénario peu brillant, mais réalisé avec une telle mise en scène, qu'il devient difficile de ne pas rester saisi de stupeur jusqu'au déroulé final... Ce dernier restant néanmoins décevant.
Le film nous interroge sur un sujet intéressant, les conséquences. Et c'est par l'humour que ce sujet est abordé et c'est plutôt réussi. Un éventail de personnages se greffent au fur et a mesure et leur personnalité sont charmantes. Seul petit bémol, il y a un peu trop de scènes tournées sur les sentiments.
Je pensais voir un n-ième film de vengeance. Que ni ni. Tout cela n'est un prétexte pour que se rencontre tout un tas de personnages très divers et très variés, bourré d'apriori en tout genre. Cette histoire m'a captivé de bout en bout. On ne s'ennuie jamais. C'est à la fois touchant et bourré d'humour. Comme disait Coluche, les statistiques permettent à tout le monde avec les mêmes chiffres de tirer des conclusions opposées.
Histoire de coïncidence, de deuil, de vengeance, de statistiques et de reconstruction.
La réunion malgré elle d'un groupe de personnages atypiques (et impeccablement interprété) et de leurs blessures intimes à chacun. Une nouvelle production danoise réussissant l'exploit de l'équilibre fragile entre drame, humour et violence. Et une belle surprise que je vous recommande.
Avec Anders Thomas Jensen, on navigue en terrain connu : des inadaptés sociaux, brisés par la vie, qui se rencontrent et finissent par devenir indispensables les uns pour les autres. C'est sombre, mais aussi touchant et terriblement drôle. Même si dans le ton, on reconnaît bien l'auteur des bouchers verts et d'Adam's apple, on se laisse surprendre. Formidable !
Un militaire déployé, Markus, rentre chez lui au Danemark après le décès de sa femme dans un accident de train. Il doit s'occuper de leur fille adolescente, Mathilde. Bientôt, Markus découvre que le déraillement ferroviaire qui a coûté la vie de sa femme n'est peut-être pas un malheureux accident...
C’est une réalisation de Thomas Jensen qui avait remporté l’Oscar du Meilleur court métrage pour Election Night en 1999. Le scénario de Riders of Justice a été écrit par lui
Quand on voit Mads Mikkelsen, à l’affiche, c’est souvent une valeur comme cette comédie noire qui est excellente.
Ce film va mélanger de manière habille l’humour et le macabre. J’adore ce style de comédie. Elles ne sont jamais évidentes à faire car l’équilibre doit être méticuleux au risque de faire un flop. Le cynisme est au rendez-vous avec des passages tellement immoraux que ça en devient drôle. J’ai énormément rigolé. Dans le genre rire de la mort et de la violence, cela m’a fait penser à C'est Arrivé Près de Chez Vous (1992) mais en beaucoup moins trash.
Par contre, c’est là où est la force de cette comédie. On va s’amuser de bon cœur de toute cette situation, mais le film va tout de même au-delà. Il y a des passages beaucoup plus dramatiques et touchants. Je pense notamment dans la relation de Markus avec sa fille. Difficile de faire face au deuil quand on se rend compte qu’on se connaît finalement à peine. Il y a tout un travail sur leurs relations que j’ai apprécié.
Cela montre que Riders of Justice a réussi parfaitement à travailler le fond de son propos. Ça se ressent aussi avec un scénario très bien construit. J’ai trouvé l’histoire prenante pour savoir si c’est un accident ou volontaire, puis les conséquences de tout cela. On ressent de la tension et tout le cheminement sur les hypothèses est clair. J’adore ce côté légèrement scientifique qui prend totalement à contre-pied de la violence qui s’émane de Markus. Grâce à lui, on aura des scènes de combat géniales.
Les personnages de ce film qui m’ont emballé. Ils ont ce côté attachant qui donne envie de les suivre. Déjà avec Markus pour la peine qu’il doit ressentir. Mads Mikkelsen est fantastique dans ce rôle mais ce n’est pas une surprise. Les informaticiens qui vont l’accompagner pour l’occasion aussi sont géniaux. Chacun d’eux va apporter sa pierre à l’édifice. Ils vont avoir leurs histoires personnelles qui sont émouvantes. On ne va pas creuser loin, mais suffisamment pour comprendre leur mal-être. Nikolaj Lie Kaas livre d’ailleurs une belle performance. La jeune Andrea Heick Gadeberg est aussi une belle surprise.
Y'a des petits cadeaux comme ça qui tombent sans crier gare, vous font apprécier pleinement l'instant présent avant de vous ramener quelques années en arrière. Riders of Justice, avec son titre à voir débouler Chuck Norris et Lorenzo Lamas est de ceux là. C'est pourtant l'ultra bancable et quasi-constant gage de qualité (Chaos Walking, sort de ma tête) Mads Mikkelsen qui s'y colle ici, sur une affiche aux allures de justice sauvage et solitaire façon vigilante implacable. L'acteur Danois campe Markus, un militaire et un père absent. Démobilisé de force suite à la mort de son épouse, il se retrouve, lui, son absence d'empathie et son pragmatisme à toutes épreuves, aux prises avec sa fille adolescente. Alors qu'elle ne sait que faire de ses émotions face à ce drame à une période charnière de sa vie, lui se mure dans le silence. Heureusement pour eux et leur relation chaotique, un capital sympathie et humour noir va débarquer dans leur vie sous la forme d'un trio aussi tristement charismatique que dysfonctionnel : Otto, Lennart et Emmentlhaler. Armés de leurs raisonnements, de leurs chiffres "beaucoup trop grands", de leurs probabilités et d'une envie folle de sortir de leur quotidien, ces informaticiens, persuadés que l'accident de train ayant coûté la vie à la femme de Markus n'en est pas un, vont lui amener les coupables sur un plateau. Une aubaine pour un homme qui ne savait nullement comment gérer cette situation.
A travers les personnages qu'il ne manque pas d'étoffer au fur et à mesure de l'action, Anders Thomas Jensen dont c'est le cinquième film nous fait naviguer perpétuellement entre comédie noire et caustique, comique de situations grotesques et improbables, et film de vigilante. Et il faut avouer que le mariage de ces deux styles est plutôt réussi grâce à cette équipe de névrosés et aux divers événements ponctuant leur quête de vérité. La cohabitation est jubilatoire car derrière le but commun qu'ils se trouvent pour des raisons qui leur sont propres, chacun découvre l'autre sans pour autant tenter de lui plaire. On reste campé sur ses positions, on se tient tête, mais justice sera faite, aussi sauvage soit-elle. Et de divergences d'opinions à quelques poings dans la gueule bien placés, on se marre autant qu'on s'attache à ce quatuor atypique et aux éléments rapportés qui gravitent autour d'eux.
Anders Thomas Jensen frappe donc juste en filmant ce deuil improbable aux allures de croisade loufoque et rédemptrice. Assez pour que je m'intéresse à ce qu'il a pu faire au préalable et oh surprise, me voilà de retour 15 ans en arrière. L'homme est aussi le réalisateur du cynique et drôlement malaisant Adam's Apple, film à l'humour noir impitoyable et propice à déclencher des fous rires nerveux, mais aussi, dans la même veine des Bouchers verts. On y retrouve d'ailleurs la même équipe. Et la surprise que représentait ce Riders of Justice et son ton si froidement agréable prend brusquement tout son sens. Bref, si vous êtes sensible à tout cela, ce n'est pas un film que je vous conseille mais un réalisateur. Quant à moi, j'ai visiblement un léger trou à combler dans sa filmographie.