Une ambiance d’Occupation, de persécution antisémite, de population tétanisée, c’est-à-dire qu’il est encore trop tôt pour que l’esprit de Résistance se soit éveillé. Tout comme il n’y a pas encore vraiment davantage non plus de notion ou tableau de Collaboration ou pas. Le contexte historique est figé, presque pas développé, car ce n’est pas le propos direct du film. Ceci, sur le plan de la mise en scène, en raison du confinement lié à la pandémie qui a empêché de tourner des scènes extérieures avec un grand nombre d’acteurs et de figurants, nous précisent les « Secrets de tournage ». A la place, le huis-clos de cet atelier-boutique de joaillier et des rues désertes aux commerces dont les rideaux de fer sont tirés. Détails intéressants dont le cinéphile se souviendra et qui apportent une touche particulière alimentant une ambiance pesante. Une unité de temps, de lieu, d’acteurs comme au théâtre alors que le scénario n’était initialement que vaguement inspiré d’une pièce. Le spectateur observe, passif au moins autant que l’exprime le jeu des acteurs. Il n’y a pas vraiment d’intrigue. Seulement un contexte. Trois personnages subissant chacun à leur façon la situation qu’aucun n’a voulu, en tout cas pas imaginée comme ça. Et puis vient le rebondissement dans le dernier acte comme dans une bonne pièce de théâtre. La surprise et l’étonnement du spectateur ne fonctionneront qu’une fois s’il doit revoir plus tard ce film mais, sur le coup, ça fait son effet et l’attente d’un rebond qui a précédé n’aura pas été vaine. Mais on n’en dira pas plus ici.
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2,5
Publiée le 3 mars 2024
Drame sobre et èmouvant, sans reconstitution d'èpoque, où tous les acteurs sont convaincants! En particulier Daniel Auteuil qui joue un bijoutier juif parisien au mains d'or! Et Sara Giraudeau, remarquable dans le rôle de l'èpouse Mercier dont le mari ne se comporte pas très bien sous l'Occupation allemande! Au dèbut, on n'a pourtant de l'empathie avec le personnage de Gilles Lellouche, on suit d'abord sa progression puis sa descente aux enfers! il est bien question d'adaptation d'un bestseller thèâtral ici, mais sous la forme d'un huis clos psychologique! Fred Cavayè garde finalement le point de dèpart d'une pièce rèputèe en allant dans une direction diffèrente, à savoir de quel degrè de noirceur l'âme humaine est-elle capable! C'est un peu simpliste et acadèmique, mais le tout est rattrapè par le jeu intense de Daniel Auteuil et Sara Giraudeau! A voir surtout pour eux...
Au sein de la production cinématographique française actuelle “Au revoir Monsieur Haffmann” réchauffe le coeur montrant qu’il y a encore quelques cinéastes et quelques acteurs qui ne gâchent pas leur talent dans des productions indignes comme en sont inondés les écrans depuis maintenant deux bonnes dizaines d’années, la situation allant malheureusement en empirant avec l’arrivée de quotas non officiels mais bien présents et les prescriptions sociétales de toutes sortes qu’il convient de faire entrer dans les cerveaux. Daniel Auteuil mis à part quelques errements que l’on peut lui pardonner ne consent pas comme beaucoup d’acteurs de sa génération et de celle qui la précède à prendre le risque que de sa brillante carrière ne subsiste plus dans les mémoires que des comédies abêtissantes. Démarche encore plus méritoire pour Sara Giraudeau qui n’a pas le background de Monsieur Auteuil devenu pour un film Monsieur Haffmann, bijoutier jspoiler: uif parisien obligé de fuir la capitale à cause de la politique de déportation menée par le régime nazi. Ayant envoyé au préalable sa famille en Zone Libre, il vend son magasin à titre gracieux à son ouvrier (Gilles Lellouche) avec la promesse de le récupérer à la fin de la Guerre en échange de son aide pour installer à son compte celui qui l’aura aidé . Pari risqué mais forcément compréhensible quand les vies sont en jeu. Monsieur Haffmann ne parvient pas à prendre le train pour rejoindre sa femme et ses enfants. Il revient donc à son magasin où son ouvrier devenu propriétaire et son épouse (Sara Giraudeau) vont devoir le cacher dans le sous-sol de l’échoppe. Le scénario écrit Fred Cavayé et Sarah Kaminsky d’après la pièce éponyme de Jean-Philippe Daguerre met à profit un huis clos particulièrement étouffant pour analyser comment les comportements peuvent prendre une tournure à priori inattendue dans un contexte exceptionnel mettant à rude épreuve l’équilibre psychique et en cascade les convictions ou pire encore les principes moraux élémentaires. Ici à partir d’une demande plutôt incongrue faite par François Mercier à son ancien patron, les choses vont virer à la catastrophe. Habilement par empilement progressif de petites lâchetés, de jalousie mal placée et de renoncements vite excusés par celui même qui les commet, le scénario montre comment chacun des trois protagonistes se révèle à lui-même. On pourra objecter que l’intrigue à trop vouloir emprunter le chemin qu’elle s’est choisi est assez rapidement prévisible. Mais la démonstration faisant mouche, on pourra pardonner les petits défauts qu’elle est obligée de supporter. Enfin, le jeu des acteurs aide grandement à la force de cet Adieu..... Daniel Auteuil avec la sobriété qui lui est coutumière est bien sûr parfait. Sara Giraudeau sans doute plus brillante que ses deux prestigieux géniteurs n’a pas son pareil pour faire passer les émotions sur son visage de femme-enfant au sourire qui emporte tout. Enfin, Gilles Lellouche qui se disperse sans doute un peu trop depuis qu’il a atteint la popularité, endosse avec conviction le rôle le plus compliqué. Bravo Monsieur Cavayé !
Toujours intéressant de voir un film sur cette époque avec des gens ordinaire. Maintenant , étant quasi un huis clos, il ne se passe pas grand chose de plus que ce que laisse voir la bande annonce sauf la fin.
Adapter la pièce de théâtre aux 4 molières mérités risquait de donner le résultat que donne souvent les adaptations de pièces de théâtre, un sentiment de spectacle filmé et figé. Il n'en est rien. Le réalisateur offre un véritable suspense à huis-clos sur les trois niveaux de cette petite bijouterie, cave, boutique et appartement. " Adieu monsieur Haffman " , servi par un trio de comédiens excellents s'aborde comme une tragédie moderne. Le salaud collabo malgré lui, l'épouse perdue qui va s'émanciper, et la victime d'une guerre sordide qui voit tout s'écrouler. Mais là où la pièce donnait une orientation totalement noire et sans espoir, l'adaptation cinématographique choisit un souffle d'espoir et une morale plus positive. Le scénario a donc été totalement réécrit, tout en conservant la trame originale. Du bon cinéma.
excellent film ! des acteurs qui habitent leurs personnages... un scénario que l'on pourrait croire convenu mais qui nous accorde de très belles surprises.. une montée en puissance de chaque protagoniste qui nous montre le meilleur et le pire chez l'être humain A voir IMPERATIVEMENT !
Long très long. Peu d'émotion. Et le problème d'adapter une piece de théâtre, ça ne fait pas assez cinema. Et le pire je n'ai eu aucune empathie pour les personnages. Pour moi c'est raté.
Un joaillier juif (Daniel Auteuil) demande à son employé (Gilles Lellouche) de le cacher pendant l'occupation allemande, Fred Cavayé adapte un huis clos théâtral sur la transformation d'un homme honnête en salaud pendant une période terrible, le film manque un peu de tension et d'émotion malgré quelques moments touchants entre Sara Giraudeau et Daniel Auteuil.
Fred Cavayé a su distiller un suspense qui monte crescendo pour un dénouement inattendu, le tout bien adapté du roman éponyme. L'interprétation de Gilles Lellouche est magistrale de même que celle de Sara Giraudeau. Une mise en scène solide, une réalisation sobre font de ce Monsieur Haffmann une belle réussite. On regrettera quelques longueurs par moment mais qui n'entachent en rien le tout.
Porté par un casting de grande qualité, Adieu Monsieur Haffmann est un superbe film qui nous montre une fois encore les ravages de la guerre. La bande annonce du film donnait l'impression d'avoir déjà vu le film et bien détrompez-vous, vous n'avez rien vu. Le film distille énormément d'éléments tout au long de sa narration. La construction des personnages est incroyable. Daniel Auteuil est parfait, Gilles Lellouche libre une magnifique performance et Sara Giraudeau est tout simplement excellente dans ce rôle qui lui va comme un gant. La réalisation est belle et soignée. Un film important qui mérite d'être vu.
Comment l'être humain peut-il se révéler dans une situation extrême, et en quoi l'intelligence, même limitée n'a-elle rien à voir avec la morale (sinon tout irait bien...) ? Sorte de huis-clos qui n'a rien de théâtral malgré l'origine du scénario, servi par une réalisation intelligente et des acteurs au cordeau. Avec une mention spéciale à Sara Giraudeau, qui transcende son rôle de potiche nunuche, qu'elle a pourtant l'habitude de jouer.
Daniel Auteuil, Sara Giraudeau, et Gilles Lellouche extra dans leur rôle un bon scénario qui rappelle le rythme de cette période très compliquée pour cette population qui ne méritait pas ça plus que les autres .Très bon film
Un drame en demi-teinte sur la naissance annoncée d'un salaud, porté à bout de bras par ses comédiens, desservi par son scénario remâché. La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Entre "Au bon Beurre" et "Le Dernier Métro", "Adieu Monsieur Haffmann" est un de ces petits naufrages mélodramatico-historique dont le cinéma français s'est fait une spécialité: contexte historique obligatoirement poignant, acteurs "monuments" surjouant en permanence (Auteuil presque aussi insupportable que Lelouche, pourtant lauréat du lourdingue), mise en scène poussive et sans idées, on est prié de s’émouvoir à chaque plan.