Un film d'espionnage digne de ce nom se doit de garder une certaine opacité dans le déroulement de son récit, à l'instar du double jeu de ses protagonistes. Plus que par son intrigue, O2 (Dawn of War) se voit sans déplaisir grâce à une belle reconstitution du Tallinn de 1939, peu avant l'invasion de l'Estonie par l'URSS. L'interprétation manque d'homogénéité mais la mise en scène se révèle efficace, en dépit du brouillage de l'intrigue, laquelle serait en partie véridique, historiquement.