Les Herbes sèches
Note moyenne
4,0
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137 critiques spectateurs

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kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2023
La chronique existentielle d'un prof dans la Turquie rurale.... C'est très bien écrit, tellement qu'on fini parfois par ne plus croire ce qui sort de la bouche de certains personnages, notamment la jeune Sevim... Et ça digresse intellectuellement sur les choses de la vie, ça se morfond, ça s'ennuie... A un, à deux, à trois, à quatre... Dans le premier tiers du film, on croit partir sur un drame puis on repart sur les digressions existentielles, entre deux remplissages de bouteilles d'eau de source... Le personnage de Naray est très touchant mais dieu que son bavardage avec Samet est long ! A la fin, on est quasiment dans "Jules et Jim", d'ailleurs. Ceylan sublime ses personnages dans leur désarroi, leur vision du monde et leur rapport aux autres mais il en fait un matériau contemplatif beaucoup trop gros. Du coup, sur les trois heures, il pouvait en retrancher une voire au moins 45 minutes. Sinon, on retrouve formellement chez lui les gimmicks du cinéma de Tarkovski : longs plans séquences, panoramiques épurés... Mais transcendé ici par une photo magnifique. Au final, "Les herbes sèches" est un singulier voyage intérieur qui peut fasciner ou ennuyer.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2025
Un professeur d’école travaillant dans un village reculé d’Anatolie en Turquie désabusé par sa profession et la vie à la suite d’accusation de harcèlement sexuel évolue grâce à la rencontre d’une enseignante. Ce long-métrage de Nuri Bilge Ceylan convoque l’étroitesse d’un lieu isolé avec le superbe d’une photographie naturaliste aux paysages saisissants. Le mordant des dialogues écrits avec intelligence viennent ponctuer les nombreuses interactions verbales entre les protagonistes de ce récit d’où émane pour autant un silence assourdissant. Cette contraction de l’écoulement du temps et des désirs s’évanouissant avec les occasions manquées plonge le récit dans une contemplation mélancolique fascinante tant la construction filmique du film est maitrisée par le cinéaste en dépit de la durée fleuve de son œuvre.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2024
3.5 sur la première partie, l'ensemble à 3
Il est quand même difficile d’appréhender ce genre de film qui sur la longueur ( 3 heures ) ne tient pas les rênes d’un scénario bavard et à la longue un peu confus. Il est question d’une amitié entre deux professeurs qui va s’émousser en raison d’une affaire litigieuse au sein de leur établissement. Le regard sur les relations entre les deux hommes, lié à celui d’une éducation scolaire me parait le plus intéressant dans ce récit dont l’esprit s’échappe complètement lorsqu’il est question d’un triangle amoureux. A l’origine le réalisateur semblait partir sur les rapports hiérarchiques dévoyés vers une oligarchie sans fondement. L’attitude du principal et du recteur ne manquent pas d’à-propos au moment d’exposer les faits reprochés aux deux hommes. Mais ce n’est qu’une parenthèse pour disséquer ensuite l’âme humaine , ses travers, ses contradictions, jusqu’à la confusion des sentiments dans ce trio qui parait se perdre lui-même à force de logorrhée intempestive. La jeune femme qui dévie la trajectoire du film , s’empare d’une distinction cannoise, un peu surprenante, et nous laisse sur l’attente d’un dénouement tout autre. Trois heures plus tard …
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2023
Un film musclé politiquement, philosophiquement et esthétiquement. Deux histoires dont on ne voit pas bien le rapport sauf au prix d une analyse poussée mais deux histoires aussi intéressantes l une que l autre. Des images sublimes et des personnages remarquables.
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2024
Excellent & à voir en prenant son temps comdab et comme il faut 100 caractère et que j' ai juste envie de NOTER ce Film, je vais donc me Répéter : Excellent & à voir
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2025
J'ai trouvé que ce film, ou ce conte devrais-je peut être dire, est assez difficile à regarder. Non seulement c'est un très long film, mais en plus son scénario n'invite pas à la légèreté. Je n'ai pas vu les précédents films de Nuri Bilge Ceylan, et peut-être faut-il aussi s'acommoder de son style lent et personnel? Car en effet, ce film turc nous plonge en plein hiver dans un coin de montagne où il semble neiger tout le temps. C'est loin des clichés qu'on peut avoir sur la Turquie. Les paysages, lorsqu'il y a du soleil sont magnifiques. L'histoire racontée par contre est celle de tous les jours, la vie normale, de trois professeurs qui vont finir par former un ménage à trois un peu bancal sans qu'on sache véritablement où le réalisateur veut nous emmener.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2023
Derrière la rudesse de la vie et les êtres bourrus ou cyniques que le film nous montre, se cache parfois la lumière, représentée ici par Nuray (l’actrice Merve Dizdar, prix l’interprétation féminine à Cannes). Elle incarne une professeure, fortement engagée à gauche, amputée d’une jambe suite à un accident, et qui cherche à se reconstruire à travers des rencontres amicales ou amoureuses.
Mais pas question pour autant de légèreté dans ce film très sérieux de bout en bout, où les personnages devisent sans cesse sur la vie, l’avenir, le passé, sur les autres, avec, en fond, les questions du bien du mal, de l’individualisme et du collectivisme.

On pourra regretter toutefois que le film reste assez nébuleux, avec un récit découpé à l’extrême, se révélant parfois frustrant, et qui s’attache avant tout à dresser le portrait de personnages complexes, parfois au détriment de l’histoire.
Reste, comme toujours, les superbes images du réalisateur, que ce soit à travers ses plans séquence ou ses photos d’autochtones prises par le personnage principal du film... et aussi le souvenir d'une scène étonnante, d'un décrochage fictionnel momentané, presque surréaliste, et qui interroge longtemps après le film quant aux raisons de ce choix.
https://www.benzinemag.net/2023/07/30/netflix-cash-un-film-darnaque-du-tonnerre/
francoisjhn
francoisjhn

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2023
Le scénario est très lent, l'histoire intéressante et le jeu d'acteurs très bon. Même si je ne comprends pas trop la récompense pour Merve Dizdar, qui est à l'écran une trentaine de minutes (pour un film de plus de 3 heures).
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2025
Lu l'ensemble des critiques (résumés) avant de noter définitivement. Film vu à la télé en 3 fois 3heures,, je n'aurais jamais supporté 3h de cinéma... Que dire? Belles images, oui, une région perdue à l'est de la Turquie, oui, des personnages perdus, amers, et pourtant jeunes! Une intrigue simple: accusations de gamines envers 2 de leurs profs, rencontre des 2 mêmes avec une jeune femme militante et mutilée... Le tout un peu perdu dans des dialogues denses, parfois ennuyeux, parfois passionnants ( le dîner en tête à tête); des bizarreries : plans fixes de photos, personnage sortant du decor, literrallement, bref des coquetteries ? La critique française est dithyrambique, mais gardons notre calme... Non ce n'est pas un chef d'oeuvre, c'est long, lent, trop, avec une fin laborieuse. Le film aurait mérité d'être resserré auprès de ses 3 personnages principaux qui apparaissent finalement tels des ombres imprécises , sans humanité ou si peu...
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2023
Superbe...

Il est des films qui durent une une heure trente et qui sont si longs... Celui-ci dure plus de trois heures et le temps passent lentement dans une certaine torpeur. Torpeur propice au long hiver anatolien où deux enseignants partagent un logement. L'un en attente de pouvoir demander sa mutation, l'autre car c'est sa région, sa terre. Le temps pourrait s'étirer ainsi si ces deux professeurs n'étaient acc
gerald b.
gerald b.

17 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2023
Je ne connaissais pas le cinéma de Nuri Bilge Ceylan que je vais m'empresser d'approfondir.
En suivant le cheminement d'un homme, en se mettant dans ses pas, le réalisateur turc creuse les affres de l'âme humaine tout en brossant un portrait de la Turquie profonde. Chaque séquence nous emmène dans un nouveau propos comme une succession de films dont on comprendra peut-être la logique à la fin, une fois la neige disparue et qu'on reverra la couleur de l'herbe. Des belles images, une tension permanente, des acteurs irréprochables. Pour moi, il y a quarante cinq minutes de trop dans ce long long long métrage. Certaines scènes sont vides, certains dialogues ne sont pas indispensables. Je trouve que ce non-rythme dilue l'intensité de la narration et ne sert pas le propos.
Sinon, c'est âpre, parfois aride, toujours profond, subtil. Ce n'est pas sans rappeler la géographie de l'Anatolie. Gros coup de coeur pour Merve Dizdar, son interprétation et son rôle servi par des dialogues d'une puissance vertigineuse. Une performance justement récompensée à Cannes.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2023
Un film bien joué intéressant qui montre toute la difficulté du métier d'enseignant confronté aux délires des adolescents et laissé dramatiquement seul par tout le monde face aux mensonges sous entendus et accusations.....
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2024
Souvent, dans le cinéma de Nuri Bilge Ceylan, les personnages, loins d'Istanbul se morfondent. C'est encore le cas dans "Les herbes sèches" où les personnages principaux, des enseignants, sont comme exilés dans un village de l'Est glacial et couvert de neige, en espérant une mutation prochaine.
Bilge Ceylan, d'entrée, donne le sentiment d'un no man's land hostile et de personnages écrasés ou accablés par leur existence, persuadés peut-être de leur inutilité. C'est le cas de Samet, instituteur du primaire qui attend de pouvoir enfin quitter cet endroit où chacun s'étiole, résigné ou pas.
Le fim dure plus de trois heures et Bilge Ceylan prend tout son temps pour observer la vie morose du village et le film n'est pas sans langueurs, même lorsque différents incidents modifient, à peine, le cours de l'existence de Samet. Le cinéaste, conformément à son style, déploie une large réflexion philosophique, imagée ou dialectique (ainsi cette longue discussion entre Samet et une collègue sur l'engagement et la solidarité).

Pour ma part, je retiens surtout, à travers le personnage de Samet, l'idée de cohabitation du bien et du mal en un seul être, et ce que les deux mensonges d'apparence anodine de Samet, principaux ressorts dramatiques du film, ouvrent de perspectives sur sa personnalité, et par extension sur chacun de nous. Toutefois, il n'est qu'à lire les commentaires critiques, à propos de la portée philosophique du film, pour se rendre compte de la diversité des interprétations et du centre d'intérêt de chacun...
Sans doute, le cinéma de Bilge Ceylan est complexe et habité. La photographie, toujours superbe, introduit un sentiment de hiératisme. Toutefois, je mettrai "Les herbes sèches", relativement bavard, en dessous de "Il était une fois en Anatolie" et "Le poirier sauvage" parce que j'avais particulièrement aimé dans ces deux films leurs silences douloureux.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2024
Les films de Nuri Bilge Ceylan sont des “films de festival”, des rouleaux compresseurs existentialistes de plus de trois heures, dont chaque plan est cadré à la perfection, dont chaque silence est lourd de sens, dont chaque argumentation philosophique prend la forme d’une succession de champ/contrechamp entre les duettistes dont on se rend compte, vingt minutes plus tard, lorsqu’il se termine, qu’elle était franchement passionnante. Les films de Nuri Bilge Ceylan, visuellement, sont des chef d’oeuvre : même si vous n’aimez pas les drames, même si vous n’y connaissez rien en techniques du cinéma, même si vous préférez le numérique, vous ne pourrez pas faire autrement que de trouver ça à la fois simple, sobre et magnifique. Il y a aussi un thème central : dans une village enneigé d’Anatolie, l’enseignant Samat est accusé de contacts inappropriés avec une de ses élèves. Il faudra presque deux heures pour que survienne cet élément disruptif mais de toute façon, ce n’est pas pour autant que ‘Les herbes sèches’ deviendra un équivalent turc de ‘La chasse’ de Thomas Vinterberg. Comme à chaque fois, beaucoup d’autres thèmes viennent se greffer à celui qui fait bouger les lignes. Il y a le côté antipathique de Samat, qui vient d'Istanbul, considère les gens du coin comme des arriérés et ne se résout pas à faire profil bas. Il y a ce triangle amoureux avec son ami Kenan et une autre enseignante, Nuray, handicapée suite à un attentat, qui voit Samat ne s’intéresser à la jeune femme que lorsqu’il a l’impression que celle-ci s’intéresse davantage à son co-locataire. Il y a cet interminable débat sur la manière de vivre selon ses valeurs politiques, l’idéalisme un peu désabusé de Nuray s’opposant au cynisme et à la désinvolture assumée de Samat. Quand on termine un film de Nuri Bilge Ceylan, on a un peu de mal à déterminer quel était sa principale raison d’être : on pénètre dans un univers riche de nuances, de symboles et de non-dits, un peu comme la saison condensée d’une série, mais en nettement plus esthétique et dans laquelle on finit par s’installer avec une certaine familiarité. Excepté l’extrême justesse dans le décryptage des rapports humains, de leurs paradoxes et de leurs contradictions, il est impossible de résumer un tel film-monde en quelques lignes, tout au plus aura-t-on compris dans les ultimes minutes la signification poétique du titre. ‘Les herbes sèches’ est peut-être du cinéma de festival mais peu de cinéastes savent aussi bien conjuguer plaisir esthétique et plaisir intellectuel au sein d’un seul film.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2025
S'il faut étirer la moindre scène à l'infini et en faire un film de 3h20 pour etre un génie alors Ceylan est génial. Ayant enregistré ce pensum il m'a fallu 3 soirées pour en venir à bout. L'intrigue ne débute qu'après 1 heure, il en faut 2 pour que la part d'ombre du personnage principal apparaisse et 2h50 pour voir apparaître les herbes sèches de l'été, le reste du film se passant dans l'hiver blanc et rude d'Anatolie. L'histoire est un mix des "Risques du métier" et de "Jules et Jim", gâchée par cette inutile lenteur et des dialogues philosophico-politiques interminables. A noter (spoiler) un bizarre et inutile tour dans les coulisses du film avant la scène d'amour et des belles photographies de personnages incrustés par-ci par-là qui démontrent, pour moi, plus un talent de photographe que de réalisateur (il lui faudrait apprendre à progresser dans le montage pour faire plus court!). Très surévalué.
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