Pacifiction - Tourment sur les îles
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204 critiques spectateurs

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Bonpublic
Bonpublic

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 novembre 2022
J'attendais énormement de ce film aprés avoir écouté une émission à la radio, ambiance lancinante, Benoît Magimel magnétique , longueur exeptionnelle du film (prés de 3 heures) tout ca m'a donné l'eau à la bouche!
Pshiiiit !comme a dit Chirac un jour, mon dieu quel déception.
En gros ce film n'est pas monté, c'est une succession de plans la plupart du temps sans queue ni tête.
Un portrait du consul général de Tahiti qui aurait pu être fait par France 3 et qui serait passé aux infos sur une durée de 3 minutes sauf que là ca dure 160 minutes! Quelle purge!
Benoît Magimel en roue libre qui improvise plutôt pas mal d'ailleurs bien qu'il se "Depardieuise" physiquement...
Les autres "acteurs"? Sergi Lopez -le seul connu- doit dire un seul mot dans le film, je ne me souviens plus si c'est "bonjour" ou "d'accord".
L'actrice transgenre Pahoa Mahagafanau est plutôt touchante. Pour le reste ils ont pris des gens dans la rue et basta.
L'amiral... no comment, aussi ridicule, mauvais qu'improbable, erreur de casting.
Des séquence tellement mal mis en scène que s'en est génant de médiocrité.
On dit que le réalisateur travail "à l'oreille" sans regarder les plans (je confirme) pour trouver le justesse des dialogues; je lui apprends aujourd'hui qu'il est malentendant (personne ne lui a peut être fait remarqué).
Trés trés décu, attendre la fin est un supplice aprés déja deux heures passées a chercher ou est le film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 novembre 2022
Interminable... cinéma expérimental. Un réalisateur qui se fait plaisir ... de belles images et bien joué. Mais je ne recommande pas ce film. Trop long, il ne se passe pas grand chose en 2h45...
Bart Sampson

416 abonnés 857 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 novembre 2022
Certains films posent un véritable cas de conscience cinéphile.
« Pacifiction : Tourment sur les Îles » du réalisateur Cannois-compatible Albert Serra en est un parfait exemple.
D’une beauté formelle évidente (il a reçu les plus beaux éloges de la presse dite pointue), il témoigne du talent d’un faiseur d’images. Cadrage, photographie, travelling sont parfois renversants mais….parce qu’il y a un mais…un scénario indigne* bourré de cliché (j’ai compris le titre « Pacifiction » comme un demi aveu du manque de crédibilité de l’histoire) et surtout une direction d’acteur qui part en roue libre.
La plupart des acteurs polynésiens sont amateurs et même si parfois le charme opère à l’écran, à d’autres moments on aurait envie de souffler à l’oreille du réalisateur que trop d’amateurisme nuit au spectateur. Quant à Benoît Magimel j’ai eu l’impression qu’il carburait à la méthadone tout du long.
Au final une version muette du film m’aurait probablement convenue même si 2h45 m’a semblé une éternité.
Et vous qu’en avez-vous pensé ?
*Sur l'île de Tahiti, en Polynésie française, le Haut-Commissaire de la République De Roller, représentant de l'État Français, est un homme de calcul aux manières parfaites. Dans les réceptions officielles comme les établissements interlopes, il prend constamment le pouls d'une population locale d'où la colère peut émerger à tout moment. D'autant plus qu'une rumeur se fait insistante : on aurait aperçu un sous-marin dont la présence annoncerait une reprise des essais nucléaires français.
Philippe TEILLON
Philippe TEILLON

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 novembre 2022
Si vous envisagez de voir ce film ne vous fiez pas à la bande-annonce qui n'est absolument pas le reflet de l'atmosphère que l'on va retrouver pendant 2 heures 45.
Là où l'on attend du rythme on a de la langueur et de la longueur.
On a le droit d'aimer ou de détester mais pas d'être trompé par un teaser trop MARKETING qui va faire beaucoup de déçus.
Si vous avez aimé la critique de la presse, prenez le temps de lire celle du public...
Casper2020
Casper2020

10 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2022
Je n'ai jamais rien vu de tel, ça paraîtra un peu long à certain mais le film imprime le cerveau comme rarement. Des moments d'un esthétisme impressionnant, magimel et les autres acteurs sont exceptionnels, l'histoire est totalement tripée (pas sûr qu'il y ait un scénario à la base), mais c'est à mon sens un film à ne louper sous aucun prétexte.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2022
Le film se mérite. Une première heure qui fait craindre le pire puis un métrage à la fois envoûtant par son récit et sublime par son esthétisme. Benoît Magimel trouve un autre grand rôle de maturité.
mem94mem
mem94mem

135 abonnés 590 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2022
Voilà plusieurs films que j'ai trouvé la clef de lecture des films d'Albert Serra, qui peuvent paraître hermétiques. On comprend qu'il s'agit de luttes afin d'obtenir des informations classées défense, concernant des essais nucléaires. Benoît Magimel arrive à cacher ce qu'il pense et ce qu'il sait éventuellement. Son ambiguïté est extraordinaire. La tension règne souvent, on soupçonne tout le monde et la paranoïa s'installe. C'est très bien filmé y compris les scènes de vagues, avec souvent trois caméras. J'ai trouvé le film puissant, un film que je ne suis pas près d'oublier.
saile
saile

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2022
On a parfois tendance à l’oublier dans cette ère de films produits à la chaîne, mais le cinéma se peut souvent expérience transcendantale. Se satisfaisant souvent à une compréhension de surface, du petit clin d’œil au twist, de l’étonnement à la prise à la gorge, le spectateur est une proie facile capable d’arrêter réflexion et de donner pleine acceptation à des œuvres sans unicité pour peu qu’elles lui offrent un instant de répit dans une longue vie trop complexe au bord d’un gouffre semblant infini. Il faut tout comprendre, tout ressentir, ne pas laisser place à la confusion et à l’hésitation mais suivre une ligne directrice et rassurante.

C’est en ce sens que Pacifiction semble sauveur d’un cinéma de sorcier dont son réalisateur Albert Serra est avec Apichatpong Weerasethakul le plus grand des représentants actuels. « Rien ne m’intéresse sauf l’image » dit-il en entretien et l’image est ici mouvement, texture, sensualité et sensorialité. Car Pacificition est l’inverse d’un film lointain et stérile, qui imposerait sa virtuosité sans impliquer, fier de soi égoïste dans ses envies. C’est un film cœur, un film coton dans la plus grande tradition d’un cinéma souvent asiatique de Tsai Ming-Liang à Mamoru Oshii. Un cinéma injectant ses vibrations, sa mélancolie et sa force directement dans les os de son public pour les amener dans une transe à la fois abrasive et ouateuse, qui n’esquive pas le gouffre mais le regarde et y hurle. Pacifiction en est de ceux-là et sa beauté presque anachronique en est le premier épanchement.

Anachronie déjà des décors, plongés dans une Tahiti fantasmée et morcelée dont il ne reste qu’une image (encore) et dont toute la substance se retrouve polluée par les altérations extérieures à son essence. Si le film embrasse cette texture tiki sortie des années soixante, c’est pour mieux révéler l’absurdité de ces lieux de paradis vidés de leur substance par leur érotisation des mains mêmes de ceux qui sont censés la diriger et la maîtriser (incroyable Pahoa Mahagafanau). Anachronie ensuite des situations et des problématiques, Serra ressuscitant un imaginaire politique désuet, entre préfets de blanc vêtus et paranoïa du nucléaire. « On va pas revenir en 95 » dit Matahi dans ce qui est l’un des pics de tension du film, et pourtant le film se plaît à explorer ce passé fantasmé, digne d’un film de James Bond, avec son exotisme primaire, ses séductions faciles et ses méchants mystérieux à l’accent indescriptible. Il en désosse la tangibilité pour se farder de cette esthétique, de ces images (!) et de ces particularités, transposant à la menace un mirage et à la quête du personnage un éveil psychédélique dans une dernière heure à la puissance d’évocation digne des meilleures séquences des meilleurs films de David Lynch. Anachronie enfin de sa lumière, ce coucher de soleil permanent, qui ne faiblit que pour faire tomber les ténèbres sur les personnages et leurs désirs. On se croirait parfois dans un film de l’ancien Terrence Malick, cette golden hour rappelant l’or des Moissons du Ciel, dans un jusqu’au boutisme visuel aux bords du kitch qui ne saurait jamais pourtant y plonger sans son plein consentement.

Pacifiction ne peut cependant pas être un film rétrograde et plongé dans la nostalgie confortable d’une époque fantasmée où le cinéma aurait été plus art qu’industrie – la référence aux films d’espionnage allant à l’opposé de ce snobisme. S’il s’incarne autant dans une vision passéiste c’est avant tout pour rappeler que c’est une fiction du temps réel, et que ces questionnements sociaux, esthétiques et artistiques sont aussi ceux d’aujourd’hui, loin des yeux et des critiques. Serait-ce si absurde que de telles magouilles se passent dans ces territoires éloignés ? Serait-ce si absurde que la France s’épanche si cruellement dans ses territoires post-coloniaux ? Ne méritons pas du beau en réponse à la cruauté des fonds verts et des cinéastes modernes que la porosité de l’image n’intéresse plus ? Rien n’incarne autant cette tension que Benoît Magimel, qui livre sans aucun doute une des performances les plus fortes de sa longue et méritante carrière. Il y a-t-il corps plus formidable dans le cinéma français d’aujourd’hui ? Gueule cassée au charme irrésistible d’ancien modèle sur le retour, ancré dans le sol, puissant et d’une sûreté de soi en perpétuel combat avec sa fragilité indépassable. Ce rôle de maire de dessin animé, à la fois surpuissant et incapable de comprendre son entourage, sur-présent et fantomatique, habité et vide est ce qu’un acteur français a campé de mieux depuis des années.

Comme son titre en fusion nouvelle de deux mots, Pacifiction crée un cinéma inédit devant nous en mêlant ce que l’on connait déjà. Il ne s’agit pas de simplement remanier des thèmes connus, mais de les transmuter par leurs différences et leurs points de rapprochement. On pourrait qualifier Pacifiction de rencontre entre le Weerasethekul psychédélique de Tropical Malady et le De Palma paranoïaque de Blow Out, mais ce serait affadir sa puissance novatrice et alchimique.

Il y a une scène vers la fin du film qui réunit l’essence de cet entre-deux. Dans une boîte de nuit inquiétante, remplie de soldats à demi-nus prêts à faire exploser des torpilles nucléaires, leur chef est au comptoir, ivre. La musique y est lourde, puissante, angoissante, la lumière bleutée donne au tout une puissance de cauchemar dans une dernière heure ou la logique scénaristique a disparue pour laisser place une sensorialité pure. Sans prévenir le spectateur ou les personnages, la musique change, laissant place à une sortie de variété des années 50. Le colonel se met alors à danser seul, puissance éthérée par l’alcool, dans une parenthèse mi-comique mi-horrifique. Une minute plus tard, la musique s’arrête et le martèlement électronique reprend, sans plus de raison scénaristique ou métaphorique. Cette rupture choque, questionne, martèle, crispe ou perturbe, le film se rend alors autre à lui-même, dans une confusion poétique, créant des étincelles par son propre illogisme. Par la comparaison avec ce qui la précède et lui suit, cette séquence impose un malaise qu’elle n’aurait jamais pu amener seule tout comme elle renforce l’oppression sensorielle qui suit.

Pacifiction est un film aussi maîtrisé qu’imprévisible, sa réalisation modèle ne puisant que plus de puissance dans la surprise perpétuelle de son déroulé. Quelque part entre l’artifice et le sauvage, entre le cinéma vérité et la (paci)fiction la plus opaque et écrite, entre le signe et son signifiant. En sublimant ainsi l’absurdité et la fausseté de l’image et en l’habitant par l’incarnation si forte de ses acteurs, Albert Serra lui redonne une mystique. C’est un film rare qui croit autant dans le médium cinéma que dans ses spectateurs, qui croit en lui comme en nous, qui croit que le cinéma n’est ni mort ni malade et cherche encore et encore à le réinventer. Pacifiction est à la fois miracle et sidération, créateur d'une nouvelle forme d’expression et de sensations que la salle de cinéma (et donc la vie) n’avait encore jamais porté.
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 novembre 2022
J'ai apprécié la première heure ! puis j'ai attendu .....la fin !!! ...... c'était interminable !!
Pourquoi financer un tel film ? 3h 40 d'"ambiance" sans qu'on comprenne trop ce qui se passe et les enjeux ! De quoi lasser un spectateur bienveillant au départ !
Les choix de pauline
Les choix de pauline

162 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2022
Une proposition non dénuée de charme mais pas aussi passionnante que je l’aurai aimée.
On pense à « lost in translation », un film sur l’ennui où on s’ennuyait ferme quand même!!
Je m’attendais à un film foutraque et absurde mais plus vénéneux.
On aime benoit magimel et il est parfait dans ce rôle de petit potentat qui semble s’engluer dans ce paradis en vase clos , shooté par l’ennui, la suffisance, la mauvaise conscience continentale.on aurait adoré que leos carax ou Abel Ferrara soit au manettes pour nous faire un vrai bad trip!
Pas inintéressant mais il faut dire ce qui est! On s’y ennuie quand même beaucoup!!
Emile C.
Emile C.

4 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2022
Un film qui impose une temporalité lente pour nous promener dans les magnifiques paysages insulaires en suivant B. Magimel dans le rôle du représentant de l'Etat. Si l'on accepte d'entrer dans la démarche, les 2h45 passent vite. Une remarquable réussite.
plucho
plucho

6 abonnés 19 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 décembre 2022
Je suis vache, ça ne mérite pas 0,5, c'est super bien joué... Attention, chef d’œuvre ! Oui, mais je me suis fais chier pendant près de 3h quand même, et je suis sûr que j'ai du m'endormir, même si chaque scène est teeeeeeeeeeellement longue qu'on se réveille avant la fin. Bref, Magimel est super, là tout le monde est d'accord. Mais peut-être aurait-il été utile d'avoir un semblant de scénario ? Parce que là, c'est confus, et même si on devine le début du commencement un intrigue, on sent bien que ça ne va pas meubler plus de 5 minutes. Sinon, Tahiti c'est moche, à part SA vague (vachement trop longue quand même), mais je ne sais pas ce qu'on y fume, ça a l'air super fort. L'avantage, c'est qu'il ne va pas passer bien longtemps, à part dans des cinémas d'art et essai pas cher, prévoyez un bon resto après et vous n'aurez pas perdu la soirée ! La bise ;-)
defleppard

486 abonnés 3 700 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2023
Pacifiction film de deux heures quarante cinq. Des plans longs sur des instants sans grand intérêt et interminables. Deux étoiles et demie.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2023
Porté par un Benoît Magimel absolument magistral dans son rôle de Haut-commissaire en Polynésie française, Pacifiction est un film incroyable, qui raconte avec une acuité folle et sans être jamais démonstratif quelque chose des territoires marginaux de notre république, mais aussi quelque chose de l’état du monde et des jeux d’influence ayant lieu à des milliers de kilomètres de la métropole, au beau milieu du Pacifique. Superbement mis en scène, nimbé de paysages à la fois sublimes et pleins de mystères, Pacifiction est aussi une fable féroce et souvent drôle sur la fragilité de l’action politique et l’illusion du pouvoir. Des seconds rôles tout à fait remarquables. Seul bémol : 45 minutes de trop sur un film d’une durée… de 2h45.
piat dominique
piat dominique

10 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2022
La bande annonce de ce film m'a tout de suite intéressée.
Après, en voyant la durée totale, presque trois heures, et les critiques négatives de certains spectateurs, cela m'a refroidie.
J'ai quand même voulu tenter l'expérience et je suis contente de l'avoir fait.
Ce film m'a beaucoup plu.
L'acteur principal est remarquable dans ce rôle et surtout j'ai énormément apprécié l'ambiance envoûtante du film.
Dès le début, j'ai été embarquée et captivée par le récit.
Aucun ennui malgré la longueur.
Il y a du suspense, du mystère et certaines scènes sont même assez drôles.
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