Avis : Pacifiction - Tourment sur les îles - Page 3
Pacifiction - Tourment sur les îles
Note moyenne
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fragacha
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5,0
Publiée le 18 novembre 2022
Je ne vais pas essayer d'écrire quelque chose d'intelligent, juste un mot d'avertissement pour les éventuels spectateurs qui trainent ici.
Radicalement déroutant, le film contrarie souvent, mais surtout impressionne.
Ça me parait 10 000 pieds au dessus du reste du cinéma actuel (ou même passé -je regarde tout genre de tout pays et toutes époques depuis une trentaine d'année- par exemple j'aime bien John Gianvito et Henri Pouctal, mais reste insensible à Lav Diaz, pour dire que j'ai des éléments de comparaison). Depuis Histoire de ma mort je considérais Serra comme le plus important des cinéastes à mes yeux, le principal à faire avancer le cinéma qui m'intéresse.
Attention, le noyau dur du film est un petit peu sombre. Ce n'est pas une pure comédie de divertissement, plutôt une pièce retorse et bien murie, extrêmement élégante. J'attends de me remettre de la première séance pour y retourner.
Le haut-commissaire avec sa Mercedes hante une Polynésie nonchalante et trouble. Magimel porte son costard blanc imperturbablement dans tous les recoins de l'île. Il est le représentant de l'Etat mais doute de son omnipotence et partage ses doutes avec les polynésiens. L'atmosphère est troublante, avec son amie travestie, l'Amiral alcoolique, ces chippendales si peu sensuels,... Les rumeurs contemporaines de reprise des essais nucléaires créent un malaise indéfinissable qui couve. Impressionnante séquence de ces surfeurs face à ces incroyables vagues géantes! Magnifique survol de ces îles, de ces lagons, de ses barrières de corail! Il est obligé de se perdre en salamalecs, de rappeler qu'il a des passe-droits, qu'il est capable d'aller où le vent soufflera, qu'il a la France derrière lui : mais l'ambiguité est totale.... Magistral!
PACIFICTION - TOURMENT SUR LES ÎLES - Un film sublime et audacieux ! A ne pas rater en salles de cinéma, donne envie de se balader en chemise à fleurs et lunettes de soleil dans les rues de Paris.
C'est un film envoûtant avec un très beau et très grand geste de cinéma. J'ai adoré ce film, son atmosphère, ses images, ses acteurs et ce climat d'inquiétude et de paranoïa que le metteur en scène installe au fil des plans.
Le synopsis tient en 2 phrases, et le film ne s’embêtera pas à développer d'avantage le scenario. Il dure pourtant près de 3 heures ce n'est donc pas l'occasion qui manquait. Tout n'est qu'enchainement de plans contemplatifs et de dialogues/monologues d'acteurs qui semblent constamment en improvisation.
La performance de Benoît Magimel est très puissante, il incarne son personnage à la perfection dans un film original à l’atmosphère glauque et très particulière, loin des clichés de Tahiti. L’idée de la rumeur d’une reprise des essais nucléaire est excellente et donne au film un thème très actuel. Le méli-mélo géopolitique entre le haut-commissaire de la République, l’armée et les conflits d’intérêts avec les différentes autorités locales est dérangeant. Mais malheureusement, le film a des longueurs. Le folklore autour des danses dans le club local aurait par exemple, très bien pu être coupé au montage.
quand j'ai vu les 5 étoiles de libe et consorts j'aurais dû me méfier avant d'aller voir cette sinistre mascarade avec un Magimel qui passe son temps à s'écouter parler , récitant des monologues d'une vacuité abyssale, des plans inutiles. J'ai eu l'impression de voir un de ces des films prise de tête des années 70 Bref, mon étoile est pour les quelques images de la Polynésie
Ohlala ... comment un film de 2h45 peut-il être aussi lent, avoir si peu de choses à nous montrer. Aucune musique ou presque, des plans fixes, une ribambelle de personnages dont on attend de nous de comprendre tous les tenants et aboutissants sans nous les expliquer, et une conclusion qui fait tourner l'intrigue en une belle boucle bien ronde.
C’est un film unique, atypique, singulier, porté par une mise en scène qui s’évanouit comme les ombres qu’affronte un haut dignitaire français dans une île de la Polynésie française. Elle n’a plus rien du paradis d’autrefois. A Tahiti où De Roller doit garder l’emprise coloniale sous bonne garde, malgré la révolte qui sourd dans la population locale, et les messages sibyllins que Paris lui envoie, et qu’il n’arrive pas à décrypter. L’un d’entre eux fait état d’une possible reprise des essais nucléaires sur l’île. Tient-t-il encore les clés du pouvoir quand peu à peu son entourage devient suspect. Emissaire étranger, diplomate en goguette, et cet amiral qui conduit ses hommes au bordel avant de leur rappeler ce pourquoi ils sont là . Une énigme supplémentaire qui renforce la beauté de cette mise en scène qui joue sur des décors idylliques et les rend incertains, inquiétants, dangereux. Des paradis perdus, un pouvoir écorné, un monde qui s’écroule. Un grand film, visionnaire… AVIS BONUS Un bel entretien avec le réalisateur Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Malgré son rythme que je qualifierais de somnambulique car il ne ménage aucun véritable rebondissement ou scène d'action, Pacifiction est resté avec moi longtemps après que je l'ai vu, comme une impression difficile à saisir. Il y a en effet dans cette histoire de tests nucléaires en Polynésie française une atmosphère étrange et entêtante, qui tient aussi à une bande originale très réussie, à une cinématographie du plus bel effet, et à un Benoît Magimel extraordinaire de vérité. Sans certitude, j'aurais tendance à penser que Pacifiction est une fable sur l'aveuglement du pouvoir et l'impasse de la politique quand il s'agit de traiter de problèmes urgents et vitaux ; il peut ainsi très bien être vu comme une allégorie pessimiste sur le réchauffement climatique, ce qui le rend encore plus nécessaire.
Ce film est une expérience, certes très longue mais, si vous avez une appétence particulière pour la Polynésie française, vous y trouverez votre compte. Magimel est magique et colle complètement au personnage joué. La fin laisse à désirer mais il faut prendre ce film pour ce qu'il est, expérimental.
Albert Serra livre un film admirable. La beauté lancinante des îles, peuplées de créatures: hommes politiques, espions étrangers, vahinés ambitieuses, danseurs et capitaines fous.
Hyper méga déçu car la bande annonce m'avait tellement donné envie...Aucun enjeu ici,Il ne se passe strictement rien sur cette île ,on a bien du mal à imaginer ce mix de Scarface/Depardieu en plus haut représentant de l'État Français !Le réalisateur n'a pas su choisir entre la carte postale avec tout le folklore polynésien et le faux thriller exotique en eaux troubles : aurait mieux valu creuser la partie thriller et laisser de côté le reportage type thalassa sur les rites et coutumes de la Polyné , heureusement,porte le film sur ses larges épaules et fait le taf: tu m'étonnes !On imagine bien sa réaction lorsque Serra lui a envoyé le script :1er jour exterieur nuit Tahiti -Dernier jour extérieur nuit Tahiti !Banco mon coco!Pour le reste Sergi Lopez doit avoir un mot de dialogues et l'actrice trans est la seule vraie bonne surprise du film:enfin un peu de sensibilité.La fin est risible:l'acteur qui a le rôle de l'amiral joue comme un cochon !La scène de danse finale est d'un ridicule achevé et surtout, surtout, surtout c'est é pas de Pacifiction 2!!
Ce film est une vraie merde il n’y a pas d’autres mots, j’ai fait l’effort de le regarder jusqu’à la fin espérant un dénouement final, mais rien…, La représentation de la Polynésie française est décevante, c’est une succession de scenes sans aucun lien l’entretien d’un espèce de faux mystère, aucune évolution de l’intrigue , aucune caracterisation des personnages, à part quelques beautés polynésiennes d’un genre sexuel indique indéfini… qui se promènent dans ce désert cinématographique il n’y a rien à tirer de cette daube a photographie sombre et triste