Derniers Avis : La Conspiration du Caire - Page 20
La Conspiration du Caire
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Aubert T.
146 abonnés
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2,0
Publiée le 27 octobre 2022
J'aurais adoré aimer ce film mais voilà : le scénario déborde tellement d'incohérences et d'improbabiltés qu'on finit par se désintéresser du récit. Les rebonds me semblent totalement artificiels et peu crédibles. Ajoutons à cela un premier rôle monolithique et peu convaincant. Prix du scénario à Cannes, c'est vraiment une blague....
Très bon thriller politique dans l'univers d'une université islamique. Inspiré par le nom de la rose, le film oscille entre la critique du pouvoir politique et celle du pouvoir religieux. Le scénario et la mise en scène m'ont fait penser à Infernal affairs, qui exprimait une dualité très forte. Les motivations des personnages apparaissent obscures, mais les enjeux de pouvoirs sont évidents. Mise en scène impeccable, acteurs au cordeau : un film magistral !
"La Conspiration du Caire" prix du scénario au dernier festival de Cannes est un thriller politique suédois qui vise juste. En effet le réalisateur d'origine égyptienne Tarik Saleh nous propose une histoire haletante et puissante de bout en bout naviguant entre le thriller d'espionnage pour dénoncer le régime corrompu qui règne en Egypte et ses administrations religieuses ainsi que les illusions perdues d’un jeune garçon dans une institution qui broie les plus faibles avec en prime une brillante composition de Tawfeek Barhom
Après "Le Caire confidentiel " (2017), polar très réussi, T. Saleh - cineaste de père egyptien et de mère suédoise, installé en suède - proposait " la conjuration du Caire" sélectionné en compétition officielle cette année à Cannes, où il obtint le prix du scénario sous le titre " boy in heaven " ( un garçon au paradis).
Le dernier opus de Saleh fait penser à des références cinématographiques de premier ordre. " Le nom de la rose " de JJ Annaud, vient immédiatement à l'esprit avec ses luttes de pouvoirs bassement temporelles dans un contexte religieux. Ici l'université Cairote Al Azhar aujourd'hui et là un monastère au moyen-âge.
Mais la comparaison ne s'arrête pas là. Certains films de Francesco Rosi et notamment " cadavres exquis " avec son atmosphère de complot kafkaïen qui touche le plus haut de l'État, trouvent aussi des points de convergence, me semble t il, avec cette " conjuration " qui représente au final, une réussite à ne pas rater.
Si le scénario, justement récompensé à Cannes est remarquable, " la conjuration..." est aussi une réflexion politique étourdissante et juste sur les liaisons originelles, de toujours, entre le Politique et le Religieux
La joute theologico politique entre l'imam aveugle et le jeune personnage principal est le point d'orgue d'un scénario tourbillonnant, aux enjeux vitaux pour tous les personnages à l'écran ainsi que pour la stabilité du pays.
Le casting est formidable, les acteurs sont tous franchement à la hauteur. Saleh, ne s'autorise aucune rupture de rythme, au milieu de dialogues ciselés qui se fondent merveilleusement avec la fluidité du récit.
La seule réserve (certes un peu secondaire compte tenu du plaisir procuré par le film) que je ferais, concerne une photo sans particularité, associée à une élaboration des plans uniquement illustrative.
Très bon film impressionnant qui tient en haleine du début à la fin, manipulation, pouvoir, tout y est aussi bien dans le milieu religieux que gouvernemental
Un film que je qualifierai de thriller islamique. Le film est insolite en ce sens que la majorité de l'action se déroule dans l'université islamique Al-Azhar du Caire, haut lieu d'enseignement et de formation des imams sunnites. On y suit les pérégrinations d'un jeune pêcheur, bien naïf au début, mais totalement manipulé par les services de la sûreté de l'Etat pour infiltrer, espionner et agir afin qu'après la mort du Cheik, le successeur qui doit être élu soit à la main du pouvoir. Mélange de politique, de coups bas, d'enseignement théologique, de luttes d'influences, de turpitude, tout y est. Le film, finalement très d'actualité, dénonce à la fois la dictature égyptienne et les manœuvres des islamistes. Ceci étant dit, et même s'i y a des scènes magnifiques comme celles des cheiks en noir, coiffés de rouge défilant sous les arcades de 2 étages de l'université, mais si certains personnages sont plus complexes que leur apparence (le colonel, le jeune Adam), même si le contraste entre l'intérieur de l'université ( ordre, calme, discipline, prière,) et celui de l'extérieur (embouteillages, cafés, bazar) est saisissant, le film traine parfois en longueur et le rôle de certains protagonistes n'apparait suffisamment pas explicité ( Saed). Au total, mérite quand même d'être salué.
Un thriller dépaysant et passionnant au cœur du pouvoir égyptien. Notamment les relations tortueuses entre État et religion. Un peu long et bavard mais superbement écrit.
Thriller, ça ? Ah bon ? Je m'attendais à quelque chose de la trempe du formidable La Loi de Téhéran, mais ce film est d'une lenteur inouïe... La première heure, c'est des prières, des prières... du silence et des hommes en turban. Quel ennui...La dernière demi-heure s'agite un peu, mais pas assez pour ne pas me laisser regretter d'avoir boudé le soleil pour voir ce film.
Un thriller haletant qui réserve son lot de surprises! Après Le Caire Confidentiel il y a quelques années, on est très heureux de retrouver la patte de Tarik Saleh sur un projet aussi ambitieux. En plus d'être un divertissement de haut vol, La Conspiration du Caire met en lumière les rouages qui existent entre politique et religion en Egypte. Une vraie claque découverte à Cannes: à voir absolument!
Histoire, mis en scène, interprétation, rythme, photo... Tout est d'une parfaite maîtrise dans ce film. Après Le Caire Confidentiel, encore une oeuvre brillante d'un réalisateur qu'il faut définitivement suivre.
Ce film passionnant vous transportera dans un monde inconnu que l'on découvre à travers les yeux d'un jeune étudiant fraichement admis à la plus grande université du monde Al Azhar, centre de l'Islam sunnite, un peu comme le Vatican pour les Catholiques. A ce voyage, s'ajoute un formidable thriller d'espionnage qui vous tient en haleine de la première à la dernière image. Un grand film sur les jeux de pouvoirs entre politique et religion.
Allez voir ce film. C est une merveille absolue. D'une force, d'une puissance, d'une justesse, d'une intelligence et d'un réalisme saisissants. Rarement je n’ai vu aussi authentique et courageux. Un bijou.
Une mise en scène à la fois aérienne et oppressante. Une intrigue en lame de fond, constante dans son avancée comme l'éveil au monde du jeune personnage principal. Cela fait du bien de voir un film qui parle d'un pays, ici, l'Egypte, sans l'hysterisation du terrorisme. On en sort éclairé et avec l'impression d'avoir vu un pan de vie qui nous est inaccessible quand on est athée et occidental et de comprendre un peu les enjeux d'une société, tirée entre la violence d'un pouvoir etatique et le risque d'une théocratie extrémiste. La musique est sublime.
Présenté en compétition au Festival de Cannes 2022, ce film coup de poing mérite amplement son Prix du scénario.
Adam, pêcheur au filet avec son père dans un village reculé d'Égypte, va se retrouver être "l'objet" d’une guerre de pouvoir entre les autorités religieuses, la sphère politique du Caire et un groupuscule d’étudiant extrémistes ; tous bien décidés à faire élire le nouveau Grand Imam de l'université religieuse du Caire...
Ce film nous emporte dans un tourbillon asphyxiant, percutant mais aussi jetant le trouble en nos propres pensées profondes : oui, la corruption est partout mais où commence-t-elle et par qui ? Que et qui sommes-nous pour utiliser l'autre et servir ses propres intérêts ?