Avis : L'Abbé Pierre - Une vie de combats - Page 4
L'Abbé Pierre - Une vie de combats
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Johan B
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5,0
Publiée le 11 novembre 2023
La force du film réside dans sa capacité à raconter une histoire inspirante, à provoquer une réflexion sociale et à présenter des personnages convaincants, tout en restant fidèle à l'esprit de l'abbé Pierre et à son magnifique héritage.
Ce matin sorti cinéma. J'hésitais entre plusieurs films. Le choix fut le bon et c'est le biopic sur l'Abbé Pierre. Ce film est plus qu'une réussite. La caméra. Sa cohérence entre son message et ses actes. J'ai appris beaucoup de chose sur sa vie en plus de deux heures de film. Ce chef-d'œuvre est d'une grande spiritualité, l'importance des bruitages et du son à tout autant son importance que les décors et un travail sur la lumière très bien fait. Les acteurs, et en particulier Benjamin Lavernhe, se font dans le personnage principal.
Fréderic Tellier fait le choix d'un récit un poil didactique de la vie d'Henri Grouès, rebaptisé Abbé Pierre, de ses 20 ans à sa mort. C'est un film dense qui évoque avec une précision remarquable l'histoire, mais surtout les actions de ce grand monsieur campé à merveille par Benjamin Lavernhe. Ce portrait a le mérite de ne jamais verser dans l'angélisme même si les moments de bravoure sont connus des plus anciens. La véritable révélation de cette oeuvre réside dans sa complicité méconnue avec Lucie Coutaz (Emmanuelle Bercot), véritable bras droit de l'Abbé dans la lutte contre la pauvreté. Un biopic que je conseille vivement aux jeunes générations.
Découvre l'article complet : https://mediashowbydk.com/labbe-pierre-une-vie-de-combats-lexorciste-devotion-killers-of-the-flower-moon/
Film vu en avant-première ce dimanche 15 octobre, suivi d’un échange en direct par satellite avec toute l’équipe du film. Après L’Affaire SK1 (2015), Sauver ou périr (2018) et Goliath (2022), Frédéric Tellier se concentre à nouveau sur un portrait de personnage à travers sa nouvelle réalisation : L’Abbé Pierre, une vie de combats, présenté en Hors Compétition au Festival de Cannes 2023. Il s’agit d’un biopic dramatique poignant et très efficace qui repose principalement sur la performance exceptionnelle de Benjamin Lavernhe. L’acteur signe le meilleur rôle de sa carrière avec une interprétation époustouflante et si naturelle que l’on croirait voir l’Abbé Pierre en personne (il l’a d’ailleurs expliqué lors de l’échange qu’il a effectué un énorme travail de documentation). Bien entendu, il ne faut pas oublier Emmanuelle Bercot qui, malgré un personnage moins connu (la tendre Lucie), nous offre également une magnifique prestation et forme, avec Benjamin, un duo émouvant et fusionnel.
Côté scénario, Frédéric Tellier réussit à retracer avec beaucoup d’efficacité la vie de l’Abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, un homme d’amour et d’espoir. Le scénario transmet la force du combat mené par ce personnage iconique et sa colère face aux inégalités et à l’égoïsme de l’humain. L’écriture est également soignée et on ressent l’énorme travail de recherche pour réaliser ce récit épique. Enfin, la mise en scène est honorable avec de belles images et de beaux décors. Une ode à l’humanité et une réalisation bouleversante à ne pas manquer au cinéma.
La vie et l’oeuvre de l’abbé Pierre que sa santé fragile a empêché d’embrasser la vie ascétique des Capucins. Soldat puis résistant pendant la Seconde guerre mondiale, brièvement député sous la IVème République, il achète à Neuilly-Plaisance un édifice en ruines pour y accueillir les vagabonds et les mal-logés. Afin de financer les repas et les dépenses courantes, il a l’idée de recycler détritus et objets usagés et de les revendre. Emmaüs est né. À l’hiver 54, l’appel déchirant qu’il lance en faveur des sans abris lui confère une célébrité qui l’accompagnera jusqu’à sa mort en 2007.
La génération Z connaît-elle encore l’abbé Pierre ? Ou est-ce une figure définitivement has been, reléguée avec Yannick Noah et Louis de Funès au vert paradis des souvenirs nostalgiques des boomers ?
Je me souviens encore être allé voir à l’automne 1989, dans une petite salle de Cergy-Pontoise sans chauffage, "Hiver 54". Lambert Wilson y interprétait l’abbé Pierre. J’en ai gardé un souvenir si vif que c’est la ressemblance de Benjamin Lavernhe avec Lambert Wilson qui m’a frappé dans plusieurs scènes, plus que celle du sociétaire de la Comédie-Française avec son illustre modèle.
Benjamin Lavernhe, parlons-en, est excellent. Je parie mon pain au chocolat que son interprétation lui vaudra l’an prochain le César du meilleur acteur (j’imagine mal Jean Dujardin dans "Sur les chemins noirs" ou Karim Leklou dans "Goutte d’or" lui voler la politesse). Il relève le pari difficile d’être crédible dans les scènes où, outrageusement grimé, il se glisse dans la peau de l’abbé Pierre vieillissant voire moribond.
Il porte sur ses épaules un film à la gloire de son héros. Mais sa prestation ne devrait pas éclipser celle de Emmanuelle Bercot qui joue sa fidèle secrétaire – et à laquelle, pas avare de pronostics, je prédis le César du meilleur second rôle féminin.
"L’Abbé Pierre" est une hagiographie assumée. Sans doute est-ce moins grave pour un homme d’Église que pour un laïc. C’est un film à grand spectacle et à gros budget qui a le souffle et l’ambition de raconter une vie tout entière dédiée aux plus fragiles. Elle peint un homme animé d’une énergie électrisante, toujours en action mais aussi tenaillé par le doute, rongé par l’insatisfaction, travailleur acharné jusqu’à l’exténuation.
Je me demande quelle audience aura ce film. Sera-t-il le grand succès de l’automne, le film consensuel dans lequel les Parisiens et les provinciaux, les jeunes et les vieux, les gens de gauche, touchés par sa fraternité, et ceux de droite, qui contestent aux premiers le monopole du cœur, se reconnaîtront tous. Ou bien son classicisme et son sujet un peu has been feront-ils flop ?
Un pur plaisir. J'aime et je croyais connaître l'Abbé Pierre. J'en découvre encore. Et le bonheur de voir à juste valeur la place donnée à la cofondatrice de la Fondation , Lucie Coutaz. Merci beaucoup
Qu'on se le dise tout de suite, L'Abbé Pierre, une vie de combat n'a jamais eu l'intention de révolutionner le genre très codifié du biopic. La réalisation apparait très académique, manquant un peu de personnalité, d'audace tandis que la musique est peu marquante. Il faut également parler de la première partie du film, spoiler: située pendant la seconde guerre mondiale qui apparait un peu longue pour ce qu'elle raconte.
Là où le film trouve son rythme et son souffle, c'est ce qui vient après. C'est après que le film déploie toute son humanité, servie par la prestation habitée et très honnête de Benjamin Lavernhe ainsi que celle d'Emmanuelle Bercot, touchante. Certes, certaines situations paraissent parfois "gnangnan" mais les sujets sont racontés avec une étonnante sincérité, à l'image du personnage de l'Abbé Pierre qui a toujours revendiqué une approche presque naïve de la société. Par la force des choses, le film faisant son bout de chemin, on finit par oublier ce qui faisait défaut au début du film pour s'impliquer pleinement dans une histoire crève-coeur qui trouve des échos très contemporains.
On sort assez émus par la vie hors du commun de ce prêtre qui encore aujourd'hui est une des personnalités les plus marquantes du grand public. Sans éviter réellement les défauts inhérents au genre, sans repenser la formule, Frédéric Teillier et son équipe racontent la vie de l'Abbé Pierre avec une honnêteté qui force une espèce de sympathie, donnant finalement une âme à ce biopic touchant
Dans la série des biopics 2023, après l'excellent OPPENHEIMER et avant le très attendue NAPOLEON, voici celui de L'abbé Pierre. Comme souvent dans ce genre, les défauts sont légions. Frédéric Tellier tombe dans presque toutes les chasses trappes. - La volonté d'être exhaustif avec un montage chronologique qui couvre quasiment toute sa vie, au lieu de se concentrer sur une ou plusieurs périodes précises. Quasiment 2H30 de bon sentiments, ponctués par des images d'archives sans grand intérêt. Les quelques moments fort sont les discours historiques, avec toutefois une interprétation correcte de Benjamin Lavernhe . Peu ou pas de variations de rythme. On passe d'une période à l'autre avec un ton monocorde
Il paraît que ce film vaut le détour. J’ai trouvé le film correct mais pas au-delà de ce qu’on m’a vendu. Je trouve que la réalisation est propre et il y a quelques idées qui sont à couper le souffle mais le scénario manque de profondeur.
Concrètement, je trouve que la mise en scène nous plonge dans son histoire par l’univers sonore très présent ou le cadrage proche des acteurs ; notamment pendant la première heure lors des séquences de guerre. Par contre, la photographie aurait mérité un peu plus de travail ; malgré tout, il y a une séquence onirique vers la fin du film qui est vraiment sublime en termes de composition visuelle. Sinon, je trouve que le montage en split screen et les genres d’inserts sur des articles de journaux donnent une sensation de cheap au découpage. Bref, je trouve que la réalisation est un peu en dents-de-scie avec une caméra très qualitative et des tableaux parfois magnifiques mais un montage douteux.
Par ailleurs, j’ai eu plus de mal à apprécier le récit. La première partie, celle qui se déroule pendant la guerre, est très intéressante. On ressent les difficultés des soldats, c’est une véritable épreuve que traversent les personnages. Mais la seconde passe trop lentement et est trop platonique. En fait, j’ai eu la mauvaise sensation que l’Abbé Pierre succédait les bonnes actions avec très peu de péripéties et énormément de facilités. Sans compter que le personnage principal est beaucoup trop lisse, j’ai eu l’impression de voir un homme presque sans faille et sans défaut ; par conséquent, difficile de s’attacher à lui. D’autant plus que l’histoire est interminable ; les 20-30 dernières minutes sont trop longues et étirent le film à en être presque dégoûté. Je ne fais que chipoter bien sûr, et malgré tout, les dialogues sont fort bien écrits et l’histoire vaut une touche de curiosité.
Dans l’ensemble, je conseille ce film car malgré un scénario quelque peu fatigant ; c’est très bien écrit et la réalisation est d’une grande qualité.
Exceptionnel pour un homme d’exception ! Très intéressant de voir son parcours et la présence d’autres protagonistes pour l’aider ! Jeux d’acteurs sublimes !
Sujets encore et toujours d’actualité hélas ! Réveillons-nous
Acteurs très bons,des moments très forts,mais des longueurs et les image du ciel étoilé ainsi que du tunnel qui mène à l'au delà un peu embêtante et longue. Un peu déçu. Je me souviens bien du film un hiver 54 qui m'avait plus touché.
Enfin un film à la hauteur du personnage de l'abbé Pierre, de son ordination à son décès... malgré cette longue vie....il n'y a aucun temps mort dans ce film car Benjamin Laverne tient le personnage comme personne avant. 2 ème biopic pour moi cette semaine après le magnifique Flo. vraiment une excellente semaine de cinéma.
Je ne suis pas enthousiaste. C'est long, convenu, traditionnel, catholique, consensuel. Bref je me suis ennuyée. En fait, voir la bande annonce suffit. Bon, je fais court.
De ces années de resistant jusqu’à la fin , plusieurs étape de sa vie. Film équilibré par le coté pas toujours sympathique mais film pas toujours passionnant certainement du a la réalisation assez plate.
Une hagiographie mal filmée, qui bénéficie d'un bon casting et de personnages intéressants, mais souffre d'une esthétique ratée et d'un propos moralisateur. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2023/11/labbe-pierre-une-vie-de-combats-de.html