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Carl Theodor Fleischer
1 critique
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5,0
Publiée le 2 juin 2025
L'avènement d'un cinéaste entièrement singulier, entre l'étrangeté intime des premiers Caro et Jeunet et les visions abstraites d'un Kubrick. Un couple d'acteurs poignants, une oscillation entre la drôlerie, la peur et la tragédie. Une vraie découverte !
Un film d’auteur unique, inspirant parce que déroutant, traversé de visions aussi intimes que fusionnelles, mutations organiques du deuil et de la solitude qui ouvrent la perspective d’une réinvention collective. Il faut se laisser prendre dans ses meandres, si rares et précieuses au cinéma !
Une épidémie provoque la fusion des êtres humains avec la matière proche, d'abord inerte puis de plus en pkus organique. C'est le toile de fond déroutante, anxiogène mais poétique d'un huis clos tendre et captivant. Une romance vraie, et pas du tout un film d'horreur, finalement impuissante devant l'épidémie victorieuse, métaphore du monde dans lequel nous vivons désormais. Je vous laisse découvrir le mode original et inattendu de contamination. À voir Bernard
Un film étrange et séduisant. La vie humaine saisie par la minéralisée, une hypothèse riche d'une dimension poétique mais néanmoins terrible. Un film fntastique certes, mais dont l'écho nous renvoie à une angoissante réalité contemporaine.
Mercredi, jour des sorties. Aujourd’hui est un jour très particulier car ELSE, le film qui sort cette semaine, est non seulement un bijou totalement unique dans le paysage cinématographique mondial, une expérience sensorielle psychédélique et un récit bouleversant mais parce qu’il est aussi, et enfin, le premier long-métrage de Thibault Emin tiré d’un court-métrage tourné en 2005 alors qu’il était étudiant en réalisation sur les bancs de La Fémis: je vous laisse faire le calcul du temps nécessaire à l’écriture et à la production de ce projet, imaginer les infinies douleurs, chemins de traverse et accidents auxquels il a survécu et mesurer ainsi la ténacité et la force vitale de son créateur. Je ne les décrirai pas car se taper 15 ans pour faire naître un rêve c’est certes impressionnant, mais ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est ce film : ELSE, de Thibault Emin.
Je vous le dis : vous n’êtes pas prêts.
On le dit souvent comme une vanne, une expression presque consacrée quand il s’agit d’un des beaux ovnis que sortent régulièrement nos anges protecteurs de Ufo Distribution, à qui vous devez de trouver le film sur grand écran dès aujourd’hui dans toute la France.
Mais c’est particulièrement et profondément vrai pour celui-ci. Parce que ELSE est un film traversé de visions qui me hantent depuis la première projection. Parce que la modernité de son écriture (le film est scénarisé par un duo composé de son réalisateur et de la géniale Alice Butaud) vous cueille au croisement de la SF et de la romance, du body horror et de la comédie noire. Parce qu’on ne pense plus à une seule référence (Cronenberg, Tsukamoto, bla-bla-bla) quand on est dans ce film: il est son propre monde, dans lequel on se plongé ému, terrifié et ravi. Des génies visuels sans cœur, le cinéma de genre en grouille. Là, la fragilité nerveuse de Matthieu Sampeur, la force vivante et changeante d’Edith Proust sont de tous les plans et au cœur du projet. Au cœur: c’est là que ELSE vous prend.
C’est tellement inattendu, tellement puissant et original que divulgâcher même quelques points de l’intrigue serait un crime envers vous. Je pense souvent, un peu compulsivement, que le cinéma français n’est pas (plus) un cinéma de mise en scène. Nombreux sont mes coups de gueule sur ces films sans réal, sans regard, donc sans âme. Je suis toujours heureux lorsqu’un film français me donne tort: Samuel Theis, Julia Ducournau, Justine Triet, Coralie Fargeat, Alexis Langlois, Jacques Audiard. Toujours un kif d’avoir tort quand un grand film apparaît devant vos yeux.
Hé bien voilà : c’est un grand film de mise en scène qui sort aujourd’hui. Les images et les sons de ELSE sont jamais vus, jamais entendus, incroyablement justes et poétiques. C’est musical d’une facon inouïe, une symphonie de bruits orchestrée par le sorcier du son Renaud Bajeux. C’est fort sans taper à l’œil, c’est subtil sans être chiant, c’est juste surtout, sur mille situations que le film invente et résout avec une intelligence folle. C’est bourré d’idées, d’humour, d’amour. Tout le temps.
Nous sommes le mercredi 28 Mai et je vous envie, amis spectateurs. Car par la grâce d’une équipe habitée, d’un producteur courageux (nommément Damien Lagogué de Les Produits Frais) et d’un réalisateur sans pareil ni contemporain (Thibault Emin), vous allez découvrir un film qui habitera vos corps, vos esprits et vos cœurs pour les années à venir.
Vous connaissez le couplet : le cinéma d’auteur se fait dans une économie de plus en plus fragile et le film a besoin de votre soutien dès maintenant, première semaine, premier week-end. J’y ajoute une autre raison : ELSE est un événement, une naissance météorique de metteur en scène que vous raconterez aux générations futures. Soyez dans la salle dès aujourd’hui parce que dans dix ans, dans vingt ans ou dans plus, vous direz: j’y étais.
Le film est sublime, profond, multiple. Il mérite d’être vu, revu, exploré. Un film qui sublime l'intime et l'inexprimable. C’est un éboulement délicat — vif et contemplatif à la fois — où l'espace clos dévoile un univers entier.
Belle ambiance, DA complètement dingue, bien sûr ce film est une expérience, qui peut vous laisser sur le côté, surtout dans le dernier tiers, reste un OFNI qui mérite d'être vu en salle.
Excellent film : l'histoire nous embarque dans un nouvel univers, les images sont sublimes et les acteurs d'un talent rare. Un film pépite à ne pas louper !
C'est triste de rater un film comme ça ; mais à ce point là, c'est agaçant ! Je n'ai pas du tout accroché à cette pseudo-spoiler: histoire d'amour , à la fois lourde, facile et superficielle... L'acteur qui joue Anx est juste catastrophique ; c'est épidermique. Il y a tellement d'autres acteurs beaucoup plus intenses dans leur jeu. Aucune empathie de ma part, alors que je suis bon public, ce qui était renforcé par le fait qu'on ne savait pas du tout où le réalisateur voulait aller avec un scénario inabouti et brouillon. Il y a des changements de style cinématographiques baroques, artificiels, spoiler: couleur / NB ... pas de cœur vibrant, aucun véritable style cinématographique : un cinéma sans grammaire. La bande son a les mêmes défauts que le reste, mais en pire... Des bases lourdingues, saturées, pour dire "Là il faut avoir peur" et des violons, oui des violons ! la honte !, pour dire "là il faut s'attendrir car ils s'embrassent". Une recherche avortée sur la bande son. Ce film aurait mérité une réécriture professionnelle du scénario. Et arrêtez avec les références et comparaisons ineptes à Lynch ou Cronenberg, c'est ridicule, ça n'engage que ceux et celles qui l'écrivent pour faire genre, mais c'est totalement à côté de la plaque
Exceptionnel !!!! Après David Lynch et Cronenberg, Thibault Emin. Très très rare de voir des films d'une si grande qualité aujourd'hui. À ne manquer sous aucun pretexte !!
J'ai vu ce film en avant première à l'étrange festival et il m'a beaucoup touché. Je prends donc le temps d'en causer. il y a ici un mélange des genres, une certaine poésie, ça traite du corps, de la vie et forcément de la mort. Ce 1er film de Thibault Emin n'est pas sans rappeler le cinéma de Lynch et de Cronenberg. C'est tellement rare de voir ce genre en France. Certaines des images sont restées bien encrées dans mon crâne.
Visiblement très inspiré par le cinéma de Cronenberg, ce premier long métrage ne manque pas de qualités, entre horreur suggestive et effets plus explicites. Malgré certains cadrages un peu publicitaires, l'ensemble est prometteur.
Vu hier au Reflet Médicis de Paris, vaguement attiré par l'affiche dans le hall du cinéma. En quelques mots, je n'ai pas vu de films français aussi ambitieux et inventifs depuis longtemps ("Holy Motors" m'avait fait un effet similaire, mais pas du tout la même catégorie). Ca fourmille d'idées visuelles et de mise en scène. La première partie a un ton assez déroutant, romantico-burlesquo-étrange, un rythme très musclé, puis bascule dans une horreur ambivalente où les "monstres" suscitent aussi bien la peur que l'empathie. La dernière partie, qui déploie tout en finesse de vastes interrogations philosophiques, m'a beaucoup ému. C'est un film qui parle à notre humanité la plus profonde, à nos "qui suis-je", à nos "je t'aime", à nos "qu'allons-nous devenir ensemble" et à nos deuils. A voir absolument, pour celleux qui n'ont pas peur du cinéma qui tente et qui bricole au-delà du raisonnable, malgré les limites, manifestes, de son budget et de son mode de production.