Lorsqu'on les découvre, on ne dirait pas que le courant passe entre Cassandre et Anx, mais c'est peut-être lié au moment gênant qu'ils viennent de vivre. Cass, qui semble vraiment insouciante, va initier leurs retrouvailles. Anx, qui est plus un angoissé de nature, laisse parler sa paranoïa lorsque le monde autour d'eux change... On a l'impression de revoir l'épisode pandémique récent, mais à un autre niveau... Un huis clos très intime, fusionnel même quand on voit ce qui se passe, sur l'amour, la capacité d'adaptation, les traumatismes, l'isolement, etc. Thibault Emin tente d'apporter quelque chose de nouveau au registre de l'horreur corporelle et il y parvient. Au niveau des images et du son, la proposition artistique est réussie, mais le film déçoit au niveau du scénario. Parfois, il suffit de se laisser porter et d'oublier les défauts, mais je n'ai pas réussi. Entre les personnages mal écrits, l'histoire beaucoup trop répétitive et le manque de rythme, c'est littéralement une lente et longue agonie. Au final, il y a des idées et c'est original, mais je n'ai pas été convaincu.