Excellent film espagnol svp de Mariano Cohn et Gaston Duprat, Antonio Banderas est fantastique qui joue vraiment un acteur très très narcissique un peu de lui et aussi d'un autre...Pénélope Cruz en directeur lesbienne incroyable avec sa coupe frisée à mourir de rire...Oscar Martinez moins connu en France est très bien aussi..et la petite Irene Escolar tres joviale...malgré quelque hésitations un peu lente au début..Le film est très réussi jovial touchant et très réaliste..à voir absolument! J'ai beaucoup aimé !
Pénélope Cruz et Antonio Banderas s'en donnent à cœur joie dans cette satire de l'industrie cinématographique. C'est une version trash et pas le moins du monde romantique de Couple de stars. L'envers du décor ne fait pas rêver mais grincer des dents. C'est jusqu'au-boutiste, drôle, parodique et extrême mais peut-être aussi vain car finalement qu'est-ce que ça change ?
Très bonne comédie, à la réalisation hyper soignée dans un cadre à la démesure des égos hors de proportion des personnages. Du cinéma efficace qui fait passer un bon moment.
En effet ce film est très intéressant... il fait réfléchir, il grossit le trait ce qui fait rire, il critique le milieu, les ego, et là encore il y a humour. Avant tout, les acteurs sont excellents, l'image est de très bonne qualité et le scénario original.
Dans ce film sur la répétition d’un film, les réalisateurs argentins Mariano Cohn et Gastón Duprat ont réussi une formidable satire d’une partie du monde du cinéma : les acteurs. Deux egos surdimensionsionés, machos et prétentieux, chacun à sa manière, l'intellectuel exigeant et le beau gosse des blog busters. Ils vont s’affronter autour de la réalisatrice, star elle-même. Elle profite de leur rivalité, et la suscite souvent, pour les faire sortir de leur réserve, les provoquant et même les humiliant. Elle prend un grand plaisir à ce jeu pour tirer le meilleur d'eux mais finalement elle tombe dans le panneau elle aussi. Parce que un acteur reste un acteur dont la sincérité est difficile à cerner, toujours en train de jouer un rôle. Et ces deux-là jouent à tromper tout le monde. Tout se passe dans un bâtiment hypermoderne, presque vide, épuré et chic. Cette esthétique extraordinairement puriste est en totale opposition avec l'excentricité et l’exubérance de la réalisatrice. Pénélope Cruz est d'une beauté renversante. Sa coiffure, ses tenues extravagantes soulignent son caractère explosif. Ses partenaires, Antonio Banderas et Oscar Martinez complètent ce trio infernal qui accepte de jouer à fond l’autodérision. Tous les acteurs de renom ne s’y risqueraient pas. C'est bavard, mais on ne s'ennuie vraiment pas. On rit de bon cœur. Il y a juste quelques scènes trop insistantes comme la scène des baisers, un gag assez drôle et réussi mais qui s’étire trop en longueur. Et comme dans toute bonne comédie, il y a aussi quelques moments tragiques. Nous avons passé un très bon moment http://www.matchingpoints.fr/2022/06/11/cinema-competition-officielle/
on passe un moment très divertissant devant ce film. le trio d'acteurs joue à merveille (Banderas et Cruz sont parfaits dans des rôles où je ne les imaginais pas autant exceller). l'issue est incertaine jusqu'au bout, ça pourrait s'apparenter à Inception.
Un milliardaire espagnol qui veux laisser une trace dans l'histoire décide de produire le meilleur film possible. Farce au vitriol sur le cinéma, la postérité, la célébrité et la stupidité des branchés. Les trois acteurs s'en donnent à cœur joie, au point qu'ils auraient mérité d'être un peu bridés quelquefois. L'atmosphère et la direction artistique sont glaçantes et ce petit monde imaginaire aurait pu être inventé par Oscar Niemeyer.
Des comédies comme cela, moi, j'en redemande.. Ce n'est pas parce que les réalisateurs sont argentins qu'il faut y chercher quelque parenté avec les premiers films de Pedro Almodovar, avant que l'homme ne se prenne au sérieux, qui étaient entachés d'un certain nombre de vulgarités assez lourdes... Non, ici on pense plutôt, parfois, à l'humour anglais de la belle époque. Car, en fin de compte, comme vous pourrez le vérifier à la fin, c'est un humour assez noir.... Bref, autant les abominables comédies françaises m'insupportent, autant je me suis réjouie au visionnage de Compétition officielle, même s'il y a quelques longueurs, et qu'Andrès Duprat et Mariano Cohn se regardent parfois un peu trop le nombril (encore un film dont on aurait pu couper un quart d'heure...) Humberto Suarez (José Luis Gomez) est un homme d'affaires qui a réussi. Il a créé des milliers d'emplois, des dizaines de fondations charismatique mais, arrivé à quatre-vingt ans, il voudrait aussi laisser son nom à une oeuvre culturelle, quelque chose qui ferait briller ce nom dans les milieux branchés. Pourquoi pas, alors, produire un film? Oui mais, attention, un film pour intellos, pas une série B! Pour cela, recruter le metteur en scène le plus brillant du temps. C'est Lola Cuevas, qui a eu une palme d'or dès son premier film, La pluie inversée. Pénélope Cruz, qui est irrésistible sous une envahissante crinière rousse frisée, est complètement perchée, adepte de la torture de ses interprètes pour, naturellement les obliger au meilleur, et accessoirement lesbienne. A son tour d'engager les deux acteurs les plus brillants du moment. Ivan Torres (Oscar Martinez) est un homme de théâtre -il enseigne d'ailleurs, tendance introspection et approfondissement style Actors' studio, il revendique une vie dépouillée, refuse de voyager en première classe, et se prend très au sérieux, lui et son métier. Felix Rivero (Antonio Banderas) est un bellâtre inculte qui ne s'intéresse qu'aux recettes (villa à Hollywood, villa à Saint Tropez) mais a un succès planétaire couronné par plusieurs Oscars grâce à sa capacité histrionesque de faire pleurer les salles sans rien ressentir lui même. Naturellement les deux acteurs vont se détester dès la première entrevue... mais c'est très bien puisqu'ils doivent justement interpréter deux frères ennemis. Et, pour exacerber tout cela, Lola va les torturer un max, leur faire répéter cinquante fois la même phrase anodine, leur poser des lapins (ils ressentiront la puissance de l'attente...) ou les faire travailler sous un énorme rocher juste retenu par une petite corde.... Cette satyre d'un certain cinéma d'auteurs est réjouissante, et les trois protagonistes cabotinent à l'envie pour notre plus grand plaisir. On passe donc un moment délicieux....
Je n’ai pas compris les bonnes critiques. Le film n’est qu’un pretexte a des numeros d’acteurs sans scenario. Apres un debut qui se laisse voir le film devient rapidement long et ennuyeux. Vraiment pas terrible
Satire s'attaquant à l'égo surdimensionné des acteurs, le film prend le risque d'un entre-soi dont le spectateur pourrait facilement se sentir exclu. Mais il n'en est rien, on se laisse facilement prendre par ce tango théâtral, tout à la fois dans la séduction et la haine. Pénélope Cruz, Antonio Banderas et Oscar Martinez forment un trio remarquable qui donne vie à ce scénario décalé et font presque oublier la modestie de la mise-en-scène de Mariano Cohn et Gaston Duprat.
Sur une idée originale, le tournage d'un film commandité par un magnat du monde des affaires pour laisser sa trace à la postérité, on assiste à un huis clos en plusieurs partie sur les répétitions d'un tournage avec des artistes qui sont de réelles pointures dans leur art, oui, mais... Dis comme cela ça peut paraître génial mais c'est surtout l'occasion pour chacun des personnages de jouer le psychodrame des peurs et des désirs infantiles qui les animent, pour le spectateur c'est aussi très intéressant, on perçoit ce que peut être le monde des coulisses d'un avant-tournage, thème jamais abordé au cinéma je crois...Et le public... Le Public...On ouvre les yeux sur comment il est perçu par les professionnels de la profession.....Sans compter l'arrière-scène de l'après-succès, le film s'achève sur notre festival de Cannes et ses conférences de presse dont personne ne sait trop si on doit en rire ou en pleurer... L'intrigue est un peu trée par les cheveux mais chaque personnage va être poussé dans ses retranchements pour faire émerger le pire sous prétexte d'arriver à en révéler le meilleur...On pense tour à tour à un roman d'Agatha Christie, à "La Fille au Ballon", chef-d'œuvre pictural qui s'était auto-détruit après une première vente aux enchères en 2018, et aussi à la vanité et à la fatuité qui détruisent l'humanité, bref...Un film pour réfléchir à l'essentiel et pas seulement au cinéma de derrière les caméras....