1274 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
61 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
8 critiques
3
26 critiques
2
18 critiques
1
1 critique
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Maev46873
6 abonnés
20 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 12 octobre 2021
Franchement subtil, car ne tombe pas dans le spectaculaire et les scènes de combats habituelles pour servir son propos. L'ennemi est invisible, mais le message et là ; le pire pour le couple et les femmes de Légionnaires : l'absence, le doute et la peur de ne pas voir revenir leur conjoint. Bravo à la réalisatrice qui nous présente en plus un beau duo formé par Camille Cottin et Louis Garrel, très justes tous les deux :-)
L'attente et l'absence. Dans Mon légionnaire, Rachel Lang filme autant les compagnes des soldats, dans leur quotidien plutôt banal, que les hommes de la Légion étrangère, au Mali, aux prises avec un ennemi souvent invisible. Pas question d'y sentir le sable chaud comme dans la célèbre chanson de 1936, reprise par Piaf et Gainsbourg, ni de rendre héroïques les faits et gestes de ces engagés. La question de l'équilibre du couple se pose avec acuité dès lors que les hommes passent l'essentiel de leur vie au loin et que les épouses restent à la maison. Rachel Lang, pour son deuxième long-métrage, après Baden Baden, tente de rassembler plusieurs vies, au masculin et au féminin, séparément et ensemble, dans un film bien documenté et réaliste (hormis les scènes d'ouverture et de conclusion, poétiques, qui ressemblent à un hommage à Beau travail de Claire Denis). Elle s'en sort plutôt bien, avec sensibilité et délicatesse et n'y manque qu'un peu d'audace sur le plan de la réalisation, un peu trop lisse et appliquée. La qualité de l'interprétation est un point fort indéniable de Mon légionnaire avec, en particulier un Louis Garrel impressionnant. Mais le visage inoubliable du film est celui d'Ina Marija Bartaité, jeune actrice lituanienne talentueuse (Peace to us in our Dreams, Walden), fille du cinéaste Sharuna Barstas, qui a quitté le monde des vivants en avril dernier, victime d'un chauffard.
Mon Légionnaire investit la guerre par le prisme de la souffrance morale, en ciblant la douleur que ressentent les membres d’un couple séparés par les missions à l’étranger, autant d’épreuves à endurer une fois les affrontements interrompus – en rentrant au camp ou en regagnant leur domicile. Il présente l’intérêt d’interroger la notion de « chez soi », réalité qui mute en abstraction vaporeuse à mesure que les soldats construisent une famille d’armes réunissant sous un même combat et des valeurs communes diverses nationalités et histoires singulières. La réalisatrice essaie de montrer l’amour comme une énergie magique capable de revigorer les militaires et de les garder en vie, capable de rassurer les civils et de consoler les attentes ; pour autant, son long métrage demeure trop clinique et arrimé au factuel pour incarner à l’écran l’abstraction ainsi faite thème, son souci d’authenticité évacue la tonalité dramatique pour lui préférer la rugosité d’images qui n’ouvrent jamais la voie à la rêverie. Comment partager le désarroi intérieur de ces hommes et de ces femmes si nous ne ressentons pas en nous les épreuves qu’ils doivent subir ? L’alternance de deux focalisations – celle des femmes et celle des hommes –, le choix d’une caméra à l’épaule utilisée sans maîtrise véritable, la verbalisation excessive des enjeux, l’aspect cliché de certains passages obligés rendent le film caduque, tiraillé entre une volonté de s’ancrer dans le réel brut et une idée principale qui exigeait l’imaginaire.
Mêlant approche documentaire sur la Légion et chronique semi-romanesque, la réalisatrice propose un regard singulier. Une œuvre attachante bien qu'en mode mineur.
Ils viennent de partout, ils ont désormais une chose en commun : la Légion Étrangère, leur nouvelle famille. Mon Légionnaire raconte leurs histoires : celle de ces femmes qui luttent pour garder leur amour bien vivant, celle de ces hommes qui se battent pour la France, celle de ces couples qui se construisent en territoire hostile.
C’est une réalisation de Rachel Lang (II) qui a elle-même était militaire. Elle a aussi écrit le scénario.
Une thématique peu abordée dans le cinéma couplé avec un traitement à la hauteur rendent ce drame très bon.
Avant de commencer ma critique, je tenais à rendre hommage à l’actrice Lituanienne Ina Marija Bartaité morte en avril 2021 dans un accident de la circulation, à 25 ans. Après sa brillante prestation, j’aurais aimé vous dire qu’elle avait un avenir brillant devant elle, mais le destin en a décidé autrement.
Sur ces mots lourds mais nécessaire, je vais maintenant vous parler de Mon Légionnaire. La force reste sa volonté de nous montrer le point de vue d’une femme de Légionnaire. J’étais ravi de voir cet axe pris, et je tiens à le souligner. Trop souvent, on ne s’intéresse qu’au travail dur de ces militaire, en délaissant totalement ce que vivent leurs femmes. Celles qui soutiennent les foyers au quotidien, tout en attendant la peur au ventre durant leur mission. On pourrait voir ce drame comme un hommage qui est fait à ces épouses de l’ombre mais pourtant pilier indispensable. J’aurai tout de même aimé cette idée soit exploitée jusqu’au bout. En effet, on va passer quand même pas mal de temps à suivre les soldats. Je dirais que le film est partagé équitablement. Heureusement, les passages avec ces derniers sont de qualité, on ne perd donc pas trop au change.
Cela donne parfois l’impression que le film veut trop en montrer. Alors certes, tout est bien fait, mais ça empêche de se focaliser sur ces femmes qui en sont pourtant la base. Pour ne pas se perdre trop, le nombre de personnages importants va être limité. Ça va permettre de réussir à bien les identifier et d’avoir un certain attachement à eux et leur histoire. On va comprendre les motivations de chacun. Pour les hommes se sont engagés et ce qui les motive. Quant à leurs femmes, leur quotidien et pourquoi elles acceptent cette condition “précaire”.
Tout ceci va donner lieu à des passages vraiment touchants. Que ce soit sur les conditions de guerres, certaines scènes vont être au Mali et on a vraiment l’impression d’être à leurs côtés. Je tenais à dire que la réalisatrice nous partage aussi une scène très pertinente parlant des raisons de l’intervention Française au Mali. Un passage pour moi indispensable au spectateur ne connaissant rien au sujet. Les deux points de vue (pour et contre) sont abordés ce qui donne une neutralité bienvenue. Bien entendu, on est aussi ému par la difficulté d’être marié avec un homme partant en mission. Car oui, être une femme de légionnaire c’est aussi avoir des obligations sociales, devoir jongler entre le travail et la famille, sans pour autant s’enfermer dans un cocon. J’ai été impressionné par cela. Un sujet de fond traité à sa juste mesure.
Pour cela, il fallait aussi des actrices qui assurent. J’ai été ébloui par Camille Cottin. Cella qui a commencé sa carrière par la comédie, montre à chacun de ses nouveaux drames qu’elle a un talent indéniable. À ses côtés, Ina Marija Bartaité m’a bluffé. Son innocence va la rendre très émouvante face à cette épreuve maritale, et on voit bien l’évolution de son personnage qui répond à l’adversité de cette vie. Bien que leurs personnages soient capitaux, j’ai été moins marqué par la performance de Louis Garrel et Aleksandr Kuznetsov. Attention, ce n’est pas pour autant qu’ils ne sont pas bons, mais les femmes brillent tellement que la concurrence est rude.
Je suis très surprise de la notation de ce film. Personnellement je respecte énormément l'armée de terre ou l'armée de l'air, dans la mesure où le protocole et les règles à suivre sont drastiques. Je pense que l'on ne rends pas hommage au courage et à l'abnégation dont tous ces militaires sont pourvus, tout cela au titre de la défense de leur nation. Les acteurs sont moyens, quant à leur vie personnelle, qu'elle soit perturbée cela ne fait aucun doute, de là à rassembler toutes les familles dans des immeubles mitoyens, en une vaste association, je ne pense que cela soit la solution pour leur remonter le moral. Je pense que ce film aurait pu être plus intéressant.
Un film qui offre un point de vue nouveau, celui de ces femmes qui forment une "base arrière" et se retrouvent seules face à une absence qui fonde leur quotidien... J'avais adoré Baden Baden, et je ne suis pas déçu par ce nouveau film à la fois juste et émouvant de Rachel Lang qui m'a beaucoup appris.
Le point de vue est intéressant, pour une fois on ne nous présente pas seulement comment les militaires gèrent leur retour au bercail (comme dans American Sniper ou Démineurs), mais aussi ce qui se passe pour celles qui restent, ces femmes de soldats qui passent une vie à attendre. Le seul souci du film est son manque d'enjeu, on est presque dans du docu-fiction, ce qui fait parfois trouver le temps un peu long.
Mon légionnaire J'aime parfois allez voir un film sans forcément en connaître le pitch. Mon choix c'est donc fait par hasard, sur le timing , sur le nom des deux acteurs Louis Garel et Camille Cottin (ce qui est d'ailleurs un leurre car en fait le film repose surtout sur Ina Marija Bartaité (décédée en avril 2021 ) et Aleksandr Kuznetsov. Là, de toute manière mauvaise pioche : mon choix ne fût point judicieux ... J'aurai dû juste me fier au titre et tourner mes talons car la thématique de la légion vraiment non ! Dans quel sens comprendre ce film ? Quel message veut il délivrer ? La solitude et l'isolement des compagnes de légionnaires, de ces hommes mariés avec l'armée ? L'histoire de deux couples dont le seul point commun est la légion; deux destins de femmes, la plus forte n'étant peut-être pas celle qu'on croit. Est ce un discours patriotique ? "Engagez vous ? " Seul court moment intéressant : le temps du repas entre amis , remise en cause de ce choix de vie du personnage joué par Louis Garrel, questionnement sans réponses mais qui aurait du être le réel sens de ce film : rôle de l'armée à l'étranger, quels intérêts économiques ? ... Une trop grande multitude de thèmes sont abordés : amours déçues, appartenance à un corps d'élite, engagement de la France en Afrique, Daesh ... qui rend confus le message , enfin s'il y en avait un ? Insuffisant pour en faire un film attractif je m'accroche mais je m'ennuie autant que ces femmes de soldats.
Réserviste pendant deux ans, la réalisatrice Rachel Lang entretient un rapport familier avec l’armée. Loin d’être un film de guerre, son long-métrage aborde la Légion Étrangère sous un regard intime. Nous suivons les doutes du personnage de Louis Garrel, fraîchement diplômé de l’académie militaire pour commander un groupe du deuxième régiment de parachutistes à Calvi en Corse. Sous ses ordres, plusieurs personnalités doivent vivre ensemble, comme Vlad, un Ukrainien, interprété par Aleksandr Kuznetsov . En parallèle, les femmes de militaires doivent faire bonne figure et se mélanger au club des épouses tout en acceptant les absences de leurs maris. Avocate de métier, le personnage de Camille Cottin a du mal à accepter ces obligations, tandis que celui d’Ina Marija Bartaité essaye de s’intégrer dans le pays français. Le quatuor joue avec une telle justesse qu’ils livrent une prestation quasi-documentaire à l’intrigue. “Mon légionnaire” est un long-métrage silencieux qui avance au gré de l’attente des opérations militaires. Ce rythme réaliste impose une aura fragile et encore plus intime à une intrigue bien plus terre à terre que celle de “The Singing Club” sorti l’année dernière et qui traite du même sujet. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 8 juillet 2022
Pour son deuxième long-métrage, Rachel Lang s'intéresse aux légionnaires que ce soit en tant que soldats et en tant qu'hommes, ce qui implique leur vie sur le terrain et en famille. Le film nous fait suivre deux couples, celui de Maxime et de sa femme Céline et celui de deux Ukrainiens. Une histoire d'adaptation, mais aussi de sacrifices avec des absences répétées et des missions dangereuses. L'approche de la réalisatrice manque de tranchant et d'émotion. Il y a un certain recul, une barrière entre eux et nous qui empêche de s'attacher à ces personnages. J'ai trouvé le traitement superficiel et l'histoire vraiment terne. Il s'agit plus d'une tranche de vie que d'une réelle intrigue. On peut également déplorer des personnages peu intéressants et un manque d'alchimie entre les acteurs. Où est l'esprit de camaraderie, les scènes joviales dans le camp ou intenses sur le champ de bataille ? C'est un film trop "propre", il n'y a aucune prise de risque et c'est ennuyeux. En somme, "Mon légionnaire" est un film quelconque et vraiment décevant.
« Mon Légionnaire » égraine les scènes d’une forte intensité, justesse et sobriété qui ouvrent les yeux sur la vie de couple des militaires et de leurs compagnes. Malheureusement l’ensemble manque de liant, d’un véritable scénario.
Arnaque au CNC vous souhaite la bienvenue ! Un acteur et une actrice connue pour la première partie du budget, des vacances en Corse et dans un joli désert exotique tous frais payés pour la deuxième partie de l'oseille. Une jeune réalisatrice qui se lance dans le grand bain et qui prend ce qui reste... à savoir le CV. Boom, voilà la recette ultime pour faire un film sans saveur, ni couleur et surtout sans émotion. Les acteurs ne sont pas mis en avant, le film est plat. Pas de rythme, pas d'histoire, les acteurs sont amorphes et ne prennent aucun plaisir. La vraie vie, peu importe laquelle, est forcément moins plate que celle décrite ici. Je suis sûr que le quotidien d'un légionnaire et leur entourage est bien plus intense, qu'il y a de nombreuses histoires bien plus belles et intéressantes à raconter. Ce film est dépressif, et hormis quelques tips basiques sur le quotidien d'un légionnaire en mission, je n'ai rien appris.
Ce drame franco-belge nous plonge dans la vie de plusieurs familles ayant l'un de leur membre engagé dans la Légion étrangère. La réalisatrice Rachel Lang balade donc sa caméra entre la Corse, port d'attache de ces soldats et de ces ménages, et le Mali, théâtre des opérations militaires. Le film est essentiellement centré sur la difficulté de ces hommes et de ces femmes à vivre un quotidien avec cette absence permanente et cette crainte perpétuelle du drame possible lié à la guerre. Sans être totalement inintéressant dans son approche psychologique, ce long-métrage manque cruellement de mordant et d'émotion. On suit ces couples gérer comme ils le peuvent cette vie certes pleine d'engagement pour la patrie, mais surtout remplie de vides et de privations. Malgré la présence d'une Camille Cottin jouant toujours très juste, une oeuvre loin d'être indispensable. Site CINEMADOURG.free.fr