Christophe Gans a d’abord été contacté par le producteur Victor Hadida. Ensemble, les deux hommes ont choisi de ressusciter la saga en adaptant la deuxième édition du jeu Silent Hill, sorti par la société japonaise KONAMI en 2001. Lui-même joueur passionné, Gans, tout comme de nombreux fans, a longtemps considéré Silent Hill 2 comme l’un des meilleurs jeux vidéo de tous les temps. Face aux progrès majeurs des technologies et à la demande croissante, de la part du public, d’intrigues de plus en plus complexes en matière de films d’horreur, le réalisateur s’est dit que le moment était venu pour mettre en chantier une suite à SILENT HILL.
Retour à Silent Hill s’inspire du 2ème jeu vidéo, extrêmement populaire auprès des fans.
À sa sortie en 2006, Silent Hill avait rencontré un large succès critique et public, franchissant la barre des 100 millions de dollars de recettes mondiales (pour un budget de 50 millions).
Retour à Silent Hill s’inspire du jeu vidéo immensément populaire Silent Hill 2 sorti en 2001, relancé par KONAMI en octobre 2024. Mais le film est aussi une relecture contemporaine du mythe d’Orphée et d’Eurydice, dans laquelle James descend aux enfers pour ramener sa bien-aimée, Mary, dans le monde des vivants. "Orphée, c’est l’histoire d’un poète qui descend aux enfers pour ramener la femme de sa vie avec lui, et c’est, pour l’essentiel, ce qui se passe ici", raconte le réalisateur Christophe Gans. Il ajoute :
"Dans le film, il s’agit d’un jeune artiste – un peintre –, James Sunderland, qui a perdu sa fiancée, qu’il adorait, et qui repart à Silent Hill pour aller la chercher. Mais il comprend que la petite ville a été transformée en une sorte d’enfer. Son propre enfer. Et à mesure qu’il s’enfonce dans cet univers de cauchemar pour la retrouver, il découvre une vérité le concernant."
Une fois le scénario et le story-board finalisés, Gans, en collaboration avec la directrice de casting Neely Eisenstein, n’a pas tardé à solliciter l’acteur anglais Jeremy Irvine pour le rôle principal. Surtout connu pour Cheval de guerre de Steven Spielberg, cet ancien étudiant de LAMDA était de très loin le choix n°1 des producteurs. Étant donné qu’il avait déjà joué à Silent Hill quand il avait 11 ou 12 ans, Irvine était déjà un grand fan de la saga.
"Ce dont je me souviens surtout, en dehors du fait que c’est un jeu horrifique et terrifiant, c’est qu’il était imprégné d’une certaine mélancolie. C’est ce qui m’est resté en tête et qui, au départ, m’a séduit dans ce jeu", précise le comédien.
Hannah Emily Anderson a quant à elle été choisie pour jouer Mary Crane / Angela / Maria / Moth Mary. Christophe Gans raconte : "Je me souviens parfaitement du moment où j’ai remarqué Hannah Emily Anderson. C’était dans la série The Purge et elle m’a aussitôt fasciné. Puis, j’ai vu What Keeps You Alive, un film d’horreur canadien brillant où elle interprète une tueuse en série. Dans une des scènes de ce film, elle change de personnalité dans le même plan. Ce passage m’a captivé et j’ai donc souhaité lui faire passer une audition et, en toute sincérité, elle était plus brillante que toutes ses rivales."
Plus de 70% des plans du film sont rehaussés par les effets visuels pour contribuer à créer les différents mondes de Silent Hill.
Le tournage de Retour à Silent Hill a commencé le 17 avril 2023 et s’est achevé 50 jours plus tard. Il s’est déroulé dans les studios PFI de Belgrade (mais aussi dans les Alpes dinariques, à l’ouest de la Serbie), dans les studios Penzing de Munich et près du lac Walchen. Christophe Gans tenait à adopter la même mise en scène que pour le premier Silent Hill en 2006, tout en intégrant les derniers progrès technologiques.
Installé au Royaume-Uni, le studio Millenium FX s’est vu confier la création et la supervision des effets créatures de Retour à Silent Hill à partir des dessins originaux de Patrick Tatopoulos. "Chaque créature comportait ses propres difficultés techniques et artistiques", souligne la directrice de Millenium, Kate Walshe, en se référant notamment au personnage tout en souplesse d’Armless (littéralement, la Manchote).
Si, au départ, l’équipe avait envisagé une prothèse composée de plusieurs éléments synthétiques, elle a rapidement opté pour une combinaison intégrale portée par l’acteur lorsque son idée initiale s’est révélée inapplicable.