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Fiers R.
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4,0
Publiée le 6 octobre 2023
Cette production hollywoodienne de science-fiction est à la fois un exemple pour le monde du cinéma hollywoodien en démontrant ce que l’on peut encore faire avec un budget raisonnable (environ 75 millions de dollars contre, le double en général pour ce genre de films) et une anomalie dans le paysage des blockbusters pour la même raison. On espère d’ailleurs de tout cœur que cette proposition renversante soit également un succès commercial en plus de son plébiscite critique plus que mérité. Il serait important que ce long-métrage impressionnant à tous niveaux fasse date et inspire aussi bien les réalisateurs que les producteurs hollywoodiens lancé dans une course folle aux budgets toujours plus pharaoniques pour des résultats pas forcément (et rarement) pertinents. À l’heure où remakes, suites ou encore spin-off de franchises saturent le marché et où les films dits du milieu sont en passe de disparaître, « The Creator » est une exception qui confirme la règle certes. Mais une exception qui devrait pourtant être mise en avant et prise comme maître-étalon.
Alors bien sûr, le long-métrage n’est pas exempt de quelques scories mais la générosité et l’inventivité de ce spectacle intelligent et ambitieux sont tellement remarquables que l’on passe outre. On pense à ces quelques problèmes de montage dans la première partie, des séquences s’enchainant en effet et parfois de manière brouillonne. On peut trouver aussi certains flashbacks un peu mielleux et clichés (les scènes à l’eau de rose sur la plage) et il y a quelques emprunts un peu trop voyants à certains monuments de la science-fiction (« Star Wars », « Total Recall », ...). Cependant, après plus d’un siècle de cinéma et des décennies de science-fiction, il est difficile d’être à cent pour cent original. Alors on pardonne tant le spectacle proposé ici est généreux et spectaculaire. On a rarement vu un budget aussi raisonnable pour notre époque aussi bien optimisé à chaque coin de l’image, « The Creator » donnant l’impression d’avoir coûté le double et mettant KO pas mal de productions du même acabit. De plus, la thématique de l’intelligence artificielle est on ne peut plus au goût du jour, donnant un aspect très contemporain au film, en phase avec son époque. La morale finale concernant les IA est peut-être trop aseptisée et enjolivée, nonobstant ses dangers, mais c’est un choix narratif assumé et utopiste qui se défend.
Là où le long-métrage de Gareth Edwards mettra tout le monde d’accord c’est dans son aspect visuel. Loin de toutes les œuvres d’anticipation se déroulant en ville et très versées vers la technologique, « The Creator » dépeint un futur inédit où le monde est coupé en deux entre l’Occident qui fait la guerre aux IA et ce qu’on nomme ici la Nouvelle Asie qui les défend. La majeure partie du film se déroule dans les contrées verdoyantes d’Asie du Sud Est donnant à voir des images somptueuses entre nature et ferraille. Les effets spéciaux sont impeccables et nous immergent dans un monde futuriste prégnant, mêlant notre monde actuel à celui d’une technologie galopante. Certaines scènes d’action sont dantesques, notamment l’attaque des américains sur un camp d’androïdes entre rivières et rizières. Une séquence magistrale. On est happé aussi bien par le suspense, sans aucun temps mort, que par les images et l’inventivité des machines ou de certaines scènes (le singe qui déclenche la bombe, le design des simulants, ...). Edwards, qui a réalisé le meilleur « Star Wars » nouvelle époque (« Rogue One »), le meilleur « Godzilla » et l’intéressant « Monsters », confirme avec brio sa maestria. On tient là un grand film de science-fiction au final déchirant qui pourrait devenir un futur classique. Bravo!
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Chef d'oeuvre absolu, je m'attendais pas à prendre une gifle , je n'attendais rien de ce film, de la vrai SF sublime et poétique Les acteurs sont top, la bo sublime, la direction artistique superbe, un univers incroyable j'aurai adoré une trilogie ....
Magnifique film de SF, puisant dans les films cultes du genre pour raconter une histoire très humaine. J'ai eu plaisir à être transportée dans des paysages à couper le souffle en Asie et découvrir la jeune actrice qui joue Alphie, qu'on reverra surement (très touchante)
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3,5
Publiée le 16 novembre 2023
Le sens de l'évolution ? L'histoire a prouvé que chaque espèce a connu sa fin lorsqu'une plus évoluée a fait son apparition. C'est ce que veulent éviter les américains, qui après un événement dévastateur survenu à Los Angeles veulent anéantir toute trace de l'intelligence artificielle. Une manière de faire payer au monde leurs propres erreurs... On peut essayer de ne pas trop lire le sous-texte de l'histoire, mais elle évoque quand même beaucoup de choses sur notre propre monde... Pour ce qui est du film en lui-même, il s'agit d'un mélange entre "Terminator" pour ce combat face aux machines et de "Blade Runner" avec l'équivalent des réplicants à savoir les simulants qui sont bien intégrés là où ils ne sont pas chassés. Une fable humaniste avec l'éternelle question sur ce qui fait de nous des êtres humains. S'il n'égale aucun de ces films, "The Creator" est un film d'action dystopique bien foutu. L'histoire aurait pu être plus engageante pour ma part, mais il est par contre visuellement superbe. J'ai été impressionné par les décors et les effets spéciaux, et d'autant plus quand on voit le budget par rapport à certaines grosses productions. Bref, un bon film même si encore une fois l'histoire ne m'a pas transporté ou ému.
Dans un futur proche, les humains et l’intelligence artificielle se livrent une guerre sans merci. L’armée américaine se lance dans une traque pour neutraliser le Créateur de l’IA avant que cette dernière ne permette à la Nouvelle-Asie de réduire à néant l’Occident…
Gareth Edwards s’est rapidement fait un nom dans le milieu de la SF avec son premier film (Monsters - 2010) au budget infinitésimal à l’échelle hollywoodienne et vient nous prouver une fois de plus son talent de metteur en scène avec cette odyssée visuellement bluffante. Cependant, le film est loin d’être sans défaut. J’aurais voulu y croire jusqu’au bout mais là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario qui vient clairement nous décevoir et descendre dans notre estime.
Réalisé avec un budget là aussi très modeste (80 millions $ à Hollywood, on est loin du blockbuster US) et dans de somptueux décors naturels en Asie, The Creator (2023) nous en met rapidement plein les yeux grâce à une production design soigné (on sent clairement qu’il y on mis les moyens et qu’ils se sont bien plus focalisé là-dessus que sur l’intrigue, il n’y a qu’à voir les costumes, les décors en CGI, la station Nomad et son scan bleuté, les méga-tanks, …). Si le film est visuellement électrisant, l’histoire en elle-même ne fera que survoler son sujet à travers une intrigue ultra-simpliste et un troisième acte tellement facile et bâclé qu’il viendra anéantir tout espoir de voir le film se relever pour se clôre en apothéose.
Autre désillusion et pas des moindres, avoir confié le premier rôle à John David Washington (fils de Denzel), qui s’avère totalement transparent, voir insignifiant, face à Gemma Chan, Ken Watanabe et la bluffante Madeleine Yuna Voyles (elle a une impressionnante palette d’émotions à seulement 9 ans).
Gareth Edwards signe ici un film de SF brillant côté direction artistique mais qui se plante royalement au niveau scénaristique, de belles ambitions qui auraient dû accoucher d’une oeuvre bien plus originale et à la hauteur du talent de son metteur en scène.
"The Creator" n'était pas vraiment attendu et n'a pas bénéficier d'une promo digne de ce nom. Disney préfére miser sur de nouvelles adaptations usé jusqu'à la moelle plutôt que sur des projets originaux. C'est d'une tristesse et c'est fort regrettable pour un Gareth Edwards qui a prouvé avec "Godzilla" et "Rogue One" tout son talent de metteur en scène et qui propose ici un vrai bon film.
Oui cela s'inspire de plusieurs saga de science fiction mais non seulement c'est un choix pleinement assumé de la part du cinéaste mais de plus il s'en sert pour servir un récit complexe et fascinant.
Ici l'IA n'est pas forcément un prédateur mais plus un peuple qui ne cherche qu'à lutter pour sa survie. Et c'est cette spécificité qui rends "The Creator" une œuvre unique en son genre.
Le tout est visuellement somptueux avec des effets visuels vraiment propre à l'image. Gareth Edwards est un très bon metteur en scène et c'est aussi un bon directeur d'acteur. La preuve en est avec la performance très touchante voir émouvante de John David Washington.
Cependant l'œuvre souffre d'un defaut évident. La Rapidité de l'attachement entre Alphie et Joshua. J'ai eu la désagréable sensation qu'il manquait quelques scènes pour arriver au point d'osmose ressenti dans leur relation durant le climax.
Bref. J'ai passé un bon moment. Un film que je recommande.
Une affiche attrayante, des avis globalement positifs et en plus c'est de la SF ! "The Creator" avait de quoi m'attirer de prime abord. Les premières minutes du film s'avèrent d'ailleurs prometteuses. Rien à redire sur la forme. Le visuel est très beau que cela soit les prises de vues ou les effets spéciaux. C'est là le principal point positif de ce long métrage. Dommage de ne pas avoir fourni le même effort pour le scénario. Grosse faiblesse (pour ne pas parler de fénéantise) de ce côté-ci. L'intrigue n'est qu'une suite de clichés, d'incohérences, de dialogues sans saveurs et de scènes d'action répétitives. Beaucoup de vide en somme pour un film superficiel.
Le Britannique Gareth Edwards, avec “The Creator”, transpose les guerres du Vietnam, d’Irak et d'Afghanistan et le traumatisme post 11 septembre, sur les terres fertiles de la science-fiction, pour les synthétiser au sein d’un long-métrage qui fera date dans l’univers fantastique hollywoodien métastasé par des super-héros en moule-burnes. Dans le futur, une intelligence artificielle avancée, bien que conçue pour protéger et servir l’humanité, a lancé une ogive nucléaire sur Los Angeles. Un million de morts et dix ans plus tard, toute forme d’IA a été bannie des Etats-Unis et de l’Occident pour trouver refuge en Nouvelle Asie. Alors scindé en deux blocs, le monde s’apprête à entrer en conflit lorsque l’Amérique crée son “Étoile Noire” surnommée “Nomad”. En orbite au-dessus de la terre, cette station militaire high tech cible et détruit toute infrastructure abritant des robots intelligents du nom de “Simulants”. Après “Tenet”, nous retrouvons avec plaisir le charismatique John David Washington dans le rôle de Joshua. Cet ancien membre des forces spéciales - à l’allure cyberpunk - vit en compagnie de Maya (Gemma Chan), sa femme enceinte en Nouvelle Asie, lorsqu’ils sont ciblés par une infiltration militaire américaine venant mettre la main sur Nirmata (“le créateur” en népalais), l’énigmatique architecte de l’IA. Celui-ci aurait mis au point une arme secrète pour détruire le Nomad. Les Etats-Unis - dont la posture guerrière et totalitaire n’est autre que le miroir de l’Empire de “Rogue One” - envoient - sur les traces de Nirmata - une escouade de têtes brûlées dont Joshua fait partie… Que de chemin parcouru par ce réalisateur virtuose depuis “Monsters” en 2010. Ce petit film de SF inattendu au budget de 500.000 dollars (à peine le budget boissons d’un blockbuster), avait mis à l’amende, les plus grandes productions hollywoodiennes de l’époque. En parlant de blockbuster, il y aura à l’actif du bonhomme en 2014 “Godzilla”, le remake du classique de Ishiro Honda pour les studios Warner/Legendary, suivi de “A Star Wars Story : Rogue One” en 2016, le véritable drame guerrier de la saga avant la chute… Pour l’heure, si dans le fond, “The Creator” capitalise une fois encore sur la classique guerre entre l’homme et la machine et que certains esprits chagrins y voient la sempiternelle mise en garde contre l’IA, reste que dans la forme, le film est tout simplement bluffant. Empruntant aussi bien à “Monsters” qu’à “Rogue One”, en passant par Villeneuve ou Blomkamp, Gareth Edwards fait évoluer ses personnages dans un monde hybride mélangeant les images du post-apo (voir le gigantesque mur séparant “Ground Zero” du reste de Los Angeles), avec les paysages foisonnants d’une nature encore préservée. L’interaction et la cohabitation pacifique entre l’homme et la machine façon “Chappie” ou plus récemment “Finch”, la version robotique de “Seul au Monde” avec Tom Hanks, sont les moteurs de cette fable de SF humaniste dont la force visuelle et narrative n’a d’égal que la générosité d’un cinéaste envers son public.
Même si le scénario est classique, on ne peut être que conquis par la beauté des images de ce film qui n'a rien à envier des autres blockbusters américains. On se laisse prendre par cette aventure sans temps mort, dominée par la prestation extraordinaire de la jeune actrice qui joue le rôle d'Alphie. A ne pas rater !
Pas mal interprété, effets spéciaux à la hauteur mais un scénario probablement généré par chatGpt tant les emprunts sont multiples aux films : IA, Blade Runner et Final Fantasy. Au delà de ces emprunts, y figure également de nombreuses incohérences à commencer par le fait qu'on a pas besoin de prendre une navette pour détruire un engin en basse orbite quand on a la technologie de faire des robots. Enfin bref, vous l'aurez compris, un block buster de plus sans véritable mise en perspective du sujet IA.
Très belle surprise un très bon film de science fiction car cela fait un moment qu'on en a pas vu comme celui là il est originale mention spéciale à l'acteur John David Washington qui est top dans son rôle le film se passe en 2065 la race humaine et en guerre avec l'intelligence artificielle car selon eux c'est une menace pour l'homme Surprise il s'avère que la plus Grande menace c'est un enfant... il y a un côté émouvant je vous conseille fortement le film.
Bon... Je dois bien l'avouer, je me suis trompé. Je pensais que ce film allait être un énorme navet en voyant les bandes-annonces, le synopsis, etc... Sauf que j'y suis allé, par simple curiosité et surtout parce que tous les avis étaient unanimes sur ce film. Et franchement, c'est mérité. Commençons par le commencement : les acteurs.
Le début fut compliqué. Un jeu assez bancal et des interactions assez plates qui rendaient le tout assez basique sans saveur. Mais plus on avance dans le film plus on voit que les acteurs sont vraiment très forts. Leurs personnages prennent de plus en plus de profondeur et ça donne plus de liberté aux acteurs pour montrer le potentiel de leur personnage. Franchement, je n'ai pas grand-chose à dire sur eux sauf peut-être un petit défaut. L'enfant ne joue parfois pas si bien. Je suis tatillon parce qu'en soit ça va, mais il faut essayer de trouver un minimum de défaut des fois. Mais sinon, c'est vraiment pas mal. Passons maintenant aux restes.
La mise en scène est vraiment folle. La musique est incroyable et ça accompagne vraiment bien les plans larges et les travellings pour nous montrer la beauté des paysages. Les effets spéciaux sont tellement bien fait. C'est impressionnant. On n'a même pas l'impression que c'est des effets spéciaux au final. Ça marque et ça marche. Énormément de robot partout dans ce film de science-fiction et aucun raté. C'est toujours cohérent et crédible. Seul bémol, les plans de caméras sont souvent basiques. C'est rarement créatif et je trouve ça dommage. Mais là encore, je suis tatillon... Et passons à ce qui me faisait le plus peur : le scénario.
Je ne suis pas un énorme fan des films de science-fiction,action. Le scénario est souvent très plat et ça ne raconte pas grand-chose. Mais là, c'est impressionnant. J'ai rarement été autant bluffé par un scénario. C'est incroyablement bien réfléchi et efficace. C'est un film qui marque définitivement. C'est dans l'actualité plus que jamais et ce sont des questions qu'on se pose sûrement déjà. Encore actuellement, je me pose des questions. Le film a déclenché en moi une réflexion profonde et je n'arrive pas à penser à autre chose. C'est terriblement efficace et je suis obligé de reconnaître que le film est incroyable. Ne vous spoilé vraiment pas, ce film vaut la peine d'être découvert.
Pour conclure, allez voir ce film. Malgré ses défauts minimes, je l'ai adoré, apprécié. Ce film est marquant et ça ne m'étonnerait pas que certains le considèrent comme le film de l'année. Un très beau voyage dont personne n'en sortira indemne.
Comment peut-on faire aussi mauvais ? L'idée de départ est intéressante mais l'histoire et la réalisation sont une énorme déception. Mal joué, histoire pour ado prépubère, scénario haché, avec des incohérences, on y croit pas. Pas de suspens, crétinerie numérique. J'aurais regardé sur Netflix, j'aurais coupé bien avant la fin. C'est une perte de temps, A fuir !
Bon alors c'est simple, les humains sont les méchants américains et les AI sont des gentils paysans vietnamiens. Voilà à part cela rien n'a de sens, à qui appartiennent tous ces robots coûteux au visage inutilement humain qui gardent des chèvres, on ne sait pas et on s'en fout, c'est un symbole. Les incohérences s'accumulent a un rythme vertigineux, les dialogues sont épouvantables, le scénario indigne d'un enfant de 5 ans, je ne parle même pas du theme de l'AI qui est tout simplement absent. Quelle déception après le chef d'œuvre Rogue One. On touche le fond de la bêtise du discours sur l'AI. Fuyez et matez Blade Runner ou Ex Machina bien au chaud à la maison.