Je suis complètement passé à coté. Je suis fan des films SF comme District9 et Elysium de Neil Blomkamp, j'ai adoré Moon de Duncan Jones, Oblivion de Joseph Kosinsky. Mais hélas, pour moi Gareth Edwards a complètement raté son film. On ressent la patte d'Edwards dans les plans qui transmettent l'immensité des vaisseaux et des lieux comme Rogue One, mais rien de plus pour moi car en ce qui concerne le scénario, les dialogues et les idées, c'est un gloubi-boulga de clichés et d'assemblages vraiment mal ficelés.
Je vais pas faire une liste de ce qui va pas, d'autres s'en sont chargé et à raison. Mais j'attendais d'Edwards qu'il prouve qu'il n'est pas le 'perdant' de Rogue One, celui qui a été gentiment éjecté de Disney, qui a connu un passage à vide durant 6 ans avant d'être récupéré par une société de prod créée par Kiri Hart, elle même éjectée de Lucasfilms après la cata de la postlogie et de son 'Star Wars Story Group'. Dans un interview de son ami Brian Koppelman, Tony Gilroy explique qu'il avait été appelé en urgence pour 'sauver Rogue One', et il ne mâche pas ses mots sur la situation catastrophique du film Star Wars sans pour autant pointer Edwards du doigt. Et même si Edwards a tenté de se justifier récemment, il n'empêche que Disney ne lui a plus rien confié depuis ce film et que c'est bien Gilroy qui a été désigné réalisateur, scénariste et producteur de la série Andor (et il a refusé la réalisation car il devait faire des aller-retour jusqu'à Londres et y avait le covid). On attendait donc Edwards au tournant, ce fan absolu de SF (et de Star Wars) qui avait tout le temps pour peaufiner son film, son chef d’œuvre qui pourrait créer un évènement majeur dans la SF et prouver qu'il est un des 'grands' réalisateurs. Et les bandes annonces nous faisaient vibrer d'avance...puis...patatras. Alors ce n'est pas un mauvais film, c'est un film avec de bon effets spéciaux, avec quelques idées prenantes mais noyées dans un océan de séquences sans âme ni envie. Là ou Bloomkamp nous immergeait dans ses oppositions entre les pauvres et les riches, les aliens et les humains, Edwards survole cette opposition avec des GI's monolithiques qu'on a vu et revu dans Aliens ou Avatar, face à des gentis robots (d'ailleurs il manque des chatons) qu'on tire comme à la fête foraine (incluant les humains amis), c'est pas loin d'un Starship Troopers en réalité, sans l'humour décalé. Bloomkamp, lui, avait de l'humour et un atout dans sa manche: son acteur fêtiche Sharlto Copley, alors que John David Washington n'a rien de marquant, Gemma Chan non plus. Seule Madeleine Yuna Voyles nous fait un peu vibrer à l'écran surtout parce que c'est une enfant. Au fait, vous vous rappelez Haley Joel Osment dans AI Intelligence Artificielle? Ben voilà y a pas photo!
On a donc ici une œuvre qui se vend comme étant marquante mais qui, au final, ne l'est absolument pas. Un Edwards qui devait prouver qu'il était un 'maître' de la SF mais qui n'y arrive pas, peut-être à la limite de ce qu'il sait faire: un joli mix de SF sans
Très bon film de SF. Bons acteurs, superbes images, scénario bien au dessus des blockbusters actuels. Ce réalisateur me surprend agréablement a chaque fois. Evidemment, ca ne plait pas aux cerveaux ramollis.
Sous couvert d'un futur où l'intelligence artificielle a une place prépondérante, on peut aisément faire le parallèle avec la question du vivre ensemble et de la cohabitation. Outre quelques facilités dans l'écriture, la mise en scène, les décors et les effets visuels sont époustouflants. Avec The creator, G. Edwards passe encore un cap dans le genre SF.
Sentiment de déjà vu question scénario, on met dans un checker AI x Blade Runner x Apocalypse Now et hop ! The Creator ! Néanmoins le décorum est de qualité et les scènes d actions impressionnantes, la contextualisation dans cette Asie dystopique est également spectaculaire. Du beau Hollywoodien a voir en CinémaScope.
Un très beau film de SF qui constitue une bonne analyse sur l'IA dans un futur proche. Un scénario puissant, captivant et émouvant avec une excellente interprétation. Les effets spéciaux ainsi que la bande originale sont de toute beauté. Je n'ai pas vu les 2h15 passer. Un pur chef d'oeuvre.
Vu The Creator un Film qui pue le SF est j'adore sa, Gareth Edwards fait mouche une fois de plus, Son film est hypnotique et contemplatif la Photographie est superbe et c'est très émouvant un retour gagnant vraiment Sympa je conseil Bravo ⭐️⭐️⭐️⭐️
"The creator" est un projet intéressant et passionnant à bien des égards. Tout d’abord car il s’inscrit dans la lignée du genre science-fiction, et que l’on a un peu l’impression de faire un bond de plusieurs décennies, quand la SF connaissait son âge d’or et parlait avec intérêt, force et anticipation d’un sujet qui sera d’actualité les années à venir. Puis également car le film est ridiculement budgétisé pour le spectacle qu’il propose – spectacle tourné avec une caméra de gamme éloigné de la catégorie cinéma, la FX3 de Sony. Une petite révolution pour les amateurs de technique, qui nous ravit d’un projet ambitieux et magnifiquement shooté, traitant du sujet plus qu’actuel de l’intelligence artificielle. John David Washington construit rôle après rôle une carrière intéressante, marchant dans les pas de son père, la légende Denzel, pour bâtir une filmographie aux propositions riches. Il excelle en héros dans le film. Quant à l’univers déployé dans le film, il est proprement édifiant, dans le sens où l’on ne le souhaite jamais, mais également car il est d’une beauté terrassante. Le sujet de l’IA est remarquablement abordé, tout en nuances et en constats, mais si je regrette le propos qui semble l’accepter et même la concevoir, plutôt que de mettre en avant la beauté de l’humanité sans artifices. Cependant, si cet avis est très personnel, il ne fait aucun doute que le film est très rythmé et propose un large éventail d’action, de décors et d’idées toutes plus surprenantes les unes que les autres. "The creator" est un blockbuster riche de propositions qui je l’espère fera date dans le genre science-fiction.
Je m attendrait a autre chose et je trouve les ressorts du filme très basique , un enfant qui pleure ça mère, un chiot et un bébé chat pour atendrir tout le monde
Le syncrétisme peut paraître salvateur tant qu'il n'ouvre pas la porte à la radicalité du culte de la mort. Or, c'est bien ce qui n'apparaît pas ou prou dans ce film. Explication : 1. Dans la trame de l'éveil, le syncrétisme danse avec l'environnement, vibrant d'échanges harmonieux. 2. La radicalité religieuse cherche à s'introduire, semant des idées parfois étroites dans ces espaces ouverts. 3. Cependant, dans cette ouverture, se cachent des opportunités d'infiltration par des idéologies extérieures. 4. Ainsi, le syncrétisme, système ouvert, offre une porte parfaite à la radicalité religieuse. En somme, la radicalité exploite aisément cette perméabilité, diffusant des idéaux potentiellement destructeurs pour l'ouverture culturelle. Que la vigilance guide la danse de l’éveillé...
Bon on reste dans l'idéologie américaine habituelle à savoir faire dans le préventif quand il y a une menace à leur existence, identifié,traquer et éliminer, on reste dans un scénario typique des films de science fiction. Visuellement c'est beau avec de belle musique, la petite est attachante, les acteurs sont bons on passe un bon moment.
La promesse du film était alléchante. Un univers original, une direction artistique inspirée et les moyens de ses ambitions... A ce titre, The Creator est une très bonne surprise. Il apporte un vent de fraicheur au genre de la Science Fiction qui en avait bien besoin. Si on ajoute à cela un John David Washington qui confirme son statut d'étoile montante du cinéma hollywoodien, on obtient un film grand public de divertissement particulièrement stimulant et novateur. Dommage que le film soit plombé par une écriture bâclée qui vient le saborder en partie. Caractérisation des personnages approximative, scénario prévisible, et incohérences nombreuses, le potentiel de The Creator n'est donc pas totalement exploité. Il reste cependant un film de bonne facture, qui surpasse de très loin la majeure partie des grosses productions de ces dernières années.
Effets spéciaux incroyables mais ici on arrive au sommet du scénario où tout se devine, en plus de situations plus incohérentes les unes que les autres. L'ennui est que cette phrase peut s'appliquer à de nombreux films qui se marvelisent, qui se game-of-thronisent et surtout qui se star-war-isent. A voir pour l'aspect documentaire car il y a des savants-fous en 2023 qui veulent fusionner l'IA au cerveau humain (voir l'interview de Laurent Alexandre et Michel Onfray où le premier en parle ouvertement), pour l'exposition des armes de guerre qui existent déjà (drônes tueurs, robots-bombes, station spaciale qui bombarde des cibles comme les lasers bleu sur Haïti) et celles que l'armée s'apprête à créer. Evidemment le film y va sur ses théories woke et gauchistes (le seul acteur noir, John David Washington, est capable de libérer les esclaves ; les américains sont tous très méchants...). C'est pénible.
Une bonne dose d'Akira (1988), arrosée généreusement de Ghost in the shell (1995), une rasade de Blade Runner (1982), le tout mâtiné d'un peu d'Elysium (2013).