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Jo Doobies
3 critiques
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2,5
Publiée le 15 novembre 2023
Nous nous trouvons donc dans un futur proche où le monde entier s'est réduit à deux factions distinctes : l'armée américaine, athée, agressive et principalement blanche, d'un côté, et l'Asie, caractérisée par sa diversité harmonieuse, son pacifisme, sa spiritualité et son centrage de l'autre.
L'Amérique, perçue comme maléfique et blanche, a pour objectif d'éliminer l'intelligence artificielle de la Terre. Après l'avoir éradiquée de son propre territoire, elle étend maintenant ses actions au reste du monde. À l'inverse, l'Asie, noble et pacifique, a choisi d'intégrer l'intelligence artificielle à son agriculture de subsistance et à son bouddhisme, aspirant simplement à être laissée en paix. Elle maintient une symbiose avec la technologie tout en honorant ses racines. Bien que l'Amérique dépende de sa propre technologie, elle la redoute finalement.
Au cœur de ce conflit se trouve un ancien militaire noir américain, contraint de participer à la guerre contre son gré. Heureusement, son principal défaut est l'égoïsme, et sa perfectibilité découle de sa non-appartenance à la communauté blanche. À ses côtés, un enfant IA le guide tout au long de son périple. Malheureusement, des méchants Américains blancs et une faction asiatique multiconfessionnelle les poursuivent alors qu'ils traversent une Asie non spécifiée. Les Américains blancs cherchent à le tuer, tandis que les Asiatiques divers reconnaissent sa perfectibilité. Le film se déroule ensuite conformément aux attentes.
Le Créateur avait l'occasion de soulever et d'explorer des questions profondes sur l'intelligence artificielle et son intégration future (inévitable) dans la société. Cependant, il a plutôt choisi de tomber dans les clichés de la Pax Americana et de dépeindre les Blancs comme dépourvus de culture. Les aspects visuels étaient impressionnants, évoquant par moments une bataille contre une armée de droïdes de Star Wars. Cependant, ces éléments ne parviennent que difficilement à détourner l'attention de la perte totale de temps à l'écran que représente ce film. Il aurait pu être un épisode correct de 45 minutes pour Outer Limits/Twilight Zone/Black Mirror, mais au lieu de cela, il s'est étiré sur 2 longues heures.
Ce film est un navet avec une histoire particulièrement idiote et malsaine Aucun intérêt si ce n'est celui d'abetir le spectateur à la fin du 'spectacle '
Très bon divertissement j'ai aimé l'histoire, même si on ne peux pas nier que la fin a été expédiée à la va-vite, et que trop de facilités scénaristiques ont été prises également. Mais bon on a droit à tellement de navés en ce moment, que je mets tout de même un 4 .
Le scénario est bien trop prévisible. Trop de raccourcis scénaristiques et peu de profondeur.
J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages.
Pour moi, c'est un énième film bourré de jolis effets spéciaux (qui ne surprennent plus vraiment de nos jours) et qui manque d'âme.
Ça plaira à ceux à qui le manque de crédibilité d'un scénario ne gêne pas. Moins à ceux qui aiment qu'une œuvre, bien qu'étant une fiction, ait une certaine logique :
spoiler: - Où sont les forces armées "ennemies" (alliées des IA, rien que ça) ?
Les pays se font bombarder sans répliquer ?
- Où est la "super sécurité" du Nomad, l'unique "super vaisseau" qui cible en émettant avec une grosse lumière bien voyante (une vingtaine d'hommes et des scientifiques agriculteurs...) ?
- Une fois le Nomad détruit, les Etats-Unis n'ont plus d'autres missiles qui peuvent atteindre leurs cibles ? Surtout en 2060 ?
- Les IA seraient responsables de l'attaque sur Los Angeles. Une IA dit que c'était une erreur de codage. Une erreur humaine. Si les IA avaient le contrôle de l'armement nucléaire, pourquoi cibler une seule ville ? Et dans quel but ? Se faire exterminer par la suite ? Détruire une ville (avec probablement des IA) dans le but de tuer pour tuer ? Juste parce que les IA sont méchants et tuent les humains sans raison, sans but particulier ?
- Les soldats IA peuvent être mis en veille en appuyant seulement sur un bouton accessible à tout le monde.
- Le seul moyen de reconnaître une IA est de lui demander d'enlever son bonnet ? Il suffit d'ajouter un peu de peau dans le cou d'un IA et ils deviennent impossible à retrouver ? En particulier pour une petite fille très importante enfermée dans une pièce blindée se trouvant dans un laboratoire souterrain de haute technologie. Un peu de peau dans le cou devait coûter trop cher. Surtout que les habitants du pays semblent encore vivre dans des cabanes en bambou et en taule en 2060 (ce dernier point n'est pas invraisemblable mais quelque chose me dit qu'ils aimeraient vivre dans un plus grand confort et n'ont pas le choix, comme aujourd'hui).
Un film vide, sans âme et très superficiel. Le scénario est sans intérêt et ultra balisé. Pour un film qui malgré quelques effets spéciaux et de beaux plans s'avère puéril et s'inspire de beaucoup d'oeuvres anciennes.
Très bon film, agréablement surpris par le soin apporté à l'univers. Je ne dis pas que le film n'a pas ses défauts propres aux gros blockbusters américains mais il fait des efforts. Le lore est intéressant et on veut en apprendre plus sur le monde de 2065, les personnages attachants, le message est simple mais passe plutôt bien. Mais je peux difficilement parler de chef d'œuvre avec autant de facilités scenaristiques et d'incohérences....les personnages principaux ont un plot armor en diamant, les "méchants" américains sont juste méchants, sans nuances, c'est assez nul de ce point de vue là, mais bon j'ai quand même passé un très bon moment sans voir le temps passé
Un pur film de SF, j'ai adoré. Une très belle histoire d'amour, et une belle réflexion sur l'IA qui dans un sens fait quand même bien flipper... Mention spéciale aux prises de vue filmées en décor réelle, ça fait du bien ça change du tout CGI !
Avec "The Creator", Gareth Edwards nous invite à bord d'une odyssée visuelle et thématique, s'aventurant dans les eaux profondes des interactions humaines avec l'intelligence artificielle. Ce film, qui se déploie dans une dystopie futuriste de 2065, dépeint la lutte d'une humanité contre une IA qu'elle a elle-même créée.
John David Washington, dans le rôle de Joshua, délivre une performance nuancée, équilibrant habilement force brute et vulnérabilité émotionnelle. Sa dynamique avec la jeune et talentueuse Madeleine Yuna Voyles, qui joue l'androïde Alphie, est le cœur battant du film, propulsant l'intrigue bien au-delà des attentes de la science-fiction standard. Gemma Chan, quant à elle, offre une prestation solide, bien que son personnage de Maya, et par extension Nirmata, n'atteigne pas le niveau de complexité suggéré par son double rôle.
La direction artistique, supervisée par Shira Hockman, conjointement avec les décors de James Clyne, crée un monde à la fois étrangement familier et fascinant, renforcé par la musique immersive de Hans Zimmer. La photographie de Greig Fraser et Oren Soffer, avec des couleurs saturées et des contrastes saisissants, complète cette richesse visuelle.
Cependant, "The Creator" trébuche parfois dans son récit. Le scénario, co-écrit par Gareth Edwards et Chris Weitz, peine à consolider son ambition narrative. Des dialogues inégaux et des moments de révélation prévisibles sapent l'impact de ce qui aurait pu être une exploration plus nuancée de la technologie et de la condition humaine.
Le film excelle dans sa construction de suspense et de tension, mais échoue à offrir une résolution satisfaisante. L'histoire manque d'une profondeur qui aurait permis aux thèmes abordés de résonner avec plus d'acuité. Des éléments tels que l'USS Nomad et la présence menaçante du Créateur ne sont pas aussi développés qu'ils auraient pu l'être, laissant le spectateur avec plus de questions que de réponses.
En somme, "The Creator" est un film qui promet beaucoup, mais qui ne réalise pas tout à fait son potentiel. Il est cependant porté par des performances solides et un paysage visuel impressionnant. Un divertissement solide qui, avec un peu plus de substance et de développement des personnages, aurait pu atteindre de nouveaux sommets cinématographiques.
The creator s'avère être un film de SF distrayant. Une structure narrative classique : la perte de sa femme et l'espoir de la retrouver, pousse le personnage principal à se lancer à sa recherche dont le salut ne passera que par un enfant spoiler: qu'il, évidemment, détestera, mais, finira par aimer . Une réalisation classique de la SF et des plans efficaces mais sans originalités. Petite particularité, spoiler: les américains sont les méchants.
Je sors tout juste de la séance, le film est globalement très moyen, voir assez mauvais. Commençons par le positif : Les effets spéciaux et la direction artistique sont vraiment réussis dans l’ensemble. Les effets sonores aussi sont bien réalisés. La réalisation et la photographie sont plutôt bonnes. La musique est assez bonne dans l’ensemble, quoi qu’assez générique. L’acteur principal est vraiment bon. C’est d’ailleurs le seul, tout le reste du cast est complètement à la ramasse. Voilà ma transition pour tentrer dans le négatif. On y va : Le scénario est complètement bancal, tout en étant à la fois vu et revu, cousu de fil blanc. Les événements s’enchaînent sans réelle causalité et sans réel enjeu. Le film va tantôt trop vite, tantôt trop lentement. Il n’y a pas vraiment de cohérence, et on voit vraiment les ficelles. Énormément d’invraisemblances et de clichés ponctuent le métrage du début à la fin. On s’attend à la moitié des événements, et l’autre moitié n’a ni queue ni tête. En résumé, je n’ai pas passé un très bon moment.
Commençons par le positif : Des superbes effets spéciaux, une histoire plutôt intéressante au début, l'Asie en décor de fond. Pour le négatif : encore les méchants américains versus le reste du monde ; encore les bons et les méchants ; des faux raccords ; une lenteur du film qui apparait après 45mn. Une fin risible et sans émotion.
C'est dommage on était presque au niveau de District 9.
Ce film reprend le thème connu de l’intelligence artificielle et des robots et pose la question posée de multiples fois : éliminer une IA qui a conscience d’elle-même est-il un meurtre ? Rien de vraiment nouveau donc. Le problème se situe dans son traitement. Les personnages sont manichéens, les méchants sont vraiment méchants (ils tuent sans distinctions et se fichent bien du pourquoi), les gentils sont vraiment gentils (ils ne se battent que pour la liberté et ne veulent pas faire de mal), les personnages secondaires sont à peine esquissés. Le scénario multiplie ensuite les facilités et les incohérences, vraiment dommage car avec un peu plus de rigueur scénaristique on était pas loin d’avoir un très bon film. L’action se passe dans les magnifiques paysages de l’Asie magnifiquement filmés, les effets spéciaux sont à la hauteur et permettent d’illustrer parfaitement le propos. Au final, un bon divertissement, visuellement impeccable mais bancal, dommage.