Jadis enfant star capricieuse, Jane n’a pas pu maintenir sa célébrité en grandissant. C’est sa sœur Blanche qui est devenue une actrice très en vue. Jusqu’à un mystérieux accident, qui a laissé cette dernière en fauteuil roulant, et transformé Jane en aide à domicile permanente. Des années plus tard, la rediffusion à la TV des films de Blanche va faire vriller Jane… On peut se demander ce qu’aurait donné un pareil sujet entre les mains de Hitchock, ou d’un réalisateur plus baroque. Néanmoins, la mise en scène a beau être classique, Robert Aldrich est loin d’être un manche ! Il fait monter crescendo la tension, partant d’une situation pas très saine, pour arriver à de la véritable horreur, à coup de torture psychologique délicieusement retorde. A ce niveau, le film bénéficie d’une très bonne écriture, entre des péripéties bien trouvées, le piège qui se referme brutalement sur Blanche, ou la relation bourreau/victime entre les deux sœurs, bien plus complexe qu’elle n’y parait au premier abord. Et bien sûr, un incroyable duel d’actrices, enlaidies à souhait, tant sur le plan physique que psychologique. Joan Crawford en ex-star alitée, faussement affable. Bette Davis en ex-enfant star cruelle, qui bascule dans la folie violente déconnectée de la réalité. Pour un affrontement dur entre deux femmes prisonnières d’un passé chargé. Une rixe d’autant plus jouissive à l’écran, quand on sait que la haine et la rivalité entre les deux actrices était légendaire dans la vraie vie. Ce qui donne un autre sens à certaines répliques ou actions... La production capitalisera évidemment sur cette rivalité, s’en servant allègrement pour vendre le film. Ce qui fonctionna, « What Ever Happened to Baby Jane ? » fut un succès surprise, et relança ironiquement la carrière alors en berne des deux actrices.
Deux sœurs, une maison hollywoodienne, des non-dits et de la folie : le huis-clos aux petits oignons dont on raffole, grandement porté par Bette Davis qui nous offre un grand numéro d’actrice extrême et exemplaire ! Triviale, aigrie, schizo, pathétique, on ne peut être que dérouté puis attaché à cette poupée défraîchie par une poudre magique qui lui a piqué les yeux, et le lien venimeux qui l’unie à une sœur qui en bave.
Robert Aldricht nous réalise ici un film efficace. La photographie est excellente, les plans très bons notamment celui de haut où l'on voit Joan Crawford hurlant de terreur et tournant en rond après avoir découvert ce qu'il y avait dans son assiette... Du côté des acteurs ou plutôt des actrices, les deux soeurs sont admirables,en particulier Bette Davis qui livre ici une démonstration de cinéma. Le tout pour un grand suspense et une fin diabolique
Un grand classique à juste titre ! Une interprétation impeccable, une mise en scène sobre mais efficace et une histoire passionnante. Terriblement diabolique, la fin reste à ce jour l'une des meilleures jamais inventée !
Un film où la réalité dépasse la fiction (cherchez donc quelques anecdotes et vous verrez !). Le duel d'actrices est asphyxiant, la tension est à son comble jusqu'à la fin, mais c'est pour le bien du spectateur. De plus, un magnifique second rôle masculin vient agréablement apporter un peu d'humour anglais dans un film où l'humourisme règne. Chez Aldrich, on loue toujours l'interprétation mais jamais la réalisation. Classique jusqu'au bout de l'objectif, c'est pourtant grâce à lui que tout ce petit monde est réuni, que le ton est aussi fort, que le décor est aussi bien placé.
Un peu trop long, un peu trop théâtral dans la manière de la comédie à l‘anglaise, autrement cette histoire de jalousie-haine sororale et quasi sénile entre deux vedettes à la lisière de la décrépitude est assez étonnante, aux limites du genre noir et de l'épouvante. Ça relève à sa manière de ce qu'on a fait de plus caustique sur le spectacle hollywoodien, sur son infantilisme pathologique, et c’est une vraie plongée dans les profondeurs tragiques de l’âme humaine.
Le chef-d'oeuvre de Robert Aldrich. A mon sens, un des vingt meilleurs films de l'histoire du cinéma. Le face à face entre deux des plus grandes actrices de tous les temps, Bette Davis (toujours sublime) et Joan Crawford (qui se hisse ici à la hauteur de sa rivale) demeure l'un des grands moments du cinéma mondial. Un film monstrueux, intense, grandiose.
Un chef d'oeuvre de Robert Aldrich. Superbe photo de Henry Haller. Un film passionnant à la limite de l'horreur. (à savoir que Bette Davis et Joan Crawford s'aimé pas de tout, dont la scene ou Bette Davis frappe à coup de pied Joan Crawford elle a eu 4 points de couture, eh oui Bette Davis la vraiment frappé avec toutes ses forces). J'adore ce film et les moments de stress, angoisse qu'on peut sentir.
Un des premiers thrillers du cinéma à être aussi intense et si bien monté. Le film est porté aux nues par deux brillantes comédiennes et un scénario solide. Aldrich passionne, captive et joue avec le spectateur avec des situations de suspense Hitchcockienne. Malgré tout ce génie certains, le film vieillit et possède aujourd'hui plus une place de précurseur que de thriller incontesté à l'heure actuelle, la relève ayant depuis ingénieusement emboîtée le pas.
C'est un superbe duel de monstres que Robert Aldrich réalise dans un mélange et explosif de qualités. Deux soeurs jumelles qui sont jalouses, une de l'autre, passent leur vie à se faire du mal. Bette Davis et Joan Crawford (les deux monstres sacres)sont à 100% dans leur rôle (on peut meme se dire qu'il y a du vécu). Que dire d'autre c'est mon film fétische.
Deux actrices au sommet de leur art. C'est avec ce film que j'ai découvert, il y a cinq ans, Bette Davis et Joan Crawford, et je conseille à quiconque n'a jamais vu de film de ces actrices de commencer par celui-là. Vous comprendrez tout de suite pourquoi elle sont des légendes du cinéma.