Christophe Barratier, des années après Les choristes, revient en force avec un film très émouvant qui sait intelligemment traiter le sujet de la vie d'handicapé (bon, peut-être pas autant que d'autres objectivement meilleurs comme Rain Man et Hors normes, mais c'est quand même très bien). Le personnage principal a une bonne évolution, même si dans les premières quinze minutes du film, il est quand même assez détestable, ce qui fait que j'ôte une étoile au film. Mais sinon, il est vraiment bien et sait où il va. À voir au moins une fois.
Alors oui, l'histoire est très prévisible, parfois un peu « bateau », ça dégouline de bons sentiments mais ça fonctionne à merveille et ça fait beaucoup de bien ! Victor Belmondo et Yoann Eloundou se sont bien trouvés, on sent que le feeling passe bien entre ces deux acteurs et ça se voit à l'écran, on y croit. L'histoire est très gentillette, on sent quand les moments dramatiques vont arriver puis se calmer, mais ce n'est pas grave. On se laisse transporter dans ce feel good movie qui fait du bien au moral et nous fait ressortir de la salle avec la banane. Idéal en cette période.
Thomas, fils à papa, père grand chirurgien, vit la nuit dans les fêtes et autres boîtes de nuit. Il ne fait rien, son père pourvoit à tout. Un jour, il va trop loin en plantant sa BMW dans la piscine de la maison familiale. Le père lui coupe les vivres et pour lui faire prendre conscience que la vie ce n'est pas qu'une fête, il lui assigne la mission d'auxiliaire de vie auprès d'un de ses patients ados. Le garçon, Marcus, va sur ses 13 ans et souffre d'une malformation cardiaque et de diabète qui lui détraque tout. Marcus vit en barre HLM avec sa maman célibataire. Entre les 2 garçons l'alchimie se fait...chacun vivant un drame, Marcus la maladie, Thomas spoiler: le deuil de sa mère à l'âge de 12 ans et le manque d'empathie de son père depuis car incapable de surmonter lui-même sa culpabilité de voir son épouse décéder . Bon...soyons honnête scénario vu, revu et rerevu. Rien de neuf sous le soleil. Niveau réalisation : classique de l'ordre du téléfilm. L'interprétation : plutôt pas mal car le couple Thomas/Marcus fonctionne bien, c'est fluide. Les dialogues sont assez réalistes. De l'humour et du drame comme il faut. Donc bon feel good movie et cela s'arrête ici. Car ce n'est pas non plus le film de l'année. Il souffre de beaucoup de caricatures, de bons sentiments dégoulinants, de répliques faciles style Friends, répliques qui cherchent à faire rire à tout prix (et cela ne fonctionne pas souvent). Mais cela reste un film à voir en famille.
Thomas passe ses nuits en boites et ses journées au lit, jusqu’au jour où son père, le docteur Reinhard, lassé de ses frasques, décide de lui couper les vivres et lui impose de s’occuper d’un de ses jeunes patients.
C'est une réalisation de Christophe Barratier connu pour Les Choristes (2004). Il s'est inspiré d'une histoire vraie, déjà adapté en Allemagne dans Dieses bescheuerte Herz. Le scénario a été écrit par le réalisateur avec Matthieu Delaporte (Le Prénom), Alexandre De La Patellière (Le Prénom) et Anthony Marciano (Play). Le film a fait partie de la Sélection Officielle de l'Alpe d'Huez 2021.
Un enfant malade, un jeune adulte irresponsable, la forme est simple mais marche très bien.
L'histoire se révèle être très émouvante. Au départ, je me disais, "mouais pas révolutionnaire", et au final je me suis retrouvé avec la petite larme au coin de l'œil. C'est fou comme le réalisateur se débrouille pour nous faire rentrer dans ce récit. Il joue sur la simplicité scénaristique pour que l'appropriation soit facile. La mise en scène joue pleinement sur la corde émotionnelle et ça marche.
Les personnages sont attachants. Déjà comment ne pas être ému devant un enfant malade. C'est une injustice tellement grande que la moindre personne ayant un cœur, va se sentir touchée. En parallèle, le jeune fils à papa pourrait avoir une tête à claques, mais il va réussir à nous conquérir par son authenticité.
Ce mélange fait qu'on ne va pas juste pleurer. On va aussi beaucoup rigoler. Cela fait du bien de voir cette tranche de vie. J'ai été particulièrement impressionné par Victor Belmondo. Le petit-fils de Jean-Paul Belmondo signe son premier rôle où il est à l'affiche. La surprise vient surtout de Yoann Eloundou Noah. Le jeune acteur commence sa carrière sur les chapeaux de roues. Heureusement pour lui, il est en parfaite santé, mais arrive à interpréter ce malade de manière bluffant. Je n'oublie pas bien sûr Gérard Lanvin qui apporte son expérience bienvenue, et la présence bonus d'un acteur secondaire que j'adore, Jean-Louis Barcelona.
Je vais tout de même reprocher à cette comédie dramatique sa trop grande facilité. Que ce soit dans la rapidité de l'évolution relationnelle entre les deux, ou quelques éléments un peu incohérents, peu de difficulté sont sur leur trajet. Plus de drame aurait donné une autre dimension.
Ca ne vole pas haut, mais ça fait du bien Si le "feel-good movie" a pour mission de mettre du baume au cœur, alors cette comédie peut en être l'une des incarnations. Pleine de bons sentiments et de belles valeurs morales, on ne peut lui trouver des poux dans la tête sans se faire des nœuds au cerveau car lui faire des reproches, c'est avoir de viles et indignes pensées. Ah, culpabilité, quand tu nous tiens... Ces considérations passées, il faut se rendre à l'évidence. Quand la musique est bonne, c'est déjà ça, mais pour ce qui est du scénario, rien qui puisse faire tomber un cinéphile à la renverse. Question originalité, on est dans le vu et revu, dans l'emprunt -sans intérêt- à des codes déjà exploités. Reste alors le jeu d'acteurs : une jolie complicité entre les deux comédiens principaux, qui vont pouvoir se faire un nom (ou le prolonger, dans le cas de Victor Belmondo), mais une nomination aux Molières serait purement et uniquement démagogique. La bienséance ne garantit pas toujours la bonne séance, ce film pourra tout à fait attendre d'être vu sur petit écran.
J'ai bien aimé ce film qui est agréable à regarder même si le fait d'avoir vu la bande annonce spoil les moments les plus drôles. Un bon film pour profiter de la réouverture des cinémas ! 22/05/2021
On ne devrait s’autoriser à parler d’un film qu’après l’avoir vu. Ne pas se laisser influencer par les ouï-dire, par les critiques, même pas par la bande annonce. Rien tout cela ne peut préjuger de la déception ou du plaisir que l’on aura à voir ledit film. Christophe Barratier fait parti de ces réalisateurs qui n’a pas la carte, comme on dit. Aussi, bien avant la sortie de ses films, la critique institutionnelle est dans les starting-blocks pour l’éreinter. C’est exactement ce qui se passe avec ces 91 minutes de comédie dramatique. Le hiatus entre les notes des pros et les avis du public est trop important pour être véritablement sinon honnête, au moins incompréhensible. Thomas passe ses nuits en boites et ses journées au lit, jusqu’au jour où son père, le docteur Reinhard, lassé de ses frasques, décide de lui couper les vivres et lui impose de s’occuper d’un de ses jeunes patients. Marcus a douze ans et vit seul avec sa maman. Il souffre depuis sa naissance d’une maladie grave qui rythme ses journées, entre le centre d’accueil médicalisé où il est scolarisé et des séjours répétés à l’hôpital. Cette rencontre va bouleverser le quotidien de l’un et de l’autre, et tout simplement changer leur vie. Ce nouvel opus du réalisateur de Les Choristes n’est certes pas exempt de facilités et de défauts, mais l’émotion est bien présente et le casting, bourré de nouvelles têtes, tout à fait à la hauteur. Ce n’est pas un chef d’œuvre, ni même le film de l’année, mais une heure et demie sympathique… et c’est déjà ça en ces temps de morosité. Inspirée d’une histoire vraie, le scénario nous propose des personnages auxquels il manque des armes pour faire face à la vie. L’un à cause de la maladie, l’autre par une immaturité improbable. D’aucuns parlerons de naïveté et de candeur, mais pourquoi pas et, de toutes façons, ses sont des traits de caractère récurrents dans les films de Baratier. Et alors ! Ce n’est pas une maladie honteuse, bien au contraire. Aussi, on n’évite pas tous les écueils du feel-good movie classique. Un peu de pathos, mais pas trop, des personnages un tantinet stéréotypés, des situations à la limite du plausible, et le happy end de circonstance. L’insolente fortune étalée par le fils du grand chirurgien rend toutes les folies possibles, mais, comme on dit, on est plus à l’aise pour pleurer dans une Cadillac. Mais tant pis, oublions toutes ces facilités pour s’attacher à l’humanisme du propos et au côté solaire de ce petit film sans prétention, sinon celle de faire passer un joli moment au spectateur… Et ça, c’est irremplaçable. Victor Belmondo, petit-fils de…, apporte une part de fantaisie, un côté incongru et iconoclaste, qui lui donnent un air de famille évident. Il tient aussi de son grand-père la grâce, le côté élancé presque élastique, cette attitude apparemment nonchalante qui reste la marque de fabrique du grand Jean-Paul. Le petit nouveau, Yoann Eloundou, est le choix ultime issu d’un casting de 200 jeunes. Un choix judicieux. Présence, justesse de ton… à revoir avec plaisir. Gérard Lanvin bougonne mais cette fois la sensibilité en plus. Marie-Sohna Condé et Ornella Fleury complètent le casting avec bonheur. Contrairement à ce qui s’écrit ici ou là, on est loin du propos d’Intouchables auquel beaucoup trop de gens ont tendance à le comparer. Je le répète, les ficelles sont énormes, les surprises trop prévisibles, le sentimentalisme un peu envahissant, mais l’émotion finit par l’emporter. Et c’est le plus important.
Avec "Envole-moi", Christophe Barratier fait dans la facilité (dans le cynisme diront ses détracteurs) : un enfant malade, ça émeut toujours. Cependant, il ne verse pas trop dans le mélodrame en restant candide et optimiste.
Très caricatural au début. Pas de vrais surprises dans le scénario. Des références au film intouchable assez présentes. Mais au fil des minutes on se prend au jeu car c'est plutôt bien joué. Le duo d'acteur fonctionne bien et celà devient plaisant. En résumé un film touchant malgré des scènes très stéréotypés.