Temps Mort
Note moyenne
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Hardecho
Hardecho

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2026
13 films recensés sur Allocine portent ce nom. Pour l'originalité du titre, on repassera... Pourtant, ce film mériterait d'inventer un nouveau genre cinématographique rien que pour lui : le feel-bad movie! Franchement je crois n'avoir jamais rien visionné d'aussi déprimant et malaisant! Vous voilà prévenus. Si néanmoins vous avez le courage de vous y frotter, vous y découvrirez une étude sociale minutieuse servie par des acteurs fabuleux, Karim Leklou en tête, qui incarne un personnage aussi attendrissant que terrifiant. Les seconds rôles qui composent sa famille sont également stupéfiants de vérité. On peut saluer le choix de la réalisatrice, de rester dans le flou sur les crimes commis par ces 3 personnes, pour mieux se concentrer sur le vrai sujet, la difficile (impossible?) préparation de la réinsertion après ce temps mort qu'est la prison : une période qui met l'existence sur "pause" sans remettre les compteurs à zéro.
olympe1707
olympe1707

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2025
Trois détenus qui purgent une longue peine se voient accorder leur première permission de sortie. Trois hommes aux personnalités diamétralement opposées, trois expériences différentes. On ne connait pas les raisons qui les ont amenés à de si lourdes peines, si ce n'est qu'il est difficile de les imaginer commettre de graves crimes tant ils sont attachants.

On pourrait imaginer la perspective de ce premier goût de liberté réjouissante, mais la peur domine tout le reste. Avoir la sensation d'être devenu un paria, des tentations auxquelles il faut résister, donner l'illusion d'être une personne comme une autre. Et puis cette sensation oppressante et vertigineuse de sauter dans le vide, tant le monde extérieur leur est devenu étranger et effrayant. Ces repères et la routine millimétrée qui est devenue la leur depuis des années n'existent pas au dehors, et il va leur falloir composer sans cela.

Le scénario est très intelligent et particulièrement novateur. 3 hommes vont chacun à leur manière composer avec une liberté provisoirement retrouvée. Et l'on voit là à quel point la liberté n'est pas toujours confortable et source
de joie. J'ai trouvé ce film extrêmement émouvant, mais sans pathos. Et pour cause, car il est magistralement interprété, Karim Leklou en tête, à la fois tendre et inquiétant, qui campe ici un rôle extrêmement différent de tout ce qu'il a pu jouer jusqu'à présent.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2024
Ce portrait croisé de trois détenus ramenés, le temps d’une permission de deux jours, à la vie civile fait le choix judicieux de filmer les corps au plus près de leurs expressions, de leurs cicatrices pour compenser les non-dits et les silences qui sinon entourent leur retour. La présence de motifs, qu’il s’agisse de la table autour de laquelle se réunit la famille temporairement réunie, du lit où l’intimé des amants s’esquisse, de l’opposition entre l’extérieur et l’intérieur, interroge la pertinence des rituels dans la structuration de nos existences : à la façon de Jean-Luc Lagarce, Ève Duchemin révèle la violence des protocoles qui, rassurants lorsque tout va bien, broient l’individu en le raccordant encore et encore à l’événement unique qui détermine depuis l’entièreté de son passé. Ce dernier se dévoile par petites touches, à la manière d’un peintre dont les impressions se retranscrivent par coups de pinceau successifs : il apparaît dès le départ comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus des personnages, menaçant à chaque instant de leur transpercer l’âme, que désamorcent les tentatives de vivre le temps présent – pensons à la volonté exprimée par Hamousin de quitter le bus de ligne pour poursuivre son voyage à pied, le long de la forêt. Le paradoxe tient alors à ce que l’échec de toute réinsertion au sein de la famille découle des efforts entrepris par de chacun de ses membres pour la rendre possible : qu’il s’agisse de l’épouse, de la sœur ou de la mère, tripartition hautement symbolique, les trois hommes disposent d’une figure tutélaire au contact de laquelle ils éprouveront réconfort, détresse et solitude. C’est cette thématique de la réintégration périlleuse qu’investit courageusement un film interprété à la perfection, sujet rare qui en justifie à lui seul le visionnage.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2024
Cette réalisation belge traite à travers trois personnes différentes au comportement différents le retour à la vie normale lors d'une permission de sortie de prison, ce qui lie les trois protagonistes est la précarité. Ils vont se retrouver face à la leur familles respectives et au regard de ceux ci , mais aussi face à leur propre regard sur eux mêmes. Trois histoires ou l'on passe de l'une à l'autre durant deux heures. Ce film est réussi, on plonge vraiment dans cet univers pas très rose, la mise en scène d' Eve Duchemin donne une impression d'immersion, et les acteurs sont vraiment au top. un 7/10 mérité.
Clément Massart
Clément Massart

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2024
Ce film est touchant et superbement réalisé
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2023
3 prisonniers en permission de week-end, découvrant la désespérance face à leur passé, se confrontant à la dure réalité de la vie hors les murs.
LEKLOU halluciné, violent, psychotique, tendre, insaisissable, est admirable...
SAWADOGO résigné, triste, sage, est attendrissant...
COUSYNS rebelle, consterné, frustré, sevré d'amour, est étonnant de naturel...
Rarement la dramaturgie des libertés éphémères n'avait été aussi bien montrée : 3 claques magistrales!
marc Bolard
marc Bolard

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2023
Rien de neuf sous le soleil. Un autre film sur les difficultés de taulard en perm.
Donnez moi une bonne raison d'aller voir ce film. L'intention est louable, c'est bien joué (Surtout Kamel), mais il n'y a pas de mise en scene, de montage, de lumières, de sons, même pas de scénario. C'est du niveau d'un documentaire. Aucune originalité. He lachez vous les réalisateurs et les producteurs, proposez nous du neuf...On s'ennuie ferme.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 889 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2023
Ces trois portraits quasi documentaires laissent de marbre: aucun des personnages, que ce soient les permissionnaires ou leur entourage, n'est suffisamment développé pour emporter l'adhésion. On a toujours l'impression de rester en surface et à distance, sentiment exacerbé par des dialogues souvent laconiques. Le choix narratif d'un cloisonnement total entre les trois parties accentue un peu plus l'indigestion induite par ce récit finalement peu inspiré.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2023
Bénéficiant d'une permission de sortie, ce film retrace le temps d'un week-end la vie de trois prisonniers avec des profils différents. La cinéaste belge, Eve Duchemin, dresse le portrait de détenus brisés par l'amour perdu de leurs proches. Karim Leklou est une nouvelle fois énorme dans son rôle d'alcoolique psychotique spoiler: retombant dans ses travers
. Les deux autres acteurs sont un ton en dessous, l'un muré dans le silence, et l'autre cherchant à renouer avec sa mère. L'ensemble donne un résultat très sombre qui aurait gagné à se faire croiser les trois personnages ou à ne se focaliser que sur un seul. Le résultat est quand même correct.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2025
Anthony, Julien et Colin sont des détenus qui ont l'occasion de sortir pendant une permission de 48H. Un simple week-end, mais il peut s'en passer des choses en un week-end... spoiler: Anthony retrouve les siens, mais retombe vite dans ses travers; un retour familial beaucoup moins chaleureux pour Colin tandis que Julien est confronté aux conséquences de ses choix.
Un film choral sur la réinsertion que ce soit au sein de la société, mais surtout auprès des proches. Le temps de sortie est trop court pour évoquer la vie qui les attend après leur libération, donc Eve Duchemin s'intéresse principalement à ces relations familiales altérées par ce passage en prison. Comment renouer des liens et reconstruire cette confiance perdue. Certains essaient tandis que d'autres ont abandonné... Le fait d'avoir ces trois personnages d'âges et de milieux différents confrontés à la même chose est intéressant, car ils n'ont rien en commun à part leur passage derrière les barreaux. Cependant, c'est de leur côté que ça a bloqué pour ma part. Impossible de m'attacher à eux. Karim Leklou est bon, mais son personnage m'a énervé; Jarod Cousyns m'a laissé indifférent et Issaka Sawadogo a un petit quelque chose, mais l'histoire de son personnage n'est pas assez développée. Au final, 48 heures qui m'ont laissé sur ma faim.
AUDIC Jean Paul
AUDIC Jean Paul

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2023
Magnifique film ,dont on a pas peu parlé, sur le thème de la prison avec 3 acteurs exceptionnels. A voir absolument.
Antonino Moi
Antonino Moi

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 septembre 2023
Que dire, sinon que les 9.000 entrées sont largement excessives. Que veut démontrer le film ? Avoir de la peine pour ces bandits, partager leur(s) douleur(s)... La prison n'est pas là pour les moutons ou les anges. Un navet de plus qui a coûté plus de 2,5 millions d'euros.
lacoco
lacoco

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2023
Vu la semaine dernière en présence de la réalisatrice. Un film coup de coeur et coup de poing tant on se laisse embarquer dans ces morceaux de vie cassée. De ce point de vue le jeu des acteurs est exceptionnel. Les gros plans accentuent les émotions qui traversent ces permissionnaires et leur famille. Malgré la violence des ressentis, Eve Duchemin filme avec pudeur et sensibilité pour nous amener à nous interroger sur la "réinsertion" dans la vie familiale, amicale et professionnelle après plusieurs années d'enfermement. A voir absolument.
MarDiproductions
MarDiproductions

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2023
Mérite au moins les 100k. Jarod est très convaincant, karim leklou impressionant hâte de voir sa perf sur Vincent doit mourir.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2023
Trois détenus bénéficient d’une permission le temps d’un week-end. La soixantaine, Hamousin est sur le point d’achever une longue peine. Il cherche un emploi pour se réinsérer et hésite à revoir sa femme et ses enfants avec lesquels il n’a eu aucun contact pendant les vingt années qu’il vient de passer en prison. La quarantaine, Bonnard souffre de graves troubles psychiques et d’une dépendance à l’alcool qui se marie mal avec son traitement médical. Son état l’empêche de renouer avec sa famille et avec son fils des liens normaux. La vingtaine, Colin est tombé pour un sombre trafic sans dénoncer ses complices. Sa mère ne le lui a pas pardonné.

La prison, Eve Duchemin l’a d’abord filmée avec l’oeil du documentariste avant d’avoir l’idée d’en faire l’objet d’une fiction. Cette familiarité avec son sujet se sent dans un film qui, comme le récent Je verrai toujours vos visages, mais avec moins de bonheur que lui, flirte avec les frontières de ces deux genres. Avec une grande sensibilité est exploré le défi de la réinsertion, un angle mort des films sur la prison (ils sont pourtant pléthore) qui filment à foison des détenus entre quatre murs sans envisager un jour leur élargissement (je suis injuste en ne pas mentionnant l’avant-dernier film de Robert Guédiguian "Gloria Mundi"). Que devient un ancien détenu après sa sortie de prison ? Comment ses proches l’accueillent-ils ? Retrouve-t-il sa place ? Retrouve-t-il une place ?

À ces questions, "Temps mort" apporte une réponse bien pessimiste à travers les cas presqu’archétypaux d’un vieux détenu dont la vie gâchée est désormais derrière lui sans espoir de nouvelle chance, d’un malade qui aurait plus sa place dans un hôpital psychiatrique que dans un centre de détention et d’un jeune dealer (dont je n’ai pas compris ce qu’il advenait à la dernière image) sevré d’amour maternel.

On reprochera au film son montage qui, un peu trop systématiquement, passe d’une histoire à l’autre sans établir de ponts entre elles. Le scénario et le montage de Je verrai toujours vos visages étaient, de ce point de vue, mieux réussis. Temps mort devient inéluctablement un film à sketches où fatalement on s’attache à une histoire plus qu’à une autre. Celle de Colin est, selon moi, la plus faible ; celle de Bonnard m’a plus marqué. La responsabilité en revient à Karim Leklou, grenade dégoupillée prête à exploser à chaque instant. Cet acteur est décidément incroyable. À chacune de ses apparitions, mes critiques lui consacrent un long paragraphe dithyrambique. Qu’y a-t-il dans son jeu, dans sa présence qui m’impressionne autant ? Sa corpulence qui rappelle Gérard Depardieu ou Raimu ? Son regard halluciné ? Sa voix ? Son rire dément ?
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