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Simon Bernard
208 abonnés
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3,0
Publiée le 5 octobre 2022
Oui, tourner The Chef intégralement en un plan séquence est un défi intéressant à regarder. Par contre on se prend tous les stress, les angoisses et les burn-out des personnages dans la figure comme si c'était notre vie quotidienne à nous, pas évident.
Un film tout simplement super ! De loin un des meilleurs films que j'ai pu voir cette année. Le plan séquence, l'ambiance, le réalisme, les acteurs qui sont on ne peut plus vrais. Le film est incroyable sincèrement, il se regarde très bien. On vit simplement 1h30 d'un service de restaurant gastronomique, alors que l'ensemble du personnel fait de son mieux pour s'en sortir, mais que le service ne cesse de se dégrader. Les personnages sont très réels, très attachants - on s'y croirait vraiment.
Je le recommande vraiment vraiment à ceux qui ne l'ont pas vu.
Déjà... si la bouteille la plus chère est un sauvignon blanc c'est qu'on ne sait pas de quoi on parle :-D m'enfin c'était pas désagréable, même si le côté dramatique est un peu too much
Plutôt déçu par ce film, probablement sur-noté pour la prouesse cinématographique. Je ne suis pas dans la restauration, mais j'ai de gros doutes sur le réalisme de ce qui est montré. Il me semble que la cuisine est bien calme en plein service de 100 couverts, les serveur.euse.s ont même le temps de bavarder, en plein coup de feu le chef va s'attabler avec des clients, à la plonge le contenu de la vaisselle en cours est toujours le même, etc... Ce qui ne donne pas l'impression de voir évoluer le vrai personnel d'un restaurant, mais plutôt des acteur.rice.s dans un vrai restaurant...
Avouons-le tout de suite : je suis du métier et j'ai fréquenté quelques années la gastronomie étoilée. Cela ne peut faire de moi un spectateur lambda. Pourtant, comment ne pas s'engouffrer dans cette histoire qui, certes, peut parfois tomber dans le stéréotype, dans la surenchère. spoiler: Le client raciste, la critique gastronomique présente au plus mauvais moment, l'allergie, les errements du chef jusqu'à l'overdose... Tout cela existe bien sûr... Mais sur un seul et même service ??? Admettons. Il n'en reste pas moins un film extrêmement bien ficelé. Le choix d'un seul et unique plan-séquence, qui nous tient en haleine, est un formidable écho à cette tension permanente qu'est un service en restauration, en plus d'être la preuve d'une très belle maîtrise du sujet derrière la caméra. Dans une cuisine on rit, on pleure, parfois on s'emporte, avec véhémence même. C'est un microcosme de la vie poussé à son paroxysme. Et moi, "l'ancien du milieu", je n'ai pu qu'admirer tout ça. Tout au long de la séance j'ai suffoqué, j'ai littéralement eu du mal à respirer.... Sous tension, vous disais-je. Seul le cinéma peut nous faire vivre cela. Alors en sortant du la salle obscure, je me suis résolu à remercier "The Chef" de m'avoir faire ressentir des émotions, aussi angoissantes soient-elles.
Franchement je ne comprends ni les critiques, ni les notes. C'est de très loin le plus mauvais film que j'ai vu depuis plusieurs années. Mal joué, mal tourné, scénario inexistant, ambiance de resto totalement fake.... très décevant.
Ce premier long-métrage du réalisateur britannique Philip Barantini, sorti en 2021, constitue un incroyable pari technique, à savoir celui de présenter un unique plan séquence durant tout le film. L’histoire nous plonge dans les affres d’une brigade de cuisine d’un restaurant gastronomique. Stress, entraides, engueulades, tout est décrit avec une bonne dose d’humour flegmatique. Stephen Graham (dont la première apparition au cinéma était celle d’un voyou dans « Snatch ») interprète avec aisance le chef de cette troupe aux abois. Malheureusement, le choix artistique retenu, qui impose une unité de lieu et de temps, ne permet pas de développer en profondeur la psychologie des personnages. De fait, l’intrigue ne présente guère d’intérêt même si le rythme reste intense. Bref, un divertissement surprenant à découvrir pour la qualité de sa mise en scène.
Je viens de rattraper The Chef. Et à part un ton parfois trop mélodramatique un feu forcé, c'est absolument brillant. Un plan séquence intelligent et parfaitement chorégraphié, le tout emmené par un Stephen Graham saisissant de véracité.
Le film transmet parfaitement le stress d'un restaurant lors d'une grosse soirée. L'équipe doit ainsi composer avec un chef à côté de la plaque et en proie aux addictions, des employés pas toujours exemplaires et qu'il faut couvrir, des clients parfois franchement casse bonbons, des problèmes d'argent, d'approvisionnement, de famille, d'incompétence, d'allergie... La tension est palpable et le fait de l'avoir tourné en un plan séquence est une véritable prouesse !
Alors oui, j’ai conscience que le ressort dramatique est peut-être excessif dans la temporalité courte que le film propose et bien sûr le classicisme du scénario suivant les problèmes d’une personne ou d’un groupe. Néanmoins voir cette méthode d’écriture dans le milieu de la restauration est absolument génial de par la tension et le stress que cela engendre. Ainsi pour moi the Chef est une réussite, car il sait user d’une méthode bien connue (que l’on retrouve par exemple dans Oslo 31 août, The guilty…) en y plaçant son originalité dans le décor offert d’un restaurant londonien le jour le plus chargé de l’année. Certaines narration aurait pu être mieux traité, mais il en reste que nous sommes face a un film réussi particulièrement bien sa réalisation je pense surtout à cette caméra qui est l’origine de toutes nos émotions. la réussite se base aussi sur les acteurs qui donne vie à ce décor effrayant par son rythme. The Chef régal par ce qu’il propose mais répugne le spectateur de ce monde difficile qu’est la restauration.
Filmé en un seul plan-séquence, ce huis-clos dans un restaurant gastronomique est impressionnant! A la manière d'un thriller, tendu et palpitant, le film révèle les coulisses d'un milieu impitoyable. Avec un Stephen Graham effarant, "The Boiling Point" tombe à point à l'heure de la démocratisation de la gastronomie et de la starification des grands chefs. Même s'il ne fait pas dans la dentelle, le programme étant assez chargé, c'est un film qui, au-delà de la prouesse technique (et donc, celle des acteurs) dénonce un monde moins glamour qu'il ne le prétend en s'attardant sur les hommes et les femmes qui le font tourner.
La cuisine est une scène bien connue du cinéma, développée dans l’esprit de corps, en parallèle des saveurs et des relations qui s’en dégagent. Son fonctionnement, notamment dans les restaurants, est un balai minutieux nécessitant encore plus de rigueur qu’ils ont d’étoiles sur leur devanture. Ancien cuisiné confirmé, en jonglant peu à peu vers les établissements de plus en plus cotés, Philip Barantini (Villain) nous livre un opéra gastronomique, résultat de quatre prises, toutes en plan-séquence. Pas de coupure, juste un bain d’huile bien chaude, qui ne demande que des ingrédients à frire. Et au menu étoilé de la soirée, un chef, qui apporte ses problèmes au boulot. Il y a mieux comme assaisonnement, mais c’est autour du défi technique qu’on l’attendra au tournant.
Le cinéaste britannique en avait déjà fait un court-métrage trois ans plus tôt et il rappelle de nouveau Stephen Graham, qui devra partager la caméra avec toute sa brigade et ses clients. Il incarne ainsi Andy Jones, que l’on découvre tremblotant et perdu dans ses esprits. Ce n’est pas le froid d’hiver qui provoque ce mal-être, mais bien d’autres soucis personnels, qu’on se gardera d’émietter tout le long de l’intrigue. On file droit vers un service du soir très animée, en des temps festifs, où le client est roi. Ce sera dans les échanges entre les services que les tensions vont peu à peu alimenter l’aspect oppressant, imposé par une caméra qui ne lâche pas ses sujets. On navigue d’un point de vue à l’autre, en décortiquant un maximum de contraintes que confrontent les restaurateurs, pour peu qu’ils aient beaucoup de personnel à gérer.
Ouvrir avec l’intervention du service sanitaire n’est pas anodin. Le réalisateur nous parle de la restauration et de ses normes, choses qui ne peuvent pas être prises à la légère, car tout entraîne une conséquence. D’un lavage de main au mauvais endroit à la mauvaise température du frigo, ce sont des gestes quotidiens qui sont questionnés, afin de palper la réalité, souvent méconnu des consommateurs, de plus en plus exigeants et parfois influenceurs. Le profil de ces derniers est d’ailleurs poussé à l’extrême, éradiquant ainsi le peu de bienveillance que l’on se donnera la peine de présenter en introduction. Entre la cuisine et la salle, c’est évidemment le débordement. Les feux rouges s’accumulent à une vitesse ahurissante et l’alchimie ne prend plus. Chaque personnage possède une face cachée, qui bouillonne intérieurement, jusqu’à ce qu’elle soit renvoyée vers quelqu’un. Ce qui ne veut pas dire pour autant que l’on n’admet pas d’éclaircis dans cette brume. Il est cependant regrettable de laisser autant de problématiques en suspens et avec une démarche qui se répète à tous les échelles.
Barantini n’hésite pas une seconde pour jeter de l’huile sur le feu, là où les engrenages du restaurant en aurait le plus besoin. Il a choisi de graviter autour de son chef et de ses responsabilités, qui vont de pair avec toutes les formes de violences visibles, le racisme et le sexisme en tête. « The Chef » (Boiling Point) témoigne ainsi d’une forte compassion pour les corps de métier de la restauration, sous les feux des projecteurs et des critiques. Ces conditions de travail peuvent ainsi entraîner des débordements et des addictions parfois simplistes, et jusqu’au point de rupture, mais comme pour l’unique plan-séquence qu’on a choisi de garder, l’astuce vient d’une efficacité saine et dont la pression serait évocatrice d’une bonne hygiène. Le tout est de savoir jongler avec, quitte à s’effacer partiellement.
Le début du film est plutôt intéressant, justifiant parfaitement son dispositif, montrant bien l’effervescence qui peut régner dans un restaurant un soir d’affluence. Mais plutôt que de se concentrer sur l’aspect documentaire, le scénario choisi finalement d’aller crescendo vers la dramatisation forcenée quitte à perdre en route son aspect réaliste avec ici et là des personnages trop typés et quelques situations qui sonnent de manière artificielle.
Un film un peu "too much" donc pour un exercice de style à moitié convaincant et qui ne donnera pas envie c’est sûr d’aller diner dans un restaurant londonien comme celui-ci.
Un film où l'expression 'se tuer à la tâche' prend tout son sens. Il ne vaut alors mieux pas avoir de problèmes personnels, à moins que ceux-ci soient la conséquence d'un travail épuisant et moralement dévorant. Edifiant mais très bavard aussi.