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Isabel I.
50 abonnés
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4,0
Publiée le 27 janvier 2022
Originalité de ce long plan séquence. C'est bluffant, j'ai eu l'impression d'être présente dans ce huis clos avec le sentiment d'appartenir à cette équipe et subir cette pression omniprésente de la salle à la cuisine. En fil conducteur l'histoire privée du chef, sous-entendu mais omni présente . Je découvre ce monde de la restauration chez un étoilé et j'observe toutes ces vies qui se croisent et se percutent. Des rancoeurs , de la complicité, des perceptions différentes se bousculent ; se côtoient douleur, colère, jalousie, fatigue, peur, racisme ordinaire, mépris, traîtrise ... c'est un microcosme représentatif d'une mini société. C'est un thriller culinaire, on arrive avec "the chef" on part avec lui ; le récit se termine alors avec lui "the end ".
Un ovni ! Une prouesse technique concernant l’unique plan séquence du film sur toute sa longueur. Une vraie prouesse, remarquable… Mais le rythme effréné du film et le mouvement permanent de la caméra m’ont donné le tournis, impossible de profiter réellement de ce moment de vie. Je n’ai pas réellement accroché à cette histoire en temps réel, dramatique, sans musique additionnelle. Quelques invraisemblances et une sensation de déprime…
Il parait qu'en Angleterre, le nombre de réservations dans les restaurants explose le vendredi qui précède Noël. C'est ce jour précis que Philip Barantini a choisi pour nous inviter dans un restaurant londonien afin de nous montrer le stress qui règne au moment du "coup de feu" dans la salle d'un restaurant et dans les cuisines. Ce réalisateur connait parfaitement bien ce monde des restaurants : il a travaillé dans des cuisines de restaurant pendant 12 ans. Afin de nous faire mieux vivre ce stress, il a choisi de concentrer son film dans un seul plan séquence. Un plan séquence qui dure donc 1 heure 1/2 et dans lequel la caméra suit les personnages les uns après les autres, tout en continuant de s'intéresser aux autres, celles et ceux qui sont en interaction avec le personnage suivi. Un véritable tour de force au bout duquel on se demande qui a le rôle le plus difficile. Le réalisateur ? Les comédiens et les comédiennes ? le cameraman ? Les preneurs de son ? Peut-être bien le cameraman et les preneurs de son, finalement ! "The chef" ne présente aucun temps mort. Il aurait même plutôt le défaut inverse, une sorte d'overdose de tout ce qui peut arriver comme problème dans la salle d'un restaurant haut de gamme et dans ses cuisines : la visite des services de l'hygiène, le chef qui arrive en retard, la venue non prévue d'une critique gastronomique, les clients racistes, les clients qui se disent influenceurs (et qui le sont peut-être) et qui exigent qu'on leur serve un plat qui n'est pas au menu, les problèmes de cuisson de viande, la cliente allergique qui fait un malaise, les problèmes entre le personnel de salle et le personnel des cuisines, etc., etc. Durant le film, le personnel apparait comme étant stressé, à la fin du film les spectateurs sont lessivés.
L'intention était louable: filmer en un seul plan séquence la vie pro d'un resto côté salle & cuisine. A l'arrivée on reste sur sa faim (un comble...) car l'accumulation des problèmes privés, professionnels, financiers, médicaux, j'en passe et des pires, nous donne une piètre image de l'intention du départ. Trop c'est trop, et l'exploit technique m'a laissé de marbre. "1917", ds la même veine était autrement réussi, et la forme adherait au fond. Là on n'a que vaines gesticulations.
On s’est tous déjà demandé à quoi ressemblait le travail de barman, de serveur, de cuisinier ou même de plongeur. « The Chef » vous fais une session de démonstration de tous les postes en moins de 2 heures, et c’est pour moi un pari réussi ! On suit une mauvaise mise en place, un briefing à demi effectif et une soirée endiablée pour ce réveillon de Noël. Dès le début du film, et jusqu’à la dernière seconde, le cœur palpite et expérience un marathon contre le stress. C’est une course qu’il faut à tout prix gagner, au risque de perdre des clients. « The Chef » montre avec brio ce que serait une soirée en restauration s’il l’on devait l’expliquer à quelqu’un qui ne s’y connaît pas du tout : entre les problèmes de dernière minute, le contrôle d’hygiène qui peut passer à n’importe quel moment et la navigation difficile entre les clients lourds et aimables, ce n’est pas une mince affaire. Cependant, de mon point de vue d’ancien serveur, la soirée semble plutôt tranquille au final. Je pense qu’ils auraient pu d’avantage accentuer le stress et la rapidité du service, mais je comprends totalement qu’un spectateur extérieur ressente un stress intense et qu’il soit bousculé devant tant de péripéties.
Même si je trouve que le film aurait plus être encore plus rapide, il soutient tout de même un rythme effréné sur toute sa durée. « The Chef » va à 200 à l’heure tout comme une soirée dans ce travail, ce qui est accentué par le visuel. On a un début de film lent et inquiétant à cause l’anticipation du chaos à venir. Le milieu du film est endiablé et à ne pas vous laisser reprendre votre souffle. Le débordement et la panique se mêlent à des efforts pour sortir la tête de l’eau. La fin est volontairement éparpillée, illustrant parfaitement le chaos ainsi que le calme après la tempête. Tout au long du film, les différents rythmes du service sont illustrés à travers les mouvements de caméra. La caméra épaule lente suit le chef et les autres employés à travers tout le restaurant dans leurs nombreux va-et-vient. Les plans sont tremblotants, flous, et parfois même mal cadré illustrant le déboussolement et flou total d’un gros rush. « The Chef » part vite dans tous les sens du récit pour montrer qu’il ne s’agit pas que d’une seule histoire mais bien d’un tout emboîté qui fonctionne bien. L’imbrication des différentes narrations et le très bon jeu des acteurs nous offrent un shot d’adrénaline très appréciable.
Au delà de la performance d'un film réalisé en un seul plan-séquence, le sujet traité (une soirée dans les coulisses d'un restaurant londonien à la mode) et la manière de le traiter sont suffisamment originaux pour transformer ce qui aurait pu devenir un documentaire ennuyeux en un thriller palpitant. Mêlant comédie et drôlerie au drame vécu par quelques uns de ces personnages auxquels il est aisé de se projeter, ce film parcourt sans temps mort une tranche de vie réaliste d'un monde que l'on découvre avec un peu d'effroi si l'on n'est pas familier de ce milieu. Sans jugement de valeur, avec la distance d'un entomologiste épinglant des papillons dans une boîte, le réalisateur passe en revue chaque exemplaire de ce petit monde, du serveur gay au client raciste, de l'assistante dévouée au critique gastronomique exécrable, et nous emmène tranquillement vers une conclusion aussi abrupte que ...prévisible (?). Philippe Barantini, le réalisateur connaît visiblement bien son affaire. Stephan Graham, dans le rôle-titre, est exceptionnel en chef dépassé par ses addictions et par la charge mentale liée à sa fonction de chef d'un orchestre qui se désaccorde à chaque instant tant sur le plan professionnel que personnel.
Je n'ai pas trouvé le thème de ce film d'un grand intérêt, c'est tout simplement un coup de feu dans un restaurant avec le comportement de chaque personne aussi bien employée que les clients ...
Ce film est l'exact opposé de Bojangles. Sobre, efficace, puissant, dérangeant, malin, brillant et passionnant de bout en bout. Acteurs inconnus, tous formidables. A travers une soirée au restaurant, des thèmes extra-culinaires sont abordés comme le racisme, la pression des réseaux sociaux, les addictions, les familles déconstruites et bien sûr le burn-out. Une pépite probablement tournée avec un petit budget... mais de grandes idées. Rien de clinquant, tout en sincérité.
Un film sur un seul plan séquence, il fallait oser. L'ensemble est assez réussi et nous donne la vie D'un chef cuisinier durant 1h30 dans son restaurant au milieu de ses employés et d'autres personnages comme l'associé ou les clients . Le problème c'est que l'histoire est assez pauvre et assister aux remontrances sur la commis qui ne fait pas la vaisselle assez vite ou un magret de canard pas assez cuit n'a rien d'excitant quand même. Cette succession de petits accrochages ou anecdotes si elle peut séduire au départ m'a vite lassé. Si on rajoute cette caméra et cette manière de filmer qui vous barbouille au bout d'une heure, le tout donne une impression mitigée quand même. L'interprétation et la mise en scène reste not de qualité toutefois. Moyen dans l'ensemble...
Un film sans grand intérêt , sur la vie d ' un restaurant gastronomique et de ses employés ! L ' originalité de ce film est qu ' il a été en un seul plan séquence ce qui n ' apporte pas grand chose ! De plus , il est en version originale et les sous titres sont souvent illisible s quand ils sont sur un fond blanc ! Décevant !!
Bien joué, du bon théâtre au cinéma, sur les affres de parcours professionnels et les difficultés de les concilier avec la vie privée. On suit avec intérêt et empathie et ce malgré une faible intrigue, car tout repose sur un beau jeu d'acteurs.
Le parti pris, techniquement impressionnant, pèche par sa volonté de nous faire saisir ce que nous sommes en train de voir : oui, c'est un plan séquence, oui, la caméra est à l'épaule et oui, ça bouge comme dans la vraie vie. Seulement, dans la vraie vie, les mouvements de tête ne nous donnent heureusement pas la nausée comme dans ce film. Suis-je peut-être trop exigeant mais je ne peux pas imaginer que je sois le seul à avoir eu la gerboulade en ascension folle. C'est dommage parce que le jeu d'acteurs est formidable et ne pas avoir à fermer les yeux pour profiter d'une accalmie de l'oreille interne aurait été un avantage superbe. Quant au scénario, que voulait-il nous dire, au juste ? Je ne sais pas quoi retirer de cette heure et demie laborieuse (à part, je le redis, les performances notamment celles de Vinette Robinson, Lauryn Ajufo et Ray Panthaki), si ce n'est que le climax de l'action est atteint spoiler: par une allergie à l'huile de noix . Bof.
Depuis que M6 a décidé de devenir un restaurant à ciel ouvert il y a quelques années tout le monde sait comment le monde des cuisines est stressant et comment le vocabulaire militaire utilisé lui est approprié. Barantini par son dispositif incroyable, le film est un plan séquence, arrive à rendre plus réelle une œuvre de fiction que la télé-réalité elle même. Et après la séance on n'a pas spécialement faim mais surtout pas envie de travailler dans la restauration, que ce soit en salle ou en cuisine.
Je ne comprends pas les plutôt bonnes notes accordées à ce film! Je ne comprends pas non plus pourquoi il est classé dans la catégorie de thriller?! Ce film est d'un ennui immense. J'ai perdu mon temps et ne recommande pas.