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Biertan64
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4,0
Publiée le 14 décembre 2020
Film touchant sur un sujet oublié, celui des "gueules cassées" de la première guerre mondiale. A travers les personnages d'Adrien (Eric Caravaca) et de ses camarades mutilés, nous abordons les différentes étapes psychologiques suite à un tel traumatisme mais sans jamais sombrer dans un pathos excessif: pensées mortifères, doutes, peur du regard des autres, jusqu'à l'acceptation de soi même. Le rythme (qui semble en rebuter certains) est lent, comme les quatre longues années passées en convalescence dans cette chambre d'hôpital. Les seconds rôles complètent bien le tableau, avec le médecin André Dussolier et sa foi dans les progrès de la médecine chirurgicale ou Sabine Azema en infirmière maternelle qui voit en Adrien le portrait de son propre fils également au front. Cette guerre a profondément marqué les esprits de ceux qui en sont revenus. Il faut imaginer la difficulté de se reconstruire pour ceux dont elle a également profondément marqué les corps, dans ce qui attire le plus le regard, le visage. Les deux dernières scènes sont belles parce qu'elles sont, comme le ton du film, pleine d'espoir et d'humanisme.
La Chambre des officiers est un film parlant des gueules cassées. Les acteurs sont bons et le film est assez fidèle au roman dans l'ensemble et certains scènes sont vraiment réussies ! On peut regretter que le film n'est pas toujours passionnant et on a parfois un peu de mal à s'y retrouver. En gros la Chambre des officiers est un bon film sur les gueules cassés.
Un beau film, mais une approche presque trop esthétique et distanciée : le spectateur est alors un observateur qui ne rentre jamais totalement dans le film, même si celui-ci ne lui est pas tout à fait étranger. Un bel objet de réflexion.
Après avoir lu le livre, je décide de regarder l'adaptation, d'abord captivé par les premières scènes, reproduites presque à la perfection, en particulier celle du cheval et le briefing avec l'officier, au fur et à mesure, je me rend compte que ce qui me captive autant, c'est le plaisir de comparer la vision du réalisateur à la mienne. Je me met alors dans la peau du mec qui n'a jamais lu le livre, et c'est là que me vient la révélation : ce film est est digne des plus grands derricks au niveau de l'ambiance, et des plus grands dora l'exploratrice au niveau du scénario ! De plus, on sent à partir des 20 dernières minutes que le réalisateur a du se serrer la ceinture, la fin du livre est carrément tronquée alors que ça en est la partie la plus intéressante ! En bref, un film fade, une fin bâclée et une "psychologie" des personnages qu'on ne peut comprendre qu'on ayant lu le livre.
Un film superbe qui parvient à trouver un équilibre subtile entre les horreurs engendrés par la guerre et les petites joies de la vie qui continue malgré tout, même si la vérité a du être bien plus noire.
Un film émouvant sans être lourd ou longuet...et surtout il s'avère souvent drôle contrairement à ce que j'avais présumé au vu de la trame. Un très beau film.
Je me souviens avoir fait quelques recherches sur Grégori Derangère après l'avoir vu dans L'équipier de Philippe Lioret. En fouillant dans les rayons de la Fnac je tombe sur La Chambre des Officiers, et je me suis souvenu avoir lu quelques renseignement sur celui-ci. Alors je me lance et tout de suite je me rappel Johnny s'en va-t-en guerre et je culpabilise de ne pas avoir réussi à le finir ! Ce long métrage est terrible, on ressent la douleur de ces hommes et plus particulièrement celle d'Adrien, Henri et de Pierre ( respectivement Eric Caravaca, Denis Podalydès et Grégori Derangère ). La bonté de chacun ressort, le droit de vivre ... Autres comédiens marquant ici, Sabine Azéma Isabelle Renauld, André Dussollier ... Parfois drôle comme cette fin ( avec la fillette dans le train, ou alors la jeune femme qui lui envoie un coup de portière ).
La chambre des Officiers est une adaptation très réussie du roman. Le film est d'utilité public à mon sens afin qu'on arrête d'oublier les destructions terribles qu'engendrent des conflits et améliore l'accueil de la société ensuite.
J'ai été bouleversé par ce film !! Eric Caravaca est magistral (comme toujours !!!) et j'ai été un peu surpris de voir qu'il n'avait pas gagné le César du meilleur acteur pour ce rôle ! Il est touchant et éblouissant et pour moi c'est un des plus grands acteurs français, et il est selon moi très sous estimé !! Ce film est un bijou du cinéma français et j'ai eu beaucoup de mal à regarder la première heure tant je souffrais pour le personnage. Les acteurs sont justes, les décors et dialogues parfaits et vraiment je me suis régalé !
Une sorte de "Johnny got his gun" à la française, en beaucoup mieux. On décrit de A à Z l'histoire d'une gueule cassée. C'est touchant, bien que parfois ennuyeux. Au milieu du film, il faut réussir à passer un creux assez soporifique, si vous réussissez alors vous êtes sauvés. Deux défauts que ce film évite, c'est le gnangnan et l'apitoiement. Pas de séquence kleenex ou de grandes envolées ridicules.
Le jeune officier Adrien est blessé gravement au visage au début de la guerre de quatorze. Il passe toute la durée du conflit à l’hôpital du Val de Grâce. Défiguré, revenu à la vie civile, il doit apprendre à survire. L’essentiel du film se passe donc dans l’hôpital militaire, où Adrien, opéré à plusieurs reprises, passe du désespoir à l’acceptation de son état. Le scénario est assez mince, centré sur les relations entre une infirmière, le médecin-chef, et les compagnons de chambrée d’Adrien, tous également défigurés. Le film se veut réaliste, et l’on épargne peu le spectateur. L’horreur de cette guerre est palpable, la difficulté de survivre pour ces gueules-cassées tangible, le tout étant décrit sans emphase. La force du spectacle est donc de savoir nous faire participer à cette tragédie. Si l’on ne peut critiquer l’atmosphère morbide, inhérente au propos, on peut trouver quelque complaisance dans la manière de s’attarder sur les infirmités. Plus gênant, de nombreuses scènes ont un déroulement prévisible, et certaines sont de quasi-clichés du film de guerre. Mais malgré ces travers, le film de Dupeyron est de ceux qui restent dans la mémoire.
Un sujet rarement traité au cinéma, celui des mutilés de guerre, en loccurrence des « gueules cassées » du 1er conflit mondiale.
La première partie du film est de loin la plus émouvante, rappelant dans ses meilleurs moments, le chef duvre de Dalton Trumbo « Johnny sen va-ten guerre ». La suite nest pas mal non plus, et délivre un message humaniste et plein despoir, mettant en avant le sentiment de fraternité. On regrette juste que Dupeyron nai pas sut choisir sa fin.
Un très bon film, dont un prof d'histoire m'avait parlé en 2006 ou 2007, et ce n'est qu'aujourd'hui en 2012, que je le vois. Il ne se passe pas grand chose, mais l'on est pris dans le film. Une histoire touchante, avec des moments droles. La découverte du visage du personnage principal est très bien mis en place, en prennant son temps, ce qui entraine à la fois la curiosité du spectateur qui veut voir les dégats causés par la guerre, et en même temps on a peur de ce que l'on va découvrir. Le seul défaut du film, c'est la pellicule frotté avec du safran ou du curri qui donne l'impression de voir un film de JP Jeunet. Mais à par ça, un très bon film, et un bel hommage aux soldats qui se sont battus lors de la guerre 14/18.
Film émouvant sur les horreurs de la guerre quand elle fabrique "des gueules cassées"... le drame de ceux-ci et de leur entourage... l'abnégation des infirmières et médecins. L'habilité de la mise en scène consiste à faire comprendre plutot que voir le visage défiguré d'Adrien. Quelques scènes pour détendre l'athmosphère comme la visite au bordel des 3 infirmes ou le cache cache avec un cadavre Mais le film est lent, les images en demi teintes, et la musique solennelle et triste renforcent la pesanteur de cette situation qui dure, qui dure.... peut etre un peu trop au total.