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JSCooper
11 abonnés
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3,5
Publiée le 7 août 2026
Deuxième long-métrage né de la complicité des frères Podalydès, "Liberté-Oléron" (2001) s'impose comme une comédie estivale à contre-courant, à la fois tendre, caustique et follement singulière. Loin des clichés ensoleillés et des vacances idylliques de cartes postales, le réalisateur Bruno Podalydès s'attache à filmer le petit théâtre des tracas ordinaires d'une famille moyenne en vacances, offrant une œuvre d'un charme fou, bien que parfois freinée par un scénario qui manque de liant sur la durée .
Le film vaut avant tout pour l'interprétation absolument hilarante de Denis Podalydès, parfait dans le rôle de Jacques Monot, un père de famille buté, râleur et ridiculeusement orgueilleux. Sa dérive progressive en capitaine tyrannique et incompétent de son frêle esquif est un pur délice comique . Le film déploie un humour burlesque digne de l'héritage de Jacques Tati, s'attardant sur l'absurdité de détails logistiques de plage insignifiants. De plus, le film est parsemé de scènes vraiment drôles et de dialogues particulièrement savoureux, le phrasé des Podalydès faisant de chaque échange un moment de poésie absurde et de drôlerie décalée. L'ensemble est soutenu par une troupe de seconds rôles parfaits (parmi lesquels Éric Elmosnino et Guilaine Londez) qui apportent beaucoup de peps à la colocation estivale .
Cependant, cette odyssée miniature n'est pas exempte de longueurs. Entre un démarrage idéal et une fin tragi-comique mémorable, le film souffre d'un "ventre mou" et d'un rythme inégal dans son deuxième acte . L'intrigue a tendance à s'éparpiller dans des anecdotes insignifiantes et le scénario s'étire parfois inutilement sur des répétitions du quotidien, donnant au spectateur l'impression que le film fait un peu de surplace au milieu de sa traversée .
"Liberté-Oléron" reste néanmoins une comédie familiale hautement recommandable, intelligente et subtile.
C'est censé être drôle. Bah non, j'y suis pas arrivé. Les frères Podalydès ne sont pas adeptes de la fantaisie débridée, hélas. C'est plus subtil que ça, mais tellement subtil qu'on ne voit plus rien. Denis P. se démène sur son bateau lui et sa famille mais ça ne nous fait rien ! Bref, c'est gentillet et fade comme une fraise tagada perdue au milieu d'une assiette. On est loin du "Petit Baigneur" avec De Funès si je puis m'autoriser cette lointaine comparaison.
Comédie familiale sympathique avec ces deux parents pris chacun d'une passion soudaine avec les enfants embarqués de force dans leurs histoires et des personnages hauts en couleur gravitant autour d'eux. Si on ne rit pas aux éclats, ce film se laisse agréablement suivre et finira en apothéose avec la séquence sur le bateau vraiment jouissive !
Film un peu pénible a voir , agaçant, à l’image du personnage principal. Beaucoup reconnaîtront des mauvais souvenirs de vacances, avec un protagoniste passionné par un loisir au point d'en devenir un tyran, avec des tensions exacerbée par les aléas techniques, météo, financiers fréquents dans cette période de vacances où l’on tente de s’échapper de la routine quotidienne. Le film, si on le prend au premier degré confortera les plus casaniers des spectateurs. On notera en parallèle une cohésion familiale qui persiste en dépit des tensions, et des enfants dépeint avec quelques nuances. On évite ainsi les clichés des ados boudeurs ou des premiers baisers au coucher du soleil.
Revu sur Arte. Comédie ovni très drôle avec des situations absurdes, parfois poétiques, et de bonnes saillies. La fin tragique, voire inquiétante, dénote avec le ton badin du film. Une critique du patriarcat et de l'adultisme en sous-texte, c'est en tout cas comme ça que je l'ai interprété. A voir sans trop se prendre au sérieux
Comment la réalité la plus simple peut-elle paraitre aussi hilarante ? Ca me scie. A voir et à revoir. Chaque scène est à mourir de rire, et est criante de vérité. C'est le film qui m'a fait découvrir les Podalydès à l'époque. Incroyable dans son genre !
Pas très 2026. La banalisation de la violence me choque dans de nombreuses situations. La nudité devant les enfants ? C'est quoi le message ? La fille qui ne cesse de se faire mettre à l'eau à 4 contre une. La mère de famille nunuche. Le "chef de famille" violent avec sa femme et ses enfants banalisé, jamais jugé, jamais même critiqué. Une série de situations insupportables de mon point de vue qui sentent le patriarcat de la fin du XXeme siècle. Arté semble aimer glorifier ce genre de film.
Moyennement drôle avant de devenir carrément insupportable, avec un personnage principal (le père) odieux et inintéressant au possible. Un humour qui se veut décalé mais qui en arrive à être tout simplement vulgaire, voire même sur la fin d'une violence gratuite qui met mal à l'aise. Quel manque de finesse ! Film qui vaut largement le détour afin de l'éviter
Il y avait "Les vacances de Mr Hulot", il y a désormais les vacances des Monot sur l'île d'Oléron, famille de citadins lambda que la banalité de ses activités estivales n'empêche pas d'être singulièrement drôle. Comme Jacques Tati, mais de façon plus orale que visuelle, Bruno Podalydès décrit des vacanciers courants, réunis autour d'un professoral chef de famille (l'excellent Denis Podalydès), dont les comportements et les commentaires, aussi communs soient-ils, sont la source de jolis traits d'humour. Avec subtilité et acuité, le réalisateur confronte l'estivant moyen -chacun se reconnaitra à un moment ou un autre dans la famille Monot- avec ses poncifs, ses postures un peu ridicules ou parfois grotesques sur la plage ou dans son bungalow. La comédie devient résolument cocasse lorsque le père, satisfaisant à un vieux rêve et se piquant d'être un marin dans l'âme, s'offre un petit bateau et, en même temps, beaucoup de déconvenues... La composition de Denis Podalydès est savoureuse: dans ses prérogatives de chef de famille et dans ses admonestations et litotes paternelles, dans sa vanité nouvelle de capitaine de bateau, l'acteur présente une palette irrésistible de français moyen. C'est d'ailleurs autour de la personnalité de ce dernier -d'autant plus amusant dans ses façons qu'il n'est pas précisément un boute-en-train- que son réalisateur de frère construit l'essentiel de sa comédie.
Comme souvent dans les films des Polyadès, on navigue entre folie gentillette (des personnages un peu barges, mais pas méchants, à l'image ici du paysagiste) et critique de la société. Mais ce film reste dans un entre-deux. D'un coté, on ne croit pas au pétage de plomb si absolu du père de famille (ou bien alors, c'est un véritable tyran !), de l'autre, l'arnaque au bateau n'est pas assez poussée. Décevant !
Deuxième long-métrage des frères Podalydès (Bruno à la réalisation, Denis en acteur principal), Liberté-Oléron nous fait suivre les tribulations d’une famille petite-bourgeoise au cours d’un été passé sur l’île charentaise, alors que le père se met en tête d’acheter un bateau à moteur pour occuper ses journées. Offrant un ton décalé et poétique, le film prend une tournure inattendue dans une dernière partie sous haute tension, où le déchaînement des éléments naturels et l’impréparation générale va mettre à mal ce semblant d’unité familiale. Malgré un personnage principal aux contours peu convaincants, une comédie douce-amer estivale qui se laisse suivre avec plaisir.
Comédie de 2001 portée par le réalisateur qui est le rôle principal, il y a de la consistance et une certaine originalité dans ces vacances en famille en bords de mer qui ne sont pas friquées. Mais beaucoup des péripéties n'ont rien de drôle et sont justes pitoyables même si elles font réalistes. Entre sordide et comédie, caricature et vulgarité, les moments un peu plus vrais, sympathiques ou poétiques sont vite oubliés et la chronique juste burlesque a un air rabougri et peu enrichissante.