Note moyenne
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Pas évident de parler d’un film aussi lisse. D’autant que son sujet ne l’est pas. A force de vouloir éviter le pathos, Ozon passe à côté de toute émotion et on se demande quelle a été son envie de raconter cette histoire là, hormis le plaisir de filmer Sophie Marceau. Pourquoi avoir le personnage de la mère ( absente du livre) pour n’en rien faire malgré sa magnifique interprète Rampling?
Reste le très beau travail de Dussolier, hyper crédible dans la moindre mimique, dont le personnage reste humain jusqu’au bout sans jamais chercher à plaire. La relation avec son amant gigolo est très finement observée.
Bref, comme souvent chez Ozon on sort de là en saluant la précision de la mise en scène mais en se demandant à quoi bon …
Reste le très beau travail de Dussolier, hyper crédible dans la moindre mimique, dont le personnage reste humain jusqu’au bout sans jamais chercher à plaire. La relation avec son amant gigolo est très finement observée.
Bref, comme souvent chez Ozon on sort de là en saluant la précision de la mise en scène mais en se demandant à quoi bon …
Pas besoin d'effets spéciaux ou de décors improbables pour réaliser un chef d'oeuvre : "Tout s'est bien passé" parvient à captiver ses spectateurs sans jamais les ennuyer et en restant léger grâce à quelques passages comiques qui font la force de ce film. André Dussollier crève l'écran (ça sent le César) et Sophie Marceau n'est pas en reste. Ayant lu le livre avant, j'appréhendais quand même un peu l'adaptation mais je n'ai pas été déçu. Le fait que cette histoire soit vraie fait d'autant plus réfléchir et cela devrait éveiller les consciences. Quand le générique de fin débute, on se sent bien, on a envie de rester là et c'est étonnant quand on pense au sujet du film. Bref, une pépite qui aurait mérité un plus ample succès ! A voir absolument !
De ce que j'ai pu voir de François Ozon, j'ai toujours apprécié ses films. Il allait souvent chercher dans les profondeurs des pensées humaines pour lancer un récit qui diffère très souvent selon ses histoires. Alors je ne comprends pas trop ce qu'il s'est passé dans celui-ci, mais non, tout ne se passe pas bien, en tout cas pas pour le spectateur.
Commençons par la mise en scène qui est un gouffre abyssal de vide. Hormis une séquence avec un gamin qui joue de la clarinette qui est un tantinet émouvante, le film n'exprime rien dans ses cadres, sa lumière et son montage. Tout est digne d'un téléfilm, sans aucune originalité. Les plans se suivent et se ressemblent dans une ambiance bancale qui ne sait jamais s'il faut donner de la tristesse, de la joie, ou de l'humour dans ses séquences. On a donc un montage banal, alternant entre séquences inutiles et plates, dans un mélodrame qui ne semble toucher que ses personnages. Ca transpire le réchauffé, même dans le jeu des comédiens, qui n'est pas mauvais, mais qui a du mal à nous émouvoir, tant l'histoire et le film en lui-même ne sont pas à la hauteur.
Le message est lui aussi très bancal. Je ne comprends pas ce qu'Ozon a voulu dire. Que l'on ne doit pas laisser le choix à un père vieillissant têtu ? Qu'on ne doit pas remettre en question ses décisions ? Si la question de l'euthanasie est un sujet tabou, mais qui peut être passionnant dans un film, il est extrêmement maladroit dans ce long-métrage ! Le personnage d'André Dussolier est un vieux bourgeois, dépressif, à qui ces filles n'ont jamais rien refusé, bien qu'il fut un mauvais père (sujet aussi intéressant d'ailleurs mais qui ne sera effleuré que par le biais de flashbacks inutiles) et décide de mourir par pur caprice. On est très loin de la douleur que peuvent ressentir certaines personnes demandant de mourir, on est très loin de l'intensité de ces moments, et très loin de l'empathie envers la famille, car tout repose sur le caprice d'un vieux con. Alors on essaie de le rendre touchant, drôle, mais ça cabotine et les scènes sont très souvent ridicules et tombent à l'eau. Difficile d'avoir de l'empathie pour ses filles aussi, à qui ça ne semble pas déranger de mettre 10 000€ pour le voyage en Suisse de leur père, mais bon, en même temps "on ne peut rien lui refuser." Sérieusement, je ne comprends pas le message. Je le trouve très amoral, ce qui n'est pas un défaut, j'aime quand mes valeurs sont mise à mal dans un film, mais on ne critique jamais ce qu'il se passe pendant l'intrigue. Même cette scène au commissariat est aliénante de bêtise.
La mise en scène de cette famille bourgeoise est froide au possible. Complètement décalée de la réalité, vivant dans des appartements immenses, passant leurs journées dans des bars et des expos de luxe.. Je ne sais pas si François Ozon voulait critiquer ce quotidien, mais je n'ai pas trouvé que la mise en scène effleurait quoique ce soit la critique de ce décalage. Nous ne sommes donc jamais en empathie car on a jamais l'impression qu'ils vivent des moments difficiles. C'est plat, et sans aucune intention de mise en scène. Les films d'Ozon ont pourtant une personnalité forte, parfois même en total décalage entre le réel et l'onirisme. C'est ce qu'il a voulu montrer peut-être ? En filmant le bourgeois face à la mort ? Je n'en ai pas l'impression.
Je retiendrai quelques moments de grâce, mais qui sont écrasés par cette histoire lourde, sans aucun rebondissement, aucune remise en question, et aucune intensité. C'est très dommage car le casting était bon et le sujet très intéressant.
Commençons par la mise en scène qui est un gouffre abyssal de vide. Hormis une séquence avec un gamin qui joue de la clarinette qui est un tantinet émouvante, le film n'exprime rien dans ses cadres, sa lumière et son montage. Tout est digne d'un téléfilm, sans aucune originalité. Les plans se suivent et se ressemblent dans une ambiance bancale qui ne sait jamais s'il faut donner de la tristesse, de la joie, ou de l'humour dans ses séquences. On a donc un montage banal, alternant entre séquences inutiles et plates, dans un mélodrame qui ne semble toucher que ses personnages. Ca transpire le réchauffé, même dans le jeu des comédiens, qui n'est pas mauvais, mais qui a du mal à nous émouvoir, tant l'histoire et le film en lui-même ne sont pas à la hauteur.
Le message est lui aussi très bancal. Je ne comprends pas ce qu'Ozon a voulu dire. Que l'on ne doit pas laisser le choix à un père vieillissant têtu ? Qu'on ne doit pas remettre en question ses décisions ? Si la question de l'euthanasie est un sujet tabou, mais qui peut être passionnant dans un film, il est extrêmement maladroit dans ce long-métrage ! Le personnage d'André Dussolier est un vieux bourgeois, dépressif, à qui ces filles n'ont jamais rien refusé, bien qu'il fut un mauvais père (sujet aussi intéressant d'ailleurs mais qui ne sera effleuré que par le biais de flashbacks inutiles) et décide de mourir par pur caprice. On est très loin de la douleur que peuvent ressentir certaines personnes demandant de mourir, on est très loin de l'intensité de ces moments, et très loin de l'empathie envers la famille, car tout repose sur le caprice d'un vieux con. Alors on essaie de le rendre touchant, drôle, mais ça cabotine et les scènes sont très souvent ridicules et tombent à l'eau. Difficile d'avoir de l'empathie pour ses filles aussi, à qui ça ne semble pas déranger de mettre 10 000€ pour le voyage en Suisse de leur père, mais bon, en même temps "on ne peut rien lui refuser." Sérieusement, je ne comprends pas le message. Je le trouve très amoral, ce qui n'est pas un défaut, j'aime quand mes valeurs sont mise à mal dans un film, mais on ne critique jamais ce qu'il se passe pendant l'intrigue. Même cette scène au commissariat est aliénante de bêtise.
La mise en scène de cette famille bourgeoise est froide au possible. Complètement décalée de la réalité, vivant dans des appartements immenses, passant leurs journées dans des bars et des expos de luxe.. Je ne sais pas si François Ozon voulait critiquer ce quotidien, mais je n'ai pas trouvé que la mise en scène effleurait quoique ce soit la critique de ce décalage. Nous ne sommes donc jamais en empathie car on a jamais l'impression qu'ils vivent des moments difficiles. C'est plat, et sans aucune intention de mise en scène. Les films d'Ozon ont pourtant une personnalité forte, parfois même en total décalage entre le réel et l'onirisme. C'est ce qu'il a voulu montrer peut-être ? En filmant le bourgeois face à la mort ? Je n'en ai pas l'impression.
Je retiendrai quelques moments de grâce, mais qui sont écrasés par cette histoire lourde, sans aucun rebondissement, aucune remise en question, et aucune intensité. C'est très dommage car le casting était bon et le sujet très intéressant.
Film très réaliste.André Dussolier interprete formidablement son rôle.Pour avoir vécue cette situation tout est juste sans excès.
Les 2 soeurs ont une complémentarité face a une décision tellement difficile à prendre face au caractère egocentrique de André Mais l'amour filial est plus fort que tout.
Les 2 soeurs ont une complémentarité face a une décision tellement difficile à prendre face au caractère egocentrique de André Mais l'amour filial est plus fort que tout.
Un sujet tellement rare et militant que j'en fais un chef d'œuvre. La réalité est enfin approchée, la douleur de la situation quelle que soit l'issue. Merci d'avoir osé .
excellente interprétation
sujet traité sans larmoiement, finesse et sensibilité. c'est un peu le guide du mourir dignement pour personnes argentés mais ça ouvre le dialogue, le questionnement du droit à mourir dignement.
sujet traité sans larmoiement, finesse et sensibilité. c'est un peu le guide du mourir dignement pour personnes argentés mais ça ouvre le dialogue, le questionnement du droit à mourir dignement.
le film vaut surtout pour la prestation de Dussolier. l'histoire reste pesante parfois glauque mais intéressante car inspiré d une histoire vraie.
Ozon nous montre qu'il est un très grand réalisateur et directeur d'acteurs. Il construit une œuvre qui restera. Sophie Marceau et Dussolier sont exceptionnels. Elle méritait amplement le prix d'interprétation à Cannes.
Une nouvelle fois François Ozon ne m'a pas déçu.Il axe son film sur un AvC dur et ses conséquences aux dépens parfois du milieu professionnel ou familial pour ne s'intéresser qu'à l'essentiel jusqu'à l'inéluctable fin sans jamais ennuyer le spectateur et nous donner un film émouvant, bouleversant même.Il soulève avec retenue le délicat problème de l'euthanasie.Un père et ses deux filles.André Dussolier est excellent , de même, qu'en face de lui, Sophie Marceau et Géraldine Pailhas
Un très bon sujet qui donne à réfléchir dans un cas dramatique la fin de sa vie Merci et Bravo François Ozon, André Dussollier et Sophie Marceau
J'avoue être un peu déçu par le dernier François Ozon où je trouve que l'on tourne un peu en rond à la fin du film. Fera, fera pas, fera pas, fera… Le tout est malgré tout satisfaisant avec un André Dussolier tout en justesse et émotions. Charlotte Rampling est également très bonne. J'ai eu par contre un peu plus de mal avec Sophie Marceau que je trouve assez fade dans ce rôle. La mise en scène est également moyenne. François Ozon nous a habitué à mieux...
Film très poignant, une fin de vie qui attend chaque français, dommage que la France n'avance pas dans cette autorisation, Sophie Marceau et André Dussollier excellent dans ce film très prenant du début à la fin
Depuis Sitcom en 1998 je n’ai raté aucun des François Ozon. Même si sa filmographie est faite de haut et de bas. Le maudit des César revient aujourd’hui pour un 21ème film qui, il est vrai, avait mauvaise presse et encore plus mauvais bouche à oreille. Si je ne supporte pas Sophie Marceau (ça se confirme, elle joue toujours aussi mal, et a toujours aussi peu de charisme, ou comment continuer de faire carrière sur un film tourné il y a plus de 40 ans…), le reste du casting était on ne peut plus attrayant. Si André Dussolier en fait peut être un peu trop, c’est toujours un plaisir de retrouver Géraldine Pailhas, Eric Caravaca, Grégory Gadebois, Jacques Nolot, Judith Magre ou encore Daniel Mesguich (méconnaissable). La palme aux deux grandes Hanna Schygulla et Charlotte Rampling, impériales dans des petits rôles. Tiré d’une histoire vraie, le récit est sans surprise, plutôt souvent drôle, mais surtout très lourd. Même si on est pas ici devant le meilleur film de son auteur, j’ai beaucoup aimé et j’ai pleuré quasiment tout le long. En résumé, plutôt une bonne surprise par rapport à ce que j’en attendais. Place maintenant au prochain Ozon, adapté de Fassbinder (pour la seconde fois après Gouttes d’eau sur pierres brûlantes), avec Isabelle Adjani et Denis Menochet. Prometteur !
Difficile de traiter ce sujet qui divise en deux heures mais le film mérite d’être vu. Malgré le sujet qui peut sembler repoussant, le film est assez bien équilibré entre émotion, moments de vie agréables et parfois une étonnante légèreté qui peut déranger, surtout dans la deuxième partie, Les acteurs sont crédibles et Sophie Marceau très lumineuse comme d’habitude.
Un jeu d'acteurs et d'actrices excellent, ce qui permet au spectateur d'échapper au mélo que le sujet aurait pu laisser envisager.
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