Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu de Ozon. La première chose que nous constatons est à quel point Ozon est amoureux de Sophie Marceau qu'on voit sous toutes les coutures avec force de gros plan et plans américain. Cela tombe bien, j'aime aussi beaucoup Sophie Marceau. Si la véracité des situations est parfois aléatoire (hémiplégie droite mais aucun souci de langage, c'est plutôt rare...), mais là n'est pas l'objectif puisqu'on aborde la difficile décision d'aider un proche en souffrance vers l'euthanasie et la difficulté que cela représente en France où cela n'est pas légal. Si parfois il y a quelques ventres mous, l'ensemble est intéressant à regarder, surtout si vous aimez Sophie Marceau. Pas le meilleur Ozon, loin de là, mais tout à fait regardable.
Sujet pas facile ou le traitement de l'histoire est assez quelconque et ou l'on s’attendait a une autre fin. Les acteurs et actrices sont correct mais l'histoire est finalement sans grand intérêt.
Un sujet encore tabou déjà traité . Assez déçu du résultat : un mélange de comédie , de drame d'une fin de vie annoncée, d'une réflexion documentée sur le choix de terminer sa vie et comment y parvenir . Peu d'émotion . les comédiens jouent honnêtement leur rôle et Dussollier a dû bien s'amuser . J'ai trouvé le film long . Heureuse surprise Hannah Schygulla ... qui a bien changé mais me rappelait d'autres films que j'ai aimés. Je n'ai pas lu l'ouvrage de Bernheim mais je suis certain qu'il est plus intense . Bref , ça ne vaut pas " Les dernières heures du printemps " ou Amour .
On a le droit d'avouer qu'il y a des réalisateurs et des réalisatrices chez qui, lorsqu'on va voir leur dernier film, le doute est faible en ce qui concerne la façon dont on le recevra : positive ou négative. Et puis il y a celles et ceux chez qui on trouve parfois son compte, et parfois pas du tout. Pour moi, François entre dans cette catégorie, avec des films que j'ai trouvés excellents ("Frantz", "Potiche", ...) et d'autres exécrables ("Swimming pool", "L'amant double"). Qu'allait donc donner cette adaptation au cinéma du livre autobiographique d'Emmanuèle Bernheim ? Un livre au sujet important puisque cette amie de François Ozon, qui a travaillé sur plusieurs scénarios avec lui, raconte comment elle a aidé son père à mourir, après qu'il ait souffert d'un grave AVC. Il semble acquis que le film est très fidèle au livre d'Emmanuèle Bernheim (J'avoue : je ne l'ai pas lu !). L'interprétation est magistrale : Sophie Marceau est absolument remarquable dans le rôle d'Emmanuèle, Géraldine Pailhas au même niveau dans celui de Pascale, sa sœur, et André Dussolier exceptionnel (et méconnaissable !) en vieil homme atteint d'un AVC. A leurs côtés, on ne retrouve que de grands comédiens et comédiennes : Charlotte Rampling (Claude, la mère), Eric Caravaca (Serge, le compagnon d'Emmanuèle, dont il n'est jamais précisé qu'il s'agit de Serge Toubiana, directeur de la cinémathèque française à l'époque), Hanna Schygulla, Grégory Gadebois, Jacques Nolot, Judith Magre, Daniel Mesguich, Nathalie Richard). Le film est très documenté et nous montre un pays, le notre, très en retard en ce qui concerne le droit à mourir dans la dignité, tout cela par la faute d'une poignée d'élus et d'une certaine lâcheté présidentielle. Si on ajoute que le film évite tout pathos et arrive même à placer quelques notes d'humour dans ce contexte difficile, on peut avoir l'impression que je suis en train de parler d'un film que j'aurais trouvé tout à fait à mon goût. Eh bien, en fait, je ne vais pas jusque là, sans que je sache vraiment où se situent mes réticences : une question de montage, me semble-t-il, avec, comme résultat, un film au rythme un peu trop plan-plan.
Vivement critiqué je partais très peu confiant pour Tout s'est bien passé. Et au final, je suis très heureux d'avoir énormément aimé le film. En voyant la bande-annonce on pourrait penser que le nouveau métrage de François Ozon semble dénué de mise en scène et qu'il ressemble à un téléfilm mais cette mise en scène très minimaliste, classique, pudique laisse une grande place aux acteurs. Sophie Marceau est tout bonnement touchante, tout comme Dussolier (même si il cabotine à certains moments).
Encore une réussite pour François Ozon... André Dussolier irréprochable qui n'a pas rechigné à se montrer défiguré et handicapé tout en restant émouvant et drôle. Sophie Marceau toujours aussi juste sans surjouer son rôle. Un beau film profond qui donne à réfléchir sans être "plombant"... Le chemin était étroit !
Émouvant, très bien joué On rentre vraiment aux côtés de la famille et comprend les étapes et les freins de ce sujet de la fin de vie Quelques traits d'humour viennent ponctuer une ambiance très pesante mais qui permet de ressentir les émotions vécues par la famille du malade
Comment peut-on décemment faire un (presque) feel-good movie en évoquant l'euthanasie ?... Le film passe à côté de son sujet pour offrir à Dussolier un numéro de cabotinage déplacé.
Voilà un film qui fait réfléchir sur une question de société, André Dussollier dans un rôle hautement "césarisable" campe un personnage attachant mais qui est aussi le digne représentant d'une classe sociale à laquelle on peine à s'identifier, un vieux bobo friqué, et pour cause : en matière de gestion d'une fin de vie par suicide assisté, mieux vaut avoir un bon compte en banque, ce dont on se doutait est bien confirmé aussi dans ce film. Les étapes de la fin de vie et la palette des questions qui se posent alors tant d'un point de vue personnel que familial et social est complète et tout à fait réaliste ; on a plaisir à retrouver Sophie Marceau dans un tel film, elle est désormais l'actrice de plusieurs générations, mais elle accompagne les enfants des années 60 à travers ses films dans toutes les étapes de la vie désormais, c'était vraiment l'actrice qui convenait pour ce film, elle possède toute l'aura de la femme française représentante de notre société unifiée et sans distinction, de notre République j'irai jusqu'à dire, le scénario en cela est aussi habilement construit car il met en lumière ces différences qui forment la trame de notre société actuelle. Les questions de fond se posent aussi, et ce sont celles d'une législation timide et hypocrite qui ne peut profiter qu'aux plus aisés. Les personnages sont bien sûr complexes et l'on peut se demander si la fin de vie ici n'est pas un caprice ou un aveu de faiblesse, un simple refus de se voir diminué. On pense immanquablement au film de Stéphane Brizé "Quelques heures de printemps" (2012) avec Vincent Lindon, car le sujet est parallèle même s'il m'a semblé tout de même plus complètement traité et beaucoup plus nuancé avec cet opus de François Ozon avec une dimension plus réaliste aussi, mettant mieux en évidence les lacunes du système actuel à combler d'urgence à mon sens avant d'arriver à aborder ce thème de façon sereine dans toute sa dimension sociale et sociétale. A voir pour se faire sa propre idée, et qui sait, faire avancer aussi un jour avancer le débat.
Quel film magnifiquent interprète et mis en scène. Bravo François Ozon Sophie Marceau et André Dussolier. Je suis tmoi même confronte comme beaucoup à cette situation d'un parent ayant perdu son indépendance et parole et mobilité (sans demande faite dans le film) mais cette souffrance face à une personne ayant perdu toutes dignité de vie. Bravo d'évoquer la différence entre quelqu'un de riche et de pauvre comme l'évoque le personnage et cette scène de toilette... Bravo pour ce film qui m'a profondément touchée
Pour une fois et c'est dommage la réalisation de Ozon est discrète. Dommage sur un sujet aussi fort. Du coup Dussolier joue son personnage avec discrétion également. Avec des pointes de cocasserie. Seuls Pailhas, Gadebois et Marceau expriment une émotion forte. Mais cela ne suffit pas à donner de la puissance au film. L'atmosphère très bourgeoise, feutrée et confortable du milieu social des protagonistes ajoutent à cette effacement général. Ozon a-t-il eu peur de son sujet ? De même il ne montre pas l'acte final. Je me suis un peu ennuyé alors que je m'attendais à être surpris.
Un François Ozon mineur, qui aborde un sujet pourtant épineux en France : le droit de mort assistée, suivie, médicalisée, lorsque le patient en a une réelle nécessité. On se souvient alors de cette phrase, que l'on dit souvent lorsqu'on fait piquer le chien ou le chat mourant de la famille : "C'est plus humain pour lui.", et de nous questionner sur ce point : c'est plus "humain", mais pour l'Homme, pas question ? On a longuement discuté du sujet en sortant de la salle, Tout s'est bien passé étant assez original pour cela (on tombe assez peu souvent sur ce thème en France). Malheureusement, si l'on doit en discuter à la sortie, c'est justement parce que le film ne le fait pas assez lui-même : il se sert de la mort assistée comme base à son drame, mais prend de telles précautions pour éviter tout opinion sur le sujet qu'on a l'impression qu'il en a peur. De même, on sent bien tout le pathos qu'Ozon insuffle à sa narration, tiraillée inlassablement entre petite note d'humour (parfois un peu trop en décalage avec le ton triste de la scène) et forcing lacrymal ("sortez les violons et les actrices en pleurs en gros plans"). Cependant, on ne pourra pas nier la grande implication du casting, Sophie Marceau, André Dussollier et Géraldine Pailhas formant un trio détonnant et sincère dans un drame qui manque justement de profondeur. Son sujet a beau évoquer une polémique, elle ne l'égratigne jamais, préférant se tourner vers les disputes de famille et les au-revoir larmoyants, une facilité que l'on déplore pour un drame qui aurait pu être mille fois plus percutant. On reste quand même très épatés par le casting, en très grande forme (lui).
Un film admirable où malgré le thème, l'ambiance générale est assez positive car les personnages superbement campés ont une assise forte. C'est prenant et magnifiquement scénarisé. Un grand film.
Je me réjouissais de retrouver Sophie Marceau, mais quelle déception !!! Je n'ai ressenti aucune émotion, même pas une larme à l'œil...trop lent, trop long...