Les Banshees d'Inisherin
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439 critiques spectateurs

5
47 critiques
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JeanNo
JeanNo

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2023
Le vide absolu.
Je pensais être capable de tout voir, aucun film le plus insignifiant soit 'il, ne pouvait me faire fuir.
Et bien là, chapeau l'artiste, pour la première fois de ma vie, j'ai dû quitter la salle au bout d'une heure de séance.
Les dialogues sont d'un ennui mortel, affligeant de vide, certes le personnage de colin farell est "gentil", mais pas un personnage ne relève le niveau général des dialogues. c'est juste insupportable.
La qualité des images et les acteurs sont de haut niveau heureusement.
Mais ça ne suffit pas pour faire un film.
Ce film est un défi pour tous les physiciens: Comment faire de la matière à partir du néant ?
Philippe Garnier
Philippe Garnier

4 abonnés 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 janvier 2023
En résumé tous les habitants de cette spendide île d’Aran sont soit très bêtes soit très méchants, ce qui permet de présenter des scènes gores, d’une rare violence. Le policier viole et tabasse son fils débile en rêvant d’assister à des exécutions, l’écrivain se coupe tous les doigts de la main et les jette à la face de son meilleur ami, le bistrotier se contente de servir ses pintes au milieu du carnage, l’épicière passe son temps à colporter des rumeurs, au besoin en ouvrant le courrier qu’on lui confie, la doyenne du village fait son possible pour pousser les villageois au suicide, le berger débite des âneries de bout en bout, etc. Il faut vraiment détester les insulaires pour les dépeindre ainsi.
Seuls les paysages, les animaux et la soeur du berger échappent à ce délire misanthrope. Nul!
Patrick Amiel
Patrick Amiel

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 janvier 2023
Je suis scotché de lire des critiques aussi élogieuses ... qui a bien pu ecrire ça ? Ok, le film montre des paysages magnifiques, la bande son est irréprochable, les acteurs crédibles... mais j'ai trouvé l'argument du film très pauvre, le déroulé de l'intrigue inepte, et rentrer dans les diverses pathologies mentales des quelques habitants de cette île paumée (inceste, dépression, auto mutilation, dépendance affective, cruauté mentale j'en oublie sûrement) ne fait tout simplement pas passer une bonne soirée.
toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2023
Colin Farrell est excellent, tout comme Brendan Gleeson, Kerry Condon et Barry Keoghan qui mérite tous les quatres leur nomination à l'Oscar. On a ici une photographie absolument sublime et les paysages de l'Écosse sont incroyables. L'idée de base peut paraître légère, mais le scénario est tellement bien écrit que non, on ne voit pas le temps passer parce qu'on veut voir comment le film va se terminer, beaucoup de retournement de situation auquel on ne s'attendaient pas.
Marko P
Marko P

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2023
Il ne faut jamais trop attendre d’un film encensé au risque d’être déçu. J’ai été dès le départ gêné par deux choses: le titre qui joue uniquement de l’artifice de son allitération, malgré une certaine poésie qui collerait plutôt bien à la fable, et la bande son (pas la musique qui est superbe) qui déconnecte le jeu théâtral des personnages du paysage majestueux qui les entoure. On entend très peu l’atmosphère ambiante, le vent, la mer, les animaux… qui sont comme étouffés. On se croirait dans un rêve ou dans les limbes que traverseraient des personnages déjà morts. C’est peut être volontaire pour indiquer une sorte de vide ou de silence métaphysique mais ça m’a tenu à l’extérieur au bord de l’endormissement. Je n’y ai vu que des artifices sous-tendus par une histoire à l’absurdité d’un Beckett. Alors qu’on aurait pu atteindre la magie d’un film de Dreyer ou la force d’une nouvelle de Leonid Andreiev. Finalement ça raconte une histoire ténue et un peu morbide qui ressemble à un conte de fée horrifique où de vilaines sorcières shakespeariennes viendraient jeter leurs mauvais sorts. Restent des paysages sublimes, des plans parfois très beaux (le voilier qui prend la mer, les vues aériennes de la côte, les animaux…) et quelques personnages touchants mais qui semblent sortir d’un autre film (le simple d’esprit, la sœur qui s’affranchit…). Donc bilan mitigé mais ça sort de l’ordinaire des âneries qu’on peut voir au cinéma trop souvent. Et pourtant il y en a un d’âne vraiment très chouette.
Angélique
Angélique

12 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2023
Sur une île isolée au large des côtes irlandaises, sublime terre soufflée par le vent et le sable,
bruits de canon de 1ère guerre mondiale, êtres de pinte de bière au pub, huis clos de vie les faisant fous, tous sous le regard de la "banshee" sorcière, messagère de mort, de lien avec  l'Autre monde.
Isabelle D.
Isabelle D.

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2023
De la «  belle esthétique » ! Ça c’est sûr.
Dans les années 20 , ces îliens portaient des pull-overs intéressants., des chemises originales et des vestures qui semblent assez anachroniques! Plus proches de l’îlien -Hollywood que d’une fruste réalité. Déjà, ça énerve.
Ensuite, de l’humour , oui, parfois , mais du cynisme: beaucoup ! De l’humanisme , bien peu.
On comprend pourquoi l’auteur a fui ses origines et s’en mord parfois les doigts. Et les raisons de la fuite ,même travesties sous formes mythologiques, voire mythos tout court, ne sont pas sympathiques.
Rien à voir avec l’Humain Beckett. Rien.
Comme «  retour aux origines » …ça résonne plus comme de la traîtrise. Vanitas vanitatis : Une œuvre.
Michel Moatti
Michel Moatti

9 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2023
Situé sur une petite île au large de l'Irlande, en 1923, durant la guerre d'indépendance, le film nous raconte la brouille entre deux hommes pourtant amis très proches. L'histoire est difficile à raconter car le film nous plonge dans un réalisme poétique dans lequel les paysages, les hommes et les bêtes jouent des rôles troubles.
Les paysages sont à couper le souffle pour qui aime les landes désolées et la mer bleue au loin, les comédiens excellent de talent.
on aime ou on aime pas. Personnellement j'ai beaucoup aimé.
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2022
Des images somptueuses pour une histoire singulière, un conte qui dit que l'amour refusé devient la haine, métaphore de la guerre civile.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2023
Martin McDonagh, auteur de l’horripilant « 3 Billboards » (faux film-classique sous-frères Coen avec Frances McDormand pour la caution) est souvent applaudi pour des films qui se cherchent une originalité qu’ils n’ont pas. Avec « Les Banshees d’Inisherin », on pourrait facilement dire la même chose (et ça ne serait pas complètement faux) quoiqu’y subsistent tout de même quelques belles choses ; mais c’est typiquement le genre de film qui fait impression en sortant de la salle, et qui s’évapore la nuit passée.

Il y a dans cette fable de la cruauté tous les ingrédients d’un cinéma-vanité délectable : les côtes du Connemara servent de décorum naturel intriguant dans un contexte narré hors-champ (la guerre civile éclate dans un lointain au fusain), le contre-emploi de Colin Farrell en benêt au bon cœur ramène le délice de l’idiot au premier plan (et pour le spectateur d’être naturellement du côté des bêtes), une musique finement existentielle et un humour macabre, tout cela pour conter la faussement drôle histoire de deux copains comme cochons qui, un beau matin, ne le seront plus jamais car l’un a décrété « qu’il n’en a plus envie ». Drôle d’histoire, proche du conte local, sur la corde entre la comédie funèbre et le drame de personnages en quête de sens…

Mais qu’est-ce donc qui fait que ce film tout à fait vif d’esprit, ne demeure qu’une brume peu de temps après ? McDonagh touche certes du doigt une certaine originalité longtemps enviée, ses comédiens sont tous de grand talent, mais il y a cette forme scolaire, ce manque d’inventivité de cinéma à proprement parler - qui ne serait chez lui que quelques plans de panorama irlandais au couchant et d’incongrus mouvements d’appareil. Le programme est suivi à la lettre, le compte à rebours amorcé par le découpage des doigts et l’omniprésence des animaux. L’idiot du village et la vieille bougresse qui ressemble à une sorcière sont aussi de la partie : figures fantômatiques, tristes témoins de l’orgueil et de la folie des hommes - jouer du violon avec des doigts coupés tenant lieu de vision ultime.

Mais quand le soleil se couche une dernière fois, il y a ce sentiment de fausse profondeur, de fausse énigme, un goût de cinéma habilement confectionné mais dont on verrait les dessous et les coutures de studio; le col monté et le couvre-chef un peu strict, un brin ennuyeux, vaguement drôle, vaguement triste : donc franchement vague.
b216
b216

1 abonné 59 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 mai 2024
Personnellement, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout. Certes le cadre est joli et les acteurs sont plus vrais que nature (Colin Farrell, dans un rôle à contre-emploi, est excellent). Mais pour le reste, je me suis terriblement ennuyé, attendant désespérément que l'action décolle à un moment ou à un autre. Au bout de 20 minutes, je suis finalement passé à autre chose. Alors quand je lis certains commentaires qui font l'éloge de l'humour de ce film, je m'interroge... Où était-il, car je suis passé complètement à côté?
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2023
Nous sommes en 1922, et même si cette petite ïle d'Aran en face de l'Irlande n'est pas concernée directement par la crise, les derniers échos de la guerre civile se déroulent sur la grande ïle, en face, dans sa partie finale, qui sera finalement la plus cruelle. Celle qui opposa les frères d'armes d'hier, se déchirant à propos du traité de paix et de partition proposé par les anglais.
Il ne faut pas perdre cette notion historique, car elle fait certainement écho à l'histoire centrale du film, qui repose sur la mésentente entre deux amis, qui, de simple bouderie inexpliquée, finit par atteindre des sommets de violence, apparament irrationnelles, et suicidaires.
La beauté de cettte ïle perdue, au large de l'Irlande, avec ces promontoires minéraux, ces chemins bordés de murets de pierres, et ces cieux immenses, nous prend d'emblée à la gorge.
L'intrigue est aussi minimalisme, que la splendeur des lieux. L'histoire devient comme un défit lancé à la raison. Chaque être, ici, semble cheminer sur son rail, insensible à ce que cela va provoquer chez les autres, qu'on observe pourtant de façon vigilente et névrotique. Les personnages ont une vérité que la trois D ne rendrait pas plus pregnante. Ils nous semblent persque des demi dieux de tragédie antique, récitant chacun leur partition écrite d'avance, et avançant vers la fin qu'on redoute, et qui semble même attendue, par ses acteurs même.
Il n'y a pas de secrets, ici ! Pas de forêt où l'on peut se cacher. C'est un monde minéral, où l'on voit de loin la silhouette des rares habitants se déplaçant entre ces chemins de pierre, menant leur économie de survie, avec la soirée dans le seul pub, comme promesse.
Les rapports entre les habitants sont bercés de non dits, de secrets qu'on devine, de vieillles rancunes et de réglèments de compte, dont le crescendo ne semble jamais atteint, jusqu'à atteindre un sommet mythologique.
Ce n'est pas la première fois qu'une ïle est choisie comme théatre idéal pour circonscire les passions humaines, et ses déréglements, comme dans une cornue de chimiste, qu'on agite.
L'enfermement, comme dans le film de Rosselini "Stromboli", est tout autant intérieur, que géographique, et tire des bords vers la folie, et l'exclusion.
Un film admirable dont on sort drôlement secoué. Bien dans la veine de la culture Irlandaise, dont la littérature et le cinéma sont le réflet souvent enthousiasmant, mais vous secouant au niveau émotionnel. Il ne faut jamais s'attendre à être dorloté par cette culture, même si tout est si esthétique et puissant., de la musique enfiévrée, aux génies littéraires dont cette ïle a toujours accouché, entre deux drames historiques, deux guerres civiles, avec l'art et la fête comme possibilités de rédemption. .
cat29
cat29

7 abonnés 24 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2023
Si vous voulez rigoler, je vous déconseille d'aller voir ce film. C'est très noir, et je n'ai pas ressenti l'humour que l'on peut trouver dans d'autres films de Martin McDonagh. Assez déprimant, surtout un premier janvier!
.
MSM
MSM

6 abonnés 105 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2023
On ne comprend pas bien où le réalisateur à voulu nous emmener dans cette confrontation relationnelle entre deux individus, les tenants et aboutissants de la brouille de l'un pour l'autre ?... Si ce n'est que la consanguinité et l'isolement ne font décidément pas bon ménage... À noter la très belle présence de Kerry Condon dans le rôle de la sœur de Padriac et les magnifiques paysages irlandais. Mais c'est à peu près tout...
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2024
En 1923, Padraic et Colm vivent sur Inisherin, une petite île proche des côtes irlandaises. Un jour, c'est le drame : Colm apprend à son ami de toujours qu'il ne veut plus le fréquenter, comme ça sur un coup de tête. Le début d'un drame...
Je m'attendais à un film relativement austère, entre son lieu isolé et sa thématique peu réjouissante. C'est oublier que Martin McDonagh est à la barre. Le réalisateur et scénariste alterne régulièrement entre tragédie et comédie. Balançant des vannes quand on s'y attend le moins, tandis que des idées très dures et irrationnelles nous sont envoyées dans la figure.
Ainsi, "The Banshees of Inisherin" est prenant de bout en bout, avec en prime un cadre sublime. Le tout est filmé en décors naturels irlandais, avec verts pâturages et falaises majestueuses. Des paysages qui tranchent avec la grande solitude des personnages, l'un des principaux thèmes du film, davantage que l'amitié. D'ailleurs, si le projet a été annoncé dès février 2020, je ne peux m'empêcher de penser que les confinements covid ont influencé le scénario et le tournage...
Les acteurs sont excellents. Colin Farrell et Brendan Gleeson bien sûr, que l'on retrouve avec plaisir chez McDonagh en amis en froid. Mais aussi Barry Keoghan et Kerry Condon, second rôles très solides et profonds. Tout ce petit monde (tous des Irlandais) a du s'amuser de jouer avec un fort accent et argot local.
Sur le fond, au-delà de la solitude et également de la culture, "The Banshees of Inisherin" est un film assez riche, qui brasse plusieurs sujets de manière ouverte. Le folklore irlandais est présent, à travers les banshees (une créature annonciatrice de mort dans la culture irlandaise). Mais surtout de nombreux parallèles avec la guerre Civile qui fait rage lors des événements du film. Cette séparation irrationnelle et auto-destructrice de deux hommes simples évoquant le déchirement violent d'un pays.
Un beau film, à la fois dur, drôle, et riche.
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