Derniers Avis : Les Banshees d'Inisherin - Page 17
Les Banshees d'Inisherin
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Philcroc
87 abonnés
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5,0
Publiée le 17 janvier 2023
Passionné par l'Irlande, je ne pouvais faire l'impasse sur ce film et ce fut une claque magistrale que j'ai reçue ! Non seulement c'est pour moi, le plus beau film sur cette belle île qui ai jamais été réalisé mais c'est un film sur l'amitié tellement puissant qu'il va au-delà et est universel. On peut saluer Martin McDonagh qui entre avec cette belle œuvre - qui est un OVNI cinématographique - dans la cour des grands ce que 3 Billboards pouvait laisser augurer. L'interprétation des 4 principaux acteurs Colin Farrell époustouflant de justesse, Brendan Gleeson au sommet de son art, l'incroyable Bary Keoghan dans le rôle du jeune idiot du village un peu dérangé et la subtile Kerry Conlon est magistrale. Les dialogues sont ciselés avec une grande économie de mots : Normal car le personnage de Colm interprété par Brendan Gleeson a annoncé la couleur à son ami dès le début : "Je ne t'aime plus...je veux le SILENCE" La photographie est exceptionnelle avec ces paysages de la côte Ouest d'Irlande sublimés et la BO planante est tout simplement d'anthologie. A voir absolument et pas que pour l'Irlande
Essayez de mettre la guerre civil d'Irlande en lien avec l'histoire du film. Trop peu de commentaires ont fait le lien entre les deux conflits internes des îles.
Ce film m'a laissé sans voix ! Le scénario me semble terriblement tiré par les cheveux, le déroulé de "l'intrigue" traîne en longueur...Le déclic est lui aussi peu crédible, puisque Colm Doherty décide unilatéralement de mettre fin à une amitié avec Padraic Sullivan ...comme ça ! Comme dans un claquement de doigt. Le seul intérêt du film consiste à nous faire vivre dans une Irlande de 1923 : pas de radio, pas de journaux, pas de débouchés à part le minuscule pub. Voilà le cadre du film: c'est maigre. Bon je ne suis un peu surpris des éloges dythirambiques sur ce film parlant de la solitude de la condition humaine: moi j'ai trouvé le temps très long . Je dois pas être un intellectuel...
Avoir de bons acteurs, un superbe décor d'Irlande ne suffit pas à faire un bon film. Celui-ci m'a profondément ennuyé. Et pourtant il est encensé par les critiques et le métier. Tiens tiens j'aurais dû me méfier. Une histoire sans aucun intérêt, des acteurs qui jouent pour avoir un prix d'interprétation et des cartes postales que je préfère voir dans un reportage ou pour de vrai. 1h54 de perdu mais la vie est longue.
Film beau dans le message et dans les décors. On en ressort pensifs. Nous venons en effet d'être les spectateurs de la routine d'habitants d'une Irlande profonde, dont les activités quotidiennes monotones, poussent à réflexion, sur l'ennuie, les relations humaines, nos traces sur terre. Les acteurs sonnent justes, les décors parfaitement choisis, c'est surtout l'ambiance générale que l'on retiendra. Sensation de huit clos à ciel ouvert.
Après le pâle "Cyclades" et l'inabouti "Tirailleurs", quel bonheur, que dis-je quelle merveille de voir un tel film. Bouleversant, paysages grandioses, excellents acteurs. Je salue ces cinéastes qui ont de telles idées de scénario ! Et faites comme moi, suivez les invitations à aller voir ce film en vost, il prend toute sa dimension !
L'amitié est si jalouse et si délicate, nous dit Fénelon, qu'un atome qui s'y mêle la blesse. On le sait, avec le temps, toute relation humaine est appelée à se dégrader. Un malentendu d'intention mal interprété souvent constitué cet atome. Colm, lui, cesse toute relation sans autre raison qu'il veut tourner le page et rompre les ponts. En tant que musicien il veut en effet s'isoler et vaincre la mort par la pérennisation d'une œuvre. Considérant subitement que son ami est un poids, il provoque et fait subir à son ami d'hier un enchaînement de comportements d'autant plus injuste et provoquant qu'il est unilatéral. La seconde leçon de ce film aussi noir que désespérant, c'est qu'aucune médiation, ici tentée en vain, par Siobhan la sœur de Padraic, n'est possible. Île fermée, atmosphère oppressante et pesante sur la face noire des rapports humains. Ce film à la Lars Van Trier est une allégorie implacable des déboires des amours et des amitiés contrariés n'offrant d'autres échappatoires que le fuite et la mort. La qualité des images et des paysages sur fond de guerre civile ne sauve rien. Film réservé aux masochistes dépressifs qui souhaitent le rester.
Situé sur une petite île au large de l'Irlande, en 1923, durant la guerre d'indépendance, le film nous raconte la brouille entre deux hommes pourtant amis très proches. L'histoire est difficile à raconter car le film nous plonge dans un réalisme poétique dans lequel les paysages, les hommes et les bêtes jouent des rôles troubles. Les paysages sont à couper le souffle pour qui aime les landes désolées et la mer bleue au loin, les comédiens excellent de talent. on aime ou on aime pas. Personnellement j'ai beaucoup aimé.
Un film qui tourne autour de l'amitié mais qui va un peu plus loin en incluant un côté extrême tout en y ajoutant une touche d'humour. L'interprétation des deux acteurs principaux est excellente ce qui nous entraîne à suivre avec attention ce duo dans cette histoire à la trame lente.
En plus d'être d'une beauté foudroyante ce film expose une réflexion Pascalienne sur le besoin de se "divertir" pour éviter d'être écrasé.e par le poids de la condition humaine et notamment de la mortalité. « Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. »
Je suis sorti partagé de la projection de ce film. De bien jolies images, une belle bande son, des personnages avec une véritable épaisseur et une ambiance baignée par le soleil bas, les chemins entre murets et le clair-obscur des intérieurs., la religion, la sorcellerie et les idiots du village Mais frustré par cette histoire absurde d'une amitié rompue unilatéralement, dont on ne comprendra jamais le pourquoi et qui entraine des comportements jusqueboutistes, absurdes et sanglants. Réflexions sur les conséquence de l'isolement, sur le sens de la vie, la hiérarchie des choses...chacun peut en penser ce qu'il veut. On est à la limite de la réflexion philosophique hermétique et de la fable aux relents fantastiques mais sans morale
j'aurais aimé que le scénario revienne sur l'amitié des deux personnages principaux et du coup je pense que la rupture aurait eu plus de poids. Tous les personnages sont attachants, et les paysages magnifiques. Quelques longueurs
Il se passe pas grand chose mais mon dieu que c'est bien raconté, les personnages sont tellement attachants, bien joués qu'on pourrait les regarder pendant des heures.
Actrice et acteurs magnifiques ainsi que la cinématographie! Je pense que l’on apprécie vraiment ce film quand on remet les personnages dans leur contexte de 1923. L’Irlande avait connu une très forte émigration vers les USA au XIXème siècle. Ces habitants insulaires paumés apparaissent tellement dans ce scénario. Quand on connaît bien l’Irlande profonde , ce film beau et dur à la fois représente le pays de a à z