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Sur une île en Irlande, le gars qui ne veut plus parler à son vieux copain de pub parce que leur relation est vaine, elle ne le nourrit pas assez… excellent film, étrange et déroutant
Le film commence par la rupture brutale d’amitié entre Pádraic et Colm. On ne sait rien de leur relation, mais on devine que c’étaient les meilleurs amis avant que Colm n’y mette un terme, sans que Pádraic sache pourquoi. On suit donc Pádraic cherchant à comprendre ce qu’il a fait.
Cela se déroule sur l’île d’Inisherin, en Irlande, avec la guerre en toile de fond tout au long du film, ce qui vient offrir de la profondeur au récit. Cependant, les personnages sont comme à l’écart de tout ça, dans leur propre écosystème, sur cette île magnifique aux paysages vastes.
Ce film évoque, à travers cette relation, plusieurs sujets intéressants, spoiler: comme la solitude qu’éprouve Pádraic, surtout quand sa sœur, la seule personne qui lui reste, s’en va pour un poste plus important, mais surtout la question de ce qu’on laisse derrière nous une fois mort, posée par Colm. Il se rend compte qu’il n’a rien fait de mémorable et se sépare donc de Pádraic, qu’il qualifie de simplet lui faisant perdre son temps. Le film oppose donc deux visions de pensée : vivre une vie heureuse et simple comme Pádraic ou donner à sa vie un sens qui la dépasse pour laisser son empreinte aux générations futures. On suit une escalade de la vengeance jusqu’à certaines scènes macabres. Malgré les qualités évidentes, je suis passé à côté, peut-être à cause de la montée trop radicale et invraisemblable en gravité, du rythme très lent qui prend son temps et peut faire sortir du film, même si cela ajoute un côté contemplatif, ou encore de l’humour absurde décalé. À cela s’ajoutent des personnages très caricaturaux, comme Dominic, l’idiot du village faisant relativiser Pádraic sur sa propre condition, et Mrs. McCormick, la « banshee » de l’île.
Cela donne un film très intéressant qui a tout pour plaire, mais qui me rebute et mérite un second visionnage dans quelques temps.
Cela se déroule sur l’île d’Inisherin, en Irlande, avec la guerre en toile de fond tout au long du film, ce qui vient offrir de la profondeur au récit. Cependant, les personnages sont comme à l’écart de tout ça, dans leur propre écosystème, sur cette île magnifique aux paysages vastes.
Ce film évoque, à travers cette relation, plusieurs sujets intéressants, spoiler: comme la solitude qu’éprouve Pádraic, surtout quand sa sœur, la seule personne qui lui reste, s’en va pour un poste plus important, mais surtout la question de ce qu’on laisse derrière nous une fois mort, posée par Colm. Il se rend compte qu’il n’a rien fait de mémorable et se sépare donc de Pádraic, qu’il qualifie de simplet lui faisant perdre son temps. Le film oppose donc deux visions de pensée : vivre une vie heureuse et simple comme Pádraic ou donner à sa vie un sens qui la dépasse pour laisser son empreinte aux générations futures. On suit une escalade de la vengeance jusqu’à certaines scènes macabres. Malgré les qualités évidentes, je suis passé à côté, peut-être à cause de la montée trop radicale et invraisemblable en gravité, du rythme très lent qui prend son temps et peut faire sortir du film, même si cela ajoute un côté contemplatif, ou encore de l’humour absurde décalé. À cela s’ajoutent des personnages très caricaturaux, comme Dominic, l’idiot du village faisant relativiser Pádraic sur sa propre condition, et Mrs. McCormick, la « banshee » de l’île.
Cela donne un film très intéressant qui a tout pour plaire, mais qui me rebute et mérite un second visionnage dans quelques temps.
Une masterclass, pour reprendre l'expression consacrée. Cette tragi-comédie irlandaise d'une noirceur absolue est surtout une masterclass d'écriture : un huis clos à ciel ouvert où une rupture amicale devient le reflet d'une guerre civile.
Partir d'un postulat trivial, « je ne veux plus te parler parce que je te trouve ennuyeux », et faire glisser le récit vers bien plus grave est un coup de force. L'escalade est si absurde qu'elle frôle la farce macabre, et pourtant chaque étape prolonge logiquement la précédente. La plaisanterie devient malaise, le malaise devient violence. Et cette querelle de clocher sert d'allégorie à la guerre civile qui gronde au loin : des frères qui s'entretuent sans se souvenir pourquoi. Les détonations au loin sont le miroir de la guerre que se livrent deux hommes à leur minuscule échelle.
Le quatuor est d'une densité rare. Pádraic incarne la gentillesse simple qui, face au rejet, mute en mesquinerie destructrice. Colm est dévoré par l'angoisse de ne rien laisser derrière lui et justifie l'injustifiable au nom de l'art : son désir de composer quelque chose qui lui survivra rend sa décision presque métaphysique, et cruelle. Autour d'eux, Siobhán, étouffée par la médiocrité de l'île, et Dominic, dont la candeur masque la tragédie la plus pure du film.
McDonagh filme Inisherin comme un personnage. Les plans larges de Ben Davis subliment la beauté sauvage des côtes, et pourtant la mise en scène étouffe : chemins étroits, pub enfumé, habitudes répétitives transforment cette île magnifique en prison. La caméra isole les personnages dans le cadre pour souligner leur incommunicabilité. Plus le décor paraît immense, plus ils semblent enfermés. La partition de Carter Burwell évite le folklore facile et compose, au célesta et aux vents, un conte macabre qui semble connaître avant eux la direction que prend leur histoire.
Farrell livre la prestation de sa vie avec une économie de moyens remarquable : ses sourcils, sa posture, ses silences expriment l'incompréhension blessée d'un chien battu. Gleeson lui oppose une force butée, terrifiante parce qu'elle n'en fait jamais trop. Kerry Condon est la voix déchirante de la raison, Barry Keoghan vole chaque scène où il apparaît.
Faire rire avec une histoire profondément triste, puis faire naître le malaise à partir de ce rire : c'est rare. Le film parle d'amitié, de solitude, de vieillissement, de création, d'orgueil et de cette étrange nécessité que nous avons tous de donner un sens à notre passage sur Terre. Une masterclass.
Partir d'un postulat trivial, « je ne veux plus te parler parce que je te trouve ennuyeux », et faire glisser le récit vers bien plus grave est un coup de force. L'escalade est si absurde qu'elle frôle la farce macabre, et pourtant chaque étape prolonge logiquement la précédente. La plaisanterie devient malaise, le malaise devient violence. Et cette querelle de clocher sert d'allégorie à la guerre civile qui gronde au loin : des frères qui s'entretuent sans se souvenir pourquoi. Les détonations au loin sont le miroir de la guerre que se livrent deux hommes à leur minuscule échelle.
Le quatuor est d'une densité rare. Pádraic incarne la gentillesse simple qui, face au rejet, mute en mesquinerie destructrice. Colm est dévoré par l'angoisse de ne rien laisser derrière lui et justifie l'injustifiable au nom de l'art : son désir de composer quelque chose qui lui survivra rend sa décision presque métaphysique, et cruelle. Autour d'eux, Siobhán, étouffée par la médiocrité de l'île, et Dominic, dont la candeur masque la tragédie la plus pure du film.
McDonagh filme Inisherin comme un personnage. Les plans larges de Ben Davis subliment la beauté sauvage des côtes, et pourtant la mise en scène étouffe : chemins étroits, pub enfumé, habitudes répétitives transforment cette île magnifique en prison. La caméra isole les personnages dans le cadre pour souligner leur incommunicabilité. Plus le décor paraît immense, plus ils semblent enfermés. La partition de Carter Burwell évite le folklore facile et compose, au célesta et aux vents, un conte macabre qui semble connaître avant eux la direction que prend leur histoire.
Farrell livre la prestation de sa vie avec une économie de moyens remarquable : ses sourcils, sa posture, ses silences expriment l'incompréhension blessée d'un chien battu. Gleeson lui oppose une force butée, terrifiante parce qu'elle n'en fait jamais trop. Kerry Condon est la voix déchirante de la raison, Barry Keoghan vole chaque scène où il apparaît.
Faire rire avec une histoire profondément triste, puis faire naître le malaise à partir de ce rire : c'est rare. Le film parle d'amitié, de solitude, de vieillissement, de création, d'orgueil et de cette étrange nécessité que nous avons tous de donner un sens à notre passage sur Terre. Une masterclass.
Époustouflante étude des rapports humains dans un huit clos ilien sur un thème original, émouvant et cruel et d'excellents acteurs
Une fable aussi drôle que cruelle sur l’amitié et l’orgueil, portée par des dialogues acérés et des paysages somptueux. séduit par son humour noir et sa profonde mélancolie.
Le réalisateur Martin McDonagh raconte la fin de l’amitié subite entre deux hommes dans l’Irlande du début du 20ème siècle avec son style inclassable. L’ironie mordante du récit n’étouffe pas pour autant l’humanité qui s’en dégage offrant aux acteurs Brendan Gleeson et Colin Farrell toute la liberté nécessaire pour exprimer leur talent. Magnifié par une photographie mettant en exergue de fabuleux paysages irlandais, la mise en scène du cinéaste discrète sert en tout point une écriture délicieusement absurde.
Ennuyeux comme pas possible, histoire idiote et/ou complètement banale, heureusement qu'il y a des paysages magnifiques, ça m'a permis de patienter jusqu'à la fin du film. N'étant pas venue le voir seule, je ne pouvais pas fuir....
Un très beau film, empreint de poésie et d'humour. Un casting absolument magistral et des décors grandioses. La photographie est magnifique et teintée d'une douceur aussi languissante que se déroule l'histoire.
Amateurs de sensations fortes, de courses poursuite et d'action débridée, passez votre chemin.
Ce film parle de solitude, d'amitié, de vieillesse, d'espoirs déçus, de rancune et de vengeance.
À voir.
Amateurs de sensations fortes, de courses poursuite et d'action débridée, passez votre chemin.
Ce film parle de solitude, d'amitié, de vieillesse, d'espoirs déçus, de rancune et de vengeance.
À voir.
Magnifique film, inclassable, autant par les sentiments que par les images, il nous porte sur cette île d'Irlande à la fois violente et douce. Je reprends les termes d'un abonné: Un film magistral de beauté et d'intelligence.
un film dépaysant qui nous fait voir de toutes les couleurs de l’Irlande. tout du moins un petit coin isolé de l'île. Sur un sujet fort sur l'amitié de deux hommes qui ne dure pas. Colin Farell et brandon Gleeson se redonne la réplique après Bruges. Un drame effroyable.
Quand une amitié meurt, et que le monde ne sait plus quoi en faire.
Sur une petite île irlandaise aussi belle qu’une carte postale, un homme annonce à son meilleur ami : "Je ne veux plus te parler." Et c’est tout. C’est simple, brutal, absurde. Et pourtant, ce point de départ donne naissance à un film d’une richesse insoupçonnée, à la fois drôle, cruel, désespéré, et étrangement poétique.
Derrière cette querelle entre deux hommes, on sent rapidement autre chose. Un vide plus vaste. Un effondrement lent, intime, et presque métaphysique. Colin Farrell, en homme simple et affectueux, se retrouve dépossédé de ce qu’il croyait acquis : un lien humain. Et Brendan Gleeson, en musicien misanthrope, veut juste laisser une trace, quitte à se mutiler pour imposer le silence.
Mais ce qui commence comme un malentendu tourne peu à peu à la tragédie. La violence monte doucement, presque imperceptiblement, jusqu’à devenir absurde, terrible, et… inévitable. Et au milieu, les innocents paient : spoiler: un âne meurt
, comme souvent dans les guerres, et ce détail bouleverse plus que toutes les explosions.
Parce qu’il y a bien une guerre en fond : celle qui gronde sur le continent, la guerre civile irlandaise, entendue de loin mais jamais montrée. Comme un écho parfait à cette querelle sans fondement, où deux hommes se détruisent sans plus savoir pourquoi. La métaphore est puissante, et jamais appuyée.
Visuellement, le film est splendide. La nature est calme, presque indifférente. Le ciel est vaste, les collines sont vertes, les maisons blanches — et pendant ce temps, les âmes se vident. Il y a un contraste cruel entre la beauté des lieux et la laideur des tensions humaines.
Et puis il y a cet humour noir, cette absurdité qui rappelle Beckett : on rit, un peu, mais c’est un rire qui reste coincé en travers de la gorge.
Les Banshees d’Inisherin est une œuvre étrange, triste, lucide. Un film sur la fin des liens, sur la solitude, sur la guerre... même quand elle ne dit pas son nom. Et surtout, un film qui reste longtemps après, comme une chanson triste qu’on n’arrive pas à oublier.
Sur une petite île irlandaise aussi belle qu’une carte postale, un homme annonce à son meilleur ami : "Je ne veux plus te parler." Et c’est tout. C’est simple, brutal, absurde. Et pourtant, ce point de départ donne naissance à un film d’une richesse insoupçonnée, à la fois drôle, cruel, désespéré, et étrangement poétique.
Derrière cette querelle entre deux hommes, on sent rapidement autre chose. Un vide plus vaste. Un effondrement lent, intime, et presque métaphysique. Colin Farrell, en homme simple et affectueux, se retrouve dépossédé de ce qu’il croyait acquis : un lien humain. Et Brendan Gleeson, en musicien misanthrope, veut juste laisser une trace, quitte à se mutiler pour imposer le silence.
Mais ce qui commence comme un malentendu tourne peu à peu à la tragédie. La violence monte doucement, presque imperceptiblement, jusqu’à devenir absurde, terrible, et… inévitable. Et au milieu, les innocents paient : spoiler: un âne meurt
, comme souvent dans les guerres, et ce détail bouleverse plus que toutes les explosions.
Parce qu’il y a bien une guerre en fond : celle qui gronde sur le continent, la guerre civile irlandaise, entendue de loin mais jamais montrée. Comme un écho parfait à cette querelle sans fondement, où deux hommes se détruisent sans plus savoir pourquoi. La métaphore est puissante, et jamais appuyée.
Visuellement, le film est splendide. La nature est calme, presque indifférente. Le ciel est vaste, les collines sont vertes, les maisons blanches — et pendant ce temps, les âmes se vident. Il y a un contraste cruel entre la beauté des lieux et la laideur des tensions humaines.
Et puis il y a cet humour noir, cette absurdité qui rappelle Beckett : on rit, un peu, mais c’est un rire qui reste coincé en travers de la gorge.
Les Banshees d’Inisherin est une œuvre étrange, triste, lucide. Un film sur la fin des liens, sur la solitude, sur la guerre... même quand elle ne dit pas son nom. Et surtout, un film qui reste longtemps après, comme une chanson triste qu’on n’arrive pas à oublier.
Les paysages fabuleux d'Irland sont à eux seuls les vrais acteurs de ce film d'un goût d'inachevé. Une histoire un peu bancale, rocambolesque interprétée par une pléiade d'interprètes irlandais. À quand le volume 2 ........
Au cours du film j'étais assez conquis par ce que je voyais être une métaphore, le progrès d'un côté, le conservatisme de l'autre, ou bien la nature d'un côté et l'humain qui l'abime d'un autre. Le côté pièce de théatre avec peu de personnages est aussi un plus, sans parler de l'excellente reconstitution de l'Irlande des années 20 et du tragi-comique mené d'une main de maitre. Mais pour moi la fin est totalement raté et casse toutes les possibles lectures secondaires, j'aurais aimé un peu de suggestion ou autre, quelque chose d'un peu mystique mais non, c'est une déception toute personnelle car le film garde un intérêt cinématographique fort, pour autant je ne le recommanderai qu'à un public très averti.
Merci l'Irlande d'avoir fait ce film qui me donne envie d'y aller.
Une belle histoire avec un homme qui essaie de renouer des liens avec son ancien ami.
Colin Farrell avec un fort accent du pays de la Guinness, il joue super bien en plus.
Une belle histoire avec un homme qui essaie de renouer des liens avec son ancien ami.
Colin Farrell avec un fort accent du pays de la Guinness, il joue super bien en plus.
Pas mal. C’est tout ce que m’a inspiré ce film. Très beaux paysages irlandais certes, mais c’est un peu facile de se reposer uniquement sur ça pour faire un bon film. Je n’ai tout simplement pas trop aimé l’histoire, que je trouve peu crédible. Il y a certes des sujets intéressants qui sont abordés, mais ça manque clairement de pep’s. La belle place laissée aux animaux (de véritables protagonistes) a en revanche réchauffé mon p’tit cœur.
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