Derniers Avis : Les Banshees d'Inisherin - Page 20
Les Banshees d'Inisherin
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Opacupaskoci
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1,0
Publiée le 11 janvier 2023
Ce film est très pénible à regarder et j'ai attendu la fin avec impatience. Certes les paysages sont beaux et les acteurs très convaincants. Mais l'histoire.... c'est du Zola a la sauce anglo-saxonne : histoire invraisemblable, personnages caricaturaux, dégénérés, d'une méchanceté inflexible ou d'une bêtise insondable. Le héros est gentil jusqu'à l'absurde. Plus manichéen c'est difficile! Le réalisateur qui est né à Londres fait preuve d'un incroyable mépris pour les populations de ces îles perdues. Les chefs d'oeuvre ne se mesure à l'envie qu'ils vous donnent de pleurer mais à la finesse de leur approche de l'humanité. Là c'est un échec complet et d'une tristesse absolue. Même l'âne participe à ce désastre...
Le retour de Martin McDonagh est un bijou de mise en scène et de composition de plans. Entre paysages envoûtants et dialogues subtiles, le film livre une véritable réflexion sur l'impossible émancipation de ses personnages.
un sujet délicat : la rupture dans l'amitié. traitée de manière magistrale, cruelle, extrême, douloureuse dans un paysage sublime, avec des acteurs si justes. bravo
une histoire qui part d' un postulat anodin le film oscille entre un absurde lardé de dialogues au vitriol pour toucher le dramatique et même le pathétique dans l' auto-détermination des personnages les personnages sont tous à la fois drôles et attachants sans procurer une certaine mélancolie face au temps qui passe dans une île où rien ne se passe justement. la part belle est donnée à Brendan gleeson ,Colin Farrell et kerry condon( touchante et drôle en femme qui a conscience d sa situation en restant dans une île hors du temps et loin de ce qu' elle veut) tout en proposant une galerie de seconds rôles tout aussi intéressants et brillamment interprétés. Une sensation de bien être se crée à suivre le périple de ces héros qui explorent la puissance des sentiments tout en gardant un certain flegme .un film brillant qui restera comme un des grands films de 2022 et qui se prolongera en 2023.
Alors là... Ce film n'a aucun sens. Il est même stupide. Le comportement du personnage de Brendan Gleeson est absolument pas crédible et même incompréhensible tant il va dans l'extrême. Ce film n'a aucune subtilité psychologique ni même aucun propos. Ce n'est que du vide que le réalisateur essaye de remplir à grands renforts de rebondissements artificiels. Seul Colin Farrell sort indemne de ce naufrage... Une immense déception, alors que j'avais plutôt apprécié "Three Billboards".
Un film au scénario simple aux premiers abords (un homme décide de mettre fin à une amitié) mais qui se révèle très passionnant ! On suit donc cette brouille entre les deux personnages, l'un est dans le déni et l'autre est prêt à tout pour qu'il ne lui adresse plus la parole. Les paysages irlandais sont tout simplement magnifiques, et chaque personnage apporte au scénario. On a l'impression d'être comme hors du temps dans ce village où tout le monde se connaît, sous fond lointain de guerre civile. Les dialogues sont très bons et audacieux, voire absurdes par moment, tout comme bon nombre de situations mais tout autant savoureuses. Il a également une forme d'attachement envers les personnages, en particulier pour Padraic (intérprété par Colin Farrel), un peu simplet sur les bords mais au bon cœur. Un film original de part sa mise en scène et très attachant.
Un grand film sur une amitié trahie dans un monde paysan aussi poétique qu'oppressant. Colin Farrell ne comprend pas pourquoi son pote Brendon Gleeson décide du jour au lendemain de ne plus vouloir lui parler en éclusant sa Guinness rituelle au seul pub du village. Cela pourrait sembler mince comme intrigue, mais c'est une tragi-comédie tout aussi déchirante qu'hilarante à laquelle va nous convier le génial Martin McDonagh (dont j'avais déjà adoré "3 billboards").
Il est rare de rester subjugué par tant de finesse dans un film qui parle d'un bouvier naïf, d'un barde taciturne, d'un idiot du village aussi drôle que pathétique, d'un constable sadique et onaniste et d'un assortiment de commères, de sorcières et de curé d'une l'Irlande profonde secouée par la guerre civile de 1924 dont on entend les détonations sur l'autre rive et dont on commente les exécutions à venir.
Il est rare de vibrer autant pour les nuances que Colin Farrell arrive à faire passer sur son visage abruti de désespoir, de savourer l'interprétation de strictement tous les personnages, second rôles inclus, et de se laisser porter par une mise en scène implacable et virtuose: Cadres, photo, costumes, décors, tout contribue à porter ce scénario délicieusement absurde vers un paroxysme aussi dramatique que désopilant.
Nous sommes bien loin des grosses machines creuses à la "Avatar". Le désespoir d'une Irlande meurtrie et fataliste se mue en parabole rurale sur l'incommunicabilité qui peut pousser des "gentils" à sombrer dans l'irrationnel.
Le film à ne pas rater en ce début d'année ! C'est du vrai cinéma ! J'avais quelques aprioris et je suis ressorti de la séance transporté, vraiment conquis par les paysages, les acteurs, l'histoire (mis en parallèle avec l'Histoire de ce pays en guerre). Le film est captivant ! Quel plaisir ! C'est nettement mieux que les "Panneaux…" de 2017 que j'avais adoré pourtant !. Il ne s'agit plus seulement de maîtrise, mais d'ajouté au récit du lyrisme, de la fluidité, des envolées qui nous embarquent ! Enfin, on ressort du cinéma sur un petit nuage !
Voilà longtemps que j'e n'avais pas vu un film aussi poétique,et tellement humain.Les deux antagonistes sont bouleversants dans leur maladressse.Ce film peut être une leçon de vie dans bien des situations,rappeler l'essentiel.Et les paysages magnifiques,je pense dans le Conemarra.
Sur une petite île isolée d'Irlande où les habitants n'ont pas grand chose à se raconter, deux amis inséparables se brouillent du jour au lendemain.
Réunissant une nouvelle fois le duo de son «Bons Baisers de Bruges», Martin McDonagh filme le quotidien et l'ennui, nous parle de solitude et de création, et nous propose une œuvre joyeusement triste (ou tristement joyeuse, à voir).
Servi par un casting impeccable, de savoureux dialogues et une photographie somptueuse, nous voilà face à un film cruel et perché, rappelant un certain «L'Homme Tranquille» (John Ford, 1952) de par ses décors irlandais, mais dans son versant beaucoup plus désabusé.
Que voulons-nous laisser derrière nous ? Qu'est-ce qui importe vraiment dans cette vie ?
Une poésie du désespoir qui ne s'appréhende pas si facilement et que je ne recommanderai pas forcément si vous connaissez un gros coup de mou. Mais une fable existentialiste pertinente et originale, qui nous questionne sur notre rapport aux autres, et tout particulièrement à nos ami.e.s. 7,5/10.
Un film sympathique dans la vie rural irlandaise du début du 20e siècle. Il nous fait poser des questions pertinentes sur la gentillesse, la vengeance, le temps perdu... Il n'est pas forcément facile de l'apprécier, car il n'y a pas beaucoup de péripéties, mais c'est plutôt intéressant. L'humour basé sur des personnages caricaturaux fonctionne vraiment bien si on rentre dans le film.
Un bon film mais qui demande de se forcer un peu pour ne pas sortir du film
On ne comprend pas bien où le réalisateur à voulu nous emmener dans cette confrontation relationnelle entre deux individus, les tenants et aboutissants de la brouille de l'un pour l'autre ?... Si ce n'est que la consanguinité et l'isolement ne font décidément pas bon ménage... À noter la très belle présence de Kerry Condon dans le rôle de la sœur de Padriac et les magnifiques paysages irlandais. Mais c'est à peu près tout...
Chez lui, Pádraic vit entouré d'animaux, cueille simplement la vie et semble satisfait de son sort. Colm quant à lui, s'obstine à composer de la musique pour vaincre son désespoir, refuse son destin, ce destin figé. L'angoisse du temps, la peur du vide et de la déchéance pousse Colm à mettre un terme à son amitié avec Padraic. Colm etait si fiévreusement possédé par l'idée de laisser une trace qu'il ne se rend pas compte de l'insignifiance même de cette trace, de ce meme désir. Le sentiment de l'éternité demeure l'illusion la plus tenace, celle que l'homme semble ne pouvoir dépasser. Colm compris rapidement que Pádraic n' y 'était pour rien, ce qui précipite son désespoir. [spoiler]La mutilation pour punir un corps voué à l’aneantisement, pour vaincre l'atrocité du temps, pour hurler son désaccord envers l'éphémère et l'insignifiance d'une vie. Ainsi Colm se mit à menacer Pádraic de se couper les doigts s'il persistait à vouloir être son ami. Le désespoir peut quelques fois prendre la forme d'un tel ridicule, à l'instar de toutes nos théories et remèdes pour soutenir l'insoutenable, pour lutter contre une fatalité qui ne peut être évité. Pádraic symbolise la résignation du sage, le gentil qui accepte la vie telle qu'elle est, sa naïveté sans cesse moqué, ridiculisé et méprisé par ses semblables. Lui même semble de plus en plus confus, ne comprend pas pourquoi tous les êtres semble si triste et tourmenté. Le désespoir de Colm lui est étranger, mais contre toute attente, s'insinue en son âme le meme venin qui coule dans les veines de tous les êtres. A son tour, Pádraic commençe à souffrir, pénétre le sentiment de solitude, tente de se soulager à travers de mesquine souffrance qu’il inflige à autrui ( le mensonge sur la mort du père), le rejet et l'isolement (comportement de Colm et barman) l'impuissance (souffrance de la soeur et décès de son âne) pour finalement aboutir à une cruelle vengeance... Comme si la souffrance seule devenait l'unique possibilité, l'unique façon pour que les hommes puissent à nouveau redevenir frère au plus près de l'enfer.
le supposé ovni de l'année... j'en suis sortie en me demandant ce que je venais de regarder, et le pourquoi du film. ceci dit, Colin Farell et Brendan Gleeson sont excellents. même si, vraiment, le but du film demeure mystérieux...
Film aussi puissant que le précédent du même réalisateur et qui m'a laissé groggy en sortant du cinéma. Les acteurs sont excellents, la qualité photographique des images magnifie les paysages irlandais et la musique originale est superbe. Vraiment très impressionnant.