Note moyenne
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On ne comprend pas bien où le réalisateur à voulu nous emmener dans cette confrontation relationnelle entre deux individus, les tenants et aboutissants de la brouille de l'un pour l'autre ?... Si ce n'est que la consanguinité et l'isolement ne font décidément pas bon ménage... À noter la très belle présence de Kerry Condon dans le rôle de la sœur de Padriac et les magnifiques paysages irlandais. Mais c'est à peu près tout...
Chez lui, Pádraic vit entouré d'animaux, cueille simplement la vie et semble satisfait de son sort. Colm quant à lui, s'obstine à composer de la musique pour vaincre son désespoir, refuse son destin, ce destin figé. L'angoisse du temps, la peur du vide et de la déchéance pousse Colm à mettre un terme à son amitié avec Padraic. Colm etait si fiévreusement possédé par l'idée de laisser une trace qu'il ne se rend pas compte de l'insignifiance même de cette trace, de ce meme désir. Le sentiment de l'éternité demeure l'illusion la plus tenace, celle que l'homme semble ne pouvoir dépasser.
Colm compris rapidement que Pádraic n' y 'était pour rien, ce qui précipite son désespoir.
[spoiler]La mutilation pour punir un corps voué à l’aneantisement, pour vaincre l'atrocité du temps, pour hurler son désaccord envers l'éphémère et l'insignifiance d'une vie. Ainsi Colm se mit à menacer Pádraic de se couper les doigts s'il persistait à vouloir être son ami. Le désespoir peut quelques fois prendre la forme d'un tel ridicule, à l'instar de toutes nos théories et remèdes pour soutenir l'insoutenable, pour lutter contre une fatalité qui ne peut être évité. Pádraic symbolise la résignation du sage, le gentil qui accepte la vie telle qu'elle est, sa naïveté sans cesse moqué, ridiculisé et méprisé par ses semblables. Lui même semble de plus en plus confus, ne comprend pas pourquoi tous les êtres semble si triste et tourmenté. Le désespoir de Colm lui est étranger, mais contre toute attente, s'insinue en son âme le meme venin qui coule dans les veines de tous les êtres. A son tour, Pádraic commençe à souffrir, pénétre le sentiment de solitude, tente de se soulager à travers de mesquine souffrance qu’il inflige à autrui ( le mensonge sur la mort du père), le rejet et l'isolement (comportement de Colm et barman) l'impuissance (souffrance de la soeur et décès de son âne) pour finalement aboutir à une cruelle vengeance... Comme si la souffrance seule devenait l'unique possibilité, l'unique façon pour que les hommes puissent à nouveau redevenir frère au plus près de l'enfer.
Colm compris rapidement que Pádraic n' y 'était pour rien, ce qui précipite son désespoir.
[spoiler]La mutilation pour punir un corps voué à l’aneantisement, pour vaincre l'atrocité du temps, pour hurler son désaccord envers l'éphémère et l'insignifiance d'une vie. Ainsi Colm se mit à menacer Pádraic de se couper les doigts s'il persistait à vouloir être son ami. Le désespoir peut quelques fois prendre la forme d'un tel ridicule, à l'instar de toutes nos théories et remèdes pour soutenir l'insoutenable, pour lutter contre une fatalité qui ne peut être évité. Pádraic symbolise la résignation du sage, le gentil qui accepte la vie telle qu'elle est, sa naïveté sans cesse moqué, ridiculisé et méprisé par ses semblables. Lui même semble de plus en plus confus, ne comprend pas pourquoi tous les êtres semble si triste et tourmenté. Le désespoir de Colm lui est étranger, mais contre toute attente, s'insinue en son âme le meme venin qui coule dans les veines de tous les êtres. A son tour, Pádraic commençe à souffrir, pénétre le sentiment de solitude, tente de se soulager à travers de mesquine souffrance qu’il inflige à autrui ( le mensonge sur la mort du père), le rejet et l'isolement (comportement de Colm et barman) l'impuissance (souffrance de la soeur et décès de son âne) pour finalement aboutir à une cruelle vengeance... Comme si la souffrance seule devenait l'unique possibilité, l'unique façon pour que les hommes puissent à nouveau redevenir frère au plus près de l'enfer.
le supposé ovni de l'année...
j'en suis sortie en me demandant ce que je venais de regarder, et le pourquoi du film.
ceci dit, Colin Farell et Brendan Gleeson sont excellents.
même si, vraiment, le but du film demeure mystérieux...
j'en suis sortie en me demandant ce que je venais de regarder, et le pourquoi du film.
ceci dit, Colin Farell et Brendan Gleeson sont excellents.
même si, vraiment, le but du film demeure mystérieux...
Film aussi puissant que le précédent du même réalisateur et qui m'a laissé groggy en sortant du cinéma. Les acteurs sont excellents, la qualité photographique des images magnifie les paysages irlandais et la musique originale est superbe. Vraiment très impressionnant.
Encore une fois, Martin McDonagh parvient à mettre en scène de magnifiques personnages, aussi loufoques que touchant, aussi drôles que tristes, aussi chaleureux qu'ils sont seuls.
On rit, on pleure, on rit et on pleure encore.
Le trio Farell, Gleeson et Condon est superbe, les décors et la musique n'ont rien à lui envier.
Eloge des simples d'esprit, ou fin de l'innocence.
On rit, on pleure, on rit et on pleure encore.
Le trio Farell, Gleeson et Condon est superbe, les décors et la musique n'ont rien à lui envier.
Eloge des simples d'esprit, ou fin de l'innocence.
A partir d'un d'un scénario assez mince une réflexion sur l'amitié et le sens de l'existence dans un cadre somptueux mais aussi désespérant que le récit.. On pourra toujours reprocher au réalisateur d'hésiter entre la comédie cruelle et le drame noir ainsi qu'au scenario de manquer de consistance et d'être trop prévisible. Il n'empêche que l'on suit cette histoire sans faiblir jusqu'à un dénouement final qui ne vous convaincra pas plus de l'ingénuité de notre humanité. Une très bonne entrée en matière pour cette nouvelle année cinématographique.
Pfff...
Comme si, par une mauvaise nuit, tu faisais un méchant cauchemar un peu gore.
Alors tu décides d’en faire un film, dans un joli décor de 1923.
C’est ce qu’a fait Martin McDonagh, auteur (entre autres) de 3 Billboards, film ô combien réussi.
L’histoire : (car il n’y a pas d’intrigue)
Tu décides du jour au lendemain que ton amitié avec ton seul vrai pote de l’île t’a en réalité fait perdre des années de ta vie.
Donc tu ne veux plus qu’il t'adresse la parole. Jamais.
Et comme il passe outre, pour le punir (ou l’éloigner? ) a chaque fois qu’il transgresse tes directives, toi, violoniste, tu TE coupes un doigt !
Gros plans sur la boucherie... on attend la véritable explication de tout ça.
No. Nothing.
Tout ça au centre de villageois tous aussi demeurés les uns que les autres.
Bien sûr, les plus “avertis” y verront un chef-d'œuvre d’allégories, que les gens “simples” ne seront pas capables d’entrevoir.
Nul, 1h 54 de ma propre vie de perdue.
Je m'en mords les doigts.
Ha si : jolis paysages et couleurs.
Comme si, par une mauvaise nuit, tu faisais un méchant cauchemar un peu gore.
Alors tu décides d’en faire un film, dans un joli décor de 1923.
C’est ce qu’a fait Martin McDonagh, auteur (entre autres) de 3 Billboards, film ô combien réussi.
L’histoire : (car il n’y a pas d’intrigue)
Tu décides du jour au lendemain que ton amitié avec ton seul vrai pote de l’île t’a en réalité fait perdre des années de ta vie.
Donc tu ne veux plus qu’il t'adresse la parole. Jamais.
Et comme il passe outre, pour le punir (ou l’éloigner? ) a chaque fois qu’il transgresse tes directives, toi, violoniste, tu TE coupes un doigt !
Gros plans sur la boucherie... on attend la véritable explication de tout ça.
No. Nothing.
Tout ça au centre de villageois tous aussi demeurés les uns que les autres.
Bien sûr, les plus “avertis” y verront un chef-d'œuvre d’allégories, que les gens “simples” ne seront pas capables d’entrevoir.
Nul, 1h 54 de ma propre vie de perdue.
Je m'en mords les doigts.
Ha si : jolis paysages et couleurs.
Ai vu "The Banshees d'Inisherin" de Martin Mc Donagh. Ce film poétique à la beauté plastique exceptionnelle est un conte noir sur l'amitié. Souvent très drôle, décalé, grinçant, absurde le scénario qui n'évolue pas vraiment pose une réflexion et une allégorie sur les raisons de se faire la guerre. Sur la petite île irlandaise Inisherin (lieu imaginaire) Padraic et Colm (plus âgé) sont amis et voisins, jusqu'à ce que Colm un beau matin décide de rompre cette amitié définitivement et catégoriquement. Padraic est abasourdi, rejette complètement cette situation et se refuse à tout travail de deuil.
spoiler:
La situation ne va qu'empirer au fur et à mesure que Padraic propose des stratégies maladroites de réconciliation
. Le lieu principal est le pub où l'amitié spoiler: qui va se déliter en guerre ouverte
se joue devant les piliers de comptoir au son des gigues irlandaises. Les dialogues (un peu théâtraux) sont absolument savoureux et l'interprétation des 4 comédiens magistrale. On peut penser aux derniers films d'Alain Resnais. Colin Farrell est époustouflant dans un jeu subtil que je ne lui connaissais pas. Brendan Gleeson est charismatique enfermé dans le mutisme de son personnage. Barry Keoghan est très impressionnant dans le rôle du benêt du village, bien plus torturé qu'il n'y parait, et Kerry Condon amène de l'énergie et de la fraicheur à cette situation inextricable. C'est très bien filmé et Martin Mc Donagh transcende les paysages irlandais avec maestria. Dommage que la dramaturgie tourne en rond au bout d'un moment. Mais je ne peux bouder mon plaisir d'avoir vu un film d'auteur américain, puisqu'il y en a de moins en moins hélas sur les écrans phagocytés par Marvel et autre monstre bleu et d'avoir ri avec et dans une salle absolument remplie par un public totalement hétérogène.
. Le lieu principal est le pub où l'amitié spoiler: qui va se déliter en guerre ouverte
se joue devant les piliers de comptoir au son des gigues irlandaises. Les dialogues (un peu théâtraux) sont absolument savoureux et l'interprétation des 4 comédiens magistrale. On peut penser aux derniers films d'Alain Resnais. Colin Farrell est époustouflant dans un jeu subtil que je ne lui connaissais pas. Brendan Gleeson est charismatique enfermé dans le mutisme de son personnage. Barry Keoghan est très impressionnant dans le rôle du benêt du village, bien plus torturé qu'il n'y parait, et Kerry Condon amène de l'énergie et de la fraicheur à cette situation inextricable. C'est très bien filmé et Martin Mc Donagh transcende les paysages irlandais avec maestria. Dommage que la dramaturgie tourne en rond au bout d'un moment. Mais je ne peux bouder mon plaisir d'avoir vu un film d'auteur américain, puisqu'il y en a de moins en moins hélas sur les écrans phagocytés par Marvel et autre monstre bleu et d'avoir ri avec et dans une salle absolument remplie par un public totalement hétérogène.
Pádraic est dévasté depuis que son meilleur ami ne lui adresse plus la parole. Ce dernier déclare ne plus l'aimer, parce qu'il le trouve gentil mais simplet et inintéressant. Il en a assez de perdre son temps avec lui, temps qu'il veut consacrer à l'écriture de morceaux de violon et au silence.
Pádraic est-il vraiment bêta ? Sa soeur, une femme intelligente et qui s'occupe de lui le trouve t elle idiot ? Ses amis du bar ? Est-il aussi idiot que l'idiot du village avec qui il traine parfois ? Est-il simplet pour laisser entrer dans son salon son âne nain et se passionner pour la description de son crottin ?
En tout cas la décision de son ami est tellement radicale que la tension montera sur la petite île quand Pádraic tentera de de s'adapter à cette situation.
Que vont devenir les anciens meilleurs amis ? Et leurs compères du pub ?
Cette histoire nous plonge dans une île au large d'une l'Irlande fantasmée, où la vie coule entre le pub, l'église, les falaises, les chemins de lande, les histoires d'incestes et les ragots. Un conte philosophique fantastique sur l'amitié, la gentillesse, la fidélité, le temps.
J'ai beaucoup aimé cet univers cliché avec session de musique, Guiness, etc. on est touché par ces sentiments humains universels et simples. On se reconnaît dans les questionnements simplistes et enfantins mais qui sont au coeur de notre nature humaine. Sommes-nous aimés ? Pour quoi aimons nous les gens ?
Il faut s'attendre à quelques longueurs dans un développement dramatique qui vire a l'absurde.
Néanmoins, un des meilleurs films de l'année pour moi.
Pádraic est-il vraiment bêta ? Sa soeur, une femme intelligente et qui s'occupe de lui le trouve t elle idiot ? Ses amis du bar ? Est-il aussi idiot que l'idiot du village avec qui il traine parfois ? Est-il simplet pour laisser entrer dans son salon son âne nain et se passionner pour la description de son crottin ?
En tout cas la décision de son ami est tellement radicale que la tension montera sur la petite île quand Pádraic tentera de de s'adapter à cette situation.
Que vont devenir les anciens meilleurs amis ? Et leurs compères du pub ?
Cette histoire nous plonge dans une île au large d'une l'Irlande fantasmée, où la vie coule entre le pub, l'église, les falaises, les chemins de lande, les histoires d'incestes et les ragots. Un conte philosophique fantastique sur l'amitié, la gentillesse, la fidélité, le temps.
J'ai beaucoup aimé cet univers cliché avec session de musique, Guiness, etc. on est touché par ces sentiments humains universels et simples. On se reconnaît dans les questionnements simplistes et enfantins mais qui sont au coeur de notre nature humaine. Sommes-nous aimés ? Pour quoi aimons nous les gens ?
Il faut s'attendre à quelques longueurs dans un développement dramatique qui vire a l'absurde.
Néanmoins, un des meilleurs films de l'année pour moi.
Très déroutant au depart quand on n'a rien lu sur le film. On trouve plusieurs situations pas tout à fait crédibles. Puis, on accepte cette histoire pas commune et ses personnages loufoques qui semblent tout droit sortis d'un conte, ou d'une pièce de théâtre.
Le rythme est lent mais si on se laisse prendre par la main, on profite de chaque seconde sans voir le temps passer.
Les dialogues n'envahissent pas le film et les silences, les pauses sont agréables. Ce film invite à la meditation, à la respiration et aussi, à se poser des questions philosophiques sur la vie, la mort, les gens....
Le rythme est lent mais si on se laisse prendre par la main, on profite de chaque seconde sans voir le temps passer.
Les dialogues n'envahissent pas le film et les silences, les pauses sont agréables. Ce film invite à la meditation, à la respiration et aussi, à se poser des questions philosophiques sur la vie, la mort, les gens....
Une intrigue aussi incompréhensible que le titre dans une Irlande de carte postale où les acteurs font de leur mieux.
Un duo formidable d'acteurs, des images très belles et une plongée dans un environnement qui se prête aux histoires. Histoire subtile, rebondissements de la vie de tous les jours, folie des comportements humains.
Compliqué, sordide, des longueurs , à part de beaux paysages le reste est sans intérêt , bon jeu d'acteurs
Un vrai plaisir de cinéma, sur des dialogues ténus mais intenses, dans un environnement hostile tant il est vide.
Philosophie du vain, du sens de la vie, si jamais il y en a un.
L'humour est présent, absurde, désespéré, sans doute moins jouissif que dans Bons baisers de Bruges.
Grand film
Philosophie du vain, du sens de la vie, si jamais il y en a un.
L'humour est présent, absurde, désespéré, sans doute moins jouissif que dans Bons baisers de Bruges.
Grand film
Un magnifique film. Des dialogues épatants, drôles par leur caractère absurde, qui prennent une densité incroyable. De la violence. Une guerre intestine qui a pour analogon la guerre civile d'Irlande. Des personnages hauts en couleur. J'ai été happé par le film (dans longueur aucune), ses personnages. Vanité, orgueil, bêtise, gentillesse, violence, tout y passe.
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