Note moyenne
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Voilà un superbe film, sensible, poétique nous plongeant dans un univers surprenant où la la logique est à contre sens. Il nous interroge sur la gentillesse, sur la relation que l'on a avec les autres, sur le jugement social, notre inter-dépendance. Tout cela dans de superbes paysages soutenu par une bande son génial. C'est un chef d'oeuvre à n'en pas douter.
Ce qui est annoncé comme "une comédie grinçante" est un film glauque, très glauque. J'ai hésité à partir avant la fin tellement j'avais du mal à supporter. Je suis partie dès le début du générique, suivie de peu par une autre personne qui comme moi ne s'attendait pas du tout à un film comme ça et ne l'avait pas du tout.
Ce n'est pas une comédie, c'est très noir. On en sort déprimé...
Ce n'est pas une comédie, c'est très noir. On en sort déprimé...
Ce film est une petite pépite surprise. Un inattendu film ovni. D'une intrigue, complètement absurde, McDonagh déroule une comédie noire qui traite de questions existentielles comme l'amitié, la famille, la dépression.
La photographie est superbe. On vit l'île. L'interprétation grandiose : Colin Farell et Brendan Glesson sont magistrales, Barry Keoghan en jeune raté est dans son meilleur rôle.
Ce film est aisément un des meilleurs films de l'année 2022. J'espère qu'il va cartonner.
La photographie est superbe. On vit l'île. L'interprétation grandiose : Colin Farell et Brendan Glesson sont magistrales, Barry Keoghan en jeune raté est dans son meilleur rôle.
Ce film est aisément un des meilleurs films de l'année 2022. J'espère qu'il va cartonner.
Bien écrit et interprété avec justesse, une réalisation sublime tout comme la musique. Un chef d'oeuvre de nostalgie qui frappe juste et fort.
Un de ces films qui nous rappelle ce qu'est vraiment le cinéma.
Un de ces films qui nous rappelle ce qu'est vraiment le cinéma.
c'est très beau aux niveaux des sentiments mêmes les plus durs et les plus rustres, des prises de vue, du jeu des acteurs et de la réalisation. le scénario est terrible on ne s'attend pas à voir une amitié arrivait à ce stade de dégradation.
Les Banshees d'Inisherin est un ovni cinématographique. On est envoyé il y a 100 ans dans l'Irlande profonde et rurale où l'on suit des relations humaines entre voisins. Le film pose des questions pertinentes sur la permanence des êtres, la gentillesse ou encore l'acceptation dans un très joli contexte.
Un film plein d'humour (noir) sur l'amitié, la fin de vie et les regrets, le sens de la vie, dans une mise en scène inventive, servie par des acteurs et actrices extras et une photographie épurée et efficace. A voir.
Padraic et Claim, deux amis de toujours, se retrouvent quotidiennement dans un pub. Mais du jour en lendemain, Claim décide ne plus adresser la parole à Padraic, sans aucune raison apparente. Ne comprenant pas la situation, ce dernier cherchera par tous les moyens de recoller les morceaux…
Le scénario semble tout droit sorti d’une cours d’école, mais livrera un film surprenant. Une fable absurde mais d’une grande profondeur où une comédie cruelle à l’humour noir viendra percuter une tragédie poignante et bourrée de métaphores.
Inisherin : l’histoire prend place sur cette île fictive isolée au large de l’Irlande, pendant la guerre civile qui frappe le pays en 1922. Cette guerre, dont on ne verra que quelques explosions au lointain, mais qui fera inévitablement écho au conflit absurde qui s’installe entre les deux protagonistes.
Les Banshees, ces créatures de la mythologie celtique qui viennent annoncer la mort. Une mort qui planera tout au long du film…
C’est écrit avec une minutie digne d’une pièce de théâtre, les dialogues sont savoureux et millimétrés.
Mais même si c’est parfois assez drôle, avec un humour noir grinçant, ne vous y trompez pas, on assiste à une histoire tragique et d’une grande profondeur. Le film bougera constamment les curseurs entre comédie et drame, sans jamais en atténuer les propos. Il questionnera sur la condition humaine, avec des sujets comme l’amitié, l’orgueil masculin, la rancune, le temps qui passe, la mort, mais surtout la solitude…
Un isolement qui sera d’ailleurs accentué par les grands espaces des sublimes paysages que propose le film.
Niveau casting, c’est un sans-faute, où le moindre second rôle est travaillé. Le duo fonctionne à merveille, avec une complicité qui perce l’écran. Mais c’est clairement Colin Farell qui sort du lot. Décidément, c’est son année. Après son impressionnant Pingouin dans THE BATMAN, ou son rôle de père dans l’envoutant AFTER YANG, il livre ici ce qui est certainement le plus beau rôle de sa carrière qui l’enverra certainement aux Oscars. Sa prestation est sidérante de justesse et à l’opposé du reste de sa filmographie. Il campe ici un homme profondément gentil, un peu simple et est bouleversant.
Décidément, 2022 a enchainé les pépites comme on enfile les perles et aura réussi à me surprendre jusqu’au dernier moment…
https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
Le scénario semble tout droit sorti d’une cours d’école, mais livrera un film surprenant. Une fable absurde mais d’une grande profondeur où une comédie cruelle à l’humour noir viendra percuter une tragédie poignante et bourrée de métaphores.
Inisherin : l’histoire prend place sur cette île fictive isolée au large de l’Irlande, pendant la guerre civile qui frappe le pays en 1922. Cette guerre, dont on ne verra que quelques explosions au lointain, mais qui fera inévitablement écho au conflit absurde qui s’installe entre les deux protagonistes.
Les Banshees, ces créatures de la mythologie celtique qui viennent annoncer la mort. Une mort qui planera tout au long du film…
C’est écrit avec une minutie digne d’une pièce de théâtre, les dialogues sont savoureux et millimétrés.
Mais même si c’est parfois assez drôle, avec un humour noir grinçant, ne vous y trompez pas, on assiste à une histoire tragique et d’une grande profondeur. Le film bougera constamment les curseurs entre comédie et drame, sans jamais en atténuer les propos. Il questionnera sur la condition humaine, avec des sujets comme l’amitié, l’orgueil masculin, la rancune, le temps qui passe, la mort, mais surtout la solitude…
Un isolement qui sera d’ailleurs accentué par les grands espaces des sublimes paysages que propose le film.
Niveau casting, c’est un sans-faute, où le moindre second rôle est travaillé. Le duo fonctionne à merveille, avec une complicité qui perce l’écran. Mais c’est clairement Colin Farell qui sort du lot. Décidément, c’est son année. Après son impressionnant Pingouin dans THE BATMAN, ou son rôle de père dans l’envoutant AFTER YANG, il livre ici ce qui est certainement le plus beau rôle de sa carrière qui l’enverra certainement aux Oscars. Sa prestation est sidérante de justesse et à l’opposé du reste de sa filmographie. Il campe ici un homme profondément gentil, un peu simple et est bouleversant.
Décidément, 2022 a enchainé les pépites comme on enfile les perles et aura réussi à me surprendre jusqu’au dernier moment…
https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
14 ans après Bons baisers de Bruges, M. Macdonagh reforme le duo improbable B.Gleeson-C.Farrell. ici, il plante le décor sur une île quelque peu désolée de l'Irlande et évoque une étrange fin d'amitié avec un ton décalé. Le traitement relativement faible et invraisemblable n'est malheureusement pas crédible (manque d'explications claires ou insuffisamment affirmées, automutilation, représailles...), nous laissant sans réponse.
Dans les somptueux décors d'Irlande, le réalisateur de "3 Billboards" signe une fabuleuse histoire d'amitié et de quiproquos. L'excellence de Colin Farrell est de retour dans un rôle plein de gentillesse, d'angoisses et d'incompréhension face à la haine qui l'entoure. Une oeuvre magnifiquement touchante pour conclure l'année.
Mon Dieu que ce Banshees of Inisherin est drôle : car cette chronique de la ruralité irlandaise et de l'isolement donne lieu à un film sans soleil mais empli de chaleur, où chaque détail est typique et souriant, mais tout aussi sec que la lande aride de ce pays. Où le Banshee (créature mythologique irlandaise) est ici personnifié par la vielle dame mais dont la présence se ressent à chaque instant dans la vie de chacun des personnages. L'ombre de la mort.
Et que Colin Farrell est à l'aise avec ce rôle de gentil gars un rien simplet qui, peu à peu perd tout / tous ; et Brendan Gleeson dessine une conclusion jusqu'au-boutiste et radicale, débouchant sur une fable où la mort s'invite. La folie aussi.
Les Banshees d'inisherin est une œuvre âpre, en apparence légère, qui se déguste à la hauteur de son titre énigmatique. Magnifique. Excentrique. Unique
Et que Colin Farrell est à l'aise avec ce rôle de gentil gars un rien simplet qui, peu à peu perd tout / tous ; et Brendan Gleeson dessine une conclusion jusqu'au-boutiste et radicale, débouchant sur une fable où la mort s'invite. La folie aussi.
Les Banshees d'inisherin est une œuvre âpre, en apparence légère, qui se déguste à la hauteur de son titre énigmatique. Magnifique. Excentrique. Unique
Les paysages irlandais sublimés par une photographie superbe, une interprétation d'une grande intensité, Colin Farrell n'a jamais aussi bien joué, belle métaphore entre la querelle absurde et dramatique de 2 amis et la guerre civile qu'on entend gronder au loin, un film sur la solitude recherchée pour Colm , subie par Padraig, la solitude intellectuelle de sa sœur qui est la seule à s'en sortir en quittant l'île mais j'ai préféré In Bruges, l'humour etait plus présent
À présent fort de quatre long-métrages, Martin McDonagh nous ferait presque oublier son mauvais dérapage sur les « 7 Psychopathes ». L’oscarisé de « Three Billboards » revient sur la face cachée de son « Bons Baisers de Bruges », avec ses comédiens de tête et une amitié disloquée. Mais plus intéressant encore, il nous emmène dans son pays natal, à l’apogée d’une guerre civile qui divise l’Irlande en deux. Son récit vise alors à convoquer cette conscience endormie chez certains habitants, vivants reclus sur leur île et tournant en rond toute la journée, avant de se retrouver au seul pub des environs. Cette monotonie ne durera pas tant que cela, suite à une déclaration radicale d’un personnage, sont la volonté est discutée, contestée et redoutée.
Pádraic Súilleabháin (Colin Farrell) n’est donc pas prêt de retrouver son cher ami Colm Doherty (Brendan Gleeson) dans son sillage, car ce dernier n’accepte plus cette fraternité, qui l’a longtemps piégé dans l’inconfort. Malheureusement, ce rejet aura bien plus d’impact sur sa vie qu’il ne l’imaginait. Il joue et compose de la musique de ses deux oreilles, afin d’accentuer la surdité qu’il cherche à provoquer chez Pádraic, qui est incapable de couper le cordon ou de comprendre cette décision. L’intrigue ne passera pas son temps à répondre à cette grande interrogation, mais viendra plutôt secouer l’essaim pour mieux en extirper l’ego et le chaos qu’engendrent ses protagonistes masculins. Les idiots du village, ce sont eux, qui reviennent à la charge ou qui sont prêts à aller au bout de leur menace. On sera ainsi capable d’entrevoir toute l’implosion d’un pays en révolution, à l’échelle d’un petit groupe, qui ne cache pourtant pas leur joie de vivre.
C’est pourtant tout le mythe des banshees, annonciateurs de drames mortels, qui ne sont là que pour en délivrer la peine, passivement depuis l’autre côté de la rive. Certains l’apprendront à leur dépens, mais rien n’est laissé au hasard dans cette discorde, qui oppose ces âmes déchus à leur jugement. Cette île apparait peu à peu comme leur purgatoire, doublé d’une esthétique rappelant les westerns de John Ford. Et à ce jeu-là, Siobhán (Kerry Condon), la sœur de Pádraic, convainc pleinement dans son soutien, davantage maternel que fraternel et c’est lorsque qu’elle découvre cette nuance qu’un recul s’impose. De même, le jeune Dominic Kearney (Barry Keoghan) croule sous les coups d’un père violents et qui profite de son statut. Chacun souhaitera se rapprocher des uns et des autres sans jamais avoir le sentiment absolu de pouvoir changer les choses. Les actions deviennent des mèches qui ne demandent qu’une allumette pour briller. Reste à savoir si l’on souhaite en abuser au nom de l’orgueil ou pour éclairer un chemin bien trop ténébreux.
La diction des autochtones et le ton du récit ont rapidement basculé vers l’assurance pour l’un et vers la tragédie pour l’autre. « Les Banshees d'Inisherin » (The Banshees of Inisherin) nous dévoile ainsi la fragilité de ces relations, qui adoptent l’absurde dans la bonne humeur, avant de la renvoyer au visage d’un spectateur investi. Finalement, on en ressort autant bouleversé que terrifié par cette idée de mort, qui guette ce petit monde, où l’horizon parait bien trop imposant pour pouvoir l’atteindre et enfin pouvoir renoncer à toute cette haine, qui a pris le temps de germer et d’exploser, aux yeux de ceux qu’on a tant aimé et de ceux qu’on aimerait tant quitter.
Pádraic Súilleabháin (Colin Farrell) n’est donc pas prêt de retrouver son cher ami Colm Doherty (Brendan Gleeson) dans son sillage, car ce dernier n’accepte plus cette fraternité, qui l’a longtemps piégé dans l’inconfort. Malheureusement, ce rejet aura bien plus d’impact sur sa vie qu’il ne l’imaginait. Il joue et compose de la musique de ses deux oreilles, afin d’accentuer la surdité qu’il cherche à provoquer chez Pádraic, qui est incapable de couper le cordon ou de comprendre cette décision. L’intrigue ne passera pas son temps à répondre à cette grande interrogation, mais viendra plutôt secouer l’essaim pour mieux en extirper l’ego et le chaos qu’engendrent ses protagonistes masculins. Les idiots du village, ce sont eux, qui reviennent à la charge ou qui sont prêts à aller au bout de leur menace. On sera ainsi capable d’entrevoir toute l’implosion d’un pays en révolution, à l’échelle d’un petit groupe, qui ne cache pourtant pas leur joie de vivre.
C’est pourtant tout le mythe des banshees, annonciateurs de drames mortels, qui ne sont là que pour en délivrer la peine, passivement depuis l’autre côté de la rive. Certains l’apprendront à leur dépens, mais rien n’est laissé au hasard dans cette discorde, qui oppose ces âmes déchus à leur jugement. Cette île apparait peu à peu comme leur purgatoire, doublé d’une esthétique rappelant les westerns de John Ford. Et à ce jeu-là, Siobhán (Kerry Condon), la sœur de Pádraic, convainc pleinement dans son soutien, davantage maternel que fraternel et c’est lorsque qu’elle découvre cette nuance qu’un recul s’impose. De même, le jeune Dominic Kearney (Barry Keoghan) croule sous les coups d’un père violents et qui profite de son statut. Chacun souhaitera se rapprocher des uns et des autres sans jamais avoir le sentiment absolu de pouvoir changer les choses. Les actions deviennent des mèches qui ne demandent qu’une allumette pour briller. Reste à savoir si l’on souhaite en abuser au nom de l’orgueil ou pour éclairer un chemin bien trop ténébreux.
La diction des autochtones et le ton du récit ont rapidement basculé vers l’assurance pour l’un et vers la tragédie pour l’autre. « Les Banshees d'Inisherin » (The Banshees of Inisherin) nous dévoile ainsi la fragilité de ces relations, qui adoptent l’absurde dans la bonne humeur, avant de la renvoyer au visage d’un spectateur investi. Finalement, on en ressort autant bouleversé que terrifié par cette idée de mort, qui guette ce petit monde, où l’horizon parait bien trop imposant pour pouvoir l’atteindre et enfin pouvoir renoncer à toute cette haine, qui a pris le temps de germer et d’exploser, aux yeux de ceux qu’on a tant aimé et de ceux qu’on aimerait tant quitter.
Les Banshees d'Inisherin nous accueillent dès le début sur cette île isolée à couper le souffle. Les vues panoramiques balayées par le vent sont accompagnées de chansons irlandaises. En arrière-plan, on entend la guerre civile sur le continent et le contraste est immédiat. Le casting est superbe, Colin, Brenden et Kerry donnant tous des performances dignes des récompenses qu'ils ont reçu vu la performance d'acteur de Colin Farrell qui est peut-être ici l'une des meilleures de tous les temps.
Ce film est à voir absolument, vous allez rire, ressentir la solitude, l'amour et le chagrin de l'homme et découvrir (si ce n'est déjà fait), la profondeur du peuple irlandais.
Ce film est à voir absolument, vous allez rire, ressentir la solitude, l'amour et le chagrin de l'homme et découvrir (si ce n'est déjà fait), la profondeur du peuple irlandais.
Des images somptueuses pour une histoire singulière, un conte qui dit que l'amour refusé devient la haine, métaphore de la guerre civile.
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