Derniers Avis : Les Banshees d'Inisherin - Page 27
Les Banshees d'Inisherin
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stephils
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1,0
Publiée le 31 décembre 2022
Je n'ai absolument pas aimé cette histoire et ne sais toujours pas les raisons qui peuvent expliquer le désamour de l'un des principaux personnages pour son ancien ami et les raisons de ses mutilations, comment croire que l'on peut se couper les doigts d'une main sans explication.. Seul la jeune femme est crédible dans son role.
Jusqu'où peut-on aller en matière d'amitié ? Si le propos du film n'est pas nécessairement une réponse à cette question, il aborde sous un aspect fort et original une fin d'amitié entre deux insulaires d'une petite communauté irlandaise. La vie rude,simple et qui peut vite virer à l'ennui est parfaitement retranscrite. En pleine guerre civile sur la grande île, les habitants d'Inisherin vivent au gré des sorties à l'église ou au pub. En tout cas les protagonistes de cette histoire. L'interprétation de Colin Farrell est tout simplement prodigieuse. Le bon gars gentil qui ne comprend pas ce qui lui arrive mais qui par la force des choses prendra des décisions qui changeront à jamais sa vie. Des dialogues savoureux en langue originale et une mise en scène qui nous embarque dans une virée tortueuse et sombre. Les personnages secondaires apportent également beaucoup au film. Cette plongée dans une petite île où la vie peut être ennuyeuse si ce n'est les gens, est un véritable bijou. A choisir je préfère ce film à Avatar. Heureusement on peut voir les deux. Pour celui-ci on est pas loin du chef d'œuvre. 18/20
Une histoire complètement cinglée , mais on s'y accroche facilement jusqu'au dénouement. Des paysages et des musiques irlandaises fastueux , ainsi que d'excellents acteurs nous font passer un très agréable moment...
De belles images, des acteurs principaux excellents, mais j'ai du mal à oublier les lenteurs et le côté gore qui ne m'ont pas permis d'apprécier pleinement ce film.
On aime à penser que l'originalité est ce truc de magicien, le code secret débloquant l'accès vers l’irréfutable triomphe. En réalité, ce n'est rien de plus qu'une vue de l'esprit et on le mesure chaque année. L'art et la manière, dit-on. On peut s'agiter en tout sens et ne rien faire d'autre que brasser de l'air ou avancer à son rythme, soigner chaque pas jusqu'à sa destination. Tiens, prenez Martin McDonagh (au hasard bien sûr). Derrière son Three Billboards, on y trouvait une trame on ne peut plus simple. On achevait pourtant la séance avec le sentiment d'avoir été amusé, dérouté et ému. Qu'en est-il aujourd'hui avec Les Banshees d'Inisherin ? Pitch encore plus dépouillé et on se fait encore prendre ! Comme par magie ?
Padraic et Colm étaient les meilleurs amis du monde. Puis un jour, Colm décide de mettre un terme à cette amitié. Comme ça. Pas tout à fait sans raison mais nulle qui puisse être acceptée par Padraic. Un peu comme ce dernier, on cherche à recomposer une logique derrière cette étrange situation. Plutôt que de jouer les prestidigitateur, McDonagh nous martèle ce qui se passe sous nos yeux, à chaque séquence, au premier plan, à l'arrière-plan, tout le temps. C'est peut-être pour ça que ça nous échappe. Accompagnant le malheureux éconduit dans son petit train-train, sur cette île magnifique où chaque jour est un décalque du précédent, on se laisserait ensorceler si un soupçon de gêne ne venait ternir ce ronron quotidien. Une impression qui va en crescendo malgré l'humour, malgré les personnages excentriques ou les échanges désopilants.
Un malaise existentiel enveloppe les paysages irlandais, traverse Colm, entoure Padraic et leur entourage proche tandis que Les Banshees d'Inisherin s'épaissit de plus en plus. Le contexte historique tout comme la mythologie irlandaise s'incorporent dans le récit avec subtilité sans désorienter le spectateur. Connaisseur ou néophyte (j'appartiens à la seconde catégorie), chacun comprendra instinctivement le sens à détacher derrière cette curieuse (et profonde) rupture. Comme pour Bon baisers de Bruges et Three Billboards, McDonagh use de l'humour mais il ne vient jamais entamer la peine ou la dureté. Au contraire, il permet d'abolir la distance entre nous et des personnages, qu'ils se voilent la face ou se dirigent yeux grands ouverts dans une impasse. Les registres forment un tout à la saveur incomparable, parfaitement incarnés par une distribution du tonnerre.
L'année 2022 a été un superbe cru pour Colin Farrell, entre son excellent Pinguin dans The Batman et cette nouvelle collaboration avec McDonagh et Brendan Gleeson. L'alchimie entre les deux comédiens est aussi prégnante que pour ...Bruges. Farrell n'est jamais meilleur que quand il personnifie les âmes à fleur de peau, là où Gleeson fait merveille chez les blocs de granit en proie à la lézarde. Kerry Condon a fort à faire avec un personnage devant manier tendresse et fermeté, et elle le fait admirablement bien. Quant à Barry Keoghan, il crève l'écran dans un rôle borderline étonnamment troublant. "Étonnamment troublant", c'est un peu la synthèse du cinéma de McDonagh. Qu'on en ressorte charmé ou frustré, la sensation met du temps à vous lâcher. Le signe d'un tour plutôt réussi.
L'idiot et le malade mental Ce film est très bien réalisé et très bien interprété mais le propos est un peu mince pour un long métrage. Ce qui m'a déplu c'est l'automutilation répétitive et étalé sur 30 min du personnage Colm. La dépression n'explique pas vraiment rationnellement cette automutilation débile. Les histoires noires et complètement farfelues sur le plan psychologique ne me plaisent pas beaucoup.
J'ai bien aimé l'échange et la dispute drôle lors de la confession a l'église.
La note moyenne sur IMdb est un peu surestimée. Ne vous attendez pas a un chef d’œuvre ou une petite pépite.
Un beau film sur une rupture amicale avec deux acteurs formidables, la dernière partie me semble trop ostentatoire même si elle offre quelques moments d'émotion.
Malgré un titre sibyllin et un pitch qui interroge, les deux risquant d'éloigner le spectateur, le dernier film de Martin McDonagh, Les Banshees d'Inisherin, comme tous ses précédents films d'ailleurs, frôle la perfection. Dans le décor naturellement magnifique des îles d'Aran, au large de Galway en Irlande, une vieille amitié entres deux hommes se brise soudainement et toute la vie de l'île est bouleversée. Entre l'église et le pub, tous semblent frappés par la malédiction de l'insularité. Une vieille femme mi-sage, mi- sorcière - la banshee du titre - , figure familière des vieilles légendes celtiques, est toujours là pour ponctuer les épisodes souvent dramatiques de la chronique de cette île perdue. On aura peut-être un peu de mal à comprendre les ressorts qui animent les protagonistes de cette histoire, mais peu importe. Il faut se laisser emporter par le mouvement à la fois lent (un peu trop parfois) et violent de ce qui ne serait qu'une vieille légende que l'on chante le soir, à la veillée, au son des violons, une pinte de noire guiness à la main. Interprétation magistrale, photographie exceptionnelle et BO d'anthologie !
C'est pour voir un film comme celui-ci que je vais au cinéma. En partant d'une idée toute simple, le métrage se construit et prend tout son sens. On passe du rire aux larmes. La beauté d'Inisherin est bouleversante mais laisse entrevoir un profond sentiment de solitude et de perte de sens qui nous reste à la fin du film.
Sur une petite ile, proche de l'Irlande, deux amis de longue date se retrouvent dans un impasse lorsque l'un des deux met fin subitement à leur relation, sans donner de raison apparente. S'ensuit une série de conséquences de plus en plus tragiques. C'est un film sur l'amitié, l'ambition et la solitude avec en toile de fond la guerre en Irlande. Colm est musicien, obsédé par le temps qui passe et voudrait laisser à la postérité une composition musicale alors que son ami, un brave homme passe ses journées au pub. Les scènes extérieures sont tournées dans un environnement magnifique. L'humour reste présent particulièrement dans les scènes au pub où les deux amis avaient l'habitude de s'y retrouver; La part belle est aussi donnée dans ce film aux animaux, aimés et respectés plus que les humains dans leur réaction affective.
Quel film ! Vivre sur cette petite île rend certains de ses habitants un peu exaltés. Il en résulte des situations extrêmes et des conséquences impressionnantes. Une distribution remarquable Brendan Gleeson, que je ne connaissais pas m'a époustouflée, Kerry Condon sauve sa peau et Barry Keoghan est émouvant au possible. Quant à Colin Farrell... Un film remarquable d'une rare noirceur et dont la fin reste ouverte.