Les Banshees d'Inisherin
Note moyenne
3,9
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439 critiques spectateurs

5
47 critiques
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180 critiques
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93 critiques
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64 critiques
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36 critiques
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AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2023
Dans ses "Pensées", Blaise Pascal écrivit que "les hommes, n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser (...) Mais comment s’y prendra‑t‑il ? Il faudrait, pour bien faire, qu’il se rendît immortel."
Sous couvert d'une histoire surréaliste, le nouveau film de Martin Mc Donagh traite d'un sujet profond, celui de l'attitude des hommes face à leur mort. Colm (Brendan Gleeson) est un pascalien en quête d'immortalité. Il décide brutalement de rompre avec Padraic (Colin Farrell) suscitant son incompréhension. Tout le film tourne autour de ce duel existentialiste. Les autres protagonistes - en particulier les femmes - sont des allégories. L'incroyable esthétique du film n'est jamais gratuite. Chaque plan est pensé pour nourrir la progression de ce duel, des images du bocage dont la beauté ne réside que dans l'union de ces parcelles unitaires aux attitudes des animaux regardant les hommes détruire ce qu'ils ont bâti.
L'autre intelligence de Martin Mc Donagh est d'avoir donné un caractère universel à son intrigue intimiste en inscrivant la petite histoire dans la grande, celle de la guerre civile irlandaise ; une de ces innombrables guerres qui opposa les hommes au nom d'un dieu qui ne se soucie pas des ânes miniatures.
Colin Farrell, Brendan Gleeson, Barry Keoghan et Kerry Condon interprètent avec une grande justesse des personnages complexes. Il y a du Yorgos Lanthimos dans ce film de Martin Mc Donagh et c'est un régal.
Un film magistral de beauté et d'intelligence.
Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2023
La folie des hommes, dans une petite communauté perdue sur un caillou au large de l'Irlande. C'est très fort, très beau, très bien joué. Un excellent film, éprouvant et tragique, mais aussi émouvant et magique. Les îles d'Arran et d'Achill où a eu lieu le tournage ne seraient-elles pas finalement les principaux personnages du film ?
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2023
Hymne à l'Irlande, à ses paysages déchiquetés, jonchés de murets icôniques, à ses légendes, ses sorcières, ses pintes de bière,... Colin et Brendan sont littéralement incroyables : ils sont dévastés par l'ennui et la solitude. Et pour quelque lassitude, ils se brouilleront à jamais.
Et les mélopées finales de Brahms chantées par Jessye Norman et Andreas Schmidt transcendent définitivement cette fable.
Jerome SCHIANO DI COSCIA
Jerome SCHIANO DI COSCIA

13 abonnés 20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 janvier 2023
Très déçu, ce film est un ennui total,heureusement il y a les paysages... Après le 3 billboards excellent celui-ci est un vrai flop..
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2023
J’ai bien perçu les qualités recensées par les critiques dithyrambiques mais le rythme extrêmement lent m’a plongé dans une telle léthargie qu’elles ne m’ont procuré aucun plaisir. Je ne dirais donc pas que le film est mauvais mais que je n’y ai pas été sensible.
bennoitjb
bennoitjb

10 abonnés 20 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2023
J'ai été très déçu par ce film, déception renforcée par certaines critiques dithyrambiques. Cette histoire de rupture entre deux amis sur une petite île irlandaise dans les années 1920 dans un cadre magnifique n'a pas réussi à gagner mon intérêt, tant les motivations de Colm (Brendan Gleeson) restent mystérieuses et énigmatique ( spoiler: Pourquoi du jour en lendemain mettre fin à son amitié ? Pourquoi s'automutiler ?
). spoiler: Le film commence par la rupture et on ne sait pas vraiment quel était le lien réel d'amitié entre les deux personnages.

C'est dommage que les histoires des seconds rôles (Siobhan et Dominic) n'aient pas été approfondies, car elles me semblaient plus intéressantes que la trame principale.
Quelques moments font sourire et détendent une atmosphère pesante. Mais il ne faut pas aller voir le film pour rire.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2023
Les Banshees d’Inisherin n’est pas du tout ce qu’il a l’air d’être.

Le pitch est bidon, et pourtant le scénario est d’une immense qualité. C’est surprenant d’un bout à l’autre. C’est très très drôle, entre les comédiens et les dialogues. Et passé un certain point c’est plus drôle du tout.

Le contexte historique n’est pas déterminant dans le récit et pourtant il apporte énormément.

Les paysages sont sublimes. Ça donne bien envie de visiter l’Irlande. Un peu comme Star Wars VIII.

On a là sûrement la meilleure performance de Colin Farrell et celle de Barry Keoghan. Brendan Gleeson excelle également.

Point bonus pour les différents animaux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 janvier 2023
Histoire cynique, cruelle et violente ! J'en suis sorti écœuré !
A minima, les spectateurs devraient être avertis.
JeanNo
JeanNo

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2023
Le vide absolu.
Je pensais être capable de tout voir, aucun film le plus insignifiant soit 'il, ne pouvait me faire fuir.
Et bien là, chapeau l'artiste, pour la première fois de ma vie, j'ai dû quitter la salle au bout d'une heure de séance.
Les dialogues sont d'un ennui mortel, affligeant de vide, certes le personnage de colin farell est "gentil", mais pas un personnage ne relève le niveau général des dialogues. c'est juste insupportable.
La qualité des images et les acteurs sont de haut niveau heureusement.
Mais ça ne suffit pas pour faire un film.
Ce film est un défi pour tous les physiciens: Comment faire de la matière à partir du néant ?
HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2023
Après "Three Billboards", le nouveau film parfaitement ciselé de McDonagh. Une île solitaire, rurale, dans les années 20 au large de l'Irlande, sans électricité et en marge de la guerre civile... IL n'y avait pas forcément de quoi faire rêver de prime abord ni trouver de quoi y trouver une intrigue aussi dramatique. Mais c'est sans compter sur l'écriture de McDonagh. Certains voient ici la fin d'une amitié entre Colin Farell et et Brendan Gleeson. Mais c'est extrêmement réducteur. Il s'agit bien plutôt d'une crise existentielle et d'une profonde dépression, qui va pousser l'orgueil de Brendan Gleeson à provoquer la destruction de ce qui l'entoure et sa propre autodestruction. Lui, l'homme cultivé et orgueilleux, face à un ami plus frustre mais gentil et sincère, qu'il appréciait mais qu'il finira par juger de toute sa hauteur. Dans ce microcosme insulaire où le dur labeur et le pub sont le seul quotidien possible, l'angoisse existentielle d'un seul homme agira comme une bombe à retardement.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2023
Après le triomphe de « Three billboards », Martin McDonagh fait plus dans le film intimiste aux allures de comédie dramatique. L’action se déroule en 1923, pendant la guerre civile irlandaise, sur une île où tout le monde se connaît et où toutes les nouvelles circulent rapidement, notamment celle de l'amitié rompue entre Colm (formidable Brendan Gleeson), un colosse violoniste intelligent et Padraic (Colin Farrell qu’on a rarement vu aussi juste et touchant), le gentil gars pas très intéressant. Autour d’eux, gravitent des seconds rôles tout aussi détonants comme la sorcière du cru, le policier veuf, le curé ou encore Dominic, l’idiot du village (époustouflant Barry Keoghan !) et Siobhan (magnifique Kerry Condon), la sœur attentionnée. Les dialogues sont superbes, à la fois cruels mais également drôles, le script est de même très bien écrit avec certaines situations donnant lieu à des scènes mémorables. Si bien que ce film, habile mélange entre noirceur et tendresse, sublimé par la beauté des paysages irlandais et de ses falaises, est l’un des meilleurs de 2022, assurément !
Maxime Lidolff
Maxime Lidolff

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2023
Une pièce de théâtre absurde qui cache en fait une fable profondément philosophique.

S’il n’était pas une allégorie philosophique sur la nature de l’Homme, The banshees n’aurait sans doute pour lui que sa photographie et son jeu d’acteur. Heureusement le film propose une fable, celle du conflit entre l’Homme à l’état nature incarné par la tradition (Padraic) et l’Homme civilisationnel incarné par la musique (Colm).

Rousseau aurait pu y voir ses réflexions les plus fondamentales : La bonté et la naïveté amorales incarnée par Padraic l’amoureux des animaux - qui ne cherche qu’à reproduire quotidiennement la tradition jour après jour sans se soucier du lendemain, en allant boire sa bière au pub avec son ami - représente le bon sauvage, l’homme pré-civilisationnel, celui qui ne se soucie pas d’écrire et de marquer l’Histoire. spoiler: Son amitié est un jour brisée par ce nouvel Homme, l’Homme tant décrié par Rousseau, l’Homme moderne, celui de la civilisation, celui qui souhaite laisser une trace dans l’histoire à travers « les sciences et les arts », en composant un morceau pour violon : Colm. Pour Colm le temps compte et est compté ! Fini les conversations « creuses » avec le naïf Padraic. Il souhaite laisser un héritage à la civilisation contrairement au bon sauvage pour qui le temps et l’histoire sont sans importances. Mais Padraic ne comprend pas. Pour lui, cette volonté de sortir de la nature, de la tradition n’a pas de sens. Il souhaite comprendre. Or Calm souhaite faire quelque choses de ses deux mains, l’outil qui a permis à l’Homme de fonder la civilisation. En essayant de comprendre ce divorce, Padraic va pousser Colm à se couper les doigts. Et ce sont ces mêmes doigts qui vont tuer l’âne de Padraic. Quel sens donner à ce choix scénaristique à priori absurde et loufoque ? Les doigts de l’Homme lui permettent de fonder la civilisation et de sortir de l’état de nature. En empêchant la volonté de Colm de rejoindre la civilisation, Padraic lui hotte ses outils pour y parvenir. Et les doigts de l’homme moderne vont finir par tuer ce qui compte le plus aux yeux de Padraic : son âne, qui représente à la fois la nature et la naïveté, la simplicité.

Un peu d’écologogie dans cette fable passionnante : Padraic, l’Homme qui incarne la nature dans toute sa simplicité va vouloir se venger de Colm, l’homme de la civilisation, destructeur de l’environnement.

Dans cet affrontement entre ce que l’Homme a pu être il y a bien longtemps (l’Homme a l'état de nature n’a sans doute jamais existé, c’est un concept philosophique) et ce qu’il est devenu (celui que Rousseau nomme l’ « Homme moderne »), la mort guète au loin, munie de son baton crochu (la faux) et assise sur le rocking chair de Colm. Elle attend patiemment de savoir qui de l’homme à l’état de nature ou de l’homme de la civilisation va l’emporter pour savoir qui elle va faucher.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2023
Dans les année 1920, sur fond de cœur civile irlandaise, voilà l’histoire d’une amitié, ou plutôt la fin de l’amitié, cruelle, triste et terriblement mélancolique. J’avais bien aimé les deux premiers films de Martin McDonagh Bons baisers de Bruges et 7 psychopathes, un peu moins 3 billboards. Sa mise en scène ici est dépouillée et assez sèche mais magnifique. Le scénario est parfaitement écrit, les personnages bien dessinés. Quelques longueurs cependant. Sa direction d’acteurs est une fois de plus irréprochable. Si Brendan Gleeson est comme toujours impeccable, Kerry Condon et Barry Keoghan à la hauteur, celui qui enlève le morceau est Colin Farrell. Je crois ne l’avoir jamais vu aussi bon. Couronné du prix d’interprétation à Venise cette année, il est nommé aux Golden Globes (comme les trois autres acteurs d'ailleurs) et déjà pressenti pour un Oscar. Et enfin ce qui ne gâche rien, techniquement c’est superbe, les images, notamment, sont splendides. Un très beau film sur l’amitié, le sens de la vie et son éventuelle vacuité. Une belle surprise.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2023
Un bon Film sur le désespoir des hommes qui vivent encore dans ces contrées désolées humides et tristes sans arbres ni femmes faites pour les moutons et qui finissent par se détester et se détruire eux mêmes. Cela ne donne pas envie de vivre à la campagne
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2023
Sombre drame à l’écart du tumulte

Moi, à l’idée de commencer 2023 avec un film de Martin McDonagh, le génial réalisateur de 3 Bilboards, les panneaux de la vengeance, ne pouvait que me réjouir. 114 minutes plus tard mon enthousiasme n’est pas retombé. Quelle merveille ! Sur Inisherin - une île isolée au large de la côte ouest de l'Irlande - deux compères de toujours, Padraic et Colm, se retrouvent dans une impasse lorsque Colm décide du jour au lendemain de mettre fin à leur amitié. Abasourdi, Padraic n’accepte pas la situation et tente par tous les moyens de recoller les morceaux, avec le soutien de sa sœur Siobhan et de Dominic, un jeune insulaire un peu dérangé. Mais les efforts répétés de Padraic ne font que renforcer la détermination de son ancien ami et lorsque Colm finit par poser un ultimatum désespéré, les événements s’enveniment et vont avoir de terribles conséquences. Le scénario a été primé à Venise et c’est parfaitement mérité. Mais il n’y a pas que le scénario qui soit remarquable dans ce drame, la réalisation dans ses moindres détails et l’interprétation sont formidables.
Le titre du film fait référence à une figure fantomatique légendaire de la mythologie irlandaise qui pleure la nuit pour annoncer une mort dans les environs. Ce huis clos en plein air est étouffant. Les personnages peuvent nous paraître étranges, en tout cas mus par des sentiments souvent éloignés des nôtres. L’île est réduit à un microcosme imperméable à toutes les influences venues du continent pourtant si proches, où, pourtant, une guerre civile fait rage. Mais seuls parviennent jusqu’aux côtes d’Inisherin quelques explosions lointaines et étouffées. Tout est ici impeccables les costumes, les accessoires, les décors et les paysages sauvages. Mais surtout c’est le casting qui emporte tous les suffrages. Un grand film pour cette rentrée.
Colin Farrell a lui aussi était primé à Venise. Son affrontement avec l’immense Brendan Gleeson vaut à lui seul de se précipiter pour découvrir ce film. A leurs côtés on remarque surtout Kerry Condon et Barry Keoghan, Cette fable d’une amitié perdue est cynique, cruelle, violente, mais aussi mélancolique et tellement attachante qu’on est envoûté de bout en bout. Un drame de la solitude et de l’isolement qui vous hante bien après le mot fin. Il FAUT faire le voyage pour cette Irlande profonde aussi magnifique que tragique. Déchirant !
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