Derniers Avis : Les Banshees d'Inisherin - Page 22
Les Banshees d'Inisherin
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ANDRÉ T.
94 abonnés
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4,0
Publiée le 12 janvier 2023
Après l’épatant « 3 Billboards » je suis tombé sous le charme de cette histoire d’amitié brisée, qui défie la raison. D’abord l’Irlande, avec ses petites îles quasi désertes, au charme sauvage où les personnes sont sans doute, trop proches……
Après les paysages, les personnes qui se connaissent si bien, depuis si longtemps et jusqu’à l’incommunicabilité !!!!
Bien sûr, on aimerait comprendre les raisons de cette brouille « définitive » mais c’est là qu’on bute sur une incompréhension totale, jusqu’à l’absurde……
L’un vit pour la musique, l’autre pour les contacts humains, mais ??????????
Faut-il dire qu’on est avant tout, baigné dans cette petite île irlandaise ? C’est très beau !!!
Je suis scotché de lire des critiques aussi élogieuses ... qui a bien pu ecrire ça ? Ok, le film montre des paysages magnifiques, la bande son est irréprochable, les acteurs crédibles... mais j'ai trouvé l'argument du film très pauvre, le déroulé de l'intrigue inepte, et rentrer dans les diverses pathologies mentales des quelques habitants de cette île paumée (inceste, dépression, auto mutilation, dépendance affective, cruauté mentale j'en oublie sûrement) ne fait tout simplement pas passer une bonne soirée.
Largement soutenu par la critique professionnelle, le dernier film à ce jour de M. McDonagh realisateur du très réussi " three Billboards", propose ( notamment) une réflexion sur l'origine du Mal.
Au travers d'une amitié entre deux hommes d'âge mûr qui prend fin à l'initiative de l'un d'entre eux, pour une raison peu convaincante et un peu mégalomaniaque, McDonagh nous entraîne dans une allégorie sur la condition humaine.
Peut on décider d'avoir du talent ? La volonté de vouloir laisser quelque chose qui nous survive après notre disparition n'est elle pas pure vanité et illusion? L'amitié mérite t elle d'être foulée aux pieds pour des perspectives incertaines, imaginaires ? Le conflit ( même pour des motifs ridicules ) est il inhérent à la condition humaine ?
C'est, entre autres, certaines des questions que posent ici le réalisateur.
Finalement on peut ( selon ma proposition) émettre l'hypothèse selon laquelle cet opus du cineaste irlandais est une forme d'illustration de la définition donnee par Nietzche du nihilisme ( cf "fragments postumes") selon laquelle cette forme ultime de la négativité se manifeste lorsque la réponse au " pourquoi ?" fait défaut.
De manière formelle, l'image est particulièrement soignée, la mise en scène très réussie, l'interprétation est de premier ordre et mise à part quelques longueurs dues à un scénario finalement minimaliste, " les banshees..." ( le titre correspond au nom qu'un des deux personnages veut donner à sa composition musicale) constitue une belle surprise du debut de l'année.
Toutefois, il me paraît indispensable de souligner qu'il ne s'adresse pas à tous types de public, à l'instar des précédentes réalisations du metteur en scène, malgré le réemploi du casting de " bons baisers de Bruges".
Présenté parfois comme un " chef-d'oeuvre ", les " banshees..." ne parvient pas, du moins à mes yeux, à honorer le statut un peu lourd que d'aucuns veulent lui faire porter, malgré ses évidentes qualités.
Les amateurs du film, tourné dans les îles d'Aran en Irlande, qui souhaitent compléter l'expérience, pourront lire avec profit le livre de l'écrivain voyageur Suisse Nicolas Bouvier " journal d'Aran" qui raconte son séjour au long cours dans l'archipel, il y a plusieurs décennies.
« Les Banshees d’Inisherin » (2022) est le film d’un réalisateur britannique Martin McDonagh à qui on doit « Three Billboards Outside Ebbing, Missouri » (2018). L’ouverture du film est magnifique avec ces petits enclos ceints de pierres sèches sur une ile de l’Irlande. Nous sommes en 1923 pendant la guerre civile et le film conte une histoire peu ordinaire : la rupture de l’amitié entre Pádraic (Colin Farrell), un homme qui se sent brave mais est un peu creux, et Colm (Brendan Gleeson) qui se sentant vieillir, veut se recentrer sur la musique pour laisser une trace de lui. Portant habitués quotidiens d’un pub, Colm décidera un jour d’arrêter cette ancienne amitié et cette histoire entre ces 2 hommes « brouillés » ira très loin dans la cruauté. Nous sommes sur une petite ile où tout se sait avec le tenancier du pub, l’idiot du village, le policier, le prêtre, la vieille femme sorcière… et une vie oppressante en vase clos où on « cultive l’inéluctable », la dépression. Le film aborde l’homosexualité et l’inceste. Le plus fort rôle est féminin - Siobhan (Kerry Condon), la sœur de Pádraic – qui amoureuse des livres, finira par quitter cette petite île oppressante où on vit en fait en vase clos. Les rôles sont très bien tenus mais le plus superbe est la photographie de ce film qui nous incite à retourner en Irlande. Un film surprenant dont le propos peut laisser perplexe et qui a été présenté en avant-première à la Mostra de Venise 2022 où il a remporté le Prix du meilleur scénario et Colin Farrell un prix pour son interprétation.
Pour mon premier film au cinéma de l'année 2023, j'ai laissé une chance au retour du duo Colin Farrell-Brendan Gleeson après le magnifique Bons Baisers de Bruges (2008) du même réalisateur, Martin McDonagh. Un casting qui reste fidèle à lui-même et un message fort du réalisateur sur son héritage irlandais, mais un scénario qui peut paraître peut crédible en vue de l'enjeu. En effet, Colin Farrell et Brendan Gleeson en meilleurs ennemis fonctionnent assez bien avec également les très bonnes performances de Kerry Condon (Siobhan) et Barry Keoghan (Dominic), on parvient à croire à cette histoire au dénouement. On retrouve toujours par moment ces instants humoristiques tant les dialogues sont vides. Même si le film paraît long à certains moments, avec pas mal de plans stériles qui sont là juste pour meubler, le parallèle entre l'intrigue et la guerre civile en toile de fond est très intéressant : avec cette guéguerre entre deux potes spoiler: qui prend des proportions énormes, le réalisateur dénonce la stupidité infinie de ce conflit entre irlandais. Ce conflit sans intérêt sera résumé en une seul phrase par Padraic : spoiler: "J'aimerai que ça continue". De plus, l'idée de faire une sorte de huis clos en extérieur, une bulle de folie dans laquelle les personnages sont enfermés à tous jamais est très efficace. Le personnage de Siobhan serait alors une représentation du peuple, qui cherche à tout prix à fuir cette guerre. En outre, on a des plans vraiment jolis notamment au début où l'on découvre l'île quadrillée par la terre ou encore le plan où l'on voit Siobhan face à la montagne qui ressemble terriblement à un tableau. Pour finir, la bande-son est agréable, elle m'a pas mal fait penser à celle de Fargo des Frères Coen même si dans Les Banshees d'Inisherin, la mélodie est un peu redondante. C'est très agréable de voir un long-métrage traitant du conflit irlandais, plus habitué en France à voir des films sur les deux guerres mondiales ou la guerre du Vietnam. Le scénario n'est pas très palpitant certes, mais la métaphore de la guerre civile gomme plutôt bien ce défaut.
Sur une île isolée au large des côtes irlandaises, sublime terre soufflée par le vent et le sable, bruits de canon de 1ère guerre mondiale, êtres de pinte de bière au pub, huis clos de vie les faisant fous, tous sous le regard de la "banshee" sorcière, messagère de mort, de lien avec l'Autre monde.
J'ai été déçu par rapport aux notes et critiques élogieuses. Il ne se passe pas grand chose, le propos est très faible et en dépit d'une bonne réalisation et d'un casting de qualité, je suis resté sur ma faim...absence de sense, de structure dramatique...donc en conclusion un grand "bof!"
Un film magnifique qui réussit le tour de force de nous faire entrer dans l'écran, au plus près de ses personnages qui nous touchent à cœur. Quel cinéaste !
A voir : Très beau film sur une amitié brisée par l'absence de dialogue. Paysages irlandais magnifiques, acteurs excellents. La guerre est à l'intérieur des cœurs mais aussi à l'extérieur pour mieux nous signifier que c'est le manque de communication qui est la source de tous les conflits,. À la fin, il ne reste plus qu'un immense gâchis : Il n'y a ni vainqueur, ni vaincu . Le sang du "coupable " qui refusait le dialogue pour mieux se préserver ne suffit même pas à apaiser la colère terrifiante de son ex- ami transformé en une sorte d'ange exterminateur ne pouvant pas pardonner...
Je n’ai pas du tout aimé ce film. Attirée par les bonnes critiques, je m’attendais à un film sensible permettant de découvrir une histoire d’amitié sur une île reculée d’Irlande dans un contexte de guerre civile. Au lieu de cela, un film sans scénario, une galerie de portraits de personnages tous plus tarés les uns que les autres, des dialogues sans intérêt, aucun humour, un ancrage historique inutile. Quel ennui! Et même quel malaise à regarder l’un des personnages se couper crûment les doigts! À part les beaux paysages, je n’ai pas compris l’intérêt de ce film…
Fermez les yeux et imaginez une petite île Irlandaise verdoyante où seuls de charmants murets en pierre sèche viennent ponctuer et délimiter le paysage. Quelques maisons semblent avoir été éparpillées au gré de vents tempétueux. Comme pour mieux rompre la monotonie du relief, l’île dispose un charmant petit port de pêche orné d’une boutique. Vous ne trouverez qu’un unique pub à la croisée des routes. La carte postale est parfaite pour de courtes vacances. Maintenant, imaginez vivre sur cette même île au début des années 20, sans électricité, sans éclairage public, sans eau courante. Après une dure journée de labeur (pêche ou agriculture), vous avez le choix entre lire, commérer ou regarder la côte proche de l’île où l’on peut entrevoir la guerre civile (explosions de canon). Tôt ou tard, toute l’île fini par se retrouver au pub, seul lieu de distraction où le partage de chants et de musique est un rayon de soleil vital pour ces âmes esseulées et torturées. L’amitié est cruciale pour espérer survivre tant bien que mal à l’isolation des insulaires ainsi qu’à la sensation d’ineffable répétition. Maintenant, ouvrez grand vos yeux, votre meilleur ami ne souhaite plus vous parler, votre monde s’effondre alors qu’il ne tenait déjà à pas grand-chose. « Les Banshees d'Inisherin » est une vision douce et très âpre de cette Irlande qui nous fait tant rêver. Martin McDonagh nous plonge dans un désespoir existentiel abyssal qui finira par tout emporter sur son passage. La beauté rugueuse des paysages n’a d’égal que l’esthétisme du film (costumes, habitations, animaux, tout est parfait). Chaque plan est un régal contemplatif avec de sublimes clin d’œil au western et autre contes noirs. Si l’on retrouve avec plaisir le duo Colin Farrell - Brendan Gleeson de « Bons Baisers de Bruges », attendez-vous à rire noir (un peu) et à serrer les dents (beaucoup), comme après avoir bu un alcool très fort et pas forcément des plus agréable. Première claque de l’année (je dirais même plus que ça claque des doigts… vous comprendrez après avoir vu le film) ! 2023 commence bien, même si je suis vert… Irlande.