Derniers Avis : Les Banshees d'Inisherin - Page 10
Les Banshees d'Inisherin
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Un visiteur
3,0
Publiée le 20 février 2023
C'est un film complètement déconcertant. L'histoire est tellement étrange qu'elle prête vraiment à réfléchir sur les limites de l'amitié, le désir d'émancipation. L'Irlande est somptueuse et énigmatique avec cette créature quasi mythologique. Très bons acteurs.
Une histoire comme tant d'autres, de liens qui se font et se défont dans une toute petite commune isolée, mais dont une amitié entre deux hommes prend une tournure étrange dans des proportions surréelles, d'ailleurs tout à fait irréalistes. Les lumières sombres et grises et même l'absence de bruit du vent se joignent aux scènes à la lueur des lampes à pétrole pour renforcer le malaise ressentit. En arrière-plan on entend des couos de cannons lointains et des allusions à la guerre, qui laissent un peu perplexe : qu'à voulu suggérer le réalisateur par ces quelques références éparses ? Un film confu, pourtant excellemment joué par les deux principaux protagonistes, avec quelques prises de vue extraordinaires, mais sans grande conclusion ni conviction.
Les banshees d'Inisherin : A-t-on le droit de ne plus vouloir d'un ami ? Histoire banale, qui nous arrive parfois... question posée, qui pourrait aussi être celle d'un amour... Pour qui est-ce vital ? Le quitté ou le quittant ? Cette fois, le quittant trouve une solution radicale pour faire comprendre que la liberté de ne plus être ami peut être encore plus vitale que le délaissement. L'envie de mieux. Ne pas se contenter de cette amitié pour s'approcher de quelquechose de plus grand, plus fort (ici, la musique), qui semble incompatible avec l'ami que l'on finit par percevoir comme médiocre. Mais pour vivre mieux, vivre, il faut se séparer de ceux qui croyaient en vous. Quitte à renoncer au meilleur (cette musique), l'essentiel devenant d'écarter l'autre, qui vous empêche de vivre. L'histoire se déroule sur une île. Plus difficile de fuir. Nous sommes en 1923, vers la fin d'une guerre civile qui durera 11 mois et fera 4000 morts. Un scénario simple, mais un montage énergique et efficace. Comme quoi la qualité d'un film peut se juger à son montage et non à son scénario. C'est l'anti "Parfum Vert" (sur le plan du montage). La photographie est parfaite. La musique aussi. C'est aussi une illustration de l'entêtement et la bêtise (ou folie) humaine. Le "fou" n'est pas celui que nous croyons. Bien au contraire. Et il sait, lui, le fou reconnu, pourquoi il est dans cet état. Critique de la société patriarcale, en fond. La folie est dans cet univers clos, où tout le monde juge tout le monde, quitte à répéter bêtement les phrases dites par son voisin de pub. Un personnage, une femme, décide pourtant de partir, sur la grande île, où il y a la guerre : ça ne peut être pire que ce village où les huis clos et les racontars vont virer au tragique. La reconstitution est parfaite. L'image est somptueuse, menée avec beaucoup de doigté, parfois sanguinolente. Les cadrages parlants. Du beau cinéma qui rappelle celui des les frères Taviani. Après le très réussi 3 billbooards et avec très peu de film à son actif, Martin McDonagh devient la coqueluche de La Mostra, des Oscars et surtout très prochainement des Golden Globes vont bientôt avoir une revanche historique sur Cannes, en reconnaissant un cinéma d'auteur oublié de la Croisette. Il est précisé au générique de fin que les animaux (dont un âne adorable) n'ont pas été maltraité. Je suis plus inquiet pour l'admirable acteur Brendan Gleeson.
Le film a de jolies images et idem pour la musique. Paysages somptueux d'accord. Et ensuite? L'intérêt intellectuel du film est pauvre, les ressorts psychologiques sont caricaturaux. Coincé par la faiblesse de son scénario le réalisateur est conduit à faire du gore, cette histoire de doigts coupés (berk) pour réveiller l'intérêt du spectateur qui somnole sous les belles images . Il n'y a pas une once d'émotion provoquée par cette histoire conçue comme un concept marketing. On est aux antipodes de l'authenticité cinématographique que ce film affecte de représenter. On garde juste l'image de ce membre coupé et du héros superman qui continue comme si de rien n'était sa vie normale sans hémorragie ni gangrène. En resumé, ce film est vain.
J'ai adoré ce film, j'ai été bouleversée. Tout est fin et fort, les regards, les colères, les doutes, la tristesse. L'opposition de l'intellectuel et du simplet, l'un qui veut laisser une trace après sa mort, comme Mozart, l'autre qui ne souhaite que l'amour ou l'amitié au présent. Qui ne se la pète pas, il ne sait pas ce que veut dire "prendre ses quartiers", il l'avoue, ce n'est pas grave... Le rôle du jeune idiot du village qui tente sa chance en avouant à la jeune femme sa flamme, il est absolument extraordinaire de sincérité, "qui ne tente rien n'a rien"... il est bouleversant, d'ailleurs elle lui sourit avec tendresse. Ce film est magnifique, la photographie, les compositions, le tableau du départ de la soeur sur le bateau habillée en jaune sur un fond monochrome, une merveille ainsi que tous les tableaux. Le respect de chacun face à ce jeu qui s'est établi entre eux, les excuses pour la mort de l'âne, pour avoir épargné le chien.... Ce besoin de l'épicière d'avoir des choses à raconter pour survivre à l'ennui de cette île. Les tirs de l'autre côté qui rappelle la guerre civile en parallèle de leur vie hors du temps. Cet abandon de la soeur qui ne peut faire autrement, son hésitation qui transpire. Un très très grand film.
"Les Banshees d'Inishiren" nous transporte en Écosse au temps jadis, avec des paysages magnifiques sur une île isolée. Bien que le synopsis puisse sembler simple, la relation entre les deux amis qui ne sont plus proches est magnifiquement racontée et nous nous sentons impliqués dans leurs vies, nous nous imaginons à la place de Colm qui a décidé de mettre fin à son amitié avec son meilleur ami, ainsi que l'autre personnage principal dont j'ai oublié le nom. C'est un film sur l'amitié que je recommande vivement avec une note de 16/20."
Film de bobo. Sans aucune histoire. On ne comprend pas qui sont les personnages, ce qui les anime , d'où viennent ils et que cherchent ils. Aucun intérêt à part les beaux paysages mais dans ce cas autant regarder un beau documentaire sur l'Irlande. Y'en a marre de ces films qui ne racontent rien.
Attire par les notes sur ce film et les critiques , je suis allé voir ce film. Quelle déception. Il ne se passe rien , le scénario traîne en longueur et il y a des scènes assez insoutenables de " coupage " de doigts. Les acteurs jouent très bien mais ça ne suffit pas.
Bonne idée de départ, paysages magnifiques, mise en scène intrigante. Mais le déroulement est celui d'un film états-unien à sensation, qui perd contact avec la réalité, avec des dialogues pauvres malgré l'intensité du sujets, des longues scènes ennuyeuses et décousues.
Marron McDonagh nous propose une histoire d'amitié qui dégénère. Au début, l'un qui repousse l'autre et progressivement, l'incomprehension vire a la haine. On a beau avoir droit a de bons acteurs dans de beaux paysages irlandais (on reste marqué par la lumière a la sortie du bateau du port), tout ça se veut très sérieux et trop grave sur un sujet qui aurait pu être traité de façon soit plus tragique soit plus léger. La, on reste un peu sceptique a l'arrivee du generique, beaucoup de tristesse pour les 2 anciens amis et surtout pour Colin Farrell mais ça n'aboutit pas sur grand chose.