Les Banshees d'Inisherin
Note moyenne
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439 critiques spectateurs

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Jpleilamylenediego
Jpleilamylenediego

3 abonnés 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2023
Version irlandaise soft de massacre à la tronçonneuse interprété par un admirateur de Django Reinhardt, superbe interprétation de Colin Farrell sinon une cata pour le tourisme irlandais. Où est donc passé le fighting spirit irlandais et la joie communicative de la musique irlandaise. A voir et déguster de préférence pour les fans de Lars Von Trier avec des fingers plutôt que des pop corn.
marie christine chambrier
marie christine chambrier

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2023
J'ai adoré ce film ! Une ambiance très particulière sur ce bout de terre insolite - des actrices/acteurs formidables dans l'authenticité de leurs personnages et quelle histoire !!
Chouan
Chouan

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2023
Le magnifique paysage Irlandais vous apporterait un peu de serenité mais la tension grandissante vaut un 4DX , on s'accroche, c'est dur comme la terre d'une île Irlandaise, on ne l'oubliera pas de si tôt ce film met vive l'amitié
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2023
Martin McDonagh semble construire une œuvre fondée sur les contrastes et le renouvellement constant. Après un thriller semi-comique dans les rues de Bruges et une exploration anti-manichéenne des conséquences psychologiques et sociales du meurtre d'une adolescente (Three billboards), il propose ici un conte délibérément absurde. Cette histoire improbable se devait de prendre place dans un contexte singulier : les paysages vernaculaires, retirés et presque abstraits d'Inisherin sont parfaits pour cela. D'autant qu'ils se doublent des échos lointains d'une guerre civile qui se joue sur l'île d'en-face sans qu'on n'y comprenne rien. Tout ressemble à un conte. La situation de départ est inepte et arbitraire : un homme décide de ne plus parler à son meilleur ami car il le trouve du jour au lendemain profondément ennuyeux. Le développement s'enfonce dans l'absurdité puisqu'il décide spoiler: de se couper les doigts un à un pour manifester cette volonté de rupture
. L'irréalisme avec lequel cela est montré se double de l'irréalisme des conséquences dramatiques que cela entraîne. Et tout s'apparente à une douce et paisible spoiler: descente aux enfers
. Les drames qui se jouent dans l'île donnent le premier rôle aux victimes qui jouent particulièrement bien : Colin Farrell, en imbécile délaissé, et plus encore Barry Keoghan qui mérite assurément l'Oscar du meilleur second rôle dans ce personnage de crétin malmené. Malheureusement ce petit conte, spoiler: sans vraie morale finale
, est un peu superficiel et on l'oubliera peut-être très vite. Restent davantage en mémoire le duo de Bruges et leur ennemi excité, ou encore les personnages de Three billboards et leur complexité psychologique.
luc bouvier
luc bouvier

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2023
Glauque mais formidablement original et des acteurs comme les dialogues saisissants de justesse.bravo!seul le personnage de la vieille sorcière est de trop
BILLY
BILLY

2 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2023
Émouvant, beau, simplement une claque.

J'étais venu voir ce métrage sans grandes attentes et j'ai eu une claque en le regardant.

L'histoire principale pourrait tenir sur un post-it mais ce n'est pas ça qui nous intéresse ici. Les personnages sont vrais, leurs relations fonctionnent et nous enmènent avec eux.

Oui, j'ai pleuré. Oui, je remercie les acteurs qui ont rendus ces personnages tellements "vivants".

Car oui, les Banshees d'Inisherin est un peu une grande pièce de théâtre ou l'on est nous même un des personnages
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 122 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 février 2023
On crie ici et là au chef d'œuvre et j'en sors exaspéré. La parabole irlandaise veut signifier quoi ? Quelque chose ? Je reste à côté ou au seuil s'il y a une œuvre. C'est une approche de l'ennui ou de dépression qui ne me parle pas. Déception totale où l'on retrouve des signes qui ne me trompent jamais sur la faiblesse d'un film : gros plans lourdingues sur un coucher de soleil, sur des oiseaux portés par le vent, sur l'infini de la plage ou de la mer sans parler des animaux gentils qu'on caresse. Foutage du gueule d'un cinéma faussement introspectif et qui ne dit rien même s'il fait du bruit.
Emile C.
Emile C.

4 abonnés 125 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2023
Un film à voir sur grand écran pour les magnifiques paysages, et qui laisse un sentiment assez étrange. Tout est trop propre et trop léché pour que l'on puisse croire que l'action se situe en 1923, ce qui donne une impression de dédoublement entre le film et son récit. Récit qui met en scène la violence elle-même fantasmatique d'une rupture d'amitié. C'est finalement cette étrangeté qui séduit, mais pas au point de produire un chef-d’œuvre.
thetitus
thetitus

10 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2023
Très beau film.
Quelque peu déconcertant certes mais original, avec une superbe photographie. Des acteurs de tout premier plans,
Le genre de film que l'on ne va pas oublier.
Dommage que sa diffusion soit restée si modeste.
A ne pas manquer.
Damien H.
Damien H.

15 abonnés 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2023
De magnifiques décors et un humour so british.
Un film très lent qui ne laissera pas indifférent, mais captivera si on apprécie ce style.
Lili Marie
Lili Marie

9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2023
Un début intrigant et plaisant, puis un tournant plus étrange vers le milieu.
Kerry Condon est très bien mise en valeur comparé à son rôle dans Better Call Saul. Et Barry Keoghan est touchant dans le rôle d'un idiot du village, pourtant pas si bête.
A voir.
toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2023
Colin Farrell est excellent, tout comme Brendan Gleeson, Kerry Condon et Barry Keoghan qui mérite tous les quatres leur nomination à l'Oscar. On a ici une photographie absolument sublime et les paysages de l'Écosse sont incroyables. L'idée de base peut paraître légère, mais le scénario est tellement bien écrit que non, on ne voit pas le temps passer parce qu'on veut voir comment le film va se terminer, beaucoup de retournement de situation auquel on ne s'attendaient pas.
Clementine Kruczynski
Clementine Kruczynski

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2023
J'ai vécu en Irlande et ce film m'a donné envie d'y retourner. La beauté et la poésie des paysages ainsi que la vérité des personnages valent le détour. Un film plein d'humanité.
Nebulix
Nebulix

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2023
Par où commencer pour décrire cet ovni scénaristique à la fois très simple et infiniment plus riche et complexe qu'il n'y paraît.
En apparence, deux "amis" dont l'un décide brusquement de mettre un terme à leur amitié. Mais si l'on y regarde de plus près : voilà deux hommes dont "on" pensait, c'est-à-dire les autres, le village (?) qu'ils étaient amis. Deux hommes dont un pour lequel il s'agissait bien d'une relation d'amitié. Mais... Était-ce bien de cela qu'il s'agissait ?
De là, nous commençons un cheminement au cœur des relations humaines des plus passionnants ! Qu'est-ce qui tisse une relation entre deux êtres ? Qu'est-ce qui forge une amitié ? De quel contenu est composé une "vraie" conversation ? Qu'est-ce qu'un échange sincère, authentique ? Une relation amicale est-elle inscrite dans le marbre, immuable ? Est-ce qu'etre "gentil" suffit à se faire des ami.e.s ? À s'autosuffire ? À être une personne de valeur ?
Qu'en est-il de la solitude, de l'angoisse face à la mort et de ce qu'on laisse comme trace après notre passage ? Et les animaux dans tout ça, les liens que l'on tisse avec eux seraient-ils différents, plus forts ?
Ce sont toutes ces questions tout à fait profondes, essentielles et existentielles qui sont au cœur des Banshees. Et qui, assurément, lui donne un caractère de fable, sinon de conte initiatique qui nous marque, nous confronte.
Pour ce qui est de l'image, des costumes, du jeu des acteur.ice.s, rien à redire, c'est souvent très beau, très bien réalisé. Une mention particulière pour Colin Farrell, qui y est impressionnant dans ses nuances et la subtilité discrète de son jeu, il est réellement émouvant et épatant. C'est à mon sens un rôle déterminant dans sa carrière et qui donne à voir de lui une tout autre envergure.
Et chacun.e dans son jus prend une figure de personnage de conte, à l'image du mauvais flic ou du touchant idiot du village. La sensation est d'être face à un tableau où rien n'a été laissé au hasard, bien qu'epure et sans artifices. La nature elle-même est sublime telle qu'elle est, sans fioritures.
Évidemment il y a de l'humour, un humour qui nous fait toujours hésiter, on rit ou on voudrait rire mais une autre émotion est éveillée, notre compassion.
La fin du film peut laisser sur sa faim, elle laisse libre cours à l'interprétation, tout en subtilité, encore.
Et dans le fond c'est peut-être l'invitation initiale : nous amener à penser les relations, à émettre des hypothèses, à questionner nos croyances et nos certitudes. Une chose est sûre : la remise en question change toujours l'ordre établi, et pas forcément pour le pire.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 janvier 2023
Pour l’Obs, c’est le meilleur film de l’année 2022…. Drôle, pas tellement à mon sens, tragique , peut-être, absurde certainement, grinçant, pathétique, tendre …à peine…des films comme Godland ou l’Ame sœur, tournés dans des paysages aussi somptueux sont à mon sens bien meilleurs…
Sur une île de la mer d’Irlande, Inisherin, (ile fictive, le film a été tourné sur les îles d’Inishmore et d’Achill, au large de la côte ouest irlandaise) , deux hommes boivent ensemble, depuis la nuit des temps. Colm, le plus ancien, est musicien. Padraic, trentenaire, n’est rien et élève quelques vaches . Ils parlent, une pinte de Guinness devant eux, parfois face à la mer, dans la rumeur lointaine d’une guerre d’indépendance puisqu'il s'agit de la guerre civile qui fait rage en Irlande au début de ces années 1920 dont on entend parfois la canonnade en bruit de fond.
Un jour, Colm ne vient pas. « Je ne t’aime plus », dit-il. Il ne veut plus perdre son temps. Il lui reste peu d’années, il ne veut plus les gaspiller. L’amitié est fracassée, Padraic est dévasté, la douleur se répand comme un incendie de tourbière. Il essaie de recoller les morceaux. Rien à faire : à chaque tentative, Colm se coupera un doigt, à la cisaille de berger. Il tient parole…
À partir de cet arbitraire narratif, McDonagh tricote le récit, il est vrai plutôt rare, d’une amitié qui se délite brutalement, mais sans se départir d’une pesanteur allégorique, entre pics sanguinolents et présence d’une vieille matriarche dont la silhouette floutée s’apparente à celle de la grande faucheuse (ou de l’une des fameuses « banshees », ces messagères de l’Autre monde qui donnent son titre au film) contemplant du haut des falaises ce petit monde s’entredétruire…
On est au pays des songes et des légendes, avec des collines d’une beauté poignante, des visages crevassés par le vent, une mer qui ressemble à un chaudron de cuivre en fusion. Ces moutons, ces gens, ces murs blanchis à la chaux forment le décor de cette histoire qui ne ressemble à rien ni à personne. C’est esthétiquement superbe…et le seul attrait du film !!
Mais à part cela… difficile d’entrer dans cette métaphore à peine voilée de la guerre civile, réduite ici à une brouille de voisinage, et la violence à l’automutilation, aux personnages, qui viennent à s’en prendre aux seuls êtres attachants de cet essai granguignolesque, des animaux très familiers.
Certes, les grands comédiens que sont Colin Farrell — qui a curieusement décroché le prix d’interprétation à Venise pour ce rôle — et Brendan Gleeson tiennent leur rang, quoique peu aidés par la mauvaise comédie qu’on leur fait jouer.
ll y a quelque chose d’artificiel dans le rapport qu’entretient le film avec l’Irlande, et la façon très appuyée voire forcée qu’il a, à chaque scène, de nous le rappeler en désignant lestement des particularismes géographiques, linguistiques (le titre et les noms imprononçables), argotiques (Farrell et ses “fecking” incessants), mythologiques (la “banshee”, sorcière caractéristique du folklore insulaire), laissant en nous le désagréable soupçon qu’il aurait beaucoup plus à nous prouver qu’à nous raconter.
Oui, les paysages sont magnifiques, oui les acteurs sont excellents. Mais comment rentrer dans cette histoire improbable ? Je n’ai pas accroché.
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