Derniers Avis : Les Banshees d'Inisherin - Page 12
Les Banshees d'Inisherin
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Coquelicots
9 critiques
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2,0
Publiée le 8 février 2023
Je n'ai pas aimé. J'ai désespérément attendu une explication à cette cruauté absurde mais rien n'est venu. Tout ça pour ça... Juste une île isolée qui rend les gens fous ! Les paysages sont magnifiques, cela permet de souffler entre deux mutilations. Après un temps de digestion, on dépasse le côté morbide pour rentrer dans la psychologie des personnages. Un film malgré tout assez âpre.
Version irlandaise soft de massacre à la tronçonneuse interprété par un admirateur de Django Reinhardt, superbe interprétation de Colin Farrell sinon une cata pour le tourisme irlandais. Où est donc passé le fighting spirit irlandais et la joie communicative de la musique irlandaise. A voir et déguster de préférence pour les fans de Lars Von Trier avec des fingers plutôt que des pop corn.
J'ai adoré ce film ! Une ambiance très particulière sur ce bout de terre insolite - des actrices/acteurs formidables dans l'authenticité de leurs personnages et quelle histoire !!
Le magnifique paysage Irlandais vous apporterait un peu de serenité mais la tension grandissante vaut un 4DX , on s'accroche, c'est dur comme la terre d'une île Irlandaise, on ne l'oubliera pas de si tôt ce film met vive l'amitié
Martin McDonagh semble construire une œuvre fondée sur les contrastes et le renouvellement constant. Après un thriller semi-comique dans les rues de Bruges et une exploration anti-manichéenne des conséquences psychologiques et sociales du meurtre d'une adolescente (Three billboards), il propose ici un conte délibérément absurde. Cette histoire improbable se devait de prendre place dans un contexte singulier : les paysages vernaculaires, retirés et presque abstraits d'Inisherin sont parfaits pour cela. D'autant qu'ils se doublent des échos lointains d'une guerre civile qui se joue sur l'île d'en-face sans qu'on n'y comprenne rien. Tout ressemble à un conte. La situation de départ est inepte et arbitraire : un homme décide de ne plus parler à son meilleur ami car il le trouve du jour au lendemain profondément ennuyeux. Le développement s'enfonce dans l'absurdité puisqu'il décide spoiler: de se couper les doigts un à un pour manifester cette volonté de rupture . L'irréalisme avec lequel cela est montré se double de l'irréalisme des conséquences dramatiques que cela entraîne. Et tout s'apparente à une douce et paisible spoiler: descente aux enfers . Les drames qui se jouent dans l'île donnent le premier rôle aux victimes qui jouent particulièrement bien : Colin Farrell, en imbécile délaissé, et plus encore Barry Keoghan qui mérite assurément l'Oscar du meilleur second rôle dans ce personnage de crétin malmené. Malheureusement ce petit conte, spoiler: sans vraie morale finale , est un peu superficiel et on l'oubliera peut-être très vite. Restent davantage en mémoire le duo de Bruges et leur ennemi excité, ou encore les personnages de Three billboards et leur complexité psychologique.
Glauque mais formidablement original et des acteurs comme les dialogues saisissants de justesse.bravo!seul le personnage de la vieille sorcière est de trop
J'étais venu voir ce métrage sans grandes attentes et j'ai eu une claque en le regardant.
L'histoire principale pourrait tenir sur un post-it mais ce n'est pas ça qui nous intéresse ici. Les personnages sont vrais, leurs relations fonctionnent et nous enmènent avec eux.
Oui, j'ai pleuré. Oui, je remercie les acteurs qui ont rendus ces personnages tellements "vivants".
Car oui, les Banshees d'Inisherin est un peu une grande pièce de théâtre ou l'on est nous même un des personnages
On crie ici et là au chef d'œuvre et j'en sors exaspéré. La parabole irlandaise veut signifier quoi ? Quelque chose ? Je reste à côté ou au seuil s'il y a une œuvre. C'est une approche de l'ennui ou de dépression qui ne me parle pas. Déception totale où l'on retrouve des signes qui ne me trompent jamais sur la faiblesse d'un film : gros plans lourdingues sur un coucher de soleil, sur des oiseaux portés par le vent, sur l'infini de la plage ou de la mer sans parler des animaux gentils qu'on caresse. Foutage du gueule d'un cinéma faussement introspectif et qui ne dit rien même s'il fait du bruit.
Un film à voir sur grand écran pour les magnifiques paysages, et qui laisse un sentiment assez étrange. Tout est trop propre et trop léché pour que l'on puisse croire que l'action se situe en 1923, ce qui donne une impression de dédoublement entre le film et son récit. Récit qui met en scène la violence elle-même fantasmatique d'une rupture d'amitié. C'est finalement cette étrangeté qui séduit, mais pas au point de produire un chef-d’œuvre.
Très beau film. Quelque peu déconcertant certes mais original, avec une superbe photographie. Des acteurs de tout premier plans, Le genre de film que l'on ne va pas oublier. Dommage que sa diffusion soit restée si modeste. A ne pas manquer.
Un début intrigant et plaisant, puis un tournant plus étrange vers le milieu. Kerry Condon est très bien mise en valeur comparé à son rôle dans Better Call Saul. Et Barry Keoghan est touchant dans le rôle d'un idiot du village, pourtant pas si bête. A voir.
Colin Farrell est excellent, tout comme Brendan Gleeson, Kerry Condon et Barry Keoghan qui mérite tous les quatres leur nomination à l'Oscar. On a ici une photographie absolument sublime et les paysages de l'Écosse sont incroyables. L'idée de base peut paraître légère, mais le scénario est tellement bien écrit que non, on ne voit pas le temps passer parce qu'on veut voir comment le film va se terminer, beaucoup de retournement de situation auquel on ne s'attendaient pas.
J'ai vécu en Irlande et ce film m'a donné envie d'y retourner. La beauté et la poésie des paysages ainsi que la vérité des personnages valent le détour. Un film plein d'humanité.
Par où commencer pour décrire cet ovni scénaristique à la fois très simple et infiniment plus riche et complexe qu'il n'y paraît. En apparence, deux "amis" dont l'un décide brusquement de mettre un terme à leur amitié. Mais si l'on y regarde de plus près : voilà deux hommes dont "on" pensait, c'est-à-dire les autres, le village (?) qu'ils étaient amis. Deux hommes dont un pour lequel il s'agissait bien d'une relation d'amitié. Mais... Était-ce bien de cela qu'il s'agissait ? De là, nous commençons un cheminement au cœur des relations humaines des plus passionnants ! Qu'est-ce qui tisse une relation entre deux êtres ? Qu'est-ce qui forge une amitié ? De quel contenu est composé une "vraie" conversation ? Qu'est-ce qu'un échange sincère, authentique ? Une relation amicale est-elle inscrite dans le marbre, immuable ? Est-ce qu'etre "gentil" suffit à se faire des ami.e.s ? À s'autosuffire ? À être une personne de valeur ? Qu'en est-il de la solitude, de l'angoisse face à la mort et de ce qu'on laisse comme trace après notre passage ? Et les animaux dans tout ça, les liens que l'on tisse avec eux seraient-ils différents, plus forts ? Ce sont toutes ces questions tout à fait profondes, essentielles et existentielles qui sont au cœur des Banshees. Et qui, assurément, lui donne un caractère de fable, sinon de conte initiatique qui nous marque, nous confronte. Pour ce qui est de l'image, des costumes, du jeu des acteur.ice.s, rien à redire, c'est souvent très beau, très bien réalisé. Une mention particulière pour Colin Farrell, qui y est impressionnant dans ses nuances et la subtilité discrète de son jeu, il est réellement émouvant et épatant. C'est à mon sens un rôle déterminant dans sa carrière et qui donne à voir de lui une tout autre envergure. Et chacun.e dans son jus prend une figure de personnage de conte, à l'image du mauvais flic ou du touchant idiot du village. La sensation est d'être face à un tableau où rien n'a été laissé au hasard, bien qu'epure et sans artifices. La nature elle-même est sublime telle qu'elle est, sans fioritures. Évidemment il y a de l'humour, un humour qui nous fait toujours hésiter, on rit ou on voudrait rire mais une autre émotion est éveillée, notre compassion. La fin du film peut laisser sur sa faim, elle laisse libre cours à l'interprétation, tout en subtilité, encore. Et dans le fond c'est peut-être l'invitation initiale : nous amener à penser les relations, à émettre des hypothèses, à questionner nos croyances et nos certitudes. Une chose est sûre : la remise en question change toujours l'ordre établi, et pas forcément pour le pire.