La Disparition de Josef Mengele
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FaRem

10 617 abonnés 11 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2026
Tout commence à São Paulo où les restes de Josef Mengele sont utilisés pour enseigner à des étudiants en médecine surpris de voir son squelette dans leur pays. Une introduction avant de revenir sur sa longue cavale en Amérique du Sud avec la complicité des gouvernements locaux après la défaite de l'Allemagne. "Das Verschwinden des Josef Mengele" bascule entre deux périodes avec un Mengele fugitif et paranoïaque, et quelques années plus tard, un Mengele proche de la fin qui est questionné par son fils. Si sa nouvelle vie n'est pas très intéressante, le contexte l'est. On ne le quitte jamais des yeux, mais il est question de sa traque ratée, de ses crimes odieux à travers une longue séquence très graphique, ou encore de la perte d'influence des nazis qui le réduit à un simple vieillard sénile. Le problème est que tout ceci est raconté de façon décousue et sans grande substance. Les bons moments se font trop rares tandis que les personnages ne dégagent pas grand-chose à part, évidemment, Mengele qui est montré comme un homme amer qui s'accroche à un monde disparu. August Diehl est bon dans ce rôle, mais il est bien trop seul. Finalement, c'est un film moyen, plat et trop superficiel.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 626 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2026
Si l'Histoire n'était pas passée avec son lot d'horreurs, le personnage de Mengele aurait-il pu être créé par le 7ème art? Sur une photographie N&B, d'incessants aller-retours spaciaux temporels, "l'ange de la mort" est raconté telle une autopsie mentale entre fuite paranoïaque, déni d'un "passé qui n'existe pas". En outre, il y a bien le constat politique de la complicité de certains pays d'Amérique du sud laissant vivre tout un microcosme organisé d'ex nazis. Dérangeant, décontenançant, le spectateur s'égare et stagne parfois stoïque aussi. On ne peut que saluer l'interprétation puissante d'A. Diehl dans cette évocation historique.
AZZZO

366 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2026
Kirill Serebrennikov aime alterner entre la musique et l'histoire. Il passe donc de Tchaïkovski à Mengele. Guère de point commun si ce n'est celui de la complexité des liens familiaux. La folie de la femme pour le premier et l'incompréhension du fils pour ce film. Car Serebrennikov ne fait pas le biopic du monstre d'Auschwitz. Scalpel en main, il extrait les parties cachées de sa vie d'après et gratte sur ces pathétiques morceaux de vie pour voir s'il reste un peu de sang sur la mémoire de ce qui fut commis. Entre l'oubli, le déni et le regret, c'est un vieillard cynique que filme le réalisateur russe. Où se cache le mal ? Le mal est-il soluble dans le temps et l'espace ? Serebrennikov apporte ses réponses.
Violent mais brillant.
mat niro

468 abonnés 2 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2025
Adapté du roman éponyme d'Olivier Guez, ce film tourné en noir et blanc joue sur la chronologie de la cavale de celui que l'on a surnommé "L'Ange de la Mort", Josef Mengele. L'action se situe dans un climat tendu, à la limite de la paranoïa, nous faisant voyager de planque en planque au gré des recherches pour mettre la main sur ce criminel nazi. Là où Kiril Serebrennikov ("Limonov") est réellement percutant, c'est quand il filme cet homme âgé inversant pratiquement les rôles, passant de bourreau à victime. Ce portrait de cette personne qui n'affiche aucun remords est assez percutant, montrant le pire de l'âme humaine. Instructif.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2025
Je n'ai pas réussi à apprécier ce film et son univers. Je comprends que beaucoup l'admire car il représente bien la personnalité de Mengele, cependant, je trouve qu'à vouloir trop de négativité, sans développer aucun autres personnages réellement enlève beaucoup au plaisir du spectateur d'un film comme celui-ci.

Ces type de film sont préférables en documentaire selon moi comme par exemple "5 septembre" que je n'ai pas réellement apprécié. Le seul point positif à relever serait la facilité qu'on a à se représenter la noirceur du personnage, la haine qui l'occupe. On ressort de ce film en haïssant le personnage et en n'éprouvant aucune peine pour son sort. On peut dire finalement que sa fin de vie équivaut à la peine de mort avec un degré de pénibilité plus élevé encore, ce qui selon est l'un des messages de ce film.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2025
Glaçant

Deux bonnes raisons de voir ce film historique. D’abord la qualité du réalisateur, Kirill Serebrennikov – Le disciple, Leto, Limonov la ballade – et l’importance du sujet qui porte sur un des plus grands criminels de l’Histoire, surnommé « L’ange de la mort ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Josef Mengele, le médecin nazi du camp d’Auschwitz, parvient à s’enfuir en Amérique du Sud pour refaire sa vie dans la clandestinité. De Buenos Aires au Paraguay, en passant par le Brésil, il va organiser méthodiquement sa disparition pour échapper à toute forme de procès. Un pamphlet de 136 minutes contre le négationnisme. D’utilité publique.
Adaptation du roman éponyme d’Olivier Guez, Prix Renaudot 2017, ce film ne peut laisser indifférent, ce biopic laisse un fort goût d’écœurement, de rage et de tristesse absolue, car il nous demande de suivre pas à pas un des plus grands criminels que notre monde ait connu. Le mal absolu. Car, jusqu’à son dernier souffle, en 1979, il ne changera pas d’un iota dans ses convictions et son nazisme aveugle. Le tout en noir et blanc, ce qui donne une forme expressionniste, avec une narration éclatée, des allers-retours d’une époque à une autre, sans suivre la chronologie des événements. Ce n’est pas gênant, étant donné que l’on perçoit immédiatement à quelle époque on se trouve à chaque fois. Mais, une fois de plus, on ne peut que constater qu’une narration simple et linéaire aurait pu tout aussi bien fonctionner. Il s’agit donc du portrait d’un esprit rongé par l’absence complète de repentance, la paranoïa, l’auto-apitoiement et la certitude absolue d’avoir fait, selon lui, ce qui devait être fait. Quant aux quelques scènes colorisées de reconstitution, elles vous glacent les os jusqu’au plus profond de nous-mêmes. Un film plus que dérangeant qu’il faut pourtant voir.
D’abord parce que August Diehl, dans le rôle-titre, est absolument magistral. Il est entouré par un grand nombre de comédiens et comédiennes dont Maximilian Meyer-Bretschneider, Friederike Becht ou Henry Alexander, tous impeccables. Serebrennikov filme implacablement le néant moral, le délabrement psychique et physique, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien du personnage, si ce n'est un vulgaire squelette tripoté par des étudiants en médecine de l'université de São Paulo. Ce film retrace l’itinéraire d’un homme incapable d'ouvrir les yeux sur son passé allant jusqu’à l'irrationalité. Un symbole de la persistance du Mal qui devrait en faire réfléchir plus d’un.
Christian RZ
Christian RZ

95 abonnés 315 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2025
Le réconfort que livre le film est que le nazi Mengele aura passé sa vie à se cacher comme un rat. Mais l’horreur que distille aussi bien le film est que les ordures comme lui ont la vie dure et que jamais ils ne renoncent à leur idéologie mortifère.
Yetcha

1 095 abonnés 4 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2025
Un personnage historique majeur dans l'atrocité de la Shoah. Mengele est ici abordé sous un jour particulièrement risqué. Le choix du noir et blanc renforce la puissance du message avec les seuls passages en couleurs qui sont des flashbacks de la période de la guerre. Ceci mettant en évidence que Mengele considère cette période comme la meilleure de sa vie. Le fillm met en avant sa fuite permanente, sa fusion avec des gens qu'ils mérpisent et considère comme des sous-hommes. C'est très dérangeant mais très fort. Un film à voir sans hésitation.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Le livre d’Olivier Guez (Grasset, 2017), dont s’est inspiré Kirill Serebrennikov pour son film, était passionnant, tout comme la bande dessinée de Jörg Mailliet (2023), elle-même adaptée du roman. Il aurait été dommage qu’il n’en soit pas de même pour le film.
Le réalisateur de Leto et Limonov s’empare ici d’une des figures les plus fascinantes et les plus terrifiantes du nazisme : Josef Mengele, le médecin d’Auschwitz, qui réussit à échapper à ses juges pour se réfugier dans divers pays d’Amérique du Sud, notamment en Argentine et au Brésil, où il mourra presque tranquillement, au cours d’une baignade en mer.

Dans un noir et blanc superbe, très contrasté, aux noirs profonds — assez différent de celui de L’Étranger ou de Nouvelle Vague — le cinéaste russe nous plonge très vite dans un film à l’atmosphère aussi sombre que captivante. On y suit les traces du terrible médecin nazi, incarné avec justesse par l'acteur allemand August Diehl, à travers les différents moments qui ont marqué la seconde partie de son existence : ses années d’exil, ses rencontres avec d’anciens dignitaires nazis eux aussi réfugiés de l’autre côté de l’Atlantique, et les retrouvailles avec son fils venu le voir dans les derniers instants de sa vie pour tenter de comprendre.

Serebrennikov dresse le portrait d’un homme de plus en plus seul au fil des décennies, englué dans sa paranoïa, refusant jusqu’au bout d’admettre la moindre responsabilité. Trente années durant lesquelles le monstre change d’identité, enchaîne les petits métiers et survit dans une clandestinité teintée de délire. Avec une précision et un sens du cadre remarquables, le cinéaste signe un film à la fois fascinant et dérangeant, notamment lors des scènes — les seules en couleurs — qui montrent, à travers de petits films muets tournés en Super 8, le « boucher d’Auschwitz » et les médecins qui l’entouraient menant leurs expériences inhumaines sur des déportés, dans une ambiance effroyablement banale.

On passe ainsi deux heures aux côtés de ce psychopathe, dans un univers cauchemardesque et paranoïaque, par moment proche du film noir ou du film d’espionnage. Un film aussi qui interroge : comment un tel homme a-t-il pu échapper si longtemps à la justice ? Quel rapport un fils peut-il entretenir avec un père monstrueux ? Et comment un être humain peut-il continuer à s'accrocher à la vie en étant traqué et hanté par les fantômes de son passé ?
Rougi
Rougi

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 novembre 2025
Un film décevant surtout après avoir lu le roman de qualité d'Olivier Guez. Le film commence par une scène de nu totalement inapproprié . Le sont surtout des retours en arrière incessants . En effet, le roman captive car il montre bien la tension liée à la traque croissante de Mengele surtout à partir de la capture puis la pendaison d'Eichmann. Dès lors les nombreux flash back ne rendent pas compte de cette tension . Enfin il y a quelques scènes vraiment pénibles voulant rendre compte des atrocités d'Auschwitz qui s'imposaient d'autant moins que le sujet était la disparition de Mengele... Trop de longueurs. Pour autant le film n'est pas mauvais dans la mesure les acteurs , surtout l'acteur principal, jouent très bien et que les qualités des photos comme la musique sont biens.
Jade
Jade

1 abonné 87 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2025
« La Disparition de Josef Mengele » propose une immersion dans la tête du célèbre bourreau nazi, en montrant sa cavale et son déni. Le récit explore longuement la conscience du criminel, sans que l’ampleur de ses crimes et victimes n’ait été véritablement evoquée.
Dom Domi
Dom Domi

55 abonnés 366 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Le nazisme, cancer intellectuel dans lequel se sont perdus des multitudes d'individus et desquels on aurait pu imaginer que leur intelligence ait pu les protéger. Et bien non, non seulement, ils se sont fondus dans ce mouvement de pensée mortifère. Un médecin, parmi d'autres, a élaboré une activité inhumaine en trouvant des arguments pour la rendre possible et justifiée. La folie est devenue l'étalon de la vie. Ce film retrace le cheminement de ce cancer et avec quelle puissance il pollue à tout jamais les cerveaux malades
Yves G.

1 875 abonnés 4 106 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2025
Josef Mengele est tristement célèbre pour les crimes qu’il a commis à Auschwitz où ce médecin, obsédé par la gémellité, a pratiqué des expérimentations sur des prisonniers. Après la Seconde Guerre mondiale, il s’est réfugié en Amérique latine et s’y est caché jusqu’à sa mort en 1979. Le romancier strasbourgeois Olivier Guez a consacré un livre soigneusement documenté à sa longue cavale, couronné par le prix Renaudot en 2017.

Réalisateur russe exilé en Allemagne, Kirill Serebrennikov s’est emparé de ce roman pour évoquer à sa façon cette figure monstrueuse du XXe siècle. On y trouve les traits caractéristiques du réalisateur de "Leto", de "La Fièvre de Petrov", de "La Femme de Tchaïkovski" et de "Limonov" : l’usage très stylisé du noir et blanc – que viendra interrompre une seule scène en couleurs sur laquelle nous reviendrons – des plans-séquences d’une maîtrise époustouflante – tel celui d’un mariage organisé parmi la fine fleur de la diaspora nazie de Buenos Aires – une mise en scène enfiévrée….

Présenté à Cannes Première, une sélection parallèle créée en 2021, La Disparition de Josef Mengele a divisé la critique avant de décourager le public qui l’a boudé. Certains ont salué le souffle du réalisateur et le talent de son acteur principal, August Diehl (Une vie cachée), qui relève le défi d’interpréter Mengele à tous les âges de sa vie sans sombrer dans la caricature. J’aurais scrupule à ne pas leur donner raison. Mais d’autres s’interrogent sur le sens de ce biopic répétitif qui montre un homme habité par ses démons, encroûté dans ses certitudes que rien, pas même la visite de son fils et les questions légitimes que celui-ci lui pose, ne vient ébranler.

Le débat se focalise sur cette fameuse séquence en couleurs située au mitan du film. Il s’agit, nous dit-on, d’images tournées à Auschwitz par un officier SS avec sa caméra amateur. On y voit Mengele et ses collaborateurs procéder au tri des prisonniers à l’arrivée des convois de déportation, envoyant les plus fragiles à la chambre à gaz, en prélevant d’autres pour d’horribles expérimentations dont ils ne sortiront pas vivants. On le voit également opérer au bloc. La scène est ponctuée par un concert donné par un orchestre de nabots difformes. Elle crée, à dessein, le malaise. Exhibitionnisme malsain ? ou souci de montrer l’immontrable ?
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2025
La disparition de Josef Mengele est un grand film malade, le portrait crépusculaire d'un médecin nazi ayant réussi à fuir à l'étranger. Habité par son interprète principal, le film fasciné autant qu'il dérange laissant les couleurs aux scènes se déroulant dans les camps de la mort alors que la vie de Mengele est filmé en noir et blanc. Portrait d'un monstre si normal, le film évoque me récent La Zone d'intérêt mais préfère le récit d'espionnage au formalisme abstrait. Traqué Mengele réussira pourtant à traverser les frontières. Ce film n'est pas dépourvu de suspense et s'avère assez captivant une fois que les enjeux aient été présentés. Un film à voir et qui restera.
PATRICK A
PATRICK A

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 novembre 2025
Si l interprétation d August Diehl est impressionnante, et les images tres esthétiques, ce film me laisse sur un sentiment mitigé.

Le cheminement mental de Mengele n apporte pas grand chose. Selon lui, il n est Responsable de rien puisqu il était aux ordres de l idéologie et un parmi les autres membres du système ou de l organisation nazie. Monstre dénué d affect tant vis à vis de ses victimes que de sa famille, son fils en particulier.
L aspect intéressant/interpellant de ce film tient dans l attachements et la fidélité des nazis, ayant fui l Allemagne après la chute du régime hitlérien, à leurs doctrines et culte des surhommes aryens. Ainsi que la tolérance/complicité dont ils ont bénéficié dans certains pays.
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