Note moyenne
3,4
739 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
3 critiques
4
37 critiques
3
37 critiques
2
20 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Oeuvre magistrale, glaciale, comme son personnage principal incarné magistralement par DIEHL Les séquences en couleur correspondent aux horreurs filmées des activités à Auschwitz du médecin MENGELE. Et par contraste, la vie de ce monstre soit en Allemagne en 1956, soit en Argentine dans les années 1970 sont en Noir et Blanc. Edifiant et terrifiant !
Oeuvre magistrale, glaciale, comme son personnage principal incarné magistralement par DIEHL Les séquences en couleur correspondent aux horreurs filmées des activités à Auschwitz du médecin MENGELE. Et par contraste, la vie de ce monstre soit en Allemagne en 1956, soit en Argentine dans les années 1970 sont en Noir et Blanc. Edifiant et terrifiant !
August Diehl est parfait, une masterclass , rien à dire la dessus, mais le film est long, lourd, il ne se passe rien, c'est raté
J’avais lu le livre d’Olivier GUEZ il y a quelques années en arrière (en 2021) et ce livre m’avait énormément plu.
J’attendais donc la sortie de l’adaptation sur grand écran avec impatience. Je dois dire que je suis un peu resté sur ma fin concernant ce film. Je conseillerais plutôt de lire le romain plutôt que de visionner le film.
Cependant le film mérite le coup d’œil. Atmosphère pesante et morose, on se met facilement à la place de l’ancien officier SS qui doit vivre dans l’angoisse et la paranoïa en se sachant traqué.
J’attendais donc la sortie de l’adaptation sur grand écran avec impatience. Je dois dire que je suis un peu resté sur ma fin concernant ce film. Je conseillerais plutôt de lire le romain plutôt que de visionner le film.
Cependant le film mérite le coup d’œil. Atmosphère pesante et morose, on se met facilement à la place de l’ancien officier SS qui doit vivre dans l’angoisse et la paranoïa en se sachant traqué.
Le fantomatique Mengele de fin de vie ressuscité, au travers de cette ombre on parcourt sa vie avec de nombreux flashbacks piochés de manière non chronologiques, le film est instructif non seulement sur le meurtrier nazi mais aussi sur les autres coupables non inculpés post guerre. Une réalisation et une interprétation du rôle principal rendent le film impactant, bel exercice cinématographique.
Avec "La Disparition de Josef Mengele", Kirill Serebrennikov choisit de ne pas filmer l’horreur des camps, mais l’après : la fuite, l’effacement, la survie presque banale d’un des pires criminels nazis. Le film le suit de l’Europe à l’Amérique du Sud, dans une errance faite de cachettes, de faux noms et de paranoïa permanente. Serebrennikov s’intéresse moins à la cavale en tant que thriller qu’à l’état mental d’un homme hanté, ou non, par ses crimes. La question du remords plane constamment, sans jamais trouver de réponse claire, ce qui constitue à la fois la force et la limite du film.
Tout commence à São Paulo où les restes de Josef Mengele sont utilisés pour enseigner à des étudiants en médecine surpris de voir son squelette dans leur pays. Une introduction avant de revenir sur sa longue cavale en Amérique du Sud avec la complicité des gouvernements locaux après la défaite de l'Allemagne. "Das Verschwinden des Josef Mengele" bascule entre deux périodes avec un Mengele fugitif et paranoïaque, et quelques années plus tard, un Mengele proche de la fin qui est questionné par son fils. Si sa nouvelle vie n'est pas très intéressante, le contexte l'est. On ne le quitte jamais des yeux, mais il est question de sa traque ratée, de ses crimes odieux à travers une longue séquence très graphique, ou encore de la perte d'influence des nazis qui le réduit à un simple vieillard sénile. Le problème est que tout ceci est raconté de façon décousue et sans grande substance. Les bons moments se font trop rares tandis que les personnages ne dégagent pas grand-chose à part, évidemment, Mengele qui est montré comme un homme amer qui s'accroche à un monde disparu. August Diehl est bon dans ce rôle, mais il est bien trop seul. Finalement, c'est un film moyen, plat et trop superficiel.
Si l'Histoire n'était pas passée avec son lot d'horreurs, le personnage de Mengele aurait-il pu être créé par le 7ème art? Sur une photographie N&B, d'incessants aller-retours spaciaux temporels, "l'ange de la mort" est raconté telle une autopsie mentale entre fuite paranoïaque, déni d'un "passé qui n'existe pas". En outre, il y a bien le constat politique de la complicité de certains pays d'Amérique du sud laissant vivre tout un microcosme organisé d'ex nazis. Dérangeant, décontenançant, le spectateur s'égare et stagne parfois stoïque aussi. On ne peut que saluer l'interprétation puissante d'A. Diehl dans cette évocation historique.
Kirill Serebrennikov aime alterner entre la musique et l'histoire. Il passe donc de Tchaïkovski à Mengele. Guère de point commun si ce n'est celui de la complexité des liens familiaux. La folie de la femme pour le premier et l'incompréhension du fils pour ce film. Car Serebrennikov ne fait pas le biopic du monstre d'Auschwitz. Scalpel en main, il extrait les parties cachées de sa vie d'après et gratte sur ces pathétiques morceaux de vie pour voir s'il reste un peu de sang sur la mémoire de ce qui fut commis. Entre l'oubli, le déni et le regret, c'est un vieillard cynique que filme le réalisateur russe. Où se cache le mal ? Le mal est-il soluble dans le temps et l'espace ? Serebrennikov apporte ses réponses.
Violent mais brillant.
Violent mais brillant.
Adapté du roman éponyme d'Olivier Guez, ce film tourné en noir et blanc joue sur la chronologie de la cavale de celui que l'on a surnommé "L'Ange de la Mort", Josef Mengele. L'action se situe dans un climat tendu, à la limite de la paranoïa, nous faisant voyager de planque en planque au gré des recherches pour mettre la main sur ce criminel nazi. Là où Kiril Serebrennikov ("Limonov") est réellement percutant, c'est quand il filme cet homme âgé inversant pratiquement les rôles, passant de bourreau à victime. Ce portrait de cette personne qui n'affiche aucun remords est assez percutant, montrant le pire de l'âme humaine. Instructif.
Je n'ai pas réussi à apprécier ce film et son univers. Je comprends que beaucoup l'admire car il représente bien la personnalité de Mengele, cependant, je trouve qu'à vouloir trop de négativité, sans développer aucun autres personnages réellement enlève beaucoup au plaisir du spectateur d'un film comme celui-ci.
Ces type de film sont préférables en documentaire selon moi comme par exemple "5 septembre" que je n'ai pas réellement apprécié. Le seul point positif à relever serait la facilité qu'on a à se représenter la noirceur du personnage, la haine qui l'occupe. On ressort de ce film en haïssant le personnage et en n'éprouvant aucune peine pour son sort. On peut dire finalement que sa fin de vie équivaut à la peine de mort avec un degré de pénibilité plus élevé encore, ce qui selon est l'un des messages de ce film.
Ces type de film sont préférables en documentaire selon moi comme par exemple "5 septembre" que je n'ai pas réellement apprécié. Le seul point positif à relever serait la facilité qu'on a à se représenter la noirceur du personnage, la haine qui l'occupe. On ressort de ce film en haïssant le personnage et en n'éprouvant aucune peine pour son sort. On peut dire finalement que sa fin de vie équivaut à la peine de mort avec un degré de pénibilité plus élevé encore, ce qui selon est l'un des messages de ce film.
Glaçant
Deux bonnes raisons de voir ce film historique. D’abord la qualité du réalisateur, Kirill Serebrennikov – Le disciple, Leto, Limonov la ballade – et l’importance du sujet qui porte sur un des plus grands criminels de l’Histoire, surnommé « L’ange de la mort ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Josef Mengele, le médecin nazi du camp d’Auschwitz, parvient à s’enfuir en Amérique du Sud pour refaire sa vie dans la clandestinité. De Buenos Aires au Paraguay, en passant par le Brésil, il va organiser méthodiquement sa disparition pour échapper à toute forme de procès. Un pamphlet de 136 minutes contre le négationnisme. D’utilité publique.
Adaptation du roman éponyme d’Olivier Guez, Prix Renaudot 2017, ce film ne peut laisser indifférent, ce biopic laisse un fort goût d’écœurement, de rage et de tristesse absolue, car il nous demande de suivre pas à pas un des plus grands criminels que notre monde ait connu. Le mal absolu. Car, jusqu’à son dernier souffle, en 1979, il ne changera pas d’un iota dans ses convictions et son nazisme aveugle. Le tout en noir et blanc, ce qui donne une forme expressionniste, avec une narration éclatée, des allers-retours d’une époque à une autre, sans suivre la chronologie des événements. Ce n’est pas gênant, étant donné que l’on perçoit immédiatement à quelle époque on se trouve à chaque fois. Mais, une fois de plus, on ne peut que constater qu’une narration simple et linéaire aurait pu tout aussi bien fonctionner. Il s’agit donc du portrait d’un esprit rongé par l’absence complète de repentance, la paranoïa, l’auto-apitoiement et la certitude absolue d’avoir fait, selon lui, ce qui devait être fait. Quant aux quelques scènes colorisées de reconstitution, elles vous glacent les os jusqu’au plus profond de nous-mêmes. Un film plus que dérangeant qu’il faut pourtant voir.
D’abord parce que August Diehl, dans le rôle-titre, est absolument magistral. Il est entouré par un grand nombre de comédiens et comédiennes dont Maximilian Meyer-Bretschneider, Friederike Becht ou Henry Alexander, tous impeccables. Serebrennikov filme implacablement le néant moral, le délabrement psychique et physique, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien du personnage, si ce n'est un vulgaire squelette tripoté par des étudiants en médecine de l'université de São Paulo. Ce film retrace l’itinéraire d’un homme incapable d'ouvrir les yeux sur son passé allant jusqu’à l'irrationalité. Un symbole de la persistance du Mal qui devrait en faire réfléchir plus d’un.
Deux bonnes raisons de voir ce film historique. D’abord la qualité du réalisateur, Kirill Serebrennikov – Le disciple, Leto, Limonov la ballade – et l’importance du sujet qui porte sur un des plus grands criminels de l’Histoire, surnommé « L’ange de la mort ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Josef Mengele, le médecin nazi du camp d’Auschwitz, parvient à s’enfuir en Amérique du Sud pour refaire sa vie dans la clandestinité. De Buenos Aires au Paraguay, en passant par le Brésil, il va organiser méthodiquement sa disparition pour échapper à toute forme de procès. Un pamphlet de 136 minutes contre le négationnisme. D’utilité publique.
Adaptation du roman éponyme d’Olivier Guez, Prix Renaudot 2017, ce film ne peut laisser indifférent, ce biopic laisse un fort goût d’écœurement, de rage et de tristesse absolue, car il nous demande de suivre pas à pas un des plus grands criminels que notre monde ait connu. Le mal absolu. Car, jusqu’à son dernier souffle, en 1979, il ne changera pas d’un iota dans ses convictions et son nazisme aveugle. Le tout en noir et blanc, ce qui donne une forme expressionniste, avec une narration éclatée, des allers-retours d’une époque à une autre, sans suivre la chronologie des événements. Ce n’est pas gênant, étant donné que l’on perçoit immédiatement à quelle époque on se trouve à chaque fois. Mais, une fois de plus, on ne peut que constater qu’une narration simple et linéaire aurait pu tout aussi bien fonctionner. Il s’agit donc du portrait d’un esprit rongé par l’absence complète de repentance, la paranoïa, l’auto-apitoiement et la certitude absolue d’avoir fait, selon lui, ce qui devait être fait. Quant aux quelques scènes colorisées de reconstitution, elles vous glacent les os jusqu’au plus profond de nous-mêmes. Un film plus que dérangeant qu’il faut pourtant voir.
D’abord parce que August Diehl, dans le rôle-titre, est absolument magistral. Il est entouré par un grand nombre de comédiens et comédiennes dont Maximilian Meyer-Bretschneider, Friederike Becht ou Henry Alexander, tous impeccables. Serebrennikov filme implacablement le néant moral, le délabrement psychique et physique, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien du personnage, si ce n'est un vulgaire squelette tripoté par des étudiants en médecine de l'université de São Paulo. Ce film retrace l’itinéraire d’un homme incapable d'ouvrir les yeux sur son passé allant jusqu’à l'irrationalité. Un symbole de la persistance du Mal qui devrait en faire réfléchir plus d’un.
Le réconfort que livre le film est que le nazi Mengele aura passé sa vie à se cacher comme un rat. Mais l’horreur que distille aussi bien le film est que les ordures comme lui ont la vie dure et que jamais ils ne renoncent à leur idéologie mortifère.
Un personnage historique majeur dans l'atrocité de la Shoah. Mengele est ici abordé sous un jour particulièrement risqué. Le choix du noir et blanc renforce la puissance du message avec les seuls passages en couleurs qui sont des flashbacks de la période de la guerre. Ceci mettant en évidence que Mengele considère cette période comme la meilleure de sa vie. Le fillm met en avant sa fuite permanente, sa fusion avec des gens qu'ils mérpisent et considère comme des sous-hommes. C'est très dérangeant mais très fort. Un film à voir sans hésitation.
Le livre d’Olivier Guez (Grasset, 2017), dont s’est inspiré Kirill Serebrennikov pour son film, était passionnant, tout comme la bande dessinée de Jörg Mailliet (2023), elle-même adaptée du roman. Il aurait été dommage qu’il n’en soit pas de même pour le film.
Le réalisateur de Leto et Limonov s’empare ici d’une des figures les plus fascinantes et les plus terrifiantes du nazisme : Josef Mengele, le médecin d’Auschwitz, qui réussit à échapper à ses juges pour se réfugier dans divers pays d’Amérique du Sud, notamment en Argentine et au Brésil, où il mourra presque tranquillement, au cours d’une baignade en mer.
Dans un noir et blanc superbe, très contrasté, aux noirs profonds — assez différent de celui de L’Étranger ou de Nouvelle Vague — le cinéaste russe nous plonge très vite dans un film à l’atmosphère aussi sombre que captivante. On y suit les traces du terrible médecin nazi, incarné avec justesse par l'acteur allemand August Diehl, à travers les différents moments qui ont marqué la seconde partie de son existence : ses années d’exil, ses rencontres avec d’anciens dignitaires nazis eux aussi réfugiés de l’autre côté de l’Atlantique, et les retrouvailles avec son fils venu le voir dans les derniers instants de sa vie pour tenter de comprendre.
Serebrennikov dresse le portrait d’un homme de plus en plus seul au fil des décennies, englué dans sa paranoïa, refusant jusqu’au bout d’admettre la moindre responsabilité. Trente années durant lesquelles le monstre change d’identité, enchaîne les petits métiers et survit dans une clandestinité teintée de délire. Avec une précision et un sens du cadre remarquables, le cinéaste signe un film à la fois fascinant et dérangeant, notamment lors des scènes — les seules en couleurs — qui montrent, à travers de petits films muets tournés en Super 8, le « boucher d’Auschwitz » et les médecins qui l’entouraient menant leurs expériences inhumaines sur des déportés, dans une ambiance effroyablement banale.
On passe ainsi deux heures aux côtés de ce psychopathe, dans un univers cauchemardesque et paranoïaque, par moment proche du film noir ou du film d’espionnage. Un film aussi qui interroge : comment un tel homme a-t-il pu échapper si longtemps à la justice ? Quel rapport un fils peut-il entretenir avec un père monstrueux ? Et comment un être humain peut-il continuer à s'accrocher à la vie en étant traqué et hanté par les fantômes de son passé ?
Le réalisateur de Leto et Limonov s’empare ici d’une des figures les plus fascinantes et les plus terrifiantes du nazisme : Josef Mengele, le médecin d’Auschwitz, qui réussit à échapper à ses juges pour se réfugier dans divers pays d’Amérique du Sud, notamment en Argentine et au Brésil, où il mourra presque tranquillement, au cours d’une baignade en mer.
Dans un noir et blanc superbe, très contrasté, aux noirs profonds — assez différent de celui de L’Étranger ou de Nouvelle Vague — le cinéaste russe nous plonge très vite dans un film à l’atmosphère aussi sombre que captivante. On y suit les traces du terrible médecin nazi, incarné avec justesse par l'acteur allemand August Diehl, à travers les différents moments qui ont marqué la seconde partie de son existence : ses années d’exil, ses rencontres avec d’anciens dignitaires nazis eux aussi réfugiés de l’autre côté de l’Atlantique, et les retrouvailles avec son fils venu le voir dans les derniers instants de sa vie pour tenter de comprendre.
Serebrennikov dresse le portrait d’un homme de plus en plus seul au fil des décennies, englué dans sa paranoïa, refusant jusqu’au bout d’admettre la moindre responsabilité. Trente années durant lesquelles le monstre change d’identité, enchaîne les petits métiers et survit dans une clandestinité teintée de délire. Avec une précision et un sens du cadre remarquables, le cinéaste signe un film à la fois fascinant et dérangeant, notamment lors des scènes — les seules en couleurs — qui montrent, à travers de petits films muets tournés en Super 8, le « boucher d’Auschwitz » et les médecins qui l’entouraient menant leurs expériences inhumaines sur des déportés, dans une ambiance effroyablement banale.
On passe ainsi deux heures aux côtés de ce psychopathe, dans un univers cauchemardesque et paranoïaque, par moment proche du film noir ou du film d’espionnage. Un film aussi qui interroge : comment un tel homme a-t-il pu échapper si longtemps à la justice ? Quel rapport un fils peut-il entretenir avec un père monstrueux ? Et comment un être humain peut-il continuer à s'accrocher à la vie en étant traqué et hanté par les fantômes de son passé ?
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse