La Disparition de Josef Mengele
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Christian RZ
Christian RZ

83 abonnés 226 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2025
Le réconfort que livre le film est que le nazi Mengele aura passé sa vie à se cacher comme un rat. Mais l’horreur que distille aussi bien le film est que les ordures comme lui ont la vie dure et que jamais ils ne renoncent à leur idéologie mortifère.
Yetcha

1 077 abonnés 4 698 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2025
Un personnage historique majeur dans l'atrocité de la Shoah. Mengele est ici abordé sous un jour particulièrement risqué. Le choix du noir et blanc renforce la puissance du message avec les seuls passages en couleurs qui sont des flashbacks de la période de la guerre. Ceci mettant en évidence que Mengele considère cette période comme la meilleure de sa vie. Le fillm met en avant sa fuite permanente, sa fusion avec des gens qu'ils mérpisent et considère comme des sous-hommes. C'est très dérangeant mais très fort. Un film à voir sans hésitation.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Le livre d’Olivier Guez (Grasset, 2017), dont s’est inspiré Kirill Serebrennikov pour son film, était passionnant, tout comme la bande dessinée de Jörg Mailliet (2023), elle-même adaptée du roman. Il aurait été dommage qu’il n’en soit pas de même pour le film.
Le réalisateur de Leto et Limonov s’empare ici d’une des figures les plus fascinantes et les plus terrifiantes du nazisme : Josef Mengele, le médecin d’Auschwitz, qui réussit à échapper à ses juges pour se réfugier dans divers pays d’Amérique du Sud, notamment en Argentine et au Brésil, où il mourra presque tranquillement, au cours d’une baignade en mer.

Dans un noir et blanc superbe, très contrasté, aux noirs profonds — assez différent de celui de L’Étranger ou de Nouvelle Vague — le cinéaste russe nous plonge très vite dans un film à l’atmosphère aussi sombre que captivante. On y suit les traces du terrible médecin nazi, incarné avec justesse par l'acteur allemand August Diehl, à travers les différents moments qui ont marqué la seconde partie de son existence : ses années d’exil, ses rencontres avec d’anciens dignitaires nazis eux aussi réfugiés de l’autre côté de l’Atlantique, et les retrouvailles avec son fils venu le voir dans les derniers instants de sa vie pour tenter de comprendre.

Serebrennikov dresse le portrait d’un homme de plus en plus seul au fil des décennies, englué dans sa paranoïa, refusant jusqu’au bout d’admettre la moindre responsabilité. Trente années durant lesquelles le monstre change d’identité, enchaîne les petits métiers et survit dans une clandestinité teintée de délire. Avec une précision et un sens du cadre remarquables, le cinéaste signe un film à la fois fascinant et dérangeant, notamment lors des scènes — les seules en couleurs — qui montrent, à travers de petits films muets tournés en Super 8, le « boucher d’Auschwitz » et les médecins qui l’entouraient menant leurs expériences inhumaines sur des déportés, dans une ambiance effroyablement banale.

On passe ainsi deux heures aux côtés de ce psychopathe, dans un univers cauchemardesque et paranoïaque, par moment proche du film noir ou du film d’espionnage. Un film aussi qui interroge : comment un tel homme a-t-il pu échapper si longtemps à la justice ? Quel rapport un fils peut-il entretenir avec un père monstrueux ? Et comment un être humain peut-il continuer à s'accrocher à la vie en étant traqué et hanté par les fantômes de son passé ?
Rougi
Rougi

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 novembre 2025
Un film décevant surtout après avoir lu le roman de qualité d'Olivier Guez. Le film commence par une scène de nu totalement inapproprié . Le sont surtout des retours en arrière incessants . En effet, le roman captive car il montre bien la tension liée à la traque croissante de Mengele surtout à partir de la capture puis la pendaison d'Eichmann. Dès lors les nombreux flash back ne rendent pas compte de cette tension . Enfin il y a quelques scènes vraiment pénibles voulant rendre compte des atrocités d'Auschwitz qui s'imposaient d'autant moins que le sujet était la disparition de Mengele... Trop de longueurs. Pour autant le film n'est pas mauvais dans la mesure les acteurs , surtout l'acteur principal, jouent très bien et que les qualités des photos comme la musique sont biens.
Jade
Jade

1 abonné 64 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2025
« La Disparition de Josef Mengele » propose une immersion dans la tête du célèbre bourreau nazi, en montrant sa cavale et son déni. Le récit explore longuement la conscience du criminel, sans que l’ampleur de ses crimes et victimes n’ait été véritablement evoquée.
Dom Domi
Dom Domi

53 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Le nazisme, cancer intellectuel dans lequel se sont perdus des multitudes d'individus et desquels on aurait pu imaginer que leur intelligence ait pu les protéger. Et bien non, non seulement, ils se sont fondus dans ce mouvement de pensée mortifère. Un médecin, parmi d'autres, a élaboré une activité inhumaine en trouvant des arguments pour la rendre possible et justifiée. La folie est devenue l'étalon de la vie. Ce film retrace le cheminement de ce cancer et avec quelle puissance il pollue à tout jamais les cerveaux malades
Yves G.

1 814 abonnés 3 946 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2025
Josef Mengele est tristement célèbre pour les crimes qu’il a commis à Auschwitz où ce médecin, obsédé par la gémellité, a pratiqué des expérimentations sur des prisonniers. Après la Seconde Guerre mondiale, il s’est réfugié en Amérique latine et s’y est caché jusqu’à sa mort en 1979. Le romancier strasbourgeois Olivier Guez a consacré un livre soigneusement documenté à sa longue cavale, couronné par le prix Renaudot en 2017.

Réalisateur russe exilé en Allemagne, Kirill Serebrennikov s’est emparé de ce roman pour évoquer à sa façon cette figure monstrueuse du XXe siècle. On y trouve les traits caractéristiques du réalisateur de "Leto", de "La Fièvre de Petrov", de "La Femme de Tchaïkovski" et de "Limonov" : l’usage très stylisé du noir et blanc – que viendra interrompre une seule scène en couleurs sur laquelle nous reviendrons – des plans-séquences d’une maîtrise époustouflante – tel celui d’un mariage organisé parmi la fine fleur de la diaspora nazie de Buenos Aires – une mise en scène enfiévrée….

Présenté à Cannes Première, une sélection parallèle créée en 2021, La Disparition de Josef Mengele a divisé la critique avant de décourager le public qui l’a boudé. Certains ont salué le souffle du réalisateur et le talent de son acteur principal, August Diehl (Une vie cachée), qui relève le défi d’interpréter Mengele à tous les âges de sa vie sans sombrer dans la caricature. J’aurais scrupule à ne pas leur donner raison. Mais d’autres s’interrogent sur le sens de ce biopic répétitif qui montre un homme habité par ses démons, encroûté dans ses certitudes que rien, pas même la visite de son fils et les questions légitimes que celui-ci lui pose, ne vient ébranler.

Le débat se focalise sur cette fameuse séquence en couleurs située au mitan du film. Il s’agit, nous dit-on, d’images tournées à Auschwitz par un officier SS avec sa caméra amateur. On y voit Mengele et ses collaborateurs procéder au tri des prisonniers à l’arrivée des convois de déportation, envoyant les plus fragiles à la chambre à gaz, en prélevant d’autres pour d’horribles expérimentations dont ils ne sortiront pas vivants. On le voit également opérer au bloc. La scène est ponctuée par un concert donné par un orchestre de nabots difformes. Elle crée, à dessein, le malaise. Exhibitionnisme malsain ? ou souci de montrer l’immontrable ?
Fabien D
Fabien D

212 abonnés 1 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2025
La disparition de Josef Mengele est un grand film malade, le portrait crépusculaire d'un médecin nazi ayant réussi à fuir à l'étranger. Habité par son interprète principal, le film fasciné autant qu'il dérange laissant les couleurs aux scènes se déroulant dans les camps de la mort alors que la vie de Mengele est filmé en noir et blanc. Portrait d'un monstre si normal, le film évoque me récent La Zone d'intérêt mais préfère le récit d'espionnage au formalisme abstrait. Traqué Mengele réussira pourtant à traverser les frontières. Ce film n'est pas dépourvu de suspense et s'avère assez captivant une fois que les enjeux aient été présentés. Un film à voir et qui restera.
PATRICK A
PATRICK A

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 novembre 2025
Si l interprétation d August Diehl est impressionnante, et les images tres esthétiques, ce film me laisse sur un sentiment mitigé.

Le cheminement mental de Mengele n apporte pas grand chose. Selon lui, il n est Responsable de rien puisqu il était aux ordres de l idéologie et un parmi les autres membres du système ou de l organisation nazie. Monstre dénué d affect tant vis à vis de ses victimes que de sa famille, son fils en particulier.
L aspect intéressant/interpellant de ce film tient dans l attachements et la fidélité des nazis, ayant fui l Allemagne après la chute du régime hitlérien, à leurs doctrines et culte des surhommes aryens. Ainsi que la tolérance/complicité dont ils ont bénéficié dans certains pays.
Corinne76100
Corinne76100

85 abonnés 589 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2025
Film assez convenu dans sa réalisation, mais sous forme de séquences-puzzle. Heureusement, peu de scènes se passent à Auschwitz. Tout se passe après le fuite de ce personnage abject, qui ne se remet pas en question et qui a fini sa vie dans la peur. Film plutôt intéressant.
Babou
Babou

9 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Un film magistral pour montrer cette "banalité du mal", ce microcosme d'anciens nazis enfermés dans leurs convictions. Le réalisateur a fait le choix du noir et blanc pour la période post guerre et de la couleur pour celle de la période de la Seconde Guerre mondiale. La couleur mise en musique pour révéler la crudité de l'horreur, il fallait y penser. Comme pour "la zone d'intérêt", le spectateur se doit de voir l'indicible, l'insoutenable, sans distance. L'interprétation d'August Diehl laisse sans voix. Un film fort à l'esthétique soignée pour un sujet lourd. Où se cache la part d'humanité chez Joseph Mengele ? Le nazi inflexible et sans remord est toujours présent chez le vieillard geignard. Les années ont passé mais n'ont pas apporté la moindre remise en question.
cdo
cdo

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
Biopic utile et intéressant pour mieux connaître la vie de Mengele après la 2e guerre mondiale et que beaucoup de monde était/est mouillé, mais pas mal de longueurs avec le risque de s'apitoyer sur son sort...
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2025
Il ne s’agit pas du premier film sur un criminel nazi, le sujet ayant été abordé, par exemple, dans « Marathon man » (1976) de John Schlesinger où le Dr Christian Szell, joué par Laurence Olivier, était (déjà) inspiré de Josef Mengele, « Le médecin de famille » (2013) de Lucia Puenzo, se déroulant en 1960 à San Carlos de Bariloche (Argentine) et « HHhH » (2017) de Cédric Jimenez, sur Reinhard Heydrich, principal organisateur de la « solution finale », également sujet du film « Les bourreaux meurent aussi » (1943) de Fritz Lang. A partir du livre éponyme (prix Renaudot 2017) du Français Olivier Guez, le cinéaste russe a fait le choix d’une narration non chronologique avec de nombreux flash-backs : Josef Mengele a séjourné en Argentine au Paraguay, au Brésil , et même en Allemagne (à Guntzbourg, sa ville natale, en Bavière, en 1956]. Ce choix met à distance le spectateur un peu perdu, moins touché par la lente déchéance de ce personnage abject, s spoiler: ans remords, considérant avoir fait son devoir, comparant les Juifs à des moustiques et n’acceptant pas la justice
. Son état mental s’est dégradé, surtout après l’arrestation d’Adolf Eichmann (responsable de la logistique de la « solution finale » et ayant échappé au procès de Nuremberg en 1945/46) en mai 1960 à Buenos-Aires et son exécution en avril 1961 à Jérusalem, sombrant alors dans la paranoïa voire la folie. Il est dommage que son arrestation par les Américains en juin 1945, sa fuite d’Allemagne en avril 1949 et son arrivée en Argentine en juillet 1949, ne soient même pas évoquées. L’aspect désordonné de la narration est, peut-être, une tentative du cinéaste d’illustrer l’état mental de Mengele, voire de montrer son insignifiance (malgré ses crimes atroces), dès la 1ère scène du film (2023), spoiler: puisqu’il ne reste de lui, qu’un squelette au département d’anatomie de l’université de médecine de São Paulo (Brésil)
. Le réalisateur a fait le choix du noir & blanc (belle photographie, façon thriller en ville et poisseuse à la campagne), avec de nombreux plans-séquence, et de la couleur, uniquement pour 2 scènes, spoiler: l’une de jeunesse où Mengele est avec sa 1ère femme, Irène, et l’autre, au camp d’extermination d’Auschwitz où il était médecin et surnommé « L’ange de la mort », fasciné par les jumeaux, images rendant mal à l’aise (archives ou reconstitution ?)
mais témoignant d’une vérité crue ( spoiler: arrivée des convois, examen des hommes difformes avant leur assassinat et leur autopsie
) qu’il ne faut pas oublier ( spoiler: les étudiants en médecine de São Paulo n’avaient jamais entendu parler de Josef Mengele
). Enfin, à souligner la prodigieuse interprétation de l’acteur allemand August Diehl (49 ans) dans le rôle-titre, tant par son jeu totalement habité que par ses modifications physiques au cours du temps.
cédric l.
cédric l.

20 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2025
Kirill Serebrennikov raconte la vie fugitive de 'l'Ange de la Mort" : Josef Mengele. Un film qui nous tient en haleine, tant on ressent cette tension de tous les instants que le personnage central subit tout au long du film. August Diehl est juste EXCEPTIONNEL dans le rôle. Une performance qui dépasse de loin tout ce que j'ai vu cette année au cinéma.
Alain
Alain

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2025
Adapter au cinéma le roman d'Olivier Guez, sur les années de fuite de ce tortionnaire nazi, n'était sans doute pas un exercice facile. Mais que ce film se perd en longueurs..., perdant parfois de son intensité. Sinon, le choix d'un film froid, à l'état brut, sans couleur, était judicieux. Je ne regrette pas, malgré tout, de l'avoir vu.
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