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Josef Mengele ou le médecin nazi le plus monstrueux du camp d’Auschwitz qui a réussi à s’enfuir en Amérique du Sud pour y vivre une nouvelle vie. Ce mec sera passé dans les mailles du filet pour vivre vieux et pas si mal finalement… Ce projet narratif reste intéressant, et le noir et blanc apporte une touche encore plus pesante. C’est important de voir à quel point les « expériences » médicales étaient immondes. Après le film reste assez lourd mais aussi pas mega emballant… August Diehl reste assez flippant comme personnage.
Exilé à Berlin depuis quelques années, le dissident russe Kirill Serebrennikov publie avec régularité ses films qui ont tous les honneurs du Festival de Cannes, même s’il était relégué à la section Cannes Premières pour l’édition 2025. Le cinéaste poursuit, à la manière de Pablo Larraín, une filmographie majoritairement biographique s’intéressant à des figures complexes et malmenées par l’Histoire. Après les rockeurs des années 80 de Leto, La femme de Tchaïkovski et Limonov, il adapte La Disparition de Joseph Mengele, publié en 2017 par Olivier Guez, livre-enquête glaçant sur la cavale du médecin d’Auschwitz, l’un des criminels impunis étant parvenu à s’expatrier en Argentine puis au Brésil, où il mourra sans jamais avoir été inquiété. Qui connait le cinéma de Serebrennikov sait qu’il ne faut pas s’attendre à un portrait académique, l’auteur explorant avec ambiguïté ses personnages, entre fascination et répulsion. Il s’attaque ici à une figure ayant généré son lot de fantasmes malsains, Mengele représentant l’archétype du Mal dans son association de la barbarie et la froideur clinique, dans ses expérimentations sur les sujets à qui on avait ôté toute humanité.
Ce film c est le portrait d un monstre. Un monstre en fuite, traqué mais qui ne bouge pas d un iota sur sa doctrine et la conviction qu il n a rien fait de mal. En alternant les périodes de sa fuite en Amérique du Sud le film nous montre que la seule chose qui change c est le monde autour de lui. Filmé dans un superbe noir et blanc avec une caméra incisive qui décortique son personnage, c est un film dur qui retourne par moment les tripes mais qui montre la persistance de l horreur.
Je suis un peu partagé sur ce film, car en même temps le personnage de Mangele absorbe complètement notre attention à travers l’horreur que représente ce personnage. Car certes il incarne l’Allemagbe nazie, mais dans certaines de ces phrases, il montre bien l’hypocrisie suite à la défaite de l’Allemagne faisant de Mengele l’un des grands coupables (à juste titre!) alors qu’à l’époque beaucoup de personnes y compris en dehors de l’Allemagne s’en frottaient les mains. L’opposition entre Mengele et son fils est à ce titre passionnante ! En revanche, une fois que j’ai dit ça, je suis plus déçu du film sur sa forme car je l’ai trouvé beaucoup trop long et pas bien rythmé, avec une mise en scène souvent trop plate. Heureusement la photographie en noir et blanc est très belle ! Bref, un plutôt bon film
Adaptation du biopic signé Olivier Guez et présenté à Cannes, ce biopic sur l'"ange de la mort", le fameux docteur boucher des nazis est une oeuvre qui est indispensable mais dont le traitement ne laisse pas passer le message. Au final, tout repose sur la disparition en Amérique du Sud mais malheureusement cette aprtie n'a rien de romanesque et sombre vite dans des discours et des dialogues interminables.
Un film noir et dérangeant, esthétiquement très bons mais qui peine à trouver une bonne fin malgré une première heure de qualité.
austere,froid,dérangeant .Un peu trop romancè et glauque pour cet être ignoble ê bien interprété.
Personne ne doute que Mengele ait été un ignoble personnage. Toutefois, ce film nous laisse sur notre faim car, s'il montre les soutiens dont il a bénéficié et rappelle que nombre de dignitaires nazis s'en sont tirés après la guerre, on aurait aimé qu'il jette un regard un peu plus pointu sur les Etats d'Amérique latine qui les ont accueillis et la façon dont certains ont été utilisés, non seulement par les dictatures, mais par la CIA et le Mossad. Par ailleurs, s'il est très beau formellement, avec une image magnifique parfois proche de l'expressionnisme allemand et des films noirs, il est tout de même répétitif et un peu long. On a l'impression d'assister davantage à un exercice de style qu'à l'analyse de la trajectoire d'un bourreau monstrueux. On aurait aussi aimé en savoir un peu plus sur le fils. De ce spectacle glacé et parfois fascinant, il ne reste au final pas grand chose...
Le sujet sur cet épouvantable personnage pouvait être intéressant, mais la mise en scène assez austère suscite assez vite l’ennui et on se rend rapidement compte que la vie de ce criminel a la fin de la guerre n’a en fait pas grand intérêt…
Dans La Disparition de Josef Mengele, ce qui m’a le plus marqué, c’est la manière dont le film explore la fuite d’un homme confronté à son passé sans jamais vraiment pouvoir y échapper. On suit un personnage qui tente de survivre en effaçant ce qu’il a été, mais dont l’histoire le rattrape constamment.
Ce qui est intéressant, c’est que le film ne se limite pas à raconter une traque ou une fuite physique. Il met surtout en avant une fuite intérieure : celle d’un homme incapable de faire face à la responsabilité de ses actes. Cela pose une question forte : peut-on vraiment échapper à soi-même ?
Le film montre aussi que le passé n’est pas quelque chose que l’on peut simplement laisser derrière soi. Même dans le silence, même dans l’oubli forcé ou volontaire, il continue d’exister et de peser sur le présent. Cela crée une tension constante entre ce que le personnage veut devenir et ce qu’il est réellement.
En tant que future actrice, je trouve que ce film est intéressant parce qu’il montre qu’un personnage peut être construit sur la contradiction entre apparence et vérité intérieure. Le jeu ne consiste pas seulement à montrer ce que le personnage fait, mais aussi ce qu’il fuit.
Au fond, La Disparition de Josef Mengele montre que l’identité est indissociable de la mémoire, et que fuir le passé ne permet jamais vraiment de s’en libérer.
Ce qui est intéressant, c’est que le film ne se limite pas à raconter une traque ou une fuite physique. Il met surtout en avant une fuite intérieure : celle d’un homme incapable de faire face à la responsabilité de ses actes. Cela pose une question forte : peut-on vraiment échapper à soi-même ?
Le film montre aussi que le passé n’est pas quelque chose que l’on peut simplement laisser derrière soi. Même dans le silence, même dans l’oubli forcé ou volontaire, il continue d’exister et de peser sur le présent. Cela crée une tension constante entre ce que le personnage veut devenir et ce qu’il est réellement.
En tant que future actrice, je trouve que ce film est intéressant parce qu’il montre qu’un personnage peut être construit sur la contradiction entre apparence et vérité intérieure. Le jeu ne consiste pas seulement à montrer ce que le personnage fait, mais aussi ce qu’il fuit.
Au fond, La Disparition de Josef Mengele montre que l’identité est indissociable de la mémoire, et que fuir le passé ne permet jamais vraiment de s’en libérer.
Le film est objectivement bien et très intéressant mais il esr compliqué de rentrer dedans en raison de l’absence de développement chronologique des événements. Le film est néanmoins bien réalisé et relate justement de la dangerosité de cet homme.
Adapter le livre d’Olivier Guez n’avait rien d’évident : raconter la cavale de Josef Mengele après la guerre, sans tomber ni dans le sensationnalisme ni dans la fascination, impose un équilibre délicat. La Disparition de Mengele choisit une voie assez radicale : celle de la distance, presque du constat. Un choix cohérent sur le principe, mais qui produit un résultat contrasté.
Le film se distingue d’abord par son approche. Plutôt que de dramatiser à outrance, il adopte un ton froid, presque clinique, pour suivre un homme en fuite, progressivement isolé, enfermé dans sa paranoïa. Cette absence de spectaculaire est clairement assumée, et elle a du sens : il ne s’agit pas de raconter un monstre en action, mais un homme qui disparaît lentement, rongé par la peur et le déclin.
Par moments, cette approche fonctionne bien. Le film parvient à installer une atmosphère pesante, faite de méfiance et de solitude. Certaines séquences traduisent efficacement cette lente dégradation, où le personnage n’est plus qu’une ombre de lui-même. Il y a là une forme de cohérence dans la manière de refuser toute héroïsation ou toute dramatisation excessive.
Mais cette retenue constitue aussi la principale limite du film.
Le choix de la distance finit par créer une forme de monotonie. Le récit, très linéaire, enchaîne les étapes de la fuite sans véritable montée dramatique. On comprend la trajectoire, mais on la ressent assez peu. Le film observe plus qu’il n’implique, et cette posture finit par maintenir le spectateur à l’écart.
Le personnage lui-même reste difficile à saisir. C’est sans doute volontaire — éviter toute forme d’empathie ou de complexification — mais cela pose une question : que cherche réellement à montrer le film ? En refusant à la fois l’analyse psychologique et la tension narrative, il reste parfois entre deux approches, sans en exploiter pleinement aucune.
Sur le plan de la mise en scène, le film reste sobre, parfois même un peu trop. Les choix visuels accompagnent le propos sans réellement le renforcer. Là encore, rien de faux, mais peu de moments marquants. Le film suit sa ligne, sans jamais véritablement la dépasser.
Le film se distingue d’abord par son approche. Plutôt que de dramatiser à outrance, il adopte un ton froid, presque clinique, pour suivre un homme en fuite, progressivement isolé, enfermé dans sa paranoïa. Cette absence de spectaculaire est clairement assumée, et elle a du sens : il ne s’agit pas de raconter un monstre en action, mais un homme qui disparaît lentement, rongé par la peur et le déclin.
Par moments, cette approche fonctionne bien. Le film parvient à installer une atmosphère pesante, faite de méfiance et de solitude. Certaines séquences traduisent efficacement cette lente dégradation, où le personnage n’est plus qu’une ombre de lui-même. Il y a là une forme de cohérence dans la manière de refuser toute héroïsation ou toute dramatisation excessive.
Mais cette retenue constitue aussi la principale limite du film.
Le choix de la distance finit par créer une forme de monotonie. Le récit, très linéaire, enchaîne les étapes de la fuite sans véritable montée dramatique. On comprend la trajectoire, mais on la ressent assez peu. Le film observe plus qu’il n’implique, et cette posture finit par maintenir le spectateur à l’écart.
Le personnage lui-même reste difficile à saisir. C’est sans doute volontaire — éviter toute forme d’empathie ou de complexification — mais cela pose une question : que cherche réellement à montrer le film ? En refusant à la fois l’analyse psychologique et la tension narrative, il reste parfois entre deux approches, sans en exploiter pleinement aucune.
Sur le plan de la mise en scène, le film reste sobre, parfois même un peu trop. Les choix visuels accompagnent le propos sans réellement le renforcer. Là encore, rien de faux, mais peu de moments marquants. Le film suit sa ligne, sans jamais véritablement la dépasser.
L'homme est glaçant, effroyable, il s'agit de la fuite de l'Ange de la mort, d'abord en Argentine puis en Allemagne. Le film est en noir et blanc pour souligner l'importance de cette terrible partie de l'Histoire et du personnage tristement connu pour ses cruelles expériences sur des prisonniers juifs durant la seconde guerre. L'acteur ne ressemble pas au Dr Mengele mais il fait de son mieux pour se mettre dans la peau du criminel. La première partie est plutôt longue sans grandes actions, perdues entre aller et retour dans le temps comme pour mette le spectateur dans l'histoire , elle sera plus dynamique et intéressante à suivre dans sa deuxième partie. Quelques (trop) rares films de l’époque (dans le film) semblent vraies mais j'en doute. Josef Mengele ne fut jamais rattrapé par le Mossad.
Figure emblématique des crimes contre l'Humanité commis par le 3ème Reich, Josef Mengele est malheureusement également célèbre pour avoir échappé à toute forme de procès jusqu'à sa mort. Kirill Serebrennikov revient sur cette cavale qui s'est étalée sur plusieurs décennies.
Le film dresse un portrait très humain de ce véritable monstre. Qui n'a visiblement éprouvé aucun remord d'avoir choisi et envoyé à l'extermination des milliers de déportés, et d'avoir mené de funestes expériences à Auschwitz. Mais c'est justement ce qui est intéressant ici, d'essayer de comprendre l'état d'esprit d'un tel homme, convaincu jusqu'au bout des ongles des idéologies nazies.
Et puis il faut avouer qu'il y a quelque chose de réjouissant à voir que les trente dernières années de sa vie n'ont guère été faciles pour lui. Mengele est présenté comme nostalgique et amer du régime nazi. Isolé de sa famille, avec de moins en moins de moyen. Rapidement insupportable pour les membres de son association d'anciens nazis. Complètement paranoïaque à l'idée de se faire capturer et jugé, comme le fut Eichmann. Et très diminué sur la fin.
August Diehl convient très bien à ce rôle, son air taciturne et son visage dur fonctionnant bien pour incarner un criminel de guerre nazi.
Le tout pour un portrait sombre... mais en doutait-on au vu du personnage ? C'est filmé dans un noir & blanc de toute beauté, insistant sur la noirceur de cet homme. Avec quelques petits effets de styles, dont des plans séquences parfois percutant. Il y a également une séquence en couleur qui prend aux tripes (facile de deviner ce dont il s'agit avec un sujet pareil !).
En revanche, Kirill Serebrennikov a tendance à s'étendre sur des passages pas forcément indispensable, aussi le film aurait pu être un peu raccourci. De même, la construction en allers-retours dans le temps (entre les années 50/60 et la fin des années 70) parait inutilement alambiquée. Un montage plus linéaire aurait pu fonctionner également et fluidifier le récit.
Le film dresse un portrait très humain de ce véritable monstre. Qui n'a visiblement éprouvé aucun remord d'avoir choisi et envoyé à l'extermination des milliers de déportés, et d'avoir mené de funestes expériences à Auschwitz. Mais c'est justement ce qui est intéressant ici, d'essayer de comprendre l'état d'esprit d'un tel homme, convaincu jusqu'au bout des ongles des idéologies nazies.
Et puis il faut avouer qu'il y a quelque chose de réjouissant à voir que les trente dernières années de sa vie n'ont guère été faciles pour lui. Mengele est présenté comme nostalgique et amer du régime nazi. Isolé de sa famille, avec de moins en moins de moyen. Rapidement insupportable pour les membres de son association d'anciens nazis. Complètement paranoïaque à l'idée de se faire capturer et jugé, comme le fut Eichmann. Et très diminué sur la fin.
August Diehl convient très bien à ce rôle, son air taciturne et son visage dur fonctionnant bien pour incarner un criminel de guerre nazi.
Le tout pour un portrait sombre... mais en doutait-on au vu du personnage ? C'est filmé dans un noir & blanc de toute beauté, insistant sur la noirceur de cet homme. Avec quelques petits effets de styles, dont des plans séquences parfois percutant. Il y a également une séquence en couleur qui prend aux tripes (facile de deviner ce dont il s'agit avec un sujet pareil !).
En revanche, Kirill Serebrennikov a tendance à s'étendre sur des passages pas forcément indispensable, aussi le film aurait pu être un peu raccourci. De même, la construction en allers-retours dans le temps (entre les années 50/60 et la fin des années 70) parait inutilement alambiquée. Un montage plus linéaire aurait pu fonctionner également et fluidifier le récit.
1943, l’arrivée des trains à Auschwitz. Accueil par un orchestre de nains dans une incrustation vidéo en couleur, figurant des archives d’époque . Le film est en noir et blanc , mais elles sont bien tournées dans l’esprit de la fiction, pour dire au monde ce que son auteur, « l’ange de la mort » d’Auschwitz n’a jamais voulu admettre. Ses crimes, ses tortures, ses expériences médicales sur des cadavres, ou des vivants. A la fin de la guerre le docteur Mengele réussit à se fondre dans le paysage , et entame un périple (Amérique du Sud, Brésil, Argentine) au cours duquel sa paranoïa galopante révèle une personnalité psychopathique de plus en plus affirmée . Ce que constate son fils qui le rejoint dans sa cachette brésilienne, à la fin de sa vie . Ils se connaissent très peu et leurs échanges sont terribles. « Papa qu’as-tu fait à Auschwitz ? » . Quand il y répondra enfin, ce sera pour se dédouaner, nier, et espérer le renouveau de l’Allemagne nazie. Il le fait sous différentes formes qui deviennent assez répétitives vis-à-vis de sa détestation des juifs et des communistes , des toxicos, « des mal blanchis » … Ce qui aux yeux de Serebrennikov , réalisateur ordonné dans la relation historique ,le condamne à tout jamais : Mengele, boucher et dépeceur de l’humanité.
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