La Disparition de Josef Mengele
Note moyenne
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99 critiques spectateurs

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Patrice Corde
Patrice Corde

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2025
Malgré le montage non-chronologique un peu perturbant au début, ce film est excellent. L'acteur principal incarne un Mengele archétype du nazi. Le réalisateur a dû voir le dvd Mengele der Todesangel de la série fie Verbrecher de Guido Knopp. On retrouve parfois les mêmes scènes.
Glaçant
PLR
PLR

573 abonnés 1 819 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 octobre 2025
Ce type de biopic (très partiel car il n’y a pratiquement que la période de fuite et de clandestinité), drame (ça le serait à moins car il s’agit en filigrane des heures les plus sombres de l’Histoire contemporaine) et historique (bien qu’il s’agisse d’un malfaisant dont l’Histoire aurait préféré oublier le nom, mais impossible) a une valeur quasi-documentaire. Sauf que pas mal de choses sur l’itinéraire, le cheminement criminel et le contexte sont zappés. Je ne saurais dire si c’était déjà le cas dans le roman éponyme (Prix Renaudot, 2017). Il semblerait que oui car la critique littéraire regrettait déjà que parfois l'écrivain n'ait pas jugé bon, face à certaines zones d'ombres, d'indiquer les angles morts de l'histoire qu'il raconte. Au détour des dialogues, lorsque le fils du criminel de guerre demande quelques explications sur le rôle et la conscience de son père, c’est malaisant. « J’ai fait mon devoir. J’ai obéi aux ordres. J’ai sauvé des gens (sic) » (en triant ceux qui étaient aptes au travail et les autres). D’autres médecins – des noms que l’Histoire n’a pas retenu, tant mieux peut-être finalement – sont égrenés, façon pour le personnage de souligner qu’il n’était pas le seul, qu’il n’était (de son point de vue) pas le pire. « Nous avons fait avancer la recherche médicale allemande » (cancer). Le propos du film n’est certes pas de justifier l’injustifiable mais, brut de décoffrage pour un public qui serait insuffisamment averti, il y a matière à un certain trouble.
Charles de Quillacq
Charles de Quillacq

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2025
Parfois insoutenable, parfois virtuose, souvent déroutant, le film laisse une impression de vertige.
C’est du vrai cinéma! Mais la vision qu’il défend est-elle morale ?
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

35 abonnés 312 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2025
«Le mal incarné»
On suit la fuite et les planques de « L’ange de la mort » d’Auschwitz, l’horrible Docteur Mengele, qui finira ses jours en 1979 dans une quasi misère au fin fond du Brésil, sans jamais être trouvé par le Mossad. Jusqu’au bout il restera inflexible sur la pensée nazi qui l’habite. On s’aperçoit que des années après la fin de la guerre les réseaux nazis étaient toujours actifs dans l’entraide et la volonté de reprendre le combat pour la « Grande Allemagne ».
Film très intéressant et documenté d’archives (et aussi terrifiant de ce fait) magnifiquement filmé la plupart du temps en Noir et Blanc, à l’exception de la période « rêvée » d’Auschwitz (de l’avis des tortionnaires) filmée en couleur avec une musique légère…
Christophe R.
Christophe R.

7 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2025
Ce film est une réussite, il relate parfaitement la vie de Mengele et de son fanatisme.
Film sombre très bien réalisé et avec un excellent acteur principal dans le rôle de Mengele.
A voir absolument.
dan47
dan47

70 abonnés 166 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2025
j’ai regretté la mise en scène du début du film c’était « brouillon » mais ce film est traité différemment des autres concernant cette triste page de l’histoire et c’était tout son intérêt.
remyll
remyll

270 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2025
Le brillant réalisateur russe Kirill Serebrennikov offre ici une oeuvre remarquable. Il utilise quasiment durant tout le film le noir et blanc avec la maestria contrastée et esthétique d’une Leni Riefenstahl pour, à mon avis, montrer l’ampleur de l’angoisse lancinante permanente et sans cesse grandissante pendant sa fuite à l’autre bout du monde du terrible médecin criminel du camp d’Auschwitz.
Ce médecin nazi de « bonne » famille bourgeoise, fortunée et terriblement antisemite aura été le « médecin » criminel du régime nazi le plus recherché par toutes les polices du monde pour avoir pratiqué d’innombrables et terribles « expériences » médicales. Les actes effectués pour la plupart in vivo sans anesthésie, parmi les plus cruels et les plus odieux qui aient jamais été pratiqués ne sont ici et heureusement que brièvement montrés. Tout le film s’articule surtout sur sa fuite angoissée et interminable avec sa garde rapprochée depuis la fin de la guerre jusqu’à sa mort en 1979 au Brésil.
Le cynisme est poussé au paroxysme quand le réalisateur utilise la couleur en trois assez brefs moments particulièrement intenses, brutaux et paradoxaux : d’abord celui précisément pendant lequel ces expériences innommables sont effectuées à Auschwitz avec ses collègues médecins hilares, puis celui où il fait sauvagement l’amour à sa première femme dont la peau est d’une blancheur assez saisissante. Enfin celui où il rêve de sa propre mort au bord d’une plage…
Le film est très dur, mais saisissant.
Fiers R.
Fiers R.

215 abonnés 962 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 octobre 2025
Le nazisme et ses criminels inspirent le septième art tout autant que la littérature. Comme si les exactions de ces hommes devaient être traitées autant dans un but de compréhension, que de devoir de mémoire, ou encore de fascination ou de réconciliation avec l’Histoire. Le réalisateur russe Kirill Serebrennikov fait une première entorse à sa langue natale pour adapter le livre d’Olivier Guez sur le criminel de guerre nazi et médecin d’Auschwitz, Josef Mengele. Et il le fait à sa sauce et tel qu’on le connaît : mise en scène tape-à-l’œil, durée excessive, interprétation de qualité, moments intenses pour un ensemble ténu et austère. En gros, La Disparition de Josef Mengele contient autant de défauts que de qualités, pour une œuvre décousue et peu aimable, mais qui contient tout de même de grands moments de cinéma et s’essaie au portrait (terrifiant) d’un monstre. La banalité du mal…

Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné:
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Le_Général
Le_Général

124 abonnés 402 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

Il y a des monstres qui ne disparaissent jamais.

Ils changent simplement de visage.

La Disparition de Josef Mengele n’est pas un film sur la traque d’un homme, mais sur la lente décomposition d’une ombre.

Kirill Serebrennikov ne filme pas l’histoire — il filme l’après. Le silence qui suit la barbarie. Les jours gris d’un homme qui s’invente des rituels pour ne pas sombrer. Mengele, joué avec une inquiétante sobriété par August Diehl, ne fuit pas seulement la justice : il fuit le regard du monde. On le suit dans les rues moites de Buenos Aires, dans les forêts étouffantes du Paraguay, dans les plages ternes du Brésil. Partout, le soleil semble trop lourd, comme s’il voulait le brûler sans y parvenir.

La caméra reste à distance.

Elle ne cherche ni empathie ni condamnation.

Elle observe, comme on regarderait un animal blessé se débattre dans une cage invisible. Le monstre est là, mais vidé de sa propre fureur. Ce qui persiste, c’est l’homme, ou ce qu’il en reste : un corps qui vieillit, une mémoire qui se défait, une obsession maladive du contrôle.

Serebrennikov transforme cette cavale en parabole sur la culpabilité et la disparition. Le film avance lentement, à la cadence du remords qu’on refuse d’avouer. Chaque plan est une cicatrice, chaque silence un aveu. La musique, rare, agit comme une respiration étouffée. La lumière, elle, ne pardonne rien : elle éclaire trop, trop blanc, trop cru — comme si le monde entier attendait encore que cet homme soit vu, vraiment vu, pour ce qu’il a fait.

Mais ce que le film raconte, c’est aussi l’échec de cette attente.

Mengele meurt seul, noyé, anonyme, dans un pays qui ne veut plus se souvenir. Le mal s’éteint, mais il ne se rachète pas. Et dans ce vide, Serebrennikov inscrit quelque chose d’étrangement humain : la fatigue du bourreau. Ce n’est pas une rédemption, c’est une ruine.

Le film n’excuse rien. Il montre. Il écoute.

Et dans cette écoute naît un trouble : celui de voir le visage d’un homme quand il n’a plus rien à défendre. Le cinéaste russe, fidèle à sa manière, mêle la rigueur du biopic à la lenteur du poème visuel. Il y a du cendre, du vent, du sable. On sent la poussière du temps, la moiteur d’une chambre fermée, le bourdonnement d’un ventilateur qui tourne sans but.

La Disparition de Josef Mengele est un film sur la trace — ce qui reste quand tout devrait être effacé.

Et c’est là sa force : il ne cherche pas à comprendre le monstre, il nous oblige à regarder ce qu’il devient quand il n’y a plus personne pour le craindre.

Un film d’une froide beauté, sans complaisance, sans cri.

Un miroir tendu à ce que l’Histoire préfère taire.

Note : 15 / 20

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Patrice Pitner
Patrice Pitner

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Très bon film, acteur formidable qu’on a pu apprécier récemment dans la piece Hamlet et dans le film maître et marguerite,
norman06

433 abonnés 1 853 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
Impressionnant et audacieux, ce biopic pas comme les autres brise des tabous filmiques et propose une narration captivante.
Gregory S
Gregory S

59 abonnés 804 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
Mise en scène brillante avec un moment très fort et dérangeant au milieu du film qui peut être très difficile à regarder mais qui est essentiel. Par ailleurs l'acteur allemand est impressionnant dans un rôle casse gueule. Néanmoins on est un peu dérangé par le côté romancé de l'histoire car il y a des plans entiers de la fuite de Mengele en Amérique du Sud qui nous sont inconnus, et un peu facile de le montrer quasiment que pathétique.
Maperrinx
Maperrinx

36 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Le cinéma c'est aussi, parfois, un parti pris. C'est le cas ici. Je pense que le réalisateur a atteint son objectif. Il y a des impasses calculées, qui ne nuisent en général en rien au discours. Pour avoir vécu au Brésil à l'époque, une me dérange cependant: comme démontré par la police fédérale Brésilienne (commissaire Romeu Tuma), sa vie au Brésil n'était en aucun cas misérable. L'argent de la famille coulait à flots, et Mengele s'amusait beaucoup. La version présentée dans le film correspond plus à celle de son fils Rolf. Dommage car le film st excllent par ailleurs
1000gr2Sci
1000gr2Sci

36 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2025
La Disparition de Josef Mengele n’est pas un film, c’est une descente au ralenti dans la fange d’un siècle qui a préféré oublier plutôt que comprendre. Le monstre s’y dérobe sans jamais se repentir, errant entre palmiers et impunité, comme un spectre qui bronze pendant que les morts réclament justice. La mise en scène refuse la facilité du procès : elle expose, elle gêne, elle glace sans effets, sans pathos, sans échappatoire. Un récit implacable, où l’horreur n’explose pas : elle suinte, lentement, jusqu’à l’écœurement.
PHAN100
PHAN100

4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2025
3 points qui m'empêchent de mettre 5 étoiles à ce film:
1) le synopsis qui est trompeur en disant qu'on va voir comment ce médecin nazi va préparer sa fuite?, on ne la voit pas trop et 2) surtout le début qui est très très long, je baillais par moment....et me demandais si le film allait tout le temps comme ça?
l'intérêt va prendre son sens avec spoiler:
.
et 3ème point je m'attendais à un film plus captivant, il y a beaucoup trop de dialogues, qui perdent le spectateur, on ne voit pas l'autre côté, c'est à dire les espions israéliens à sa recherche et donc parfois on s'ennuie, car il est vrai que ces grands criminels sont dû vivre dans des endroits sales avec un quotidien plus que modeste pour ne pas attirer l'attention.
L'affiche me donnait envie de le voir et je pensais voir une belle oeuvre...
attention quelques scènes difficiles à regarder, heureusement cela dure 20 secondes...
A la fin du film, il y a la vérité qui éclate.
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