La Disparition de Josef Mengele
Note moyenne
3,4
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93 critiques spectateurs

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Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 670 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2025
Film assez convenu dans sa réalisation, mais sous forme de séquences-puzzle. Heureusement, peu de scènes se passent à Auschwitz. Tout se passe après le fuite de ce personnage abject, qui ne se remet pas en question et qui a fini sa vie dans la peur. Film plutôt intéressant.
Babou
Babou

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Un film magistral pour montrer cette "banalité du mal", ce microcosme d'anciens nazis enfermés dans leurs convictions. Le réalisateur a fait le choix du noir et blanc pour la période post guerre et de la couleur pour celle de la période de la Seconde Guerre mondiale. La couleur mise en musique pour révéler la crudité de l'horreur, il fallait y penser. Comme pour "la zone d'intérêt", le spectateur se doit de voir l'indicible, l'insoutenable, sans distance. L'interprétation d'August Diehl laisse sans voix. Un film fort à l'esthétique soignée pour un sujet lourd. Où se cache la part d'humanité chez Joseph Mengele ? Le nazi inflexible et sans remord est toujours présent chez le vieillard geignard. Les années ont passé mais n'ont pas apporté la moindre remise en question.
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
Biopic utile et intéressant pour mieux connaître la vie de Mengele après la 2e guerre mondiale et que beaucoup de monde était/est mouillé, mais pas mal de longueurs avec le risque de s'apitoyer sur son sort...
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2025
Il ne s’agit pas du premier film sur un criminel nazi, le sujet ayant été abordé, par exemple, dans « Marathon man » (1976) de John Schlesinger où le Dr Christian Szell, joué par Laurence Olivier, était (déjà) inspiré de Josef Mengele, « Le médecin de famille » (2013) de Lucia Puenzo, se déroulant en 1960 à San Carlos de Bariloche (Argentine) et « HHhH » (2017) de Cédric Jimenez, sur Reinhard Heydrich, principal organisateur de la « solution finale », également sujet du film « Les bourreaux meurent aussi » (1943) de Fritz Lang. A partir du livre éponyme (prix Renaudot 2017) du Français Olivier Guez, le cinéaste russe a fait le choix d’une narration non chronologique avec de nombreux flash-backs : Josef Mengele a séjourné en Argentine au Paraguay, au Brésil , et même en Allemagne (à Guntzbourg, sa ville natale, en Bavière, en 1956]. Ce choix met à distance le spectateur un peu perdu, moins touché par la lente déchéance de ce personnage abject, s spoiler: ans remords, considérant avoir fait son devoir, comparant les Juifs à des moustiques et n’acceptant pas la justice
. Son état mental s’est dégradé, surtout après l’arrestation d’Adolf Eichmann (responsable de la logistique de la « solution finale » et ayant échappé au procès de Nuremberg en 1945/46) en mai 1960 à Buenos-Aires et son exécution en avril 1961 à Jérusalem, sombrant alors dans la paranoïa voire la folie. Il est dommage que son arrestation par les Américains en juin 1945, sa fuite d’Allemagne en avril 1949 et son arrivée en Argentine en juillet 1949, ne soient même pas évoquées. L’aspect désordonné de la narration est, peut-être, une tentative du cinéaste d’illustrer l’état mental de Mengele, voire de montrer son insignifiance (malgré ses crimes atroces), dès la 1ère scène du film (2023), spoiler: puisqu’il ne reste de lui, qu’un squelette au département d’anatomie de l’université de médecine de São Paulo (Brésil)
. Le réalisateur a fait le choix du noir & blanc (belle photographie, façon thriller en ville et poisseuse à la campagne), avec de nombreux plans-séquence, et de la couleur, uniquement pour 2 scènes, spoiler: l’une de jeunesse où Mengele est avec sa 1ère femme, Irène, et l’autre, au camp d’extermination d’Auschwitz où il était médecin et surnommé « L’ange de la mort », fasciné par les jumeaux, images rendant mal à l’aise (archives ou reconstitution ?)
mais témoignant d’une vérité crue ( spoiler: arrivée des convois, examen des hommes difformes avant leur assassinat et leur autopsie
) qu’il ne faut pas oublier ( spoiler: les étudiants en médecine de São Paulo n’avaient jamais entendu parler de Josef Mengele
). Enfin, à souligner la prodigieuse interprétation de l’acteur allemand August Diehl (49 ans) dans le rôle-titre, tant par son jeu totalement habité que par ses modifications physiques au cours du temps.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2025
Kirill Serebrennikov raconte la vie fugitive de 'l'Ange de la Mort" : Josef Mengele. Un film qui nous tient en haleine, tant on ressent cette tension de tous les instants que le personnage central subit tout au long du film. August Diehl est juste EXCEPTIONNEL dans le rôle. Une performance qui dépasse de loin tout ce que j'ai vu cette année au cinéma.
Alain
Alain

3 abonnés 42 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2025
Adapter au cinéma le roman d'Olivier Guez, sur les années de fuite de ce tortionnaire nazi, n'était sans doute pas un exercice facile. Mais que ce film se perd en longueurs..., perdant parfois de son intensité. Sinon, le choix d'un film froid, à l'état brut, sans couleur, était judicieux. Je ne regrette pas, malgré tout, de l'avoir vu.
Gauthier C.
Gauthier C.

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2025
Dès le départ, le film propose plusieurs clés de lecture : le choix du noir et blanc, la thématique du reflet, la faible présence des femmes, et un montage éclaté entre différentes époques. Autant d’éléments prometteurs, mais qui, selon moi, ne vont pas toujours au bout de leurs idées.

Le noir et blanc, d’abord, offre une image superbe et se prête bien à une lecture symbolique du film — celle d’un purgatoire, entre remords, regrets et souvenirs du passé. À trois reprises, la couleur fait son apparition : cohérente lors des scènes d’Auschwitz filmées par caméra, mais plus discutable dans les deux autres cas, où l’effet paraît gratuit. On peut y voir une évocation du paradis perdu, celui d’avant la fuite, mais l’intention reste floue.

La thématique du reflet, omniprésente dans le premier tiers du film à travers les cadres et les miroirs, semblait promettre un beau travail sur la duplicité et la culpabilité du personnage. Malheureusement, cette idée disparaît ensuite complètement. Même constat pour le parti pris de mise en scène qui, au début, maintenait Mengele hors champ ou à la limite du cadre ou même flou : un dispositif fort et signifiant, hélas abandonné en cours de route.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié le montage fragmenté, qui oppose les temporalités et éclaire la psychologie du personnage. Ce procédé, certes un peu appuyé, fonctionne bien et apporte une réelle exploration psychologique du personnage.

Mon interprétation personnelle est que le film se déroule entièrement dans un purgatoire mental. Le montage final, presque halluciné, appuie cette idée : la scène du mariage de la sœur de l’assistante, véritable vision infernale, montre Mengele hanté par ses propres démons. Tout le film apparaît alors comme un chemin de croix — celui d’un homme seul, sans amis, sans famille, sans but, prisonnier d’idéaux détruits. Même lors de la visite de son fils, il reste un fantôme du passé, récitant mécaniquement les principes d’un Reich disparu.

Il y a aussi dans La Disparition de Josef Mengele quelque chose de l’inverse d’un récit initiatique : au lieu d’une ascension, on assiste à une lente déchéance, à la désagrégation d’un homme vidé de sens. À certains moments, on a même l’impression que le film ne fait que filmer la fin de vie d’un être humain ordinaire — ce qui permet de déconstruire la figure monstrueuse du personnage. Cette impression est d’ailleurs installée dès les premières minutes, lorsque l’on découvre son squelette : manière de rappeler que, malgré tout, il reste un homme parmi les hommes, voué à la même fin.

Cette lecture donne, à mes yeux, toute sa cohérence au film, malgré ses maladresses. Et au-delà de ces réserves, je salue la qualité de l’image, la lumière somptueuse et l’interprétation, toutes deux remarquables.
Nanto Nantais
Nanto Nantais

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2025
Un film aussi puissant et oppressant que la Zone d'intérêt L'un des meilleurs de cette rentrée. On comprend mieux tout le système mis en place par les nazis en Amérique latin pour organiser leur fuite et leur survie. La réalisation, poisseuse à souhait, est remarquable.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 423 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2025
 LA DISPARITION DE JOSEF MENGELE - Kirill Serebrennikov | ⭐ 5,5/10

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Habitué à la compétition au Festival de Cannes, il est peu étonnant que le réalisateur russe ne se soit vu proposer qu'une projection dans le cadre de Cannes Première cette année, pour ce film assez déstabilisant.

Après Tchaïkowski et Limonov, Serebrennikov semble décidément affectionner porter à l'écran la vie de figures ambivalentes, arrogantes, moralement douteuses et détestables.

Le problème est qu'en faisant de Mengele un protagoniste filmé avec le même soin plastique que les artistes précédemment cités, Serebrennikov flirte dangereusement avec la glamorisation du mal.

En multipliant les sauts temporels et les retours en arrière, le réalisateur cherche sans doute à épouser la confusion mentale du personnage, mais le procédé se retourne contre lui-même : il crée de la distance plutôt que du vertige.

Chaque plan cherche à impressionner, mais derrière cette sophistication visuelle, le propos tourne rapidement en rond. Serebrennikov semble vouloir prouver qu’il peut tout oser, sans jamais devoir se demander pourquoi il le fait. Ainsi, le film transpire l’autosatisfaction d’un réalisateur conscient de sa virtuosité, qui semble plus intéressé par l’effet produit que par le sens de ce qu’il montre, la personnalité d'un tel monstre n'étant de toute façon jamais intéressante.

Le film conserve de véritables éclats de cinéma : des fulgurances visuelles où la mise en scène saisit l’horreur avec une justesse incroyable, comme lors d'une des rares scènes en couleur, tournée en super 8, provoquant une sidération proche de celle de la Zone d'Intérêt, dont une scène de baignade semble copiée à l'identique.

Bref, un film trop long, trop démonstratif, trop fasciné par sa propre noirceur. Une oeuvre visuellement impressionnante mais vaine, étouffée par l’ego de son auteur.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Seb Rillette
Seb Rillette

10 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2025
On suit mengele qui cherche à fuir par peur d etre arrêté ou exécuté. Le film met en avant la decheance de cet SS égocentrique qui ne renie rien.. La mise en scène est travaillé avec des decors lié souvent à la crémation ( urne,Cheminée...), quelques moment drole, et une athmosphere poisseuse. L acteur est incroyable...
Ninideslaux
Ninideslaux

107 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2025
Enfin du CINEMA! J'ai vu tellement de nanards ces derniers temps, pourtant dûment estampillés par la critique, que je commençais à me demander si le cinéma existait encore. Oui! Grâce à des cinéastes comme Kirill Serebrennikov, il existe encore... Il est vrai que Kirill est russe, et que les Russes, comme les Japonais et les Coréens ont encore une haute idée de l'art cinématographique....
Je ne dirai pas que c'est parfait dans la mesure où parfait implique une certaine idée de facilité; parce que, comme toute oeuvre exigeante, elle demande un peu d'effort de la part du spectateur. Il faut accepter les sauts d'une époque à l'autre, les profusions de personnages. L'oeuvre est malaisante, dérangeante, l'enfer ordinaire vue par un trou de serrure, le mal absolu dans la peau d'un pépère ronchon en tricot de peau. C'est filmé dans un noir et blanc magnifique, avec une focale qui s'attarde souvent sur le premier plan et laisse le reste dans un certain flou.
Et si on connait un peu la vie de ce sinistre individu, telle qu'exposée dans le livre d'Oliver Guez dont le film est inspiré, on constate qu'il retrace avec rigueur les pérégrinations en Amérique Latine du monstre qui cherche à tous prix à prolonger sa misérable existence...
Au début tout se passe bien. De 45 à 49 Mengele va vivre en Allemagne sans être inquiété. Il a été SS mais il est avant tout médecin. Et il faudra du temps pour qu'on découvre les "expériences" abominables qui étaient menées dans l"hopital" d'Auschwitz, sur les enfants, les jumeaux, les nains... .Dieu merci, on les épargne aux spectateurs, pour ne nous montrer que l'exploitation spoiler: d'un couple formé d'un père lourdement bossu, et de son fils, droit.... et de discussions aimablement scientifiques sur la meilleure façon de récupérer les os, faire bouillir les corps, etc
... Ah, les mystères de la génétique! Mengele a même une bourse pour mener ses recherches à bien... Puis, quand ça commence à sentir mauvais, c'est la fuite en Argentine, où il sera à nouveau retrouvé (par hasard après avoir effectué des avortements clandestins!!), puis au Paraguay, puis au Brésil, toujours guidé, aidé, protégé par la puissante nazi society d'Argentine, puis les nazis brésiliens.
Le Mossad a eu Eichmann. Le Mossad voudrait Mengele. Celui ci finit par atterrir dans une ferme sordide où son fils Rolf (Maximilian Meyer-Bretschneider) viendra le rejoindre spoiler: -sous un faux nom évidemment.
Rolf veut savoir. Il voudrait être sûr que ce que l'on raconte sur lui, sur ses expériences, c'est faux, ce sont des mensonges. Il rencontre un abominable vieillard -qu'il essaye d'aimer quand même- menteur, méchant, avare, colérique, paranoïaque, et qui ne renie rien, l'élimination des juifs, c'était une oeuvre de salubrité publique, comme de tuer les puces ou les moustiques... Pas de remords, pas de regrets -sauf ceux de ne pas avoir vu triompher le national socialisme. Terrifiant! On pense à Hannah Arendt. Ou le mal est banal puisqu'il peut s'incarner dans celui qui n'est, fondamentalement, qu'un minable prétentieux..
De façon cruellement ironique, les seuls passages en couleur -couleur lumineuse, gaie, et en fond sonore Siegmund chantant le printemps et l'éveil de l'amour, dans son magnifique duo avec Sieglinde- sont ceux d' Auschwitz. Mengele trie les arrivants qu'il pourra utiliser en sifflotant, heureux de vivre, le printemps est si beau! et son épouse -la première, Irene (Dana Herfurth) si charmante..
August Diehl, méconnaissable, porte trente ans d'histoire sur ses épaules. Il est incroyablement crédible.
C'est un film nécessaire. Ne le ratez pas, tant qu'il est encore sur les écrans!
Thierry Gautier
Thierry Gautier

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2025
Film formidable qui trouve un triste à écho à certains discours actuels...
Jeux des acteurs exceptionnel.
Boulanger_bernard
Boulanger_bernard

21 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2025
Un film dont on ne ressort pas indemne..
Une tension qui dure tout le lond du film et un acteur dans le rôle de Josef Mengele absolument incroyable.
Le film aurait mérité une palme.
Sophie G
Sophie G

3 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2025
Film puissant, les prises de vue sont exceptionnellement soignées et l'acteur principal excellent nous montre à voir tous les côtés obscurs de ce salop qui s'est planqué en Amérique du Sud après la guerre. Un très bon film !
Valerie Wickers
Valerie Wickers

13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2025
Un très bon film avec d excellents acteurs, peut être quelques lonhmgueurs et un peu trop d aller retour entre les époques mais cela force le spectateur à mettre en place les pièces d un puzzle sur la vie de ce nazi pur et dur qui n aura jamais une once de regrets
La seule partie en couleur c est la période de sa jeunesse où il semble heureux la partie noir et blanc renforce cet impression d enfermement
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