Note moyenne
3,4
739 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
3 critiques
4
37 critiques
3
37 critiques
2
20 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Un film décevant surtout après avoir lu le roman de qualité d'Olivier Guez. Le film commence par une scène de nu totalement inapproprié . Le sont surtout des retours en arrière incessants . En effet, le roman captive car il montre bien la tension liée à la traque croissante de Mengele surtout à partir de la capture puis la pendaison d'Eichmann. Dès lors les nombreux flash back ne rendent pas compte de cette tension . Enfin il y a quelques scènes vraiment pénibles voulant rendre compte des atrocités d'Auschwitz qui s'imposaient d'autant moins que le sujet était la disparition de Mengele... Trop de longueurs. Pour autant le film n'est pas mauvais dans la mesure les acteurs , surtout l'acteur principal, jouent très bien et que les qualités des photos comme la musique sont biens.
« La Disparition de Josef Mengele » propose une immersion dans la tête du célèbre bourreau nazi, en montrant sa cavale et son déni. Le récit explore longuement la conscience du criminel, sans que l’ampleur de ses crimes et victimes n’ait été véritablement evoquée.
Le nazisme, cancer intellectuel dans lequel se sont perdus des multitudes d'individus et desquels on aurait pu imaginer que leur intelligence ait pu les protéger. Et bien non, non seulement, ils se sont fondus dans ce mouvement de pensée mortifère. Un médecin, parmi d'autres, a élaboré une activité inhumaine en trouvant des arguments pour la rendre possible et justifiée. La folie est devenue l'étalon de la vie. Ce film retrace le cheminement de ce cancer et avec quelle puissance il pollue à tout jamais les cerveaux malades
Josef Mengele est tristement célèbre pour les crimes qu’il a commis à Auschwitz où ce médecin, obsédé par la gémellité, a pratiqué des expérimentations sur des prisonniers. Après la Seconde Guerre mondiale, il s’est réfugié en Amérique latine et s’y est caché jusqu’à sa mort en 1979. Le romancier strasbourgeois Olivier Guez a consacré un livre soigneusement documenté à sa longue cavale, couronné par le prix Renaudot en 2017.
Réalisateur russe exilé en Allemagne, Kirill Serebrennikov s’est emparé de ce roman pour évoquer à sa façon cette figure monstrueuse du XXe siècle. On y trouve les traits caractéristiques du réalisateur de "Leto", de "La Fièvre de Petrov", de "La Femme de Tchaïkovski" et de "Limonov" : l’usage très stylisé du noir et blanc – que viendra interrompre une seule scène en couleurs sur laquelle nous reviendrons – des plans-séquences d’une maîtrise époustouflante – tel celui d’un mariage organisé parmi la fine fleur de la diaspora nazie de Buenos Aires – une mise en scène enfiévrée….
Présenté à Cannes Première, une sélection parallèle créée en 2021, La Disparition de Josef Mengele a divisé la critique avant de décourager le public qui l’a boudé. Certains ont salué le souffle du réalisateur et le talent de son acteur principal, August Diehl (Une vie cachée), qui relève le défi d’interpréter Mengele à tous les âges de sa vie sans sombrer dans la caricature. J’aurais scrupule à ne pas leur donner raison. Mais d’autres s’interrogent sur le sens de ce biopic répétitif qui montre un homme habité par ses démons, encroûté dans ses certitudes que rien, pas même la visite de son fils et les questions légitimes que celui-ci lui pose, ne vient ébranler.
Le débat se focalise sur cette fameuse séquence en couleurs située au mitan du film. Il s’agit, nous dit-on, d’images tournées à Auschwitz par un officier SS avec sa caméra amateur. On y voit Mengele et ses collaborateurs procéder au tri des prisonniers à l’arrivée des convois de déportation, envoyant les plus fragiles à la chambre à gaz, en prélevant d’autres pour d’horribles expérimentations dont ils ne sortiront pas vivants. On le voit également opérer au bloc. La scène est ponctuée par un concert donné par un orchestre de nabots difformes. Elle crée, à dessein, le malaise. Exhibitionnisme malsain ? ou souci de montrer l’immontrable ?
Réalisateur russe exilé en Allemagne, Kirill Serebrennikov s’est emparé de ce roman pour évoquer à sa façon cette figure monstrueuse du XXe siècle. On y trouve les traits caractéristiques du réalisateur de "Leto", de "La Fièvre de Petrov", de "La Femme de Tchaïkovski" et de "Limonov" : l’usage très stylisé du noir et blanc – que viendra interrompre une seule scène en couleurs sur laquelle nous reviendrons – des plans-séquences d’une maîtrise époustouflante – tel celui d’un mariage organisé parmi la fine fleur de la diaspora nazie de Buenos Aires – une mise en scène enfiévrée….
Présenté à Cannes Première, une sélection parallèle créée en 2021, La Disparition de Josef Mengele a divisé la critique avant de décourager le public qui l’a boudé. Certains ont salué le souffle du réalisateur et le talent de son acteur principal, August Diehl (Une vie cachée), qui relève le défi d’interpréter Mengele à tous les âges de sa vie sans sombrer dans la caricature. J’aurais scrupule à ne pas leur donner raison. Mais d’autres s’interrogent sur le sens de ce biopic répétitif qui montre un homme habité par ses démons, encroûté dans ses certitudes que rien, pas même la visite de son fils et les questions légitimes que celui-ci lui pose, ne vient ébranler.
Le débat se focalise sur cette fameuse séquence en couleurs située au mitan du film. Il s’agit, nous dit-on, d’images tournées à Auschwitz par un officier SS avec sa caméra amateur. On y voit Mengele et ses collaborateurs procéder au tri des prisonniers à l’arrivée des convois de déportation, envoyant les plus fragiles à la chambre à gaz, en prélevant d’autres pour d’horribles expérimentations dont ils ne sortiront pas vivants. On le voit également opérer au bloc. La scène est ponctuée par un concert donné par un orchestre de nabots difformes. Elle crée, à dessein, le malaise. Exhibitionnisme malsain ? ou souci de montrer l’immontrable ?
La disparition de Josef Mengele est un grand film malade, le portrait crépusculaire d'un médecin nazi ayant réussi à fuir à l'étranger. Habité par son interprète principal, le film fasciné autant qu'il dérange laissant les couleurs aux scènes se déroulant dans les camps de la mort alors que la vie de Mengele est filmé en noir et blanc. Portrait d'un monstre si normal, le film évoque me récent La Zone d'intérêt mais préfère le récit d'espionnage au formalisme abstrait. Traqué Mengele réussira pourtant à traverser les frontières. Ce film n'est pas dépourvu de suspense et s'avère assez captivant une fois que les enjeux aient été présentés. Un film à voir et qui restera.
Si l interprétation d August Diehl est impressionnante, et les images tres esthétiques, ce film me laisse sur un sentiment mitigé.
Le cheminement mental de Mengele n apporte pas grand chose. Selon lui, il n est Responsable de rien puisqu il était aux ordres de l idéologie et un parmi les autres membres du système ou de l organisation nazie. Monstre dénué d affect tant vis à vis de ses victimes que de sa famille, son fils en particulier.
L aspect intéressant/interpellant de ce film tient dans l attachements et la fidélité des nazis, ayant fui l Allemagne après la chute du régime hitlérien, à leurs doctrines et culte des surhommes aryens. Ainsi que la tolérance/complicité dont ils ont bénéficié dans certains pays.
Le cheminement mental de Mengele n apporte pas grand chose. Selon lui, il n est Responsable de rien puisqu il était aux ordres de l idéologie et un parmi les autres membres du système ou de l organisation nazie. Monstre dénué d affect tant vis à vis de ses victimes que de sa famille, son fils en particulier.
L aspect intéressant/interpellant de ce film tient dans l attachements et la fidélité des nazis, ayant fui l Allemagne après la chute du régime hitlérien, à leurs doctrines et culte des surhommes aryens. Ainsi que la tolérance/complicité dont ils ont bénéficié dans certains pays.
Film assez convenu dans sa réalisation, mais sous forme de séquences-puzzle. Heureusement, peu de scènes se passent à Auschwitz. Tout se passe après le fuite de ce personnage abject, qui ne se remet pas en question et qui a fini sa vie dans la peur. Film plutôt intéressant.
Un film magistral pour montrer cette "banalité du mal", ce microcosme d'anciens nazis enfermés dans leurs convictions. Le réalisateur a fait le choix du noir et blanc pour la période post guerre et de la couleur pour celle de la période de la Seconde Guerre mondiale. La couleur mise en musique pour révéler la crudité de l'horreur, il fallait y penser. Comme pour "la zone d'intérêt", le spectateur se doit de voir l'indicible, l'insoutenable, sans distance. L'interprétation d'August Diehl laisse sans voix. Un film fort à l'esthétique soignée pour un sujet lourd. Où se cache la part d'humanité chez Joseph Mengele ? Le nazi inflexible et sans remord est toujours présent chez le vieillard geignard. Les années ont passé mais n'ont pas apporté la moindre remise en question.
Biopic utile et intéressant pour mieux connaître la vie de Mengele après la 2e guerre mondiale et que beaucoup de monde était/est mouillé, mais pas mal de longueurs avec le risque de s'apitoyer sur son sort...
Il ne s’agit pas du premier film sur un criminel nazi, le sujet ayant été abordé, par exemple, dans « Marathon man » (1976) de John Schlesinger où le Dr Christian Szell, joué par Laurence Olivier, était (déjà) inspiré de Josef Mengele, « Le médecin de famille » (2013) de Lucia Puenzo, se déroulant en 1960 à San Carlos de Bariloche (Argentine) et « HHhH » (2017) de Cédric Jimenez, sur Reinhard Heydrich, principal organisateur de la « solution finale », également sujet du film « Les bourreaux meurent aussi » (1943) de Fritz Lang. A partir du livre éponyme (prix Renaudot 2017) du Français Olivier Guez, le cinéaste russe a fait le choix d’une narration non chronologique avec de nombreux flash-backs : Josef Mengele a séjourné en Argentine au Paraguay, au Brésil , et même en Allemagne (à Guntzbourg, sa ville natale, en Bavière, en 1956]. Ce choix met à distance le spectateur un peu perdu, moins touché par la lente déchéance de ce personnage abject, s
spoiler:
ans remords, considérant avoir fait son devoir, comparant les Juifs à des moustiques et n’acceptant pas la justice
. Son état mental s’est dégradé, surtout après l’arrestation d’Adolf Eichmann (responsable de la logistique de la « solution finale » et ayant échappé au procès de Nuremberg en 1945/46) en mai 1960 à Buenos-Aires et son exécution en avril 1961 à Jérusalem, sombrant alors dans la paranoïa voire la folie. Il est dommage que son arrestation par les Américains en juin 1945, sa fuite d’Allemagne en avril 1949 et son arrivée en Argentine en juillet 1949, ne soient même pas évoquées. L’aspect désordonné de la narration est, peut-être, une tentative du cinéaste d’illustrer l’état mental de Mengele, voire de montrer son insignifiance (malgré ses crimes atroces), dès la 1ère scène du film (2023), spoiler: puisqu’il ne reste de lui, qu’un squelette au département d’anatomie de l’université de médecine de São Paulo (Brésil)
. Le réalisateur a fait le choix du noir & blanc (belle photographie, façon thriller en ville et poisseuse à la campagne), avec de nombreux plans-séquence, et de la couleur, uniquement pour 2 scènes, spoiler: l’une de jeunesse où Mengele est avec sa 1ère femme, Irène, et l’autre, au camp d’extermination d’Auschwitz où il était médecin et surnommé « L’ange de la mort », fasciné par les jumeaux, images rendant mal à l’aise (archives ou reconstitution ?)
mais témoignant d’une vérité crue ( spoiler: arrivée des convois, examen des hommes difformes avant leur assassinat et leur autopsie
) qu’il ne faut pas oublier ( spoiler: les étudiants en médecine de São Paulo n’avaient jamais entendu parler de Josef Mengele
). Enfin, à souligner la prodigieuse interprétation de l’acteur allemand August Diehl (49 ans) dans le rôle-titre, tant par son jeu totalement habité que par ses modifications physiques au cours du temps.
. Son état mental s’est dégradé, surtout après l’arrestation d’Adolf Eichmann (responsable de la logistique de la « solution finale » et ayant échappé au procès de Nuremberg en 1945/46) en mai 1960 à Buenos-Aires et son exécution en avril 1961 à Jérusalem, sombrant alors dans la paranoïa voire la folie. Il est dommage que son arrestation par les Américains en juin 1945, sa fuite d’Allemagne en avril 1949 et son arrivée en Argentine en juillet 1949, ne soient même pas évoquées. L’aspect désordonné de la narration est, peut-être, une tentative du cinéaste d’illustrer l’état mental de Mengele, voire de montrer son insignifiance (malgré ses crimes atroces), dès la 1ère scène du film (2023), spoiler: puisqu’il ne reste de lui, qu’un squelette au département d’anatomie de l’université de médecine de São Paulo (Brésil)
. Le réalisateur a fait le choix du noir & blanc (belle photographie, façon thriller en ville et poisseuse à la campagne), avec de nombreux plans-séquence, et de la couleur, uniquement pour 2 scènes, spoiler: l’une de jeunesse où Mengele est avec sa 1ère femme, Irène, et l’autre, au camp d’extermination d’Auschwitz où il était médecin et surnommé « L’ange de la mort », fasciné par les jumeaux, images rendant mal à l’aise (archives ou reconstitution ?)
mais témoignant d’une vérité crue ( spoiler: arrivée des convois, examen des hommes difformes avant leur assassinat et leur autopsie
) qu’il ne faut pas oublier ( spoiler: les étudiants en médecine de São Paulo n’avaient jamais entendu parler de Josef Mengele
). Enfin, à souligner la prodigieuse interprétation de l’acteur allemand August Diehl (49 ans) dans le rôle-titre, tant par son jeu totalement habité que par ses modifications physiques au cours du temps.
Kirill Serebrennikov raconte la vie fugitive de 'l'Ange de la Mort" : Josef Mengele. Un film qui nous tient en haleine, tant on ressent cette tension de tous les instants que le personnage central subit tout au long du film. August Diehl est juste EXCEPTIONNEL dans le rôle. Une performance qui dépasse de loin tout ce que j'ai vu cette année au cinéma.
Adapter au cinéma le roman d'Olivier Guez, sur les années de fuite de ce tortionnaire nazi, n'était sans doute pas un exercice facile. Mais que ce film se perd en longueurs..., perdant parfois de son intensité. Sinon, le choix d'un film froid, à l'état brut, sans couleur, était judicieux. Je ne regrette pas, malgré tout, de l'avoir vu.
Dès le départ, le film propose plusieurs clés de lecture : le choix du noir et blanc, la thématique du reflet, la faible présence des femmes, et un montage éclaté entre différentes époques. Autant d’éléments prometteurs, mais qui, selon moi, ne vont pas toujours au bout de leurs idées.
Le noir et blanc, d’abord, offre une image superbe et se prête bien à une lecture symbolique du film — celle d’un purgatoire, entre remords, regrets et souvenirs du passé. À trois reprises, la couleur fait son apparition : cohérente lors des scènes d’Auschwitz filmées par caméra, mais plus discutable dans les deux autres cas, où l’effet paraît gratuit. On peut y voir une évocation du paradis perdu, celui d’avant la fuite, mais l’intention reste floue.
La thématique du reflet, omniprésente dans le premier tiers du film à travers les cadres et les miroirs, semblait promettre un beau travail sur la duplicité et la culpabilité du personnage. Malheureusement, cette idée disparaît ensuite complètement. Même constat pour le parti pris de mise en scène qui, au début, maintenait Mengele hors champ ou à la limite du cadre ou même flou : un dispositif fort et signifiant, hélas abandonné en cours de route.
En revanche, j’ai beaucoup apprécié le montage fragmenté, qui oppose les temporalités et éclaire la psychologie du personnage. Ce procédé, certes un peu appuyé, fonctionne bien et apporte une réelle exploration psychologique du personnage.
Mon interprétation personnelle est que le film se déroule entièrement dans un purgatoire mental. Le montage final, presque halluciné, appuie cette idée : la scène du mariage de la sœur de l’assistante, véritable vision infernale, montre Mengele hanté par ses propres démons. Tout le film apparaît alors comme un chemin de croix — celui d’un homme seul, sans amis, sans famille, sans but, prisonnier d’idéaux détruits. Même lors de la visite de son fils, il reste un fantôme du passé, récitant mécaniquement les principes d’un Reich disparu.
Il y a aussi dans La Disparition de Josef Mengele quelque chose de l’inverse d’un récit initiatique : au lieu d’une ascension, on assiste à une lente déchéance, à la désagrégation d’un homme vidé de sens. À certains moments, on a même l’impression que le film ne fait que filmer la fin de vie d’un être humain ordinaire — ce qui permet de déconstruire la figure monstrueuse du personnage. Cette impression est d’ailleurs installée dès les premières minutes, lorsque l’on découvre son squelette : manière de rappeler que, malgré tout, il reste un homme parmi les hommes, voué à la même fin.
Cette lecture donne, à mes yeux, toute sa cohérence au film, malgré ses maladresses. Et au-delà de ces réserves, je salue la qualité de l’image, la lumière somptueuse et l’interprétation, toutes deux remarquables.
Le noir et blanc, d’abord, offre une image superbe et se prête bien à une lecture symbolique du film — celle d’un purgatoire, entre remords, regrets et souvenirs du passé. À trois reprises, la couleur fait son apparition : cohérente lors des scènes d’Auschwitz filmées par caméra, mais plus discutable dans les deux autres cas, où l’effet paraît gratuit. On peut y voir une évocation du paradis perdu, celui d’avant la fuite, mais l’intention reste floue.
La thématique du reflet, omniprésente dans le premier tiers du film à travers les cadres et les miroirs, semblait promettre un beau travail sur la duplicité et la culpabilité du personnage. Malheureusement, cette idée disparaît ensuite complètement. Même constat pour le parti pris de mise en scène qui, au début, maintenait Mengele hors champ ou à la limite du cadre ou même flou : un dispositif fort et signifiant, hélas abandonné en cours de route.
En revanche, j’ai beaucoup apprécié le montage fragmenté, qui oppose les temporalités et éclaire la psychologie du personnage. Ce procédé, certes un peu appuyé, fonctionne bien et apporte une réelle exploration psychologique du personnage.
Mon interprétation personnelle est que le film se déroule entièrement dans un purgatoire mental. Le montage final, presque halluciné, appuie cette idée : la scène du mariage de la sœur de l’assistante, véritable vision infernale, montre Mengele hanté par ses propres démons. Tout le film apparaît alors comme un chemin de croix — celui d’un homme seul, sans amis, sans famille, sans but, prisonnier d’idéaux détruits. Même lors de la visite de son fils, il reste un fantôme du passé, récitant mécaniquement les principes d’un Reich disparu.
Il y a aussi dans La Disparition de Josef Mengele quelque chose de l’inverse d’un récit initiatique : au lieu d’une ascension, on assiste à une lente déchéance, à la désagrégation d’un homme vidé de sens. À certains moments, on a même l’impression que le film ne fait que filmer la fin de vie d’un être humain ordinaire — ce qui permet de déconstruire la figure monstrueuse du personnage. Cette impression est d’ailleurs installée dès les premières minutes, lorsque l’on découvre son squelette : manière de rappeler que, malgré tout, il reste un homme parmi les hommes, voué à la même fin.
Cette lecture donne, à mes yeux, toute sa cohérence au film, malgré ses maladresses. Et au-delà de ces réserves, je salue la qualité de l’image, la lumière somptueuse et l’interprétation, toutes deux remarquables.
Un film aussi puissant et oppressant que la Zone d'intérêt L'un des meilleurs de cette rentrée. On comprend mieux tout le système mis en place par les nazis en Amérique latin pour organiser leur fuite et leur survie. La réalisation, poisseuse à souhait, est remarquable.
LA DISPARITION DE JOSEF MENGELE - Kirill Serebrennikov | ⭐ 5,5/10
"혈혶 혭혦혯혥혦혮혢혪혯 혥혦 혭혢 혚혦혤혰혯혥혦 혎혶혦혳혳혦 혮혰혯혥혪혢혭혦, 협혰혴혦혧 혔혦혯혨혦혭혦, 혭혦 혮혦́혥혦혤혪혯 혯혢혻혪 혥혶 혤혢혮혱 혥’혈혶혴혤혩호혪혵혻, 혱혢혳혷혪혦혯혵 혢̀ 혴’혦혯혧혶혪혳 혦혯 혈혮혦́혳혪혲혶혦 혥혶 혚혶혥 혱혰혶혳 혳혦혧혢혪혳혦 혴혢 혷혪혦 혥혢혯혴 혭혢 혤혭혢혯혥혦혴혵혪혯혪혵혦́."
Habitué à la compétition au Festival de Cannes, il est peu étonnant que le réalisateur russe ne se soit vu proposer qu'une projection dans le cadre de Cannes Première cette année, pour ce film assez déstabilisant.
Après Tchaïkowski et Limonov, Serebrennikov semble décidément affectionner porter à l'écran la vie de figures ambivalentes, arrogantes, moralement douteuses et détestables.
Le problème est qu'en faisant de Mengele un protagoniste filmé avec le même soin plastique que les artistes précédemment cités, Serebrennikov flirte dangereusement avec la glamorisation du mal.
En multipliant les sauts temporels et les retours en arrière, le réalisateur cherche sans doute à épouser la confusion mentale du personnage, mais le procédé se retourne contre lui-même : il crée de la distance plutôt que du vertige.
Chaque plan cherche à impressionner, mais derrière cette sophistication visuelle, le propos tourne rapidement en rond. Serebrennikov semble vouloir prouver qu’il peut tout oser, sans jamais devoir se demander pourquoi il le fait. Ainsi, le film transpire l’autosatisfaction d’un réalisateur conscient de sa virtuosité, qui semble plus intéressé par l’effet produit que par le sens de ce qu’il montre, la personnalité d'un tel monstre n'étant de toute façon jamais intéressante.
Le film conserve de véritables éclats de cinéma : des fulgurances visuelles où la mise en scène saisit l’horreur avec une justesse incroyable, comme lors d'une des rares scènes en couleur, tournée en super 8, provoquant une sidération proche de celle de la Zone d'Intérêt, dont une scène de baignade semble copiée à l'identique.
Bref, un film trop long, trop démonstratif, trop fasciné par sa propre noirceur. Une oeuvre visuellement impressionnante mais vaine, étouffée par l’ego de son auteur.
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
"혈혶 혭혦혯혥혦혮혢혪혯 혥혦 혭혢 혚혦혤혰혯혥혦 혎혶혦혳혳혦 혮혰혯혥혪혢혭혦, 협혰혴혦혧 혔혦혯혨혦혭혦, 혭혦 혮혦́혥혦혤혪혯 혯혢혻혪 혥혶 혤혢혮혱 혥’혈혶혴혤혩호혪혵혻, 혱혢혳혷혪혦혯혵 혢̀ 혴’혦혯혧혶혪혳 혦혯 혈혮혦́혳혪혲혶혦 혥혶 혚혶혥 혱혰혶혳 혳혦혧혢혪혳혦 혴혢 혷혪혦 혥혢혯혴 혭혢 혤혭혢혯혥혦혴혵혪혯혪혵혦́."
Habitué à la compétition au Festival de Cannes, il est peu étonnant que le réalisateur russe ne se soit vu proposer qu'une projection dans le cadre de Cannes Première cette année, pour ce film assez déstabilisant.
Après Tchaïkowski et Limonov, Serebrennikov semble décidément affectionner porter à l'écran la vie de figures ambivalentes, arrogantes, moralement douteuses et détestables.
Le problème est qu'en faisant de Mengele un protagoniste filmé avec le même soin plastique que les artistes précédemment cités, Serebrennikov flirte dangereusement avec la glamorisation du mal.
En multipliant les sauts temporels et les retours en arrière, le réalisateur cherche sans doute à épouser la confusion mentale du personnage, mais le procédé se retourne contre lui-même : il crée de la distance plutôt que du vertige.
Chaque plan cherche à impressionner, mais derrière cette sophistication visuelle, le propos tourne rapidement en rond. Serebrennikov semble vouloir prouver qu’il peut tout oser, sans jamais devoir se demander pourquoi il le fait. Ainsi, le film transpire l’autosatisfaction d’un réalisateur conscient de sa virtuosité, qui semble plus intéressé par l’effet produit que par le sens de ce qu’il montre, la personnalité d'un tel monstre n'étant de toute façon jamais intéressante.
Le film conserve de véritables éclats de cinéma : des fulgurances visuelles où la mise en scène saisit l’horreur avec une justesse incroyable, comme lors d'une des rares scènes en couleur, tournée en super 8, provoquant une sidération proche de celle de la Zone d'Intérêt, dont une scène de baignade semble copiée à l'identique.
Bref, un film trop long, trop démonstratif, trop fasciné par sa propre noirceur. Une oeuvre visuellement impressionnante mais vaine, étouffée par l’ego de son auteur.
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse