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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 février 2015
"ce n'est que superficiellement que nous sommes superficiels" dit un personnage du film. Cette phrase évoque la trame du film ou à la manière d'une valse en plusieurs temps Max Ophuls nous fait passer de la futilité au tragique à travers l'histoire d'une paire de boucles d'oreille. Chez Ophuls, la forme est indissociable du fond et par ses longs travellings qui suivent ses personnages il met en scène de manière baroque le tourbillon des sentiments passant de la vacuité à la douleur absolue incarnée dans le très beau plan final . Un chef d'œuvre d'une très grande beauté, incontestablement.
Chef-d’œuvre de virtuosité et de mélancolie, Madame de... déploie une mise en scène d’une fluidité presque irréelle, où chaque mouvement de caméra semble épouser les battements du cœur de ses personnages. Max Ophüls orchestre un ballet mondain d’une précision cruelle, transformant un simple bijou en moteur tragique d’un destin amoureux voué à l’effritement. La grâce fragile de Danielle Darrieux, à la fois lumineuse et condamnée, donne au film une profondeur émotionnelle qui ne cesse de grandir à mesure que l’illusion sociale se fissure. Chaque bal, chaque travelling, chaque regard échangé avec Vittorio De Sica devient une variation élégiaque sur le vertige du sentiment et le poids des conventions. Rarement le cinéma aura su capturer avec une telle délicatesse la lente dérive d’un amour impossible, jusqu’à l’inéluctable tragédie.
Il est toujours malaisé de tenter une critique de film sur une œuvre considérée comme un bijou du 7éme art. Car en effet, ici, la réalisation virtuose, une caméra enlevée et parfois même virevoltante pourrait donner le tournis et nous embarquer à jamais. L'histoire, sans grand intérêt, est portée à bout de bras par un scénario qui joue sur une originalité formelle : le destin amoureux d'un trio suspendu au voyage épique d'une boucle d'oreille en diamants. Le film de Max Ophuls est déséquilibré, semblant démarré comme une comédie de genre, jouant avec les codes sociaux de l'aristocratie et tombant dans un mélo dramatique surjoué, ponctués de traits d'humour censés alléger le propos, mais n'évitant pas les clichés à ses personnages. Mon intérêt pour ce film s'arrêtera à mon désir de creuser la filmographie de Danièle Darrieux, longue aventure en perspective puisque l'actrice a l'une des plus longues et prolifiques carrière cinématographique.
Un des plus beaux films jamais réalisés. Mêlant les tons avec une élégance absolue et passant de la comédie sociale au drame. J'ai dû le voir enfant avant de le voir et revoir adulte sans que jamais il n'ait pris une ride. Un grand classique et un chef d'oeuvre du cinéma.
Avant dernier opus de Max Ophuls (1953 ). Histoire d'un bijou, d'un mensonge et d'une passion, c'est sans doute l'oeuvre la plus achevée du cinéaste.
Qu'est ce que la frivolité ? Ou commence la gravité ?
Tout est magnifique dans ce film majeur du cinéma français. Dialogues raffinés, ironiques, intrigue parfaite, distribution magnifique ( sans doute un des deux ou trois meilleurs films de Danielle Darrieux ).