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Christian L.
9 abonnés
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4,5
Publiée le 7 janvier 2022
C'est magnifique ! C'est vraiment l'un des plus grands réalisateurs de notre temps ! Le film dit plus qu'il ne semble raconter. Il rend des sentiments difficiles à traduire en images avec une grande simplicité. Le spectateur est bouleversé, perturbé à plusieurs reprises ! Les acteurs : On ne se dit pas qu'ils sont bons, ils sont tout simplement leur personnage ! Tout parait si simple, tout coule de source, sans affèteries, l'intrigue se déroule sans accrocs. Le film est captivant ! On ne voit pas le temps passé ! Il est réjouissant et et nous grandit, c'est l'apanage des grands films !
Un beau film, qui témoigne avec sensibilité de la vie en Iran à Chiraz, des valeurs d'honneur, de l'impact des réseaux sociaux et des rapports hommes femmes.
Un nouveau film magnifique d’Asghar Farhadi, peignant la société Iranienne dans toute sa complexité, sans manichéisme: la force des liens familiaux et du respect mutuel, mais aussi le poids écrasant de la réputation et du regard des autres.
Le vrai sujet du film n’est pas dans le film ! En effet, en Iran, il y a énormément de censure, les artistes ne peuvent pas s’exprimer comme ils veulent. En réalité, le réalisateur veut ici dénoncer la peine de mort. Le sujet est évoqué dans seulement certaines scènes, spoiler: comme celle où un prisonnier lui demande « est-ce que t’as parlé de l’homme qui s’est suicidé car ça faisait 6 ans qu’il était en prison ? » spoiler: L’homme en prison pour dettes est juste un masque.
la mise en scène est très classique et sans surprise..on s'ennuie surtout dans la première partie . Le film s'accélère enfin en deuxième partie mais retombe dans la lourdeur par instants.
Assez léger et souvent drôle malgré les sujets très graves traités.
Les rôles ne sont pas caricaturaux et on retrouve dans ce film les interrogations actuelles où la bonté est une étrange (sinon suspecte) exception.
On y voit que l'Iran n'est pas si éloigné des préoccupations en Europe pour la vie de tous les jours : - rôle de médias centrés sur la recherche d'information tapageuse et le relais des communications de l'état - souhait de limiter le risque par tous, humains/associations/entreprises privées/entreprises publiques qui conduit a des situations paradoxales - regard d'abord amusé puis malveillant face à des individus n'agissant pas dans la norme - risques majeurs pour les individus et familles dans la spirale des crédits pourtant nécessaires pour avoir une vie sociale, familiale et professionnelle normale
Lent à démarrer... j'ai un peu dormi en attendant que ça démarre... Ca ne démarre pas vraiment mais finalement c'est ça qui est beau. Et en fait j'ai bien aimé, peut-être même beaucoup aimé. C'est assez fou ce qu'on peut faire d'une histoire qui au final a un pitch apparemment léger! Plus le film avance et plus tout est folie... la fin est comme un terrible soupir.. dernier plan superbe.
Un film touchant porte par son heros ou plutôt son anti heros qui se retrouve manipule par tous après avoir ramené une valise pleine d'argent à sa propriétaire. être considere comme un heros par les médias et sur les réseaux sociaux ressemble très rapidement à un cauchemar. les acteurs sont parfaits, tout sonne juste, un scénario qui surprend et une mise en scène sobre et efficace.
Ouf, pas cool, le dernier film de l'incontournable iranien Asghar Farhadi : Un héros, qui nous emmène à Chiraz (l'ancienne Persépolis des rois persans achéménides). L'histoire est celle d'un brave couillon (trop bon, trop con, comme on dit chez nous) qui purge une peine de prison pour une dette qui n'est pas tout à fait la sienne. Sa chérie trouve un sac rempli de pièces d'or qui pourraient payer son créancier mais, lors d'une permission, il décide finalement de restituer le sac à sa propriétaire. Par hasard et malgré lui (?) le voici propulsé héros du jour et il passe même à la télé. Mais ce sera en réalité le début des emmerdes et il se retrouve embringué dans une machinerie diabolique à coups de demi-vérités et de faux mensonges. Tout cela est le prétexte à un panorama très instructif de la vie iranienne vue de l'intérieur. Au début on trouve cela passionnant et l'on y découvre la place des femmes et des enfants par exemple, étonnant. Mais peu à peu, la pression et la promiscuité sociales deviennent étouffantes et angoissantes et le spectateur reste scotché à son fauteuil en attendant de voir ce qui va bientôt tomber sur le coin de la figure de notre couillon de héros, car tout ou presque va se retourner contre lui pour sauver les apparences et le qu'en dira-t-on. Un registre dans lequel Farhadi en fait un peu trop (et un peu trop long) : on a rapidement envie de botter le cul du héros de service pour l'encourager à se sortir de cette situation infernale (et encore plus à sa chérie pour lui dire de se trouver un autre mec, mais elle n'avait évidemment pas le choix). Mais ne boudons pas cette suite instructive à une visite de l'Iran entamée cet été avec La loi de Téhéran de Saeed Roustayi.
Bon film, intéressant car à un moment on se pose la question on a le doute sur les mobiles du personnage principal, sur sa sincérité et on se dit pourquoi ? En tout cas on ne s'ennuie pas du tout. Juste l'histoire est énervante par moment
Un superbe film ! Un chef-d’œuvre au scénario magistral, une mise en scène tirée au cordeau, pour une intrigue prenante et palpitante, jusqu’au dernier plan. Tous les personnages se retrouvent peu à peu piégés dans des loyautés et intérêts contradictoires. Farhadi tisse pour notre plaisir les entrelacs d’une histoire singulière où vérité et mensonge se télescopent où les réalités s’entrecroisent.
J'ai regardé ce film en étant captivé par son rythme... Mais après le visionnage, qu'en reste-t-il ? C'est un conte de fée qui se veut aussi analyse du fonctionnement d'une société (pas seulement iranienne) qui a besoin de créer des "héros" pour jouer son grand jeu : des grands héros et des petits héros... Ici ce sont les directeurs de prison, les dirigeants d'une association chargée de la réinsertion sociale qui s'emparent, avec le concours de la télévision (puis une reprise des réseaux sociaux), d'un "héros" qu'ils fabriquent. J'ai trouvé le film cousu de fils blancs avec beaucoup trop de tiroirs qui s'ouvrent et qui restent ouvert... Le point de départ (ce sac de pièces d'or trouvé par hasard et comme tombé du ciel) ne tient hélas pas la route, le cinéaste à chercher à endormir son public (mais la ficelle est trop grosse).