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Claude DL
123 abonnés
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3,0
Publiée le 8 janvier 2022
Pas facile de noter un tel film visant avant tout une clientèle féminine. Ce portrait d’une femme profondément perturbée est toutefois rendu avec une prestation particulièrement époustouflante de Olivia Colman, laquelle fait tout l’intérêt de l’ensemble. Le ton étant d’un certain niveau, beaucoup n’apprécieront pas cette étude psychologique. C’est vrai qu’un côté intello vient un peu polluer (l’héroïne est une traductrice d’oeuvres littéraires pointues) mais pour ma part j’adhère. En tout cas, on n’est pas indifférent à cette oeuvre quelque peu dérangeante .
J'ai aimé ! Entendu une critique à la radio. Ce livre /film pose la question " qu'es que une bonne mère... As- ton le droit de craquer. Alors oui c'est lent mais on est content de voir l'actrice de The crown dans un autre rôle. Et moi je comprends tout ce que les personnages peuvent ressentir.
Prix du scénario au Festival de Venise en 2021, “The lost daughter” est le premier long-métrage de l’actrice Maggie Gyllenhaal derrière la caméra. Une quadragénaire passe des vacances en solitaire sur une île grecque et est fascinée par Nina, une jeune mère régulièrement dérangée par sa jeune fille. Chaque jour en la croisant, elle se souvient de son propre passé de mère, ce qui nous aide à comprendre pourquoi tant de nostalgie réside dans son regard. Aucune mère n’est parfaite dans ce long-métrage et en choisissant d’adapter le roman “Poupée volée” d’Elena Ferrante, Gyllenhaal offre à Olivia Colman un rôle complexe et fort. L’actrice révèle un jeu à la fois sombre et plein d’empathie. Sans artifice, “The lost daughter” est un drame sur la maternité d’une grande maîtrise. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Pourquoi certains réalisateurs n'arrivent-ils pas à couper au montage pour faire un film regardable ? Parce que là, encore une fois, deux heures pour un film où il y a peu d'actions, c'est assez insupportable. C'est ma principale critique mais c'est important car trente minutes de trop et du coup, un film qui n'était pas trop mal, devient pour le coup, ennuyeux.
Un film très lent et surprenant, traitant d'un sujet qui peut encore être tabou. Les personnages sont simples et justes, l'heroine a des réactions parfois étranges et abruptes, ajoutant parfois au mystère du personnage, complexe. C'est spécial, à regarder avec l'esprit ouvert et calme. Une première réalisation toute en délicatesse, plutôt inattendue et risquée mais très bien menée.
Le thriller psychologique est raté! Le drame familial aussi! Au récit au présent, pataud mais mené par une Olivia Colman toujours irréprochable, s'interpose le récit en flashback, plus nerveux, servi par l'excellente Jessie Buckley. On préfèrera l'énergie et la passion du second plutôt que la mollesse et l'inquiétude artificielle du premier. Il faut néanmoins saluer le courage d'aborder un sujet difficile, qui mériterait néanmoins un traitement cinématographique réel et frontal qui ne se limiterait pas à recourir scolairement à des scènes tristement signifiantes et ennuyeuses et qui proposerait une narration moins égocentrique, s'agissant d'un sujet familial.
Avec The Lost Daughter, Leda, professeure en vacances en Grèce, observe une jeune mère débordée ; cette vision rouvre en elle le souvenir d’un abandon passé, et Maggie Gyllenhaal s’en tient à l’exploration nue d’une ambivalence : aimer ses enfants n’abolit ni l’épuisement, ni le désir de fuite. Le programme est clair mais il reste étroit.
La mise en scène choisit le retrait. Plans serrés, silences lourds, regards en chaîne : Nina vue par Leda, Leda vue par la caméra, nous pris dans cette circulation de point de vue. Le montage mêle passé et présent sans appui mais cette porosité finit par tourner en procédé. La maternité s’y montre dans sa matière brute (cris, sueur, gestes répétés) sans que le film trouve toujours la variation qui en révélerait la complexité.
La poupée volée concentre le geste le plus dérangeant. Objet transitionnel, elle devient un noyau de culpabilité. Rien n’est expliqué, mais rien n’est vraiment relancé non plus. Sous la lumière blanche des paysages grecs, tout s’expose, parfois au point de perdre sa tension. L’opacité de Leda, portée par Olivia Colman et relayée par Jessie Buckley, demeure, mais elle tourne parfois en écran plutôt qu’en abîme. Néanmoins, The Lost Daughter déplace la maternité du sacré vers un tragique ordinaire, où chaque choix laisse une trace et où aucune version de soi ne sort indemne.
Soyons clair, si vous aimez ,l'action, le sexe, l'humour, les combats ce film n'est pas pour vous .Pour les autres voici ma critique, on est dans le dramatique pur et dur une mère que l'ont nous retrace sa jeunesse tout le long du film ,au début j'ai été un peu dérouté car la ressemblance entre les deux personnes (Mère et Mère plus jeune)était pas flagrant, certaine scène sont bien interprétées d'autre tourne en longueur et apporte pas grand chose juste pour la duré du film. L'ensemble est mou ,des amies ,une poupée, une aiguille et spoiler: une fin sans fin .Ma note 2.5
Cette adaptation d'un roman d'Elena Ferrante oscille entre passé qui se révèle lentement, conférant toute sa profondeur au film et présent lourd, angoissant sous le soleil grec, là seulement pour servir de miroir à la jeunesse de l'héroïne. Olivia Colman incarne la version âgée de Jessie Buckley, mère aux prises avec sa soif de liberté, déchirée entre ses filles et ses aspirations. Ce long-métrage est donc à voir pour le drame psychologique d'hier et sa dimension très actuelle (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2022/01/09/the-lost-daughter-maggie-gyllenhaal/)
Olivia Colman est magnifique, c'est un lieu commun, mais ça reste vrai à chaque film chaque série. Et cela tombe bien pour ce rôle entre mère et femme, deux rôles ici dissociés et pourtant reliés dans un scénario subtil et empathique qui rappelle que maternité et bonheur ne vont pas nécessairement de pair. Brillant, solaire et dramatique. All inclusive !
Un peu déstabilisant tout au long du film parce qu'on découvre petit à petit son histoire, ou un peu de son histoire, et que des questions subsistent encore. Reste-t-elle deux mois en villégiature quelque part en Grèce, entouré de compatriotes et de grecques. Visiblement elle recherche la tranquillité, mais une famille un peu bruyante va compromettre sa tranquillité, et lui rappeler par la même occasion des pans de son histoire personnelle. Les difficultés d'élever un enfant. On sent qu'il s'est passé quelque chose. A-t-elle perdu un enfant, une fille ? On sait qu'elle a eu deux filles mais le doute plane. Et puis elle agit bizarrement. On a l'impression qu'elle perd la tête de temps en temps, qu'elle se réveille sans savoir ce qu'elle a fait. C'est un climat inquiétant et on ne peut absolument pas prévoir la fin. Les flash back remontent à vingt ans plus tôt, et les deux actrices sont vraiment synchro au niveau du jeu. Comme le disent certains, peut être un peu long pour un premier film, mais la richesse, les tensions, la complexité de ce film en font un film quasi-excellent.
Un film sans grand intérêt, non pour la réalisation de Maggie Gyllenhaal qui est plutôt intelligente, mais en raison du sujet lui-même. Qelle drôle d'idée d'adapter à l'écran un livre d'Elena Ferrante ! Pourquoi filmer les tourments de la femme qui, devenue mère, doit sacrifier ses désirs sur l'autel de la maternité ? A part quelques névrosées enfermées dans un individualisme atavique, cela parlera peu à l'immense masse des femmes (et des hommes) qui assument leur responsabilité parentale. Filmer l'indigence est sans intérêt. Caché derrière le pseudo d'Elena Ferrante, Domenico Starnone s'amuse depuis 20 ans à écrire des livres pour midinettes. Qu'il en tire un tel succès est déjà surprenant, qu'on les prenne au sérieux en les adaptant à l'écran, les bras m'en tombent... A oublier !
On ne sait pas trop bien où se placer face à ce film... Le talent d'Olivia Colman ne fait aucun doute mais par contre le film n'arrive pas à captiver. C'est long, lent, les flashbacks n'ont pas vraiment de sens... Nous comprenons sans comprendre... Sans grand intérêt
Olivia Coleman est comme toujours magistrale et captivante à elle seule. Le récit est intriguant et bien mené mais des maladresses dans la mise en scène et la psychologie des personnages nous laissent de côté. L'adaptation du livre d'Elena Ferrante n'est pas totalement réussie, l'ensemble reste néanmoins très bien.